Herta Müller

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Herta Müller

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Herta Müller en 2012.

Activités romancière, essayiste, poète
Naissance 17 août 1953 (60 ans)
Niţchidorf en Roumanie
Langue d'écriture Allemand
Mouvement Weltliteratur
Distinctions Prix Nobel de littérature (2009)

Herta Müller, née le 17 août 1953 à Niţchidorf, est une romancière allemande d'origine roumaine, douzième femme lauréate du prix Nobel de littérature en 2009. Allemande du Banat, née à Niţchidorf/Nitzkydorf, alors village germanophone du judeţ de Timiş, dans la région de Timişoara, elle a émigré en Allemagne en 1987, fuyant la dictature de Nicolae Ceaușescu. Ses œuvres, marquées par une extraordinaire force poétique et un langage d'une précision sèche, évoquent souvent la violence contre les plus faibles, l'injustice, la peur d'être surveillé et la terreur de la dictature. Ses deux premiers livres (Niederungen et Drückender Tango), parus à Bucarest avant la chute du régime, ont été censurés. En Allemagne, Müller est considérée comme faisant partie de la Weltliteratur ou World literature en anglais (« la littérature mondiale »)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Herta Müller est née souabe du Banat. Cette zone géographique est située au sud-ouest de la Roumanie et fut occupée par les Ottomans avant d'être colonisée et germanisée par l'Empire des Habsbourg au XVIIIe siècle et d'être finalement rattachée à l'État roumain suite au démantèlement de l'Autriche-Hongrie[2]. La famille de Müller appartient à la minorité allemande de Roumanie vivant dans cette région[2]. Son grand-père est un riche fermier et homme d'affaires exproprié par le régime communiste d'après-guerre. Comme de nombreux Roumains germanophones, sa mère est déportée en URSS en 1945 et y passe cinq années dans un camp de travaux forcés du Goulag[3]. Son père, ancien soldat de la Waffen-SS, gagne sa vie comme chauffeur de camion[3].

Après ses études secondaires, Müller suit un cursus dans les lettres allemandes et roumaines à l'université de Timişoara.

À partir de 1976, elle travaille comme traductrice dans une usine de machines, mais est licenciée en 1979 après son refus de coopérer avec la Securitate, la police secrète roumaine. Son domicile est mis sur écoute[4]. Elle gagne alors sa vie comme enseignante temporaire dans des centres d'études parmi lesquels le lycée germanophone Nikolaus Lenau de Timişoara et des écoles maternelles prodiguant des cours privés en allemand. Dans les années 1970, elle est proche de l'Aktionsgruppe Banat (ro), un groupe d'intellectuels roumains d'origine allemande, surveillé de près par la Securitate. Elle fait aussi partie du cénacle littéraire (Literaturkreis) Adam Müller-Guttenbrunn, affilié à l'Association des écrivains de Timişoara (Asociaţia Scriitorilor din Timişoara). Müller évoque la difficulté d'appartenir à une minorité linguistique et souligne le situation précaire des écrivains roumains de langue allemande : « La langue de l’écriture, le haut-allemand, coexistait avec le dialecte, le souabe du Banat, et la langue véhiculaire, le roumain. À cela s’ajoutait la langue de bois du régime qui avait détourné le langage à son profit. D'où notre vigilance pour éviter les mots ou les concepts violés ou souillés par le politique. Ils renvoyaient à une réalité qui n’était pas la nôtre. »[4].

Son premier livre, Niederungen (Bas-fonds) est publié en 1982, mais est censuré, comme toutes ses autres ouvrages parus en Roumanie avant la chute du régime communiste. Il est édité dans son intégralité en Allemagne de l'Ouest, deux ans plus tard peu de temps après la publication de sa deuxième œuvre en Roumanie[3]. La réaction des autorités communistes est sévère : Herta Müller se voit interdire le droit de faire paraître des livres sur le sol roumain[3].

Sous la pression de l'Union des Écrivains ouest-allemands et du Pen club, les autorités autorisent Herta Müller et son mari, l'écrivain Richard Wagner, à partir vivre en République fédérale d'Allemagne en 1987[5]. Les années suivantes, elle obtient plusieurs postes d'enseignante, comme écrivain « en résidence », dans des universités allemandes et étrangères.

Herta Müller est connue en Allemagne pour des prises de positions qui s'écartent de la ligne majoritaire de l'opinion publique et de l'intelligenstia[6]. Elle ne condamne pas l'intervention américaine en Irak en 2003 et rappelle à quel point son pays natal, qui a souffert de la dictature, aurait aimé être libéré par le monde libre[6].

En 2005, elle est invitée comme professeur à la chaire « Heiner Müller » de l'université libre de Berlin, où elle vit aujourd'hui. Au cours de la même année, elle publie son premier livre écrit en roumain (le volume de poésie-collage Este sau nu este Ion, Iaşi : Polirom).

Herta Müller a été membre jusqu'à sa démission en 1997, du PEN club d'Allemagne. Depuis 1995, elle est membre de l'« Académie allemande pour la langue et la littérature » (Deutsche Akademie für Sprache und Dichtung).

En 2008 a eu lieu un débat de politique intérieure concernant la participation de l'historien Sorin Antohi et du germaniste Andrei Corbea-Hoisie à une réunion de l’« Institut culturel roumain de Berlin » du 25 juillet 2008, car tous deux furent informateurs de la Securitate.

Müller critique l'invitation dans une lettre ouverte[7]. Dans le cadre de cette polémique, l'historien, philosophe et homme de lettres Carl Gibson, lui aussi natif du Banat, lui reproche, dans son livre Symphonie der Freiheit (Symphonie de la liberté), sa loyauté passée envers le régime de Ceauşescu[8].

Dans un article paru dans l'hebdomadaire Die Zeit le 23 juillet 2009 et intitulé « La Securitate est toujours en service », Müller accuse l’État roumain d'être toujours sous l'emprise des méthodes du régime communiste. Elle décrit à quelles mesures « pour le compromis et l'isolement » elle fut soumise par les services secrets dont elle subirait la pression encore aujourd'hui. Les dossiers de la Securitate indiquent comment sa critique infatigable vis-à-vis de la dictature de Ceauşescu devait être rendue peu digne de foi par des mesures visant à la calomnier. Ainsi, des lettres, montées de toute pièce par la police secrète, ont été envoyées à des stations de radio allemandes afin de la compromettre en véhiculant des fausses preuves sur son rôle d'agent de la Securitate. En outre, plusieurs autres personnes appartenant à la Communauté des Souabes du Banat, auraient été présentés à tort comme des collaborateurs informels du bureau de la sécurité d’État au nom du Parti communiste roumain[9].

En 2009, son roman Atemschaukel publié grâce à une bourse[10] de la Fondation Robert Bosch, est nommé pour le Prix du livre allemand, et atteint la finale des six meilleurs romans[11].

Le 8 octobre 2009, elle reçoit le prix Nobel de littérature[12] pour l'ensemble de son œuvre « qui, avec la concentration de la poésie et l'objectivité de la prose, dépeint les paysages de l'abandon. »[13]. Dix ans après Günter Grass et cinq ans après Elfriede Jelinek, elle devient le troisième auteur de langue allemande distingué à Stockholm sur une décennie[6].

En novembre 2012, elle rejoint l'artiste Ai Weiwei pour exprimer son mécontentement face au choix de l'écrivain chinois Mo Yan pour le Nobel qu'elle juge être une « honte », une catastrophe » et « une claque pour tout ceux qui travaillent au respect de la démocratie et les droits de l’homme » ; Mo étant considéré comme trop servile vis-à-vis des autorités de Pékin[14],[15].

Herta Müller dédicaçant un ouvrage en septembre 2009

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Herta Müller, qui comprend une vingtaine de romans et récits, est classée en Allemagne dans la Weltliteratur (world literature) pour son régionalisme à vocation universelle : le milieu rural roumain, la référence historique à Nicolae Ceaușescu et l'évocation des minorités de langue allemande forment une peinture de mœurs et de caractères transfrontalière, polyglotte et multiculturelle[16]. Seuls cinq titres ont été, pour le moment, traduits en français ; Müller étant presque inconnue en France avant l'attribution du prix Nobel[6],[17].

Ses livres se consacrent à l’histoire de la Roumanie sous le règne du Conducător. Ils évoquent la peur, les brimades, les vexations, les persécutions, les humiliations, la privation de la langue d'origine et les expulsions dont sont victimes, à partir de 1945, les populations germanophones d'Europe de l'Est, délogées et martyrisées[16]. Ce pan sombre de l'histoire européenne est encore peu relayé par les ouvrages spécialisés, les historiens et la presse en dehors de l'Allemagne[16]. Müller s'axe entièrement sur la dénonciation des horreurs silencieuses et de l'oppression quotidienne sous la dictature[17].

Son premier roman Niederungen (1982) évoque la vie pénible des paysans du Banat[16]. Drückender Tango (1984) fustige l'intolérance, la violence et la corruption d'un village dont la minorité allemande ne dissimule pas sa proximité avec l'idéologie fasciste[6]. Der Mensch ist ein grosser Fasan auf der Welt (L'Homme est un grand faisan sur terre, 1987) évoque l'angoisse et le déchirement de la famille d'un meunier qui souhaite quitter sa terre et devient la victime des tracasseries de l'administration, des menaces de la police et de la malhonnêteté des passeurs[16],[5]. Dans Reisende auf einem Bein (1989), Müller raconte son installation en Allemagne qui fut à la fois une rupture douloureuse avec son pays natal et un retour aux sources, lui permettant de pratiquer sa langue maternelle en toute liberté[17].

Der Fuchs war damals schon der Jäger (Le Renard était déjà le chasseur, 1992) dépeint la terreur d'une enseignante qui comprend que son appartement est visité par des agents de la Securitate[16]. Herztier (Animal du cœur, 1993) narre le destin brisé de quatre étudiants roumains, dans les années 1980, à la recherche d’eux-mêmes et de leur pays dévasté par le régime communiste[18].

Heute wär ich mir lieber nicht begegnet (La Convocation, 1997) décrit la vie d’une femme bouleversée par les interrogatoires de la police d’État[16]. Dans Atomschaukel (La Bascule du souffle, 2009), l'auteur retrace le parcours d'un jeune homme dans un goulag soviétique, exemplaire du sort des Allemands de Transylvanie après la Seconde Guerre mondiale. La faim, ressentie par le protagoniste, change sa perception du réel[19],[20]. La romancière dit s’être inspirée de l'expérience du poète Oskar Pastior, décédé en 2006 et lauréat du prix Büchner, dont elle avait consigné les souvenirs dans plusieurs cahiers[19]. Néanmoins, l'histoire personnelle de sa mère a également nourri son inspiration[3].

Style[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Müller se centre sur une logique mémorielle et une esthétique de la résistance : la littérature devient un outil politique et une arme contre l'oubli[17]. Son style est loué par la critique pour sa concision et sa puissance[17],[18]. Son écriture relève d'une blessure, intime et sociale, qu'elle tente de réparer à travers une mosaïque linguistique complexe[2],[21]. Les jurés du prix Nobel saluent la force d'évocation de sa prose, emplie d'« images ciselées »[3],[17]. Le comité de Stockholm souligne par ailleurs son habileté à donner « une image de la vie quotidienne dans une dictature pétrifiée » et à peindre « le paysage des dépossédés »[3],[17]. En effet, ses récits mettent en scène des éléments composites (animaux, paysages, végétaux, fruits) qui forment un tableau fantasmagorique et angoissant du quotidien totalitaire[19]. L'écrivain retranscrit autant la pauvreté extérieure que l'univers mental des protagonistes, ravagé par l'effroi, la soumission et l'abandon[20]. Müller est connue pour sa manière de déconstruire la réalité, recomposée ensuite à travers une forme de surréalisme accessible et fragmentaire[21]. Les personnages ressemblent à des spectres et les objets banals, minutieusement détaillés, finissent par s'animer[20],[22].

Atomschaukel est cité comme représentatif de sa technique narrative[23] qui morcelle l'intrigue et scinde la fiction en divers chapitres courts, entre souvenirs, méditations, observations, portraits et anecdotes[19]. L'Homme est un gros faisan sur terre se compose, quant à lui, d'une série de courts textes, rédigés dans un souci d'épure[16]. Par le biais d'une expression sèche et intense, le dialogue disparaît et le réalisme se confond avec la poésie[16]. L'écriture de Müller réfute tout embellissement symbolique et onirique[19]. Sa langue, comprimée, rugueuse et difficile, emprunte des formules aux poèmes, aux dialectes et au langage populaire[17]. Ses phrases révèlent souvent un sens caché qui rejette les mots et leur signification dévoyés ou souillés par le pouvoir central[19]. Ainsi, Müller tente de retrouver une innocence, voire une certaine pureté d'expression[19].

Influences[modifier | modifier le code]

Herta Müller à la Foire du livre de Leipzig en 2007.

Bien que Müller n'ait pas parlé publiquement depuis longtemps des personnes ou des livres qui l'ont influencée sur le plan littéraire, elle a attribué ses racines à d'autres sources. La plus importante d'entre elles serait ses études universitaires en littératures allemande et roumaine. Si elle ne l'a jamais notifié clairement, l'empreinte globale de la littérature d'Europe centrale, de l'absurde et de Franz Kafka sur ses travaux est indéniable[24]. En comparant l'allemand et le roumain, la romancière relève qu'un concept simple, comme une étoile filante peut être interprétée de façon différente : « Nous ne parlons pas seulement de mots différents, mais aussi de différents mondes. [Par exemple] les Roumains voient une étoile filante et disent que quelqu'un est décédé, alors que les Allemands font un vœu lorsqu'ils voient une étoile filante. ». Müller poursuit en disant que la musique folklorique roumaine occupe une place particulière dans son cœur. « Quand j'ai entendu Maria Tanase, elle sonnait incroyablement pour moi, c'est alors la première fois que j'ai vraiment ressenti ce que signifie le folklore. La musique folklorique roumaine est liée à l'existence d'une façon très significative. »[25].

L'autre influence majeure viendrait de son époux, Richard Wagner. Leurs vies ont de nombreux points communs : tous deux ont grandi en Roumanie au sein de la minorité germanophone et ont entrepris des études littéraires en allemand et en roumain à l'université de Timişoara. Après leurs études ils travaillent comme enseignants de langue allemande, et sont membres de l'Aktionsgruppe Banat (ro), une société littéraire qui se bat pour la liberté d'expression. Wagner est aussi un romancier et un essayiste publié.

L'implication de Müller dans l'Aktionsgruppe Banat aurait également nourri la hardiesse avec laquelle elle écrit, en dépit de la connaissance des menaces, des difficultés et des pressions subies de la part de la police secrète roumaine. Si ses ouvrages sont avant tout des fictions, elle les inscrit dans un série d'événements réels de la vie quotidienne ou met en scène des personnes existantes. Ainsi, l'un des personnages de son roman de 1994, Herztier[26] est inspiré d'un ami proche de l'Aktionsgruppe Banat. Ce roman a été écrit après le décès de deux amis dans lequel Müller soupçonne l'implication de la police secrète[27].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  1. 1982 : Niederungen, Bucarest ;
  2. 1984 : Drückender Tango, Bucarest ;
  3. 1986 : Der Mensch ist ein großer Fasan auf der Welt Berlin (L'Homme est un grand faisan sur terre) ;
  4. 1987 : Barfüßiger Februar, Berlin ;
  5. 1989 : Reisende auf einem Bein, Berlin ;
  6. 1990 : Wie Wahrnehmung sich erfindet, Paderborn ;
  7. 1991 : Der Teufel sitzt im Spiegel, Berlin ;
  8. 1992 : Der Fuchs war damals schon der Jäger, Reinbek bei Hamburg (Le Renard était déjà le chasseur) ;
  9. 1992 : Eine warme Kartoffel ist ein warmes Bett, Hambourg ;
  10. 1993 : Der Wächter nimmt seinen Kamm, Reinbek bei Hamburg ;
  11. 1994 : Angekommen wie nicht da, Lichtenfels ;
  12. 1994 : Herztier, Reinbek bei Hambourg ;
  13. 1995 : Hunger und Seide, Reinbek bei Hamburg ;
  14. 1996 : In der Falle, Göttingen ;
  15. 1997 : Heute wär ich mir lieber nicht begegnet, Reinbek bei Hamburg (La Convocation)
  16. 1999 : Der fremde Blick oder Das Leben ist ein Furz in der Laterne, Göttingen ;
  17. 2000 : Im Haarknoten wohnt eine Dame, Reinbek bei Hamburg ;
  18. 2001 : Heimat ist das, was gesprochen wird, Blieskastel ;
  19. 2003 : Der König verneigt sich und tötet, Munich ;
  20. 2005 : Die blassen Herren mit den Mokkatassen, Munich ;
  21. 2005 : Este sau nu este Ion, Iaşi ;
  22. 2009 : Atemschaukel, Munich ;
  23. 2009 : Cristina und ihre Attrappe oder Was (nicht) in den Akten der Securitate steht, Göttingen.
  24. 2012 : Vater telefoniert mit den Fliegen.

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Un seul roman de Herta Müller a été porté à l'écran :

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Kitsch oder Weltliteratur?, Michael Naumann dans Die Zeit
  2. a, b et c Laurent Margantin, « Entretien avec Nicole Bary, traductrice et éditrice de Herta Müller », Œuvres ouvertes,‎ 1er décembre 2009 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d, e, f et g Notice bibliographique sur Herta Müller sur le site de l'Académie suédoise, consulté le 11 novembre 2013.
  4. a et b Hubert Artus, « Herta Müller, prix Nobel de littérature », Les Inrocks,‎ 9 octobre 2009 (lire en ligne)
  5. a et b « L'étrange parcours de Herta Müller », Le Nouvel Observateur,‎ 8 octobre 2009 (lire en ligne)
  6. a, b, c, d et e Grégoire Leménager, « Le Nobel 2009 s'appelle Herta Müller », Le Nouvel Observateur,‎ 8 octobre 2009 (lire en ligne)
  7. Spitzel in der Sommerakademie, Frankfurter Rundschau (fr-online.de), 23. Juli 2008. Vgl. „Spitzelaffäre“ in Berlin, Siebenbürger Zeitung (Siebenbuerger.de), 9 août 2008
  8. Interview mit Carl Gibson auf Radio Transylvania International, 27 août 2008, Zugriff September 2008; u. Carl Gibson aus Bad Mergentheim: Symphonie der Freiheit beleuchtet die Menschenrechtsbewegung in Rumänien – Der Zeitzeuge legt Buch mit 400 Seiten vor, Fränkische Nachrichten (fnweb.de), Bad Mergentheim
  9. Die Zeit: Die Securitate ist noch im Dienst. 28 juillet 2009.
  10. [1] Grenzgänger-Programm der Robert Bosch Stiftung
  11. dpa: Sechs Romane für Deutschen Buchpreis nominiert Die Zeit, 16 septembre 2009
  12. Prix Nobel de littérature sur le site officiel des Nobel
  13. Romandie News : Prix Nobel pour Herta Müller
  14. « Mo Yan mérite-t-il le prix Nobel ? », Le Magazine littéraire,‎ 28 novembre 2012 (lire en ligne)
  15. Nicolas Guégan, « Mo Yan prix Nobel? "Une catastrophe" et "une honte" selon Herta Müller », Le Nouvel Observateur,‎ 26 novembre 2012 (lire en ligne)
  16. a, b, c, d, e, f, g, h et i Herta Müller sur l'encyclopédie Larousse, consulté le 11 novembre 2013.
  17. a, b, c, d, e, f, g et h Pierre Deshusses, « Herta Müller, Prix Nobel de littérature, l'écriture contre l'oubli », Le Monde,‎ 9 octobre 2009 (lire en ligne)
  18. a et b « Animal du coeur, de Herta Müller », Le Magazine littéraire,‎ 29 mars 2012 (lire en ligne)
  19. a, b, c, d, e, f et g « La Bascule du souffle, de Herta Müller », Le Magazine littéraire,‎ 10 janvier 2011 (lire en ligne)
  20. a, b et c Raphaëlle Rérolle, « "La Bascule du souffle", d'Herta Müller : les objets animés d'Herta Müller », Le Monde,‎ 2 février 2010 (lire en ligne)
  21. a et b « autour d'Herta Müller / Lautréamont », France Culture,‎ 16 octobre 2009 (lire en ligne)
  22. « La bascule du souffle », France Culture,‎ 15 novembre 2010 (lire en ligne)
  23. Par Le Magazine littéraire de janvier 2011 notamment.
  24. (en) Julian Evans, « Herta Müller has an eye on absurdity », The Guardian,‎ 8 octobre 2009 (lire en ligne)
  25. http://www.infloox.com/influence?id=94fcba54 Herta Müller sur l'écriture en allemand et en roumain
  26. C. Till R. Kuhnle: La Résistance des monades : Herztier d'Herta Müller, ds. Bernard Bach, Bernard (dir.): Les Littératures minoritaires de langue allemande après 1945 (= Germanica XVII), Université Lille III 1995, 25-38
  27. http://www.infloox.com/influence?id=6b8a8351 Herta Müller and the Aktionsgruppe Banat
  28. Prix attribué conjointement à Gerhardt Csejka, Helmuth Frauendorfer, Klaus Hensel, Johann Lippet, Werner Söllner, William Totok et Richard Wagner. À l'exception de Johann Lippet qui naquit à Wels en Autriche et vécut en Transylvanie à partir de 5 ans, tous ces auteurs sont d'origine transylvaine et ils firent partie soit de l'Aktionsgruppe Banat, soit de l'Adam Müller-Guttenbrunn Literaturkreis.
  29. Site internet de Würth
  30. Köhler würdigt Herta Müller als «Unbeugsame», in Die Zeit du 6 mai 2010, consulté le 8 août 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]