Last Action Hero

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Last Action Hero

Titre québécois Le Dernier des héros
Titre original Last Action Hero
Réalisation John McTiernan
Scénario Shane Black
David Arnott
Sociétés de production Columbia Pictures
Oak Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Sortie 1993
Durée 130 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Last Action Hero ou Le Dernier des héros au Québec est un film américain de John McTiernan, sorti le aux États-Unis et le en France.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Danny Madigan, un jeune garçon, sèche l'école pour aller au cinéma. Il est un grand fan de la série des Jack Slater qui met en scène un héros de films d'action — incarné par Arnold Schwarzenegger — qui rappelle l'inspecteur Harry. Le projectionniste du cinéma est un ami de Danny et il lui propose de venir voir Jack Slater IV en avant-première. À cette occasion, il lui remet un billet magique qui lui a été donné jadis par le grand magicien Harry Houdini. Grâce à ce ticket, Danny entre dans le film. Il se trouve alors mêlé à une sombre intrigue policière dans laquelle bons et méchants s'aperçoivent assez vite qu'il en sait beaucoup sur eux (car il a vu le début du film).

L'affrontement est ponctué de très nombreuses scènes d'action où les vilains tombent comme des mouches. L'affaire se complique lorsque le tueur professionnel chargé d'assassiner Slater s'empare du billet magique et, effectuant le trajet inverse, passe dans le monde réel. Le poursuivant, Jack Slater découvre qu'il n'est plus invulnérable dans cet autre monde et qu'il doit notamment penser à recharger son pistolet. Il comprend aussi qu'il doit protéger l'acteur qui l'incarne, à savoir Arnold Schwarzenegger, dont la mort le supprimerait simultanément. Enfin, il doit défendre Danny que le tueur prend en otage pour rejouer dans le monde réel la scène fictive tragique qui ouvrait le film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Producteur délégué : Arnold Schwarzenegger
Coproducteurs : Neal Nordlinger et Robert E. Relyea
Producteur associé : Robert H. Lemer

Distribution[modifier | modifier le code]

Caméos 

Musique[modifier | modifier le code]

Last Action Hero:
Music from the Original Motion Picture

Bande originale par divers artistes
Sortie
Durée 54:19
Genre hard rock, heavy metal, metal alternatif, grunge, rock alternatif
Label Columbia Records
Critique

La musique du film est composée par Michael Kamen. De prestigieux groupes de hard rock et de heavy metal participent également à l'album de la bande originale sorti en juin 1993.

Liste des titres
  1. AC/DC : Big Gun
  2. Alice in Chains : What The Hell Have I
  3. Megadeth : Angry Again
  4. Queensrÿche : Real World
  5. Def Leppard : Two Steps Behind
  6. Anthrax : Poison My Eyes
  7. Aerosmith : Dream On (live)
  8. Alice in Chains : A Little Bitter
  9. Cypress Hill : Cock The Hammer
  10. Fishbone : Swim
  11. Tesla : Last Action Hero
  12. Michael Kamen and The Los Angeles Rock And Roll Ensemble Featuring Buckethead : Jack And The Ripper
  13. Jamal-Ski : Hangin' Tree

Commentaires[modifier | modifier le code]

Le film étant une parodie ouverte des blockbusters d'action américains, Arnold Schwarzenegger y fait preuve de beaucoup d'auto-dérision. On y trouve même Sylvester Stallone interprétant à sa place le rôle du Terminator[3].

Le film a connu plutôt un échec aux États-Unis lors de sa sortie en 1993, récoltant environ 50 M$ pour un budget important de 85 M$, réalisant toutefois de bons scores dans le reste du monde. On explique en partie ce relatif échec par la sortie une semaine plus tôt seulement de Jurassic Park, en passe de devenir à l'époque le plus gros phénomène cinématographique de tous les temps.

Mal considéré donc au moment de sa sortie, Last Action Hero a connu un succès d'estime grandissant, favorisé par un bouche à oreille très élogieux, grâce notamment aux diffusions VHS. Il a fini par devenir un film culte dans de nombreux cercles de cinéphiles, non seulement en raison de son regard affectueux, ironique et moqueur des blockbusters américains, mais aussi en raison de la richesse de son contenu, laquelle est plutôt difficile à percevoir en une seule vision[réf. nécessaire].

Passées les références amusantes (la Mort du Septième Sceau qui, elle aussi, sort de son film), les clins d'œil (la lutte du héros accroché à un gratte-ciel contre un hélicoptère sort de Rambo 3, ou le croisement de regards fugace entre Arnold Schwarzenegger et Robert Patrick revêtu de l'uniforme de policier qu'il endossait pour le rôle du T-1000 dans Terminator 2 : Le Jugement dernier) et les caméos, le film aborde, plus que le thème des univers parallèles, le mythe du héros de fiction qui prend conscience avec amertume de son statut « artificiel » et des différences entre cinéma et réalité. Ceci est souligné par des effets scénographiques : la nuit et la pluie quasiment systématiques dans des rues tristes de New York, gangrénées par l'insécurité et la misère, contrastent avec le soleil, le hard rock et les femmes (toutes) exceptionnelles de Californie. Ce contraste violent est plutôt à prendre comme le témoignage d'un amour du cinéma, qui peut nous offrir un monde meilleur, où les « gentils » gagnent. On peut noter au passage une des dernières répliques du méchant Bénédict : « Il n'y a que dans un monde comme ici, Jack, où les méchants peuvent enfin gagner ! ».

Clins d’œil et références[modifier | modifier le code]

Le film est une sorte d'hommage au cinéma, faisant plusieurs références — parfois subtiles — au septième art. Les films suivants sont évoqués :

Le film parle d'acteurs et d'actrices comme Humphrey Bogart, Greta Garbo, Jean Harlow, Marilyn Monroe et Harrison Ford.

On peut voir des affiches de certains films, notamment dans le vidéo-club, tels que : Bugsy, Hot Blood, Camp on Blood Island, Screaming Mimi, Jason et les Argonautes, Fellini Roma, La Nuit des morts-vivants, et À la poursuite d'Octobre rouge.

De nombreuses scènes sont en elles-mêmes des références plus ou moins évidentes à d'autres films. Citons la sortie du commissariat de Sharon Stone (comme si elle venait de subir le célèbre interrogatoire de Basic Instinct) ou la référence visuelle à E.T. l'extra-terrestre lorsque Danny passe devant la lune avec son vélo.

Le jeune Danny raconte à Jack Slater que l'ami de ce dernier, John Persévère (John Practice en V.O.), a tué Mozart. Il s'agit d'une référence au Amadeus, dans lequel l'interprète de John Persévère, F. Murray Abraham, incarne Antonio Salieri, le rival du célèbre compositeur.

De nombreuses références à la marque ACME apparaissent également dans le film. Tout d'abord sur une caisse d'explosifs lors de la scène de poursuite, puis sur un camion de glaces (ACME Ice Cream), ainsi que sur une pile de cartons (ACME Storage Center). Plus tard, un club vidéo porte l'inscription ACME Video sur sa porte d'entrée, puis on peut lire ACME Construction sur la grue de chantier dans la scène sur le toit de l'hôtel. Enfin, chose étrange, une enseigne ACME apparaît dans le monde réel, lors de la scène où Danny est rattrapé par Jack après que l'éventreur l'a jeté du toit.

Ian McKellen incarne la Mort, sortie du film Le Septième Sceau d'Ingmar Bergman. C'est en réalité Bengt Ekerot qui l'incarnait dans le film de 1957.

Pour prouver que l'on est dans un film, Danny emmène Jack Slater dans un vidéo-club. Il y découvre avec désarroi que Sylvester Stallone est sur une affiche de Terminator 2 : Le Jugement dernier, incarnant ainsi le célèbre Terminator à la place d'Arnold Schwarzenegger. Sylvester Stallone fera à son tour un clin d’œil à Arnold Schwarzenegger en faisant de lui le Président des États-Unis dans le futur de Demolition Man.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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