AC/DC

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AC/DC en 1979 à Belfast avec Angus Young à gauche et Bon Scott à droite.

Pays d’origine Australie Australie
Genre(s) Hard rock
Heavy metal (classification sujette à débat, voir chapitre concerné)
Blues rock
Rock 'n' roll
Années actives Depuis 1973
Label(s) Atlantic Records
Elektra Records
EMI Group
Epic Records
Site Web acdc.com
acdcrocks.com

Membres Brian JohnsonChant
Angus YoungGuitare
Malcolm YoungGuitare
Cliff WilliamsBasse
Phil Ruddbatterie
Anciens membres Colin Burgessbatterie
Ron Carpenterbatterie
Russell Colemanbatterie
Larry Van Kriedtguitare basse
Dave Evanschant
Rob Baileyguitare basse
Peter Clackbatterie
George Youngguitare basse
Tony Currentibatterie
Mark Evansguitare basse
Bon Scottchant
Simon Wrightbatterie
Chris Sladebatterie

AC/DC est un groupe de hard rock australien formé à Sydney en 1973 par les frères Angus et Malcolm Young.

Sommaire

[modifier] Musique

Les compositions du groupe sont dans la plus pure lignée du blues et du rock 'n' roll : mesure binaire (très appuyée chez AC/DC), gamme pentatonique (utilisée notamment[1] en blues) et solo de guitare.

Les guitares saturées (le son Marshall), la voix grinçante et la hargne des morceaux rangent AC/DC dans la catégorie hard rock.

La musique d'AC/DC est donc encore à cet égard empreinte de blues aussi bien dans les solos (Touch Too Much, ...) que dans les riffs (The Jack, Stiff Upper Lip, ...).

La plupart du temps la musique et les textes d'AC/DC sont basés sur le rock comme sur l'album Let There Be Rock (Let There Be Rock, Bad Boy Boogie, Whole Lotta Rosie) ou Dirty Deeds Done Dirt Cheap.

La palette d'accords employée par les frères Young est assez simple, les accords de Mi5, La5, Si5, Ré5 revenant le plus souvent (excepté dans certains titres de l'album Ballbreaker et dans The Razors Edge).

La discographie d'AC/DC est aussi particulièrement homogène au niveau du style. La musique du groupe a évolué depuis sa formation, mais son orientation est restée la même. Leurs deux succès majeurs resteront Highway to Hell pour la période Bon Scott et Back in Black sous Brian Johnson.

Le groupe a vendu plus de 200 millions d'albums à travers le monde durant ses 36 ans d'existence et est considéré comme un pionnier du hard rock pour toutes les générations depuis l'existence du groupe.

[modifier] Hard rock ou heavy metal ?

On a parfois aussi qualifié la musique d'AC/DC de heavy metal mais cette classification est sujette à controverse et à malentendu. Pour certains auteurs, il s'agit de heavy metal, tandis que d'autres nient catégoriquement cette classification.

Le DJ et chroniqueur Ian Christe, dans son livre Sound of the beast : l'histoire définitive du Heavy Metal, parle d'AC/DC comme d'un groupe de heavy metal et considère Back in Black comme l'un des cinq meilleurs albums de heavy metal au monde. Également, L'histoire illustrée du rock & roll par le magazine Rolling Stone classe AC/DC dans le heavy metal [réf. nécessaire].

En revanche, pour l'historien du rock Clinton Walker: « Dire d'AC/DC qu'ils étaient un groupe de heavy metal dans les années 1970 est aussi faux que de dire qu'ils le sont aujourd'hui. C'est un groupe de rock 'n' roll qui est juste assez heavy[2] pour le metal. »[réf. nécessaire] De leurs côtés, L'encyclopédie de toutes les musiques de Paul Du Noyer[3] et celle du Metal de Garry Sharpe-Young[4] stipulent que AC/DC ne joue pas du heavy metal mais du hard rock. Garry Sharpe-Young ajoute que le groupe lui-même rejette l'étiquette de heavy metal[4]. Le musicologue américain Robert Walser cite également Angus Young à ce sujet: « Je déteste ce terme heavy metal »[5]

Cette apparente contradiction s'explique principalement par le fait que le terme heavy metal peut être employé dans plusieurs sens distincts qui peuvent entraîner un certain nombre de confusions chez les fans, voire chez les chroniqueurs. Comme l'explique le Dictionnaire du rock de A à L[6], le terme « heavy metal », dans son sens originel, peut être employé comme un synonyme de hard rock, (c'est le sens dans lequel il est le plus souvent employé aux États-Unis par exemple[6]), mais l'emploi du terme a évolué au cours des années 1980 et est aussi souvent employé pour se référer à un autre genre plus incisif qui s'est éloigné du hard rock à la fin des années 1970[6] (à savoir le heavy metal traditionnel). D'où le malentendu constant à ce sujet.

Si on emploie le terme dans le sens originel des années 1970, en effet AC/DC peut être considéré comme du heavy metal. Mais si on emploie le terme dans l'autre sens qui se réfère plutôt à des groupes plus incisifs comme Judas Priest, Black Sabbath ou Accept, alors AC/DC ne peut être considéré comme du heavy metal à proprement parler, même pour des albums comme The Razors Edge. Le heavy metal entendu dans ce sens se caractérise par une distanciation des racines blues[6],[4], pour privilégier certaines harmonies plus froides de la modalité diatonique. Or la musique d'AC/DC au contraire reste proche de la structure commune au blues et au rock[7].

C'est donc ici un malentendu sur la terminologie qui explique le désaccord apparent entre les différents spécialistes.

[modifier] Historique

[modifier] Le commencement

Nés à Glasgow en Écosse, les frères Young (George, Malcolm et Angus) arrivent en Australie en 1963, et s'installent dans la banlieue de Sydney. C'est George qui commence le premier à jouer de la guitare, suivi par Malcolm puis Angus. Dans les années 1960, George connaît le succès avec les Easybeats. Ce succès déteint sur Malcolm qui rejoint en 1971 le groupe The Velvet Underground de Newcastle (à ne pas confondre avec celui de Lou Reed, The Velvet Underground). En décembre 1973, Malcolm crée son propre groupe : AC/DC.

Le nom « AC/DC » viendrait d'une suggestion de Margaret Young, la sœur d'Angus et de Malcolm, qui a vu ce sigle au dos d'une machine à coudre de marque Singer. AC/DC est le sigle pour alternating current/direct current, soit, en français, « courant alternatif/courant continu ». Cependant la connotation que le terme pouvait avoir : en argot, AC/DC est multiple, AC/DC signifie « à voile et à vapeur », c'est-à-dire bisexuel, ou alors des connotations sataniques telles que : « AnteChrist Death to Christ » (ou bien, selon certains « AnteChrist Devil's Child » et aussi selon d'autres personnes, « Anti Christ Destroy Christ », mais encore After Christ Devil Comes ). Ce ne sont cependant que des suppositions.

Une autre idée de Margaret est l'utilisation de l'uniforme de collégien comme costume de scène, bien que celui-ci ait déjà été utilisé précédemment par un autre groupe, The Kinks, juste pour la pochette de leur album Schoolboys in Disgrace. Selon certaines sources[réf. nécessaire], Angus travaillait déjà à cette époque, certaines rumeurs disaient alors qu'il ne prenait pas le temps d'enlever son costume d'écolier pour aller répéter, c'est ce qui aurait donné l'idée du costume. Cet uniforme est devenu partie intégrante de l'image du groupe.

Initialement, le groupe est composé de Malcolm Young, Angus Young, Dave Evans, Larry Van Kriedt et Colin Burgess (avec pour postes respectifs, guitare rythmique, guitare solo, chant, guitare basse et batterie).

En 1974, le groupe sort son premier single "Can I Sit Next to You, Girl". La tournée des clubs qui s'ensuit les amènent à rencontrer Michael Browning qui devient le manager du groupe.

Le line-up subit de nombreux changements de batteur: Ron Carpenter, Russell Coleman puis Peter Clack; et un changement de bassiste: Rob Bailey. Puis à la suite d'une dispute avec Malcolm, Dave est renvoyé.

Des rumeurs disent également que des tensions avec Angus sur son arrivée dans le groupe quelques temps auparavant et Dave soit possible. En effet ce dernier aurait été contre le fait que Angus (ce « morveux ») vienne dans le groupe.

Propos démentis par Dave mais confirmés par Malcolm Young. Ronald « Bon » Scott, le chauffeur du groupe, propose ses services de musicien au groupe et redevient chanteur, après ses débuts en 1967 avec The Spektors, puis The Valentines et Fraternity, sa place de chauffeur ayant été pour lui, avant tout, un moyen comme un autre de subvenir à ses besoins.

Voilà des mois en effet que Bon Scott, depuis son dernier groupe Fraternity, était tenu éloigné du monde du rock à cause d'un grave accident de moto.

Le groupe enregistre son premier album High Voltage en 1974 avec Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (lead guitar), Bon Scott (chant), George Young (basse), Tony Currenti (batterie), produit par George Young et Harry Vanda, ancien membre des Easybeats. Sorti en mars 1975, cet album n'a pas le succès escompté. Le line-up se fixe après le recrutement de Mark Evans à la guitare basse et Phil Rudd à la batterie.

[modifier] Le début du succès et l'ascension mondiale

Le deuxième album du groupe T.N.T. sort au début février 1976 et est un succès : il se vend à plus de 150 000 exemplaires en Australie. Les titres du groupe sont passés en boucle à la radio et à la télévision Australienne.

Il faut attendre Dirty Deeds Done Dirt Cheap, leur troisième album qui sera enregistré en janvier 1976 et sort en septembre. L'album se vendra a 10 millions d'exemplaires à travers le monde. Le groupe commence à se faire connaître en Europe et fait figure d'icône en Australie.

Le groupe ne peut pas faire leur concert à Wellington en Nouvelle-Zélande. Le gouvernement de ce pays qualifie la musique d'AC/DC de « pollution sonore ». Le groupe leur répondra sur l'album Back in Black avec le morceau Rock and Roll Ain't Noise Pollution (traduction : Le Rock'n'Roll n'est pas une pollution sonore.).

Cet album concrétisera le groupe aux États-Unis où il restera numéro 1 pendant 5 semaines. Mais le groupe a encore des problèmes de sortie différente d'album entre l'Australie et le reste du monde. Pour conquérir une reconnaissance internationale Micheal Browning décroche un contrat avec Atlantic Records.

En avril 1976, AC/DC s'installe à Londres. Pendant huit mois, le groupe enchaîne les concerts, aussi bien en première partie qu'en tête d'affiche avec les stars de l'époque. Parallèlement, les premiers albums d'AC/DC sortent en Europe, et ont un succès, encore mince mais prometteur. Le groupe rentre en Australie en décembre 1977 pour enregistrer leur prochain album.

[modifier] Arrivée de Cliff et succès international

Let There Be Rock sort en mars 1977. Avec des titres comme Let There Be Rock, Hell Ain't Bad Place To Be ou Whole Lotta Rosie l'album marque un tournant dans l'histoire du groupe qui devient international. Le groupe sort son album en pleine ascension du Punk en Angleterre Il se vendra à 10 millions d'exemplaires, et deviendra le préféré de la plupart des fans du moment en Europe. Sur l'enregistrement, on parle principalement de rock 'n' roll et l'album est devenu un grand classique dans l'histoire du rock. En juin, Mark Evans quitte le groupe et est remplacé par Cliff Williams. AC/DC effectue sa tournée désormais aux États-Unis, principalement en ouverture de REO Speedwagon, Kiss, Rush, Black Sabbath, ... ou dans des petites salles. Pendant la tournée européenne, AC/DC fait néanmoins figure de tête d'affiche.

Toutefois, le groupe ne pourra pas finir la tournée européenne de Let There Be Rock. Suite a une dispute entre Malcolm et Geezer Butler (le bassiste de Black Sabbath) qui va même finir par en venir aux mains, AC/DC va devoir se retirer de la tournée, malgré l'amitié que porte Ozzy Osbourne à Bon et Angus. Mais ça ne l'empêchera pas de faire un triomphe aux États-Unis notamment lors du concert de Kiss à New York. Angus avait tellement chauffé la salle en première partie que l'ambiance est devenue « ennuyeuse » durant le passage de Kiss. [réf. nécessaire]

En 1978 sort Powerage et le premier album live du groupe, If You Want Blood (You've got it). Tout deux sont de grands succès, avec Sin City et Riff Raff. Même s'il n'obtient pas le succès commercial des deux précédents avec 6 millions d'exemplaires à travers le monde, le groupe continue son ascension avec des albums et des tournées continuelles de plus en plus grandes et longues. L'album aura plusieurs versions. La première édition du vinyle ne contenait pas le morceau Rock 'n' Roll Damnation, qui sera ajouté dans l'album par le groupe devant le succès du single. L'édition australienne de l’époque ne contient pas Cold Hearted Man, à l’inverse de l’édition européenne. C'est aussi l'album préféré de Keith Richards[réf. nécessaire], le mythique guitariste des Rolling Stones qui ne manquera pas d'en faire la promotion à maintes reprises ce qui permettra au groupe de se faire encore plus connaître aux yeux des fans du rock.[réf. nécessaire]

Les producteurs, Harry Vanda et George Young, sont écartés au profit d' Eddie Kramer (Kiss, Led Zeppelin) puis de Robert Lange pour l'enregistrement d' Highway to Hell, un mélange de blues et de hard rock qui fait mouche pour tous les fans ou non du groupe.

Robert Lange donne à AC/DC un son plus rempli tout en gardant le tranchant qui a fait son succès. L'album de la consécration sort en juillet 1979. Le succès est immédiat. L'album est numéro 1 aux États-Unis pendant 6 semaines, pendant 3 semaines en Angleterre et bien sûr en Australie où il y restera pendant 14 semaines. L'album sera le plus connu de l'ère Bon Scott, et contient le « grand classique » Highway to Hell . Il dépasse, au niveau des ventes, aux États-Unis les plus gros groupes de hard rock du moment, comme Led Zeppelin (déjà dissous à l'époque), ou Van Halen.[réf. nécessaire] L'album se vendra à 18 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis, et à plus de 25 millions à travers le monde. L'album est classé 197e au classement des 500 Greatest Albums of All Time du magazine Rolling Stone.

[modifier] La mort de Bon

La tombe de Bon Scott au cimetière de Fremantle

Le 19 février 1980, Bon Scott, après une soirée apparemment fort arrosée, se serait fait raccompagner par un certain Alisdair Kinear (Nom d'emprunt attribué par la police afin de protéger sa véritable identité), qui lui aurait proposé de le ramener chez lui. Bon, endormi dans une Renault 5, aurait été d'après les déclarations de Kinear à la police, absolument impossible à réveiller. Kinear, plutôt que de ramener Bon chez lui, aurait décidé de l'emmener à son propre domicile, espérant qu'il se réveillerait durant le trajet. Le chanteur dormant toujours une fois les deux hommes arrivés, Kinear l'aurait laissé dans la voiture fermée, sous une couverture. Le lendemain, tard dans l'après-midi, Kinear se serait réveillé, se serait souvenu de son passager et serait descendu le chercher. Arrivé à la voiture et trouvant Bon encore endormi, il l'aurait emmené à l'hôpital où les médecins auraient constaté son décès, la mort étant due à une asphyxie causée par ses propres vomissements. Cette version des faits n'est pas totalement attestée, seules les causes de la mort de Bon sont certaines.

Alors que ce décès aurait pu être le coup d'arrêt de la carrière d'AC/DC, le groupe décide de continuer. C'est Brian Johnson, que Bon connaissait depuis longtemps et dont il avait déclaré que c'était son chanteur préféré de l'époque, qui prendra le poste du chanteur. Il se présenta a l'audition de Londres et fut choisi tout de suite.

Les membres lui rendront alors hommage en jouant un morceau de guitare : « Bonny », lors d'un concert dans sa ville natale.

[modifier] Le succès continue avec Brian

En juillet 1980 sort Back in Black, moins blues que Highway to Hell, toujours produit par Robert Lange. Cet album, qui débute par des sons de cloches (le premier morceau est nommé Hells Bells), est évidemment un hommage à Bon Scott. Il y a dans l'album de grands standards, repris depuis dans tous leurs lives, comme Hells Bells, Shoot To Thrill, Back in Black, ou You Shook Me All Night Long. Back in Black devient la seconde meilleure vente d'album, toutes catégories avec 42 millions d'exemplaire[8][9] (dont 22 millions aux USA[10]), juste après Thriller de Michael Jackson. Même si l'album est vivement critiqué par les fans de Bon Scott, l'album (composé et écrit en seulement trois semaines) est d'une grande qualité et obtient d'excellentes critiques, l'album est classé 73e au classement des 500 Greatest Albums of All Time du magazine Rolling Stone. Les vrais fans du groupe se régalent avec cet album. L'album est #1 en Australie, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis. AC/DC collectionne alors les prix, les récompenses, les titres honorifiques et les premières places. Désormais, AC/DC fait ses shows encore et toujours plus spectaculaires avec une cloche en bronze de plus d'une tonne frappée d'un « AC/DC » et d'un « Hells Bells », en référence à la première piste de l'album. Même si l'album est un succès pour le groupe, Brian connait des débuts plus difficiles avec le public australien qui est désormais partagé sur la suite du groupe, beaucoup de fans considèrent que AC/DC aurait dû s'arrêter.

L'engouement continue en 1981 avec la sortie de For Those About to Rock (We Salute You), toujours avec Robert Lange. Le groupe sort un album encore plus heavy metal que le précédent et l'album se vendra à 12 millions d'exemplaire dans le monde. L'album a un gros succès commercial et critique, même si l'album obtient une moins bonne comparaison face à son prédécesseur, le grand Back in Black, mais les fans sont toujours là au rendez-vous et l'album est de bonne qualité. L'album sera #1 en Australie, en France et aux États-Unis. La tournée Cannon and Bell en 1982, qui se fera avec des canons de la guerre de Sécession, est impressionnante. De plus Brian commence à se faire aimer des fans qui n'avaient pas accepté le nouveau chanteur du groupe. Avec cette tournée, Brian est désormais soudé à vie au groupe.

[modifier] Départ de Phil et déclin

Brian Johnson et Angus Young en Novembre 2008.

En 1983, AC/DC enregistre un album très binaire : Flick of the Switch, où le groupe s'autoproduit pour la première fois. Il sort en juillet 1983 et est un relatif échec commercial même s'il se vendra à 1 million d'exemplaire aux États-Unis, et 4 à travers le monde. L'album est encore plus heavy metal que le précédent, et obtient une critique moyenne, même s'il n'est pas le plus mauvais du groupe. L'album n'arrive pas non plus à une très bonne période. En effet, il succède à trois gros classiques du groupe et du hard rock/heavy metal en général (Highway to Hell, Back in Black et For Those About to Rock (We Salute You)) et il manquera à l'album un petit plus pour leur ressembler. Phil Rudd est ensuite remplacé à cause de rapports tendus avec Malcolm Young et car il prétendait avoir vu le fantôme de Bon Scott lui parler.

En 1984, c'est '74 Jailbreak qui sort, album regroupant 5 chansons qui dataient de 1974 quand Bon Scott faisait partie du groupe. Grâce à cet album, le groupe maintient sa popularité en Australie, du fait que Bon chante tous les morceaux (Brian est encore peu apprécié en Australie). Simon Wright prend la place de batteur au sein du groupe.

En janvier 1985, AC/DC est à l'affiche de la première édition du Rock in Rio au côté de Van Halen ou de Scorpions : 2 triomphes devant 260 000 spectateurs époustouflés par le phénomène Angus Young et les talents de frontman de Brian Johnson.

Fly on the Wall, sorti en juin 1985, autoproduit lui aussi, étant un échec autant commercial que musical, comme l'album précédent Flick of the Switch mais encore plus heavy metal, pour les fans en tout cas clairement un cran en dessous des autres, comme pour la critique. Les ventes ne touchent pas le million aux États-Unis et à peine le 1 500 000 à travers le monde.

Malgré de bonnes composition comme Sink The Pink ou Shake Your Fondation, la qualité n'est pas vraiment de la partie, et le groupe se rend compte que l'autoproduction (elle sera leur dernière) ne leur réussit pas. Le groupe a tenté de changer de son sur les guitares mais aussi, ils ont imposé sur tout l'album un son plus lointain et faible sur la voix de Brian Johnson qui n'est pas forcément de grande qualité et qui ne plaira pas à la plupart des fans.

En revanche, la qualité des concerts est toujours élevée avec une nouvelle tournée américaine et mondiale qui permet encore au groupe de ne pas exploser après ces échecs.

[modifier] Le retour au sommet

La carrière d'AC/DC est relancée en 1986 quand Stephen King leur propose de faire la bande originale de son film Maximum Overdrive. Il en découlera l'album Who Made Who (moitié compilation), produit par Harry Vanda et George Young pour la première fois depuis 1978. Hormis le titre Ride On, tous les titres sont de la période Brian pour prouver que le chanteur, que tout le monde qualifie encore de nouveau, s'est imposé dans le groupe. L'album sera vendu à 9 millions d'exemplaires à travers le monde. Il y a donc 3 inédits (DT, Who Made Who et Chase The Ace) et 6 titres déjà sortis auparavant.

En 1988, AC/DC sort Blow Up Your Video, enregistré en France et produit par Harry Vanda et George Young, qui entérine le retour au sommet d'AC/DC. Le groupe marque un net progrès par rapport au précédent album studio, cet opus est moins heavy metal et est marqué par des mélodies plus subtiles. Il se vendra à 4 millions d'exemplaires et obtiendra une critique convenable. Avec des titres comme That's the Way I Wanna Rock'n'Roll ou Heatseeker, le groupe fait un retour triomphal; notamment en France au Zénith de Paris, le 6 avril 1988.

Au terme de la tournée européenne, Malcolm Young, épuisé par son addiction à l'alcool, cède temporairement sa place à son neveu Stevie qui le remplace sur les 110 dates de la tournée américaine.

Le prochain album est très attendu des fans ainsi que de Simon Wright qui s'impatiente de plus en plus et qui finit finalement par accepter une proposition de Dio (ex Black Sabbath). Simon Wright quitte donc le groupe en 1989, (Malcolm lui reprochant également de ne jamais être totalement synchro avec les autres instruments du groupe) et est rapidement remplacé par Chris Slade.

En 1990, retour de Malcolm Young. AC/DC sort The Razors Edge, produit par Bruce Fairbairn. Les ventes sont énormes avec 9 millions d'exemplaires aux États-Unis, et les tournées sont magistrales. Les fans ne sont pas déçus. On peut vraiment parler d'album de heavy metal et il est de bien meilleur qualité que ses trois prédécesseurs (Flick of the Switch, Fly on the Wall et Blow Up Your Video). Le groupe retrouve avec cet album le rang qu'il avait « perdu » depuis For Those About to Rock (We Salute You) et il s'impose à une nouvelle génération pourtant tournée vers le grunge et le Punk. Avec des morceaux comme le foudroyant Thunderstruck, Are You Ready, Fire Your Guns ou encore Moneytalks, l'album est de grande qualité. Pendant la tournée, le groupe enregistre son deuxième album live : AC/DC Live.

En 1991, le groupe donne un concert à Moscou. Alors que le bloc Communiste s'effondre, la Russie permet aux groupes internationaux (comme AC/DC) de jouer en Russie, sur l'aéroport de Moscou, où il y aura pour ce Festival gratuit Monsters of Rock entre 700 000 fans selon l'armée qui assurait la sécurité et 1,5 million selon l'organisation. Sur scène on retrouvait également deux groupes phares de la scène métal, Metallica et Pantera. Ce concert reste le plus important de tous les temps avec le concert gratuit des Rolling Stones à Rio de Janeiro en 2006, qui avait attiré plus d'un million de fans sud-américains. A noter que ce Festival Monsters of Rock à Moscou a été marqué par de nombreux heurts entre le public et les forces de sécurité russes débordées.

Le groupe, qui a désormais retrouvé sa popularité d'antan va maintenant plus espacer sa production d'album et, pour faire attendre ses fans, le groupe va sortir en 1992, en plus des deux Lives, le single Big Gun, qui fait partie de la bande originale du film Last Action Hero, qui marquera encore plus le retour du groupe. Le titre vire plus au heavy metal qu'au hard rock, et il sera #1 aux États-Unis et en Australie, #3 en France et #7 au Royaume-Uni. Pour le clip, Arnold Schwarzenegger fera une apparition en tant que clone d'Angus.

AC/DC Lane à Melbourne

[modifier] La réussite plus espacée

Il faut attendre 1995 pour voir le retour de Phil Rudd à la batterie, et un nouvel album: Ballbreaker. Le groupe retrouve son côté hard blues rock, pour ranger le heavy metal, ce qui est un renouveau depuis Highway to Hell. On y retrouve un blues rock survolté, un peu comme aux débuts du groupe. Hard as a rock, Hail Caesar et Ballbreaker font partie des grands classique de l'album qui seront joués sur toute la tournée de l'album qui se vendra à 3 millions d'exemplaires à travers le monde. Le groupe s'engage ensuite dans la tournée Ballbreaker Tour où l'on peut voir AC/DC encore au mieux de sa forme. La VHS No Bull, un concert de la tournée enregistré a Madrid, sortira en 1996 puis en DVD en 2000 puis sera réédité en 2008.

Le groupe entame une longue absence de 5 ans difficile, bien sûr pour les fans. Puis en 2000, sort Stiff Upper Lip, produit par George Young. Cet album est encore plus blues que le précédent. Pour beaucoup de vieux fans, il rappelle Highway to Hell, et il est le meilleur album hormis The Razors Edge depuis For Those About to Rock (We Salute You). L'album a un gros succès en Europe et le groupe, pourtant vieux, montre qu'il peut encore être à la hauteur de cette nouvelle génération avec de très bonne qualité de composition. L'album obtiendra une meilleure comparaison qu'avec Ballbreaker autant sur les compositions, que la production et du son.

Le 22 mars 2000, une rue de Leganés (près de Madrid en Espagne - Comunidad de Madrid) a été rebaptisée « rue AC/DC » (Calle de AC/DC).

En mars 2003, AC/DC est introduit au Rock'n'Roll Hall Of Fame, et joue Highway To Hell et You Shook Me All Night Long, cette dernière reprise avec Steven Tyler d'Aerosmith. AC/DC se produisit dans 4 petites salles, le 11 mars 2003 à New York au Roseland Ballroom, le 9 juin 2003 à Berlin au ColumbiaHalle, le 17 juin 2003 à Munich au Circus Krone et le 21 octobre 2003 à Londres, au Carling Apollo Hammersmith. Où le groupe adopta une setlist originale, avec des titres jamais joués auparavant, What's Next To The Moon ('78), Gone Shootin' ('78), Rock 'n' Roll Damnation ('78), et If You Want Blood (You've got it) ('79).

Après que Malcolm et Angus aient été invités sur la scène des Rolling Stones le 18 février 2003 à Sydney pour jouer Rock Me Baby, un classique du blues, AC/DC assura la première partie des Rolling Stones à plusieurs reprises en 2003 : lors de 3 dates allemandes à Oberhausen, Leipzig et Hockenheim et ira même jusqu'à voler la vedette aux Rolling Stones avec une ambiance incomparable en faveur du groupe Australien, le 30 juillet 2003 à Toronto au Canada. À chaque fois, Angus et Malcolm remonteront sur scène pendant la prestation des Rolling Stones sur Rock Me Baby et pour une fois Angus utilisera une guitare Es-335 et non pas sa mythique SG Standard. Sans assurer la première partie, il feront une dernière apparition avec les Rolling Stones, le 20 septembre 2003 lors d'un concert au Stade de Twickenham à Londres.

Puis le 1er octobre 2004 c'est la ville australienne de Melbourne qui inaugura la « rue AC/DC » (ACDC Lane).

[modifier] Black Ice

Article détaillé : Black Ice.

Le nouvel album Black Ice est sorti le 20 octobre 2008 en France et s'est classé 1er des ventes dans 29 pays, notamment les États-Unis, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Australie et le Royaume-Uni. Il délaisse le son blues rock de Stiff Upper Lip et Ballbreaker pour un son plus proche de The Razors Edge. L'album est disponible avec trois visuels différents pour la version normale et un quatrième pour l'édition « deluxe ». Le premier single radio de l'album est Rock 'n' Roll Train (28 août 2008), suivi par un second, War Machine (19 septembre 2008). Un troisième single, Anything Goes, sort début 2009 avec pour face B Big Jack. L'album s'est déjà vendu à plus de six millions d'exemplaires. Il se place ainsi à la deuxième meilleure vente d'albums en 2008, derrière Viva la Vida or Death and All His Friends de Coldplay.

AC/DC est en tournée mondiale de 18 mois depuis fin octobre 2008. Le groupe est passé en France, le 25 février 2009 et le 27 février 2009 au Palais omnisports de Paris-Bercy. Le groupe est revenu lors de la tournée open-air le 9 juin 2009 au Stade Vélodrome de Marseille et le 12 juin 2009 au Stade de France à Paris.

La sortie de l'album est accompagnée de la présence de la chanson Let There Be Rock sur le jeu vidéo Rock Band 2 et un pack contenant les chansons de l'album live de 1992 est sorti fin février 2009.

Le titre Spoiling For A Fight fut le thème officiel des Survivor Series de la WWE en 2008. AC/DC permettra à la WWE d'utiliser deux de leurs chansons comme thèmes officiels de WrestleMania XXV : Shoot to Thrill et War Machine.

[modifier] Membres

Principaux membres et discographie (basée sur les sorties australiennes)
Date Guitare rythmique Guitare solo Chant Basse Batterie Albums Ventes
au monde
1973 Malcolm Young Angus Young Dave Evans Larry Van Kriedt Colin Burgess
1974 Rob Bailey
1975 Bon Scott George Young Tony Currenti High Voltage 3 500 000
1976 Mark Evans Phil Rudd T.N.T.
Dirty Deeds Done Dirt Cheap
5 000 000
8 000 000
1977 Let There Be Rock 10 000 000
1978 Cliff Williams Powerage
If You Want Blood (You've got it)
6 000 000
3 000 000
1979 Highway to Hell 25 000 000
1980 Brian Johnson Back in Black 45 000 000
1981 For Those About to Rock (We Salute You) 12 000 000
1982
1983 Flick of the Switch 4 000 000
1984 Simon Wright
1985 Fly on the Wall 1 500 000
1986 Who Made Who 9 000 000
1987
1988 Blow Up Your Video 4 500 000
1989
1990 Chris Slade The Razors Edge 12 000 000
1991
1992 Live
Live Special Collector's Edition
3 000 000
4 000 000
1993
1994
1995 Phil Rudd Ballbreaker 3 500 000
1996
1997
1998
1999
2000 Stiff Upper Lip 5 000 000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008 Black Ice 8 000 000
2009

[modifier] Anecdotes

  • AC/DC, groupe australien, ne compte que Phil Rudd qui soit natif d'Australie. Pendant la période où le batteur était Simon Wright puis Chris Slade, les membres étaient tous natifs du Royaume-Uni. La légende australienne vient de l'enfance des frères Young et de Bon qui ont tous trois grandi en Australie.
  • Le groupe a eu plusieurs fois des ennuis dans les années 1970 (quand ils passaient en première partie) avec des groupes comme Black Sabbath ou Van Halen car durant chaque passage d'AC/DC, le groupe, et notamment Angus, « allumait » tant le public que, durant le passage des groupes de deuxième partie, ces derniers ne devaient que « ramasser les miettes » ce qui a forgé une solide réputation au jeune groupe jusqu'à ce qu'ils passent en deuxième partie.
  • Angus Young a l'habitude d'entamer un solo avant Let There Be Rock sur une plate-forme montante, et ce qui devait arriver arriva, un jour elle se bloqua en haut... Il improvisa donc un très long solo en attendant que les mécaniciens le fassent redescendre.

[modifier] Matériel des Guitaristes

Voir les articles sur Angus Young et Malcolm Young.

Les frères Young utilisent principalement des Marshall JTM 45 en studio et des Marshall SLP 1959 100W en concert. Angus Young a toujours été fidèle à la Gibson SG, bien qu'il en utilise 25 modèles différents, Malcolm Young, quant à lui utilise la même Gretsch Jet Firebird avec le micro chevalet raccordé directement sur la sortie jack (volume et tonalité déconnectés)

[modifier] Evolution de la musique du groupe

On peut remarquer que le son d'AC/DC a évolué au fil des années. On distingue trois périodes majeures :

  • De 1973 à 1980 (avant la mort de Bon Scott), le son provenant des amplis était gras, aigu à souhait avec peu de basses.
  • De 1980 à 1995, le son évolue : dès l'album Back in Black, on constate un changement flagrant : le son devient plus chaud, plus grave, et la distorsion a été augmentée.

Tout au long des années 1980 et jusqu'en 1992, on peut remarquer dans les albums une nette évolution, allant d'un son que l'on qualifierait aujourd'hui de classic rock vers un son plus heavy metal. Concrètement, en studio, AC/DC expérimente, tout comme les autres groupes les nouveaux effets (cela reste quand même discret). Les niveaux de distortion deviennent plus importants. A cette époque, Angus et Malcolm utilisaient sûrement divers overdrives et préamplis sur leurs Marshall. La plus grosse étape fut franchie avec l'utilisation de têtes d'amplis Mesa Boogie pour l'album The Razors Edge et pour l'album AC/DC Live qui a suivi. Ce dernier est magistral, l'amplification utilisée donne incontestablement un son heavy metal et les effets sont omniprésents mais cela est parfaitement exploité par les deux frères qui en profitent pour améliorer la technicité de leur jeu. Cela est en partie la raison du retour en force d'AC/DC à la fin des années 1980 après une période de déclin, en plus de compositions qui franchissent un pas considérable depuis des albums tels que Fly on the Wall et Flick of the Switch. L'album Ballbreaker ne fera pas non plus dans la dentelle, à la grande joie des fans. Le son reste à peu près le même que pour le précédent album studio. La transition se fera plutôt pendant la tournée avec un retour assez surprenant vers un son plus blues rock, comme on peut le remarquer sur la vidéo du concert No Bull.

  • De 1995 à 2008, le groupe cherche à renouer avec ses racines.

En réalité, le hard rock ne fait plus recette. C'est l'époque des "guitar heroes", du shred, de l'explosion du heavy metal. Le seul moyen pour le groupe de continuer à innover sans faire du thrash metal semble être alors un retour à un son blues rock. Stiff Upper Lip se comprend dans cet esprit. Le son se rapproche définitivement du blues, une sorte de retour aux sources. Malgré le fait que l'âge du groupe se fasse ressentir tout au long de l'album, les morceaux restent tous plus ou moins simples et efficaces, chose qu'AC/DC semble avoir toujours voulu faire. Le son utilisé dans le nouvel album pose question mais devrait se rapprocher du son utilisé dans Stiff Upper Lip. Il va dans la continuité des sons blues rock de Stiff Upper Lip et Ballbreaker, avec un côté boogie encore jamais exploité.

[modifier] Galerie

[modifier] Discographie

Article détaillé : Discographie d'AC/DC.

Mis à part les versions australiennes et le coffret Bonfire, tous ces albums sont sortis en version Digipack. Les premiers coffrets de Bonfire contenaient un poster du groupe, un porte-clés ainsi qu'un médiator, ce qui n'est plus le cas dans les versions récentes.

[modifier] Vidéographie

[modifier] Officielle

[modifier] Non Officielle

[modifier] Notes et références

  1. Les gammes pentatoniques majeures et mineures sont utilisées dans de grands nombres de musiques folkloriques et populaires : musique country, jazz, rock 'n' roll, musiques orientales, musiques asiatiques, ... La pentatonique mineure utilisée en blues est complétée par de nombreuses notes de passage supplémentaires : tierce majeure, quinte diminuée, ...
  2. Pour la compréhension, le terme « heavy » employé ici dans ce contexte ne veut pas dire « heavy metal ». En fait le terme heavy en anglais quand il est utilisé pour décrire une musique, veut simplement dire que la musique est plus dure, plus « méchante » si l'on peut dire.
  3. Paul Du Noyer (éditeur), L'encyclopédie de toutes les musiques, Flame Tree, 2003, pp.78-79 ISBN 1-9040-4170-1
  4. abc Garry Sharpe-Young, Metal: The Definitive Guide, Jawbone Press, 2007, p.9 ISBN 9781906002015
  5. « I hate that term heavy metal » rapporté par Robert Walser, Running with the Devil: Power, Gender, and Madness in Heavy Metal Music, Wesleyan University Press, 1993, p.3 ISBN 0-8195-6260-2
  6. abcd Michka Assayas, Dictionnaire du rock de A à L, Robert Laffont, 2002, p.776-777 ISBN 2221912608
  7. Angus a toujours, dans de nombreuses interviews, témoigné de son attachement au rock 'n' roll de Chuck Berry.
  8. (fr) source 1 article datant d'Avril 2005 (donc pas à jour dans les quotats)
  9. (en) source 2
  10. http://www.showbizz.net/articles/20071221113054/acdc_les_ventes_lalbum_back_black_atteignent_des_sommets.html

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes


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