Stade olympique de Munich

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Stade olympique de Munich
Olympiastadion München
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Stade de catégorie 4 UEFA
Stade de catégorie 4 UEFA
Généralités
Adresse Spiridon-Louis-Ring 21
D-80809 Munich
Coordonnées 48° 10′ 23″ N 11° 32′ 48″ E / 48.173056, 11.54666748° 10′ 23″ Nord 11° 32′ 48″ Est / 48.173056, 11.546667  
Construction et ouverture
Début construction 1968
Ouverture 26 mai 1972
Architecte Otto Frei
Günther Behnisch
Hermann Peltz
Carlo Weber
Rénovation 2010
Coût de construction 137 millions DM
Utilisation
Clubs résidents Jusqu'en 2005 :
Bayern Munich
TSV Munich 1860
Propriétaire Ville de Munich
Administration Olympiapark München GmbH
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité 69 250
Dimensions 105 × 68 m

Géolocalisation sur la carte : Bavière

(Voir situation sur carte : Bavière)
Stade olympique de Munich  Olympiastadion München

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Stade olympique de Munich  Olympiastadion München

Le stade olympique de Munich (en allemand : Olympiastadion München) est un stade situé à Munich en Allemagne. Se trouvant dans le Parc Olympique de Munich au nord de la ville, il a été construit pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 1972.

Sa capacité est de 69 250 places.

Histoire[modifier | modifier le code]

Six ans avant les Jeux olympiques d'été de 1972, rien n'est prêt. Le site olympique n'est qu'un vaste terrain de trois kilomètres carrés, à quatre kilomètres de Munich, que l'on appelle l'Oberwiesenfeld. Autrefois utilisé pour des exercices militaires, puis comme aéroport dans l'entre-deux-guerres, le lieu sert en 1945 à y déverser les ruines de la ville bombardée, le tout créant une véritable colline artificielle de 60 mètres de haut. Dès 1967, un concours architectural départage plusieurs candidats et désigne le cabinet de Günter Behnisch, à Stuttgart, pour l'aménagement du lieu. La surprise est de taille, tout le monde voyait le magnifique projet de Werner March, architecte du complexe berlinois des JO de 1936, l'emporter haut la main, avec sa majestueuse arène de 90 000 places. Mais le projet de Behnisch tire mieux parti de l'ensemble du terrain, et est axé autour d'une idée novatrice : des tentes élaborées par le grand Frei Otto, des toits tendus (un treillis de câbles supportant des carreaux de verre) au-dessus des bâtiments, dans une impression d'harmonie avec les alentours boisés, et de légèreté structurelle. Le tout est alors à la pointe de la modernité, techniquement et esthétiquement, grâce à la contribution de Frei Otto, inspirateur de l'architecture biomorphe. Mais l'aménagement du terrain est également entièrement repensé. La colline, renommée Olympiaberg, sert ainsi de support au projet, et à ses pieds un lac de 80 000 mètres carrés est creusé afin de créer un ensemble harmonieux : le paysage entier est remodelé avec l'aide du professeur Grzimek, de Cassel[1].

L'Oberwiesenfeld reçoit la majeure partie des équipements nécessaires : le stade olympique, plusieurs gymnases, une piscine, des courts de tennis. Mais en plus des équipements sportifs, le village olympique y est également situé, de même que le centre de presse et les hébergements des journalistes, ainsi qu'une scène en plein air, sur les rives du lac, pour recevoir concerts et manifestations touristiques. Enfin, le symbole des jeux est l'Olympiaturm, une tour de 290 mètres de haut, exemple de modernité, au sommet de laquelle un restaurant fait l'enchantement des spectateurs et des journalistes, grâce à la vue lointaine des Alpes bavaroises et de la ville de Munich. Les travaux de l'ensemble progressent vite : la tour est ouverte en 1968, les travaux du complexe sportif débutent dès l'année suivante, les toits de tente sont tendus en 1971, l'Olympiastadion est inauguré le 26 mai 1972 par un match de football entre la RFA et l'URSS (4-1). Tout est prêt pour l'ouverture des jeux le 26 août 1972, devant 80 000 personnes (le record d'affluence du stade). La flamme est allumée par l'athlète allemand Günter Zahn[1].

L’Olympiastadion est depuis le cadre de grands événements sportifs, que ce soit au plan national ou international. Ses travées voit défiler quelque cinquante millions de spectateurs en 32 ans. Sa pelouse de 105 mètres de long pour 68 mètres de large est pourvue d’arroseurs automatiques et d’un système de chauffage. Aujourd’hui, la capacité du stade est réduite à 63 000 spectateurs. Outre les Jeux Olympiques de 1972, le stade Olympique reste également dans les mémoires comme le stade dans lequel la RFA remporte, le 7 juillet 1974, la finale de la Coupe du monde de la FIFA en surclassant les Pays-Bas de Cruyff, pourtant favoris. La génération hollandaise suivante garde un meilleur souvenir de l’Olympiastadion : c’est en effet ici que les Pays-Bas battent l’URSS 2-0, en finale de l’Euro 88. La fantastique reprise de volée de Marco van Basten en pleine lucarne ne fini pas de faire parler d’elle[1].

En 1993, l’Olympique de Marseille remporte la finale de la Ligue des champions face au Milan AC grâce à un but du défenseur Basile Boli. Quatre ans plus tard, c’est le Borussia Dortmund qui remporte cette même épreuve en battant la Juventus Turin (3-1). Au fil du temps, le stade Olympique voit défiler les meilleures équipes du monde, les clubs les plus prestigieux comme l’Inter Milan, le FC Barcelone, le Real Madrid ou Manchester United sont tous venus défier le Bayern Munich dans son antre. Les plus grands artistes ont également défilé sur cette pelouse, dont Diego Maradona, en demi-finale de la Coupe UEFA 1988-1989 avec le SSC Naples[1].

Mais cette pelouse chargée d’histoire n'est plus témoin des exploits des meilleurs joueurs. Le Bayern Munich a en effet déménagé à l'orée de la saison 2005-06 pour s’installer à l'Allianz Arena, situé au nord de la ville. Le Bayern München partage une grande part de son succès avec l’Olympiastadion : 18 titres de champion, 11 Coupes d’Allemagne, 4 Coupes d’Europe des clubs champions ou Ligue des champions (1974, 1975, 1976 et 2001), et les Coupes intercontinentales en 1976 et 2001, sans oublier la Coupe de l’UEFA en 1996[1].

Depuis 2005, l'avenir de l'Olympiastadion reste inconnu. Le stade accueille néanmoins divers évènements sportifs comme la finale de la Ligue des champions féminine de 2012 entre l'Olympique lyonnais et le FFC Francfort (2-0) disputée devant 50 212 spectateurs. Il est aujourd'hui possible de le visiter puisqu'une partie du bâtiment est ouverte au public, les vestiaires notamment.

Les événements[modifier | modifier le code]


Panorama intérieur

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Allianz Arena sur fcbayern-fr.com
  2. « La finale au stade Olympique, à Munich », sur fr.uefa.com, UEFA,‎ 30 janvier 2012 (consulté le 30 janvier 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]