AT&T

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'actuelle AT&T (AT&T Inc.). Pour l'opérateur historique américain fondé en 1885 et disparu en 2005, voir l'article American Telephone & Telegraph. Voir aussi la page d'homonymie ATT.

AT&T Inc.

Description de l'image  Logo AT&T.svg.
Création 1983 à San Antonio
(SBC Communications)
Dates clés 2005 (rachat de AT&T Corporation)
Forme juridique Société anonyme (NYSE : T)
Slogan Your World. Delivered.
Siège social Drapeau des États-Unis Dallas, Texas (États-Unis)
Activité Télécommunications
Effectif 301 840
Site web www.att.com
Chiffre d’affaires en augmentation 124,028 milliards de dollars[1] (2008)
Résultat net en augmentation 12,867 milliards de dollars [1] (2008)

AT&T (NYSE : T) est le plus grand fournisseur de services téléphoniques locaux et longue distance, de services sans fil et de xDSL des États-Unis. Le siège social mondial d'AT&T est basé à Dallas, au Texas. Anciennement SBC Communications, Inc., la compagnie a abandonné son nom commercial pour prendre la désormais célèbre appellation AT&T et le symbole T sur le marché boursier[2] (pour « téléphone ») après son acquisition de AT&T Corporation en 2005.

Sa filiale AT&T Mobility est aussi le plus gros fournisseur de téléphonie mobile aux États-Unis.

Depuis l'éclatement de l'American Telephone and Telegraph Company en 1984, la plupart des compagnies en ont profité pour se développer (les Baby Bells) et fusionner en trois principaux groupes américains de télécommunication : Verizon, Qwest et AT&T Inc. La plupart de celles-ci ont été formées à partir d'anciennes composantes de l'American Telephone and Telegraph Company. Pour la nouvelle AT&T, cela inclut principalement la Bell Operating Companies et la division longue distance[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Création, expansion[modifier | modifier le code]

AT&T Inc. est fondée en 1983 sous le nom de Southwestern Bell Corporation, avec son siège à Saint Louis dans le Missouri. C'était une des sept Regional Bell Operating Companies originales, également connues comme les Baby Bells. La création de la société, en tant que holding détentrice de la Southwestern Bell Telephone Company, découle de l'action anti-trust intentée contre l'American Telephone and Telegraph en 1983. Elle prend totalement contrôle de la Southwestern Bell Telephone le 1er janvier 1984.

En 1993, la Southwestern Bell Corp. déménage son siège à San Antonio au Texas, puis, au cours de son meeting annuel des actionnaires de 1995, annonce que son nom va être modifié pour devenir SBC Communications, Inc. Le changement de dénomination participe de l'effort de renforcer ses parts de marché nationales et mondiales. La compagnie affirme alors que SBC ne signifie pas Southwestern Bell Corporation et ajoute que ce sigle n'a pas de sens du tout.

SBC (comme l'autorise le Telecommunications Act de 1996) fait ensuite l'acquisition, en 1997, d'un autre Baby Bell, la Pacific Telesis, qui opérait dans le Nevada et la Californie, et de l'ancienne franchise indépendante du système Bell, SNET (Southern New England Telephone).

SBC annonce ensuite son projet d'acquérir Ameritech, l'opérateur régional Bell pour l'Illinois, l'Indiana, le Michigan, l'Ohio et le Wisconsin, puis annonce à la FCC (Federal Communications Commission) qu'il ouvrira à tous ses concurrents les marchés locaux où il serait en position de monopole si la FCC autorisait cette acquisition. La FCC donne son feu vert et en mai 1998, SBC et Ameritech annoncent que la fusion va avoir lieu. Après avoir procédé à de nombreux changement organisationnels (comme la vente d'Ameritech Wireless à la GTE - General Telephone and Electronics) pour satisfaire aux demandes des états et des régulateurs fédéraux, la fusion a lieu le 8 octobre 1999. La FCC inflige plus tard à la SBC une amende de 6 millions de dollars pour avoir failli à certaines exigences qui avaient été négociées pour obtenir son accord quant à la fusion.

Le 1er novembre 1999, SBC est intégrée à l'indice boursier Dow Jones Industrial Average.

En 2002, SBC cesse de promouvoir ses compagnies satellites sous différents noms et choisit de donner à ses filiales le statut de Doing business as[4] (d/b/a) selon les États dans lesquelles lesdites filiales opèrent (une pratique déjà usitée chez Ameritech depuis 1993) et leur donne des noms d/b/a en fonction de leur localisation régionale.

L'acquisition de AT&T Corporation[modifier | modifier le code]

At&t historique.png

Le 31 janvier 2005, SBC annonce qu'il souhaite acquérir AT&T pour plus de 16 milliards de dollars. L'annonce est faite presque huit ans après que SBC et AT&T ont mis fin à leur première discussion en vue de leur fusion, et environ un an après l'échec de négociations similaires avec BellSouth. Les actionnaires d'AT&T, réunis à Denver, approuvent la fusion le 30 juin 2005. Le Département de la Justice donne son feu vert le 27 octobre et la FCC le sien le 31 du même mois. La fusion est effective le 18 novembre 2005[5]. SBC est rebaptisé AT&T Inc. et adopte un nouveau logotype.

Le 1er décembre 2005, la société commence ses échanges boursiers sous le symbole historique "T" dans le NYSE (New York Stock Exchange). Pour le différencier de la précédente entité, AT&T est appelée formellement "AT&T Inc", au lieu de "AT&T Corp".

L'acquisition de BellSouth[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 2006, la FCC donne son accord pour l'acquisition de BellSouth estimée à 86 milliards de dollars (soit 1,325 actions d'AT&T pour une action de BellSouth selon le cours à la fermeture du 29 décembre[6]). La nouvelle entité conserve le nom d'AT&T[7]. La transaction consolida son emprise sur Cingular Wireless et Yellowpages.com, anciennement des coentreprises de BellSouth et AT&T. Tous les services, y compris les services sans fil, sont actuellement fournis sous ce nom[8].

Transition vers de nouveaux médias[modifier | modifier le code]

Le nouveau P-DG et directeur du conseil d'administration, Randall Stephenson, a expliqué comment les services sans fil sont devenus le cœur du « nouveau » AT&T[9]. Avec le déclin des activités traditionnelles de téléphonie domestique, AT&T prévoit de développer de nouveaux médias comme VideoShare ou U-Verse, et d'étendre ses parts de marché de l'Internet à haut débit dans les zones rurales. Le 29 juin 2007, AT&T annonce son acquisition de Dobson Communications.

En décembre 2013, AT&T annonce la vente de son réseau au Connecticut à Frontier Communications pour 2 milliards de dollars[10]

Bell Operating Companies[modifier | modifier le code]

Parmi les vingt-deux Bell Operating Companies que possédait AT&T avant la décision anti-trust de 1984, onze (BellSouth combinait deux d'entre elles) sont devenues une partie de la nouvelle AT&T Inc. avec la finalisation de l'acquisition de BellSouth Corporation le 29 décembre 2006[11]:

  • BellSouth Telecommunications (anciennement connues en tant que Southern Bell et South Central Bell)
  • Illinois Bell
  • Indiana Bell
  • Michigan Bell
  • Nevada Bell (anciennement connue sous Bell Telephone Company of Nevada)
  • Ohio Bell
  • Pacific Bell (anciennement Pacific Telephone & Telegraph)
  • Southwestern Bell
  • Wisconsin Bell (anciennement Wisconsin Telephone)

At&T détient également les opérateurs suivants, non considérés comme une Bell Operating Company:

  • Southern New England Telephone - l'original AT&T n'en détenait que 16,8 % avant 1984.

Anciens opérateurs[modifier | modifier le code]

Les compagnies suivantes ont disparu à la suite de leur acquisition par SBC/AT&T:

  • Southwestern Bell Texas - une compagnie distincte créée par SBC et réincorporée le 30 décembre 2001
  • Woodbury Telephone - fusionnée avec la Southern New England Telephone le 1er juin 2007

Noms Doing business as (d/b/a)[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 2006, AT&T a commencé à utiliser de nouveaux d/b/a pour ses Bell Operating Companies et les holdings possédant celles-ci. La liste suivante de d/b/a montre les différents noms utilisés pour ces sociétés, avec la raison sociale légale entre parenthèses, listées dans l'ordre de leur acquisition. Les compagnies de holding sont en gras, à l'exception de la Southwestern Bell Telephone qui n'est pas une compagnie de holding, vu qu'elle a toujours été détenue par AT&T depuis sa création en tant que Southwestern Bell Corporation.

AT&T Corporation et ses holdings sont omises, car elles continuent leurs activités sous leur dénomination légale.

  • AT&T Inc.
    • AT&T Southwest (Southwestern Bell Telephone)
    • AT&T Arkansas (Southwestern Bell Telephone)
    • AT&T Kansas (Southwestern Bell Telephone)
    • AT&T Missouri (Southwestern Bell Telephone)
    • AT&T Oklahoma (Southwestern Bell Telephone)
    • AT&T Texas (Southwestern Bell Telephone)
    • AT&T West (Pacific Telesis Group)
      • AT&T California (Pacific Bell Telephone Company)
      • AT&T Nevada (Nevada Bell Telephone Company)
    • AT&T Midwest (AT&T Teleholdings, Inc.)
      • AT&T Illinois (Illinois Bell Telephone Company)
      • AT&T Indiana (Indiana Bell Telephone Company)
      • AT&T Michigan (Michigan Bell Telephone Company)
      • AT&T Ohio (The Ohio Bell Telephone Company)
      • AT&T Wisconsin (Wisconsin Bell, Inc.)
    • AT&T South (BellSouth Corporation)
      • AT&T Southeast (BellSouth Telecommunications, Inc. as a whole)
      • AT&T Alabama (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T Florida (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T Georgia (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T Kentucky (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T Louisiana (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T Mississippi (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T North Carolina (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T South Carolina (BellSouth Telecommunications, Inc.)
      • AT&T Tennessee (BellSouth Telecommunications, Inc.)

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration actuel est composé des membres du directoire de SBC.

  • Randall L. Stephenson — P-DG, directeur du conseil d'administration
  • James A. Henderson
  • Gilbert F. Amelio
  • William F. Aldinger III
  • August A. Busch III
  • Martin K. Eby, Jr.
  • Charles F. Knight
  • Jon C. Madonna
  • Lynn M. Martin
  • Ronald M. Crump
  • John B. McCoy
  • Mary S. Metz
  • Toni Rembe
  • S. Donley Ritchey
  • Joyce M. Roche
  • Laura D'Andrea Tyson
  • Patricia P. Upton

Controverses et polémiques[modifier | modifier le code]

Financement des partis politiques[modifier | modifier le code]

Selon le Center for Responsive Politics (Centre pour une Politique Responsable), AT&T est le second plus important participant au financement des campagnes politiques, en ayant donné 36 millions de dollars depuis 1990, avec respectivement 56 % pour les républicains et 44 % les démocrates. Une des clés de décision politique pour AT&T est de déterminer à quelles sociétés reviendra le droit de réaliser des profits en décrochant des contrats de fourniture d'accès internet à très large bande aux États-Unis[12].

Controverse sur la censure[modifier | modifier le code]

En août 2007, le groupe Pearl Jam participe au Lollapalooza à Chicago, lequel concert est diffusé sur le web par AT&T. Le groupe, alors qu'il joue le titre Daughter, se met à interpréter la chanson Another Brick in the Wall des Pink Floyd avec des paroles modifiées pour critiquer le président George W. Bush, en disant par exemple « Bush, laisse le monde en paix » ou « George Bush, trouve-toi une autre maison ! ». Les auditeurs d'AT&T ne peuvent écouter que la première ligne car la suite est censurée[13], bien que le porte-parole d'AT&T déclare que la coupure est « due à une erreur »[14].

En septembre 2007, AT&T fait changer ses contrats pour déclarer : « AT&T pourra immédiatement mettre fin ou suspendre tout ou partie de votre service, identifiant, adresse de courrier électronique, adresse IP, URL ou nom de domaine que vous pourriez utiliser, sans préavis, pour toute conduite qu'AT&T pense […] pouvoir nuire au nom ou à la réputation d'AT&T et compagnies parentes, affiliées ou subordonnées. »[15]

Controverse sur le respect de la vie privée[modifier | modifier le code]

En 2006, la Electronic Frontier Foundation intente un procès suivant la procédure de la class action, Hepting v. AT&T, accusant AT&T d'avoir autorisé des agents de la NSA à surveiller des communications téléphoniques et internet de clients d'AT&T sans mandat[16]. Si l'accusation se révélait avérée, il s'agirait d'une violation du Intelligence Surveillance Act de 1978 ainsi que du premier et du quatrième amendement de la Constitution des États-Unis. AT&T n'a ni confirmé ni infirmé avoir autorisé ces écoutes. En avril 2006, un technicien d'AT&T à la retraite, Mark Klein, a signé une déposition qui soutient l'accusation[17]. Le Département de la Justice a déclaré qu'il interviendrait dans la procédure en faisant usage de son droit au secret d'État[18].

En , USA Today rapporte que tous les enregistrement d'appels internationaux et nationaux ont été remis à la NSA par AT&T, Verizon, SBC et BellSouth dans le but de créer une immense base de données des appels[19] . Les parties de la nouvelle AT&T qui faisaient partie de SBC Communications avant le 18 novembre 2005 ne sont pas mentionnés dans l'article.

Le , le San Francisco Chronicle affirme qu'AT&T a révisé sa politique de respect de la vie privée. La nouvelle politique, qui a pris effet le 23 juin de la même année, dit que « AT&T, et non les clients, est le propriétaire des informations confidentielles des clients' et peut les utiliser pour protéger ses intérêts commerciaux légitimes, protéger des tiers ou répondre à des exigences légales »[20].

Le , le Directeur du renseignement national Mike McConnell a confirmé qu'AT&T était une des sociétés à avoir assisté le gouvernement dans son programme d'écoute sans mandat[21].

Discrimination contre les média communautaires[modifier | modifier le code]

AT&T est accusée par les partisans des médias communautaires de faire preuve de discrimination à l'encontre des « local public access channels » (chaînes de télévision diffusées, aux États-Unis, par les autorités locales ou le gouvernement, appelées PEG pour « public, education, government channels ») en « imposant des restrictions injustes qui limiteront fortement l'audience »[22].

D'après Barbara Popovic (directrice exécutive de la Chicago Access Corporation–CAN TV–in Chicago), aucun des bénéfices du nouveau système de diffusion d'AT&T (appelé U-verse) - tels que le guide pour faciliter l'accès à une émission, le changement rapide de chaîne, l'enregistrement DVR… - n'est disponible pour les chaînes publiques[22].

La California Public Utilities Commission (une commission qui régule, en Californie, les services publics dont la gestion a été déléguée au secteur privé; telles que l'énergie électrique, les télécommunications, le gaz naturel, l'alimentation en eau) rapporte qu'« au lieu de mettre les stations sur des chaînes individuelles, AT&T a groupé les chaînes communautaires en une chaîne générique ». Cela rend la navigation longue et complexe[22].

Lieux, événements et partenaires désignés par le nom d'AT&T[modifier | modifier le code]

L'AT&T Center de San Antonio

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Modèle:Cite Yahoo Finance
  2. (en) T sur NYSE
  3. (en) Kleinfield, Sonny, The biggest company on earth: a profile of AT&T, New York, Holt, Rinehart, and Winston,‎ 1981, 1e éd. (ISBN 978-0-03-045326-7, LCCN 80013095)
  4. Terme juridique américain signifiant qu'une société n'indique pas, dans sa dénomination, les noms de sa compagnie propriétaire, de ses partenaires, etc.
  5. (en) « New AT&T Launches », AT&T,‎ 18-11-2005 (consulté en 29-09-2007)
  6. (en) Julie Vorman, « AT&T closes $86 billion BellSouth deal », Reuters,‎ 29-12-2006 (consulté en 29-09-2007)]
  7. (en) Jeffry Bartash, Jonathan Burton, « AT&T to pay $67 billion for BellSouth », Dow Jones Market Watch,‎ 05-03-2006 (consulté en 29-09-2007)
  8. (en) « AT&T and BellSouth Join to Create a Premier Global Communications Company », AT&T,‎ 29-12-2006 (consulté en 29-09-2007)
  9. (en) « AT&T's new chief dialed in », Chicago Tribune,‎ (consulté en 27-06-2007)
  10. AT&T to sell Connecticut wireline assets to Frontier for $2 billion, Sinead Carew, Reuters, 17 décembre 2013
  11. (en) « Agreements Between SNET America, Inc. (SAI) DBA AT&T Long Distance East, and AT&T Telephone Companies », AT&T (consulté en 29-09-2007)
  12. (en) AT&T Inc sur le site du Center For Responsive Politics sur le site du Center For Responsive Politics.
  13. (en) John Grossberg, AT&T's Pearl Jamming? publié par E Online le 9 août 2007.
  14. (en) Michelle Roberts, AT&T: Pearl Jam edit a mistake, Associated Press, le 10 août 2007 sur le site du Seattle Times.
  15. (en) « AT&T Legal Policy », AT&T (consulté en 29-09-2007)
  16. (fr) Article détaillé sur le déroulement de l'affaire sur le site generation-nt.com.
  17. (en) Ryan Singel, « Whistle-Blower Outs NSA Spy Room », Wired,‎ 07-04-2006 (consulté en 29-09-2007)
  18. (en) « Government Moves to Intervene in AT&T Surveillance Case », Electronic Frontier Foundation (EFF),‎ 28-04-2006 (consulté en 29-09-2007)
  19. (en) Leslie Cauley, « NSA has massive database of Americans' phone calls », USA Today,‎ 11-05-2006 (consulté en 29-09-2007)
  20. (en) David Lazarus, « AT&T rewrites rules: Your data isn't yours », San Francisco Chronicle,‎ 21-06-2006 (consulté en 29-09-2007)
  21. (en) Katherine Shrader, « Spy chief reveals classified surveillance details », Associated Press,‎ 22-08-2007 (consulté en 29-09-2007)
  22. a, b et c (en)(March 9, 2009) "AT&T Accused of Discriminating Against Local Public Access Channels, Deadline for Public Comment Expires Tonight", Democracy Now!, retrieved on March 13, 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]