José Saramago

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José Saramago

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José Saramago

Activités Écrivain, journaliste, dramaturge, poète
Naissance 16 novembre 1922
Azinhaga, Santarém
Drapeau du Portugal Portugal
Décès 18 juin 2010 (à 87 ans)
Tías, Lanzarote, Îles Canaries
Drapeau de l'Espagne Espagne
Langue d'écriture Portugais
Distinctions Prix Nobel de littérature en 1998

Œuvres principales

Compléments

José de Sousa Saramago est un écrivain et journaliste portugais, né le 16 novembre 1922 à Azinhaga (Portugal) et mort le 18 juin 2010 à Lanzarote (îles Canaries, Espagne)[1]. Il est le seul Portugais décoré du Grand-Collier de l'Ordre de Sant'Iago de l'Épée et reste à ce jour l'unique auteur lusophone à avoir reçu le prix Nobel de littérature.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille modeste du sud du Portugal, il est rapidement obligé d'abandonner ses études secondaires, commencées à Lisbonne, pour entrer dans une école professionnelle dont il sort avec un diplôme de serrurier[2]. Parallèlement à sa formation, il se passionne pour la littérature et la langue française qu'il a longtemps pratiquée et admirée[2].

Il travaille pour plusieurs hôpitaux de la capitale et occupe ensuite des postes administratifs dans différentes entreprises[2]. Il vit de divers métiers (dessinateur industriel, employé d'assurance, salarié d'une maison d'édition) avant de se lancer dans le journalisme[3].

En 1944, il épouse Ilda Reis dont il a une fille, Violante.

Après la chute du régime de Salazar, il est nommé à la tête du quotidien Diário de Notícias dont il est renvoyé un an plus tard, en 1975[3]. Selon lui, ce licenciement est « la chance de sa vie » car il marque « le début de sa vie d'écrivain »[3].

Son premier roman, consacré à sa région natale, était paru en 1947 : Terre du péché (Terra do pecado). Cependant, à partir des années 1960, il faut attendre à Saramago plus de 20 ans pour s'imposer dans le milieu littéraire, collaborant avec de nombreux journaux pour lesquels il écrit des chroniques et des poèmes. Un recueil de poèmes L'Année 1993 (O ano de 1993) paraît en 1975 et Relevé du sol (Levantado do Chão), son second roman, n'est publié que cinq ans plus tard[2]. Ce dernier ouvrage se conçoit comme une saga familiale sur des travailleurs agricoles dans laquelle l'auteur commence à affirmer un style expérimental, caractérisé par une syntaxe sans ponctuation ni pause[4].

Saramago explique lui-même cette percée tardive en littérature par son manque d'assurance et ses incertitudes[2]. Dès lors, sa production demeure ininterrompue et foisonnante jusqu'à sa mort. En 1982, Le Dieu manchot (Memorial do convento) lui apporte, à 60 ans, la renommée internationale ainsi que le Grand Prix du roman du Pen Club en 1984. À partir de ce troisième roman qui impressionne le cinéaste italien Federico Fellini, amateur d'images exubérantes, Saramago devient un écrivain à succès dont les livres se vendent dans le monde entier et sont traduits dans 25 langues[5].

En 1988, il se remarie avec la journaliste Pilar del Río.

En 1998, il obtient le prix Nobel de littérature, « pour avoir, grâce à ses paraboles soutenues par l'imagination, la compassion et l'ironie, rendu sans cesse à nouveau tangible une réalité fuyante dans une œuvre aux profondeurs insoupçonnées et au service de la sagesse. »[6].

Il est également détenteur du prix Camões et est docteur honoris causa des universités de Bordeaux et Lille III[7].

Atteint de leucémie, il meurt le 18 juin 2010.

José Saramago a passé ses dernières années aux îles Canaries, au large des côtes africaines.

Opinions politiques[modifier | modifier le code]

Saramago a été membre du Parti communiste portugais à partir de 1969[3]. Athée, il s'est décrit lui-même comme un pessimiste. Ses positions ont souvent provoqué la controverse au Portugal[3]. Les milieux catholiques se sont violemment insurgés contre l'auteur après la publication de L'Évangile selon Jésus-Christ (O Evangelho Segundo Jesus Cristo, 1991) dans lequel Saint Joseph est présenté comme un couard fuyant vers l’Égypte sans prévenir les autres familles victimes d'Hérode[3]. La culpabilité de Joseph sera alors transmise à Jésus, tenté plus tard par le diable et animé d'une passion dévorante pour Marie de Magdala[3].

Saramago n'a jamais dissimulé sa défiance face à la construction européenne dont il a déploré les dérives libérales[3]. Il disait s'interroger constamment sur la place conférée par la Commission de Bruxelles et le Parlement de Strasbourg à son pays, pauvre et démuni, dont il craignait l'engloutissement[3].

À la fin de sa vie, Saramago s'engage fortement dans le mouvement altermondialiste, participant aux forums sociaux mondiaux et étant l'un des signataires du Manifeste de Porto Alegre. Il s'est également engagé dans la contestation de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001[3]. Il a, de plus, souvent dénoncé la politique du gouvernement israélien vis-à-vis de la Palestine. Il fut membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Il a été candidat aux élections européennes de 2009[8].

Romans[modifier | modifier le code]

En plus des classiques portugais (Luís de Camões, Gil Vicente, Camilo Castelo Branco, Fernando Pessoa), Saramago reconnaît plusieurs influences sur sa création littéraire parmi lesquelles la littérature baroque, Don Quichotte, le modernisme, le postmodernisme ou encore l'œuvre de Günter Grass, Gabriel García Márquez, Carlos Fuentes et Jorge Amado[3],[9],[10],[11],[12].

Ses romans présentent souvent des scénarios fantastiques : dans Le Radeau de pierre (A jangada de pedra, 1986), la péninsule ibérique se sépare de l'Europe et dérive sur l'Atlantique ; dans L'Aveuglement (Ensaio sobre a cegueira, 1995), un pays entier est frappé par une épidémie de cécité ; dans L'Année de la mort de Ricardo Reis (O ano da morte de Ricardo Reis, 1984), un des hétéronymes de Fernando Pessoa survit un an après la mort du poète[13]. L'Histoire du siège de Lisbonne (História do cerco de Lisboa, 1989) relate le destin d'un homme qui inverse le cours de l'histoire afin de trouver un sens à son existence[14]. Les Intermittences de la mort (As intermitências da morte, 2005) évoque un État imaginaire dans lequel plus personne ne meurt[14].

L'auteur élabore, dans plusieurs de ses œuvres, de minutieuses reconstitutions d'événements historiques en soulignant le facteur humain de ces événements plutôt que de présenter une version historique officielle[14]. Le Dieu manchot se veut en effet une peinture exhaustive du Portugal au temps baroque mais ne perd jamais le point de vue de la fiction, ni même du mensonge par le biais d'une histoire d'amour insolite et d'un ton blasphématoire[6]. Dans cette œuvre épique, un guerrier manchot, Balthazar Sept-Soleils, et une sorcière, Blimunda Sept-Lunes, errent dans un royaume ravagé par l'Inquisition et s'émerveillent devant une machine volante inventée par le moine Bartolomeu de Gusmão[14]. Autour du couple, gravitent plusieurs personnages bigarrés dans le XVIIIe siècle portugais sous le règne du roi Jean V, avant le tremblement de terre du 1er novembre 1755 et la reconstruction de Lisbonne selon les plans commandés par le Marquis de Pombal, homme des Lumières opposé au clergé[4]. Saramago revient également sur l'édification titanesque du Palais de Mafra, l'un des joyaux du patrimoine portugais[4]. Obsédé, selon son aveu, par l'histoire de son pays et admirateur d'historiens français comme Fernand Braudel, Georges Duby et Jacques Le Goff, l'auteur se défend d'écrire des romans historiques[2]. On retrouve chez lui, comme thématique très portugaise, le goût du voyage dans des récits qui intègrent à un cadre historique et géographique avéré des motifs merveilleux rappelant le réalisme magique sud-américain[15],[16],[17]. L'histoire est liée à l'art du conte[14].

Ses romans mêlent fable, mythe, fantaisie et reportage[4]. Ils n'hésitent pas à user de l'allégorie et sont lisibles comme des paraboles[14]. L'écrivain tend, aux détours de fictions situées à des époques révolues, un miroir à ses contemporains, maniant avec brio le sous-entendu et l'ironie au gré d'une écriture volubile et parodique. Par exemple, Le Voyage de l'éléphant (A Viagem do Elefante, 2008) raconte la traversée par un éléphant de l'Europe du XVIe siècle où les batailles, la peur du châtiment céleste et la dureté quotidienne reflètent la situation des peuples européens malmenés par leurs institutions actuelles[14]. Dans La Lucidité (Ensaio sobre a lucidez, 2004), Saramago imagine une élection où plus de 80% de bulletins blancs obligent le pouvoir en place à proclamer l'État d'exception[18]. La réflexion politique, la satire du conservatisme et de la religion et le thème de l'affrontement entre petits et puissants occupent une place centrale dans ses livres[14]. L'union de la mémoire et de l'imaginaire y retranscrit une réalité aléatoire et insaisissable[14]. Son œuvre propose une réparation des injustices sociales et une reconquête du temps perdu par la force poétique du langage[14].

Style[modifier | modifier le code]

L'écriture de Saramago condense divers degrés d'énoncé et de dialogue et prend des libertés avec la ponctuation[13]. Elle est caractérisée par une fusion des styles direct et indirect et de longues phrases rythmées par de nombreuses virgules. Ces phrases peuvent être vues comme une succession de phrases courtes où la virgule aurait remplacé le point. Elles comprennent aussi de nombreuses incises, qui sont autant de digressions à l'adresse du lecteur. Les dialogues eux-mêmes ne sont pas introduits classiquement par des guillemets ou des tirets, mais sont traités sous forme d'incises au cœur des phrases. L'absence d'alinéa donne à la page un aspect très dense[3].

Saramago décrit avec ironie « la syntaxe chaotique, l'absence de point final, l'élimination obsessive des paragraphes, l'emploi erratique des virgules et, péché sans rémission, l'abolition intentionnelle et diabolique de la lettre majuscule » qui caractérisent son écriture (Les Intermittences de la mort, p. 125).

L'auteur prend plaisir à balader le lecteur au gré de digressions, de métaphores et d'anachronismes qui mettent en relief des jeux de miroir où mensonge et vérité se confondent et s'échangent[2]. Saramago explique que, dans la vie comme en art, la frontière entre le faux et le véridique se réduit à « une feuille de papier »[13].

Malgré tout, le style de Saramago reste d'une remarquable fluidité.

« Mais l'inconvénient avec les témoignages, quelle que soit leur prétention à la vérité, c'est leur manque de précision dans les détails et leur restitution passionnée des événements… La prolifération des témoignages de second ordre ou de troisième que certains ont copiés, d'autres ont transmis sans soin, que certains ont répétés par ouï-dire, d'autres les ont modifiés dans les détails en toute bonne ou mauvaise foi, que certains ont librement interprétés, d'autres les ont rectifiés, que certains ont propagés avec une indifférence totale, d'autres les ont proclamés comme la vérité unique, éternelle et irremplaçable, ces derniers étant les plus suspects de tous. »

L'Histoire du siège de Lisbonne (cité dans Les Disparus).

Gregory Mion, auteur de plusieurs articles sur José Saramago, est revenu sur le style si caractéristique de l'auteur après le décès de ce dernier, arguant d'une « mort sans point final »[19].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Classement principal par genre, classement secondaire par date de parution en portugais.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Os Poemas Possíveis, 1966
    Publié en français sous le titre Les Poèmes possibles, traduit par Nicole Siganos et J. Brémond, Remoulins-sur-Gardon, 1998, 185 p. Edition bilingue (ISBN 978-2-910063-51-1)
  • Provavelmente Alegria, 1970
  • O Ano de 1993, 1975

Essais[modifier | modifier le code]

  • Deste Mundo e do Outro, 1971
  • A Bagagem do Viajante, chroniques, 1973
  • As Opiniões que o DL teve, 1974
  • Os Apontamentos, chroniques politiques, 1976
  • Viagem a Portugal, 1981
    Publié en français sous le titre Pérégrinations portugaises, traduit par Geneviève Leibrich, Le Seuil, Paris, 2003, 437 p. (ISBN 978-2-02-047424-5)
  • Discursos de Estocolmo, 1998
    Publié en français sous le titre Comment le personnage fut le maître et l'auteur son apprenti, traduit et postface par Michelle Giudicelli, Éditions Mille et une nuits, coll. « La petite collection », Paris, 1999, 44 p. (ISBN 978-2-84205-444-1)
  • Folhas políticas : 1976-1998, 1999

Journaux[modifier | modifier le code]

  • Cadernos de Lanzarote, 5 vol. , 1994-1998.
  • O Caderno, 2009
    Publié en français sous le titre Le Cahier, traduit par Marie Dominique Hautebergue, préface d'Umberto Eco, Le Cherche Midi, 2010, 243 p. (ISBN 978-2-7491-1621-1)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • A Noite, 1979
  • Que Farei Com Este Livro?, 1980
  • A Segunda Vida de Francisco de Assis, 1987
  • In Nomine Dei, 1993
  • Don Giovanni ou O dissoluto absolvido, 2005

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Objecto Quase, 1978
    Publié en français sous le titre Quasi objets, traduit par Claude Fages, Paris, Salvy, 1990, 182 p. (ISBN 978-2-905899-16-3)
  • Poética dos Cinco Sentidos - O Ouvido, 1979
  • O Conto da Ilha Desconhecida, 1997
    Publié en français sous le titre Le Conte de l'île inconnue, traduit par Geneviève Leibrich, gravures d'Olivier Besson, Paris, Le Seuil, 2001, 59 p. (ISBN 978-2-02-039547-2)

Romans[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Deux textes de Saramago ont inspiré des opéras d'Azio Corghi :

  • Le Dieu manchot devenu Blimunda, opéra en 3 actes - d'après Memorial do Convento de José Saramago 1990 Milan
  • Divara - Wasser und Blut, drame musical en 3 actes - d'après In nomine Dei de José Saramago 1993 Münster (pour l'anniversaire de la ville de Münster)

Articles[modifier | modifier le code]

  • Chiapas, un combat pour la dignité in Manière de voir - Vol. 49, janvier-février 2000, p. 84-86
  • S'attaquer au tabou de la démocratie in Manière de voir - Vol. 83, octobre-novembre 2005, p. 20-23

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. la-croix.com
  2. a, b, c, d, e, f et g Article de Françoise Beaucamp consacré à José Saramago in Le Nouveau dictionnaire des auteurs, de tous les temps et de tous les pays, édition Laffont-Bompiani, 1994, Paris, page 2868
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Frédérique Roussel et Éric Aeschimann, « José Saramago, figure de style », Libération,‎ 19 juin 2010 (lire en ligne)
  4. a, b, c et d José Saramago sur l'encyclopædia Universalis
  5. « Mort du prix Nobel de littérature portugais José Saramago », Le Point,‎ 18 juin 2010 (lire en ligne)
  6. a et b « José Saramago, communiste et baroque », Les Échos,‎ 9 octobre 1998 (lire en ligne)
  7. Deslivres.com
  8. « Européennes : les people à l'assaut de Strasbourg », Le Matin, 6 juin 2009.
  9. Le Magazine littéraire N°381, novembre 1999, « Günter Grass du Tambour au prix Nobel », réaction de José Saramago à l'annonce du prix décerné par Stockholm à Günter Grass, son successeur, page 27.
  10. José Saramago, « Il a montré un courage que j'admire profondément », Le Magazine littéraire,‎ 1er novembre 1999 (lire en ligne)
  11. (de) Article de Cicero, mai 2007.
  12. (en) « José Saramago », The Telegraph,‎ 22 juin 2010 (lire en ligne)
  13. a, b et c [vidéo], Ina.fr « José Saramago à propos de L'Année de la mort de Ricardo Reis », consulté le 11 novembre 2013.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Gilles Heuré, « Comment le "Dieu manchot" recevra-t-il José Saramago ? », Télérama,‎ 18 juin 2010 (lire en ligne)
  15. José Saramago sur l'encyclopédie Larousse
  16. Œuvre de José Saramago sur l'encyclopédie Larousse.
  17. « L'écrivain José Saramago s'est éteint », Paris Match,‎ 18 juin 2010 (lire en ligne)
  18. Gilles Heuré, « José Saramago, La Lucidité : un grand coup de blanc », Télérama,‎ 4 novembre 2006 (lire en ligne)
  19. Saramago, la mort sans point final

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) B. Losada, Eine iberische Stimme, Liber, 2, 1, 1990, 3
  • (fr) Silvia Amorim, "José Saramago: art, théorie et éthique du roman", L'Harmattan, coll. Classiques pour demain, Paris, 2010.
  • (fr) Emmanuelle Guerreiro, Réalité et fiction dans l'univers romanesque de José Saramago : étude des œuvres 'Levantado do Chao' et 'O Ano da Morte de Ricardo Reis', Université de Toulouse-Le Mirail, Toulouse, 2007, 2 vol., 592 p. (thèse de doctorat de Portugais)
  • (fr) Silvia Pastor Rocha, L'interculturalité et le roman contemporain en Europe (José Saramago, Christa Wolf, Vassilis Alexakis), Université Sorbonne nouvelle-Paris 3, Paris, 2009, 405 p. (thèse de doctorat de Littérature générale et comparée)
  • (fr) Graciela Estrada Vargas, Ironie et parodie dans l'écriture romanesque contemporaine : Saramago, Fuentes, Kundera, Université de la Sorbonne nouvelle-Paris 3, Paris, 2007, 360 p. (thèse de doctorat de Littérature générale et comparée)
  • (pt) O. Lopes, Os sinais e os sentidos : Literatura portuguesa do século XX, Lisboa, 1986
  • (pt) M. Maria Seixo, O essencial sobre José Saramago, Imprensa Nacional, 1987
  • (pt) T.C. Cerdeira da Silva, Entre a história e aficção : Uma saga de portugueses, Dom Quixote, 1989
  • (pt) Helena I. Kaufman, Ficção histórica portuguesa da pós-revolução, Madison, 1991
  • (pt) Baptista Bastos, José Saramago : Aproximação a um retrato, Dom Quijote, 1996
  • (pt) Horácio Costa, José Saramago : O Período Formativo, Ed. Caminho, 1998
  • (pt) Carlos Reis, Diálogos com José Saramago, Ed. Caminho, Lisboa, 1998
  • (pt) Maria da Conceição Madruga, A paixão segundo José Saramago : a paixão do verbo e o verbo da paixão, Campos das Letras, Porto, 1998
  • (pt) Maria Graciete Besse,José Saramago e o Alentejo : entre o real e a ficção, Casa do Sul, Evora, 2008

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (pt) José Saramago : le temps d'une mémoire, film de Carmen Castillo, Direction du livre et de la lecture, Paris, 2009 (cop. 2003), 70' (DVD, version sous-titrée en français)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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