Heippes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Heippes
Heippes
Blason de Heippes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Dieue-sur-Meuse
Intercommunalité communauté de communes Val de Meuse - Voie Sacrée
Maire
Mandat
Pascal Pierre
2014-2020
Code postal 55220
Code commune 55241
Démographie
Population
municipale
74 hab. (2015 en augmentation de 4,23 % par rapport à 2010)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 40″ nord, 5° 17′ 38″ est
Altitude Min. 265 m
Max. 347 m
Superficie 10,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meuse

Voir sur la carte administrative de la Meuse
City locator 14.svg
Heippes

Géolocalisation sur la carte : Meuse

Voir sur la carte topographique de la Meuse
City locator 14.svg
Heippes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Heippes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Heippes
Liens
Site web www.heippes.fr

Heippes est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Heippes est située sensiblement à mi-distance de Bar-le-Duc et de Verdun, sur le versant d’un coteau incliné sud-nord et traversée par la Voie Sacrée, nom glorieux de la route qui relia Bar-le-Duc à Verdun en 1916 pour ravitailler le front.
  • L’agglomération s’étale à l’ouest de la Voie Sacrée, présentant une forme triangulaire avec deux rues principales qui se rejoignent sur la place du village et sur lesquelles aboutissent des rues secondaires.
  • Le territoire de la commune est sur la ligne de partage des eaux des bassins de la Seine et de la Meuse, puisque deux ruisseaux y prennent leur source ; le ruisseau de Récourt, affluent de la Meuse et le Flabussieux, affluent de l’Aire.
  • Le territoire de 1 048 hectares est accidenté, avec un point culminant à 347 m d’altitude.
  • Avec 390 ha de forêts, les bois ont toujours constitués la richesse de Heippes où son industrie y était prospère. On y rencontrait des sabotiers, des fabricants de bois de brosse, de râteaux, des manches d’outils, des charbonniers et sans oublier de nombreux bûcherons. Il se raconte qu'en 1823, l'un d'entre eux nommé Collot trouva dans la forêt, un vase d’étain renfermant 300 pièces de monnaies françaises (Henri IV), lorraines, bavaroises et autrichiennes.
  • Autrefois, Heippes était constitué de vastes étendues de friches qui faisaient songer à un pauvre sol. Cela se vérifie dans la statistique de 1706 où il est rapporté qu’il ne reste plus de grain aux laboureurs quand ils ont payé « leur canon » (fermage). De même dans le cahier de doléances de 1789, les habitants annoncent qu’ils n’ont même pas récolté pour leur semences, qu’ils devront manger du pain d’avoine, nourriture ordinaire des chevaux et que les pauvres gens seront obligés de s’égorger pour avoir un morceau de pain.

Extrait d'un article de L. Lavigne, paru en 1949 dans La Meuse Agricole, à la rubrique « En parcourant nos villages meusiens ».

Communes Limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Souilly Souilly Souilly Rose des vents
Saint-André-en-Barrois N Rambluzin
O    Heippes    E
S
Deuxnouds-devant-Beauzée Mondrecourt Benoîte-Vaux

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Aucune autre commune ne porte le nom « Heippes » en France.
  • Il existe plusieurs étymologies du nom « Heippes », la plus probable semble venir du nom latin Espium, lieu planté d’épines.
  • La toponymie évoque également une origine obscure, sans doute germanique (Heipen) en Westphalie.
  • Il a été relevé les orthographes suivantes : Espeium (1199), Heppe (1200), Heipes (1259), Heippe (1336), Heyppes (1338), Heippes (1502), Heppes (1610), Hyeppes (1642), Hieppes (1738), Heppiæ (1738), Heippe (1793)[1].
  • En patois, on prononçait Haïeppe avec le H fortement aspiré.

Histoire[modifier | modifier le code]

Heippes n’apparaît pas dans l’histoire de l’Antiquité ni du bas Moyen Âge. Ce n’est qu’en 1183 qu’il est mentionné dans la donation de l’alleu de Heippes que faisait Raoul Ier de Clermont dit Le Roux aux frères de l’Hôpital de Jérusalem (Hospitaliers). Mais dès 1282, le comte de Bar en sera le seul seigneur et à cette date, Jean de Bar rendra hommage au roi de France pour ses terres de Souilly, Osches, Rambluzin, Issoncourt et Heippes. Cette période est obscure car Heippes est mentionné à la fois faisant partie des prévôtés barroises de Bar et de Souilly.

Le XVIIe siècle fut néfaste à Heippes qui fut décimé par le choléra en 1632. Plus tard, en 1638, les habitants durent s’enfuir devant les Croates et le village est déserté par sa population jusqu'en 1644. Un chroniqueur contemporain note : « le peuple est par les bois, en raison de grandes contributions, meurtres, brûlements, rançonnements »

En 1777, le château appartenait à M. de Grand-Fèvre, procureur du roi à Verdun. Comme Heippes était un gîte d’étapes, la communauté voulut l’acheter pour utiliser à abriter convois et voyageurs et pour y loger un détachement de la maréchaussée. Cet achat ne se fit pas.

Sous la Révolution, à part quelques réactions, tout se passa dans le calme. Les cahiers de doléances sont signés du curé Vautrin, du syndic François et de trois élus, Patin, Gervaise et Thierry, ancien maître d’école à Heippes.

À la fin de l’Empire, les , et , lors de la campagne de France, le Maréchal Marmont, duc de Raguse, campa à Souilly, Issoncourt et Heippes, avec 30 000 hommes. En 1818, à la fin de l’occupation, 60 000 Prussiens et Russes passèrent à Heippes pour regagner leur pays.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
François Pierre Lachambre    
Jean Nicolas Gervaise    
Nicolas Narat    
François Picard    
Jean Nicolas Gervaise    
Louis Thomas    
Isidore Patin    
Louis Thomas    
François-Jacques Delabas    
Charles-Nicolas Noël    
François-Jacques Delabas    
François-Hilaire Pérignon    
(Décès) Claude-Frédéric Cazo    
(Décès) François-Jacques Narat    
Alexis Masson    
Jean-Baptiste Gauny    
Félix Narat    
(Décès) Pierre-François Pérignon    
(Décès) Alexis Masson    
(Démission) Nicolas-Célestin Décombe    
Édouard Boivin    
Henri Gauny    
(Démission) Edmond Paquin    
Irénée Harmand    
(Décès) Guy Pierre    
Jean-Marie Gauny    
en cours Pascal Pierre    
  • En 1792, le maire se nommait Narat, les officiers municipaux Tonnelier et Masson, le greffier Simon et le curé Viard.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 74 habitants[Note 1], en augmentation de 4,23 % par rapport à 2010 (Meuse : -1,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
311317332334359350352355371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
328322291259272275276255245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
242223216198189166157155186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1461381181098676737272
2015 - - - - - - - -
74--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Anciens métiers : sabotiers, « tixiers » sur toile.
  • Autrefois, le surnom patois des habitants de Heippes était surnommés les « Gaillots » (les chevraux). Le , la cour de l'ancienne école accueillait Jean Sucquet à l'occasion de la sortie de son livre « Les bonheurs d'un Gaillot ». En effet, le fils de l'ancien instituteur relate dans cet ouvrage, avec beaucoup d'humour et d'anecdotes, son enfance heureuse à Heippes entre 1922 et 1933.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

  • Sur le territoire de Heippes se trouve l’ancien prieuré Saint-Pierre de Flabas (Xe siècle), converti en ferme et dont il restait des vestiges de la chapelle jusqu'au milieu des années 1980. Il fut fondé en 1317, c’était une dépendance de l'ordre de Cluny puis de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La chapelle, sous le vocable de Saint-Pierre, porte une inscription sur pierre gravée en 1508, donnant le nom de frère Guillaume Le Fêvre, prieur de Saint-Pierre de Flabas qui la fit édifier. Cette inscription de fondation du prieuré Saint-Pierre de Flabas, a été restaurée et bénie le par Mgr François Maupu, évêque de Verdun dans l'église du village. Non loin de Flabas se trouvait la fontaine de Saint-Pierre entourée de la forêt domaniale du Prieuré et du bois communal de Châtel-Bois. À ce propos, on comprend mieux pourquoi une autre fontaine s’appelle Paroisse-Fontaine et fut la principale source qui alimenta le village jusqu'en 2002.
  • Ancienne gare de la Compagnie Meusienne de Chemins de Fer, inaugurée en où s'arrêtait Le « Meusien », également appelé Le « Varinot », du nom de Charles Varinot, son inventeur ou encore le Tacot. Cette station qui s’appelait « Heippes - Benoîte-Vaux » devait son nom par la proximité du fameux pèlerinage. Aujourd'hui remplacée par la gare de Meuse TGV, située à 3 km.
  • Il y avait aussi la Warge (signifie « ivraie »), qui était le siège d’une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, le plus ancien et le plus célèbre des ordres religieux des croisades. Cette commanderie était installée dans l'ancienne ferme appartenant à la commanderie des Hospitaliers de l'Ordre de Gelucourt près de Dieuze (Moselle), elle-même ancienne cense, qui collectait les impôts dus au seigneur. Cette ferme, dont il ne reste plus rien, fut vendue comme bien national en 1793 pour 16 000 livres. Seul, le commandeur de Gelucourt nommait le curé de Heippes, sans en référer à l’évêque.
  • Vestiges du diverticule (voie romaine secondaire) de Verdun à Fains-les-Sources.
Autres lieux 
  • La Vaux la Dame
  • La forêt communale de Dahaie
  • Le bois Chardin
  • Devant Gaut.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie (où se trouvait l'ancienne école). C'est au cours de l'année 2011 et sous l'impulsion de Pascal Pierre, maire de la commune, que le bâtiment a été entièrement transformé pour permettre l'accessibilité aux PMR (personne à mobilité réduite). Alors que le secrétariat de mairie et la salle du conseil ont été installés au rez-de-chaussée, deux beaux appartements T3 en duplex ont été aménagés à l'étage et dans les combles. Cette ancienne bâtisse, située au cœur du village, a été réhabilitée de la cave au grenier, selon les principes BBC (bâtiment basse consommation).
  • L'église, construite sans style en 1786 sous le vocable de l'Assomption de la Vierge (). Bénite le , l'acte de bénédiction de l'église dit expressément que cet édifice fut construit aux frais de frère Louis Mayeur de Mussey, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (une croix de Malte sur l'autel central, le rappelle). Le , eut lieu à Heippes, la bénédiction d'une cloche ; le parrain fut frère Pierre-Paul Grech commandeur de Gelucourt, patron et collateur de la cure. Trop petite pour accueillir tous les villageois, elle fut agrandie et restaurée vers 1835.
  • Le monument aux morts est édifié en 1920 entre l'église et la Voie Sacrée.
  • Le lavoir communal du XIXe siècle dont la charpente très caractéristique supporte une toiture de zinc
  • La fontaine adossée au lavoir avec son bassin en demi-lune restauré en 2008.
  • Le gayoir du XIXe siècle construit en 1882, qui servait à laver les chevaux au retour des travaux des champs et couramment appelé « le Gué » par les habitants.
  • L'ancien château féodal édifié par les ducs de Bar dont une aile est devenue ferme agricole. On ignore la date de construction du château, qui semble avoir été la maison forte du village. Il possédait deux ailes et deux tours carrées, rasées à hauteur des murs de l’habitation et à l’intérieur il y avait une cheminée monumentale. Jusqu’en 1790, il était doté d’une chapelle desservie par un chapelain.
  • Le cimetière de Pérignon, stèle d'un ancien maire et conseiller général (cf. paragraphe « Personnalités ») et de sa famille qui est située à 80 mètres à gauche après la sortie du village sur la Voie Sacrée en direction de Bar-le-Duc.

La croix de la Côte à Moulin[modifier | modifier le code]

Cette grande Croix de bois fut gravée par les sapeurs du 7e régiment du génie (7e RG) qui l'érigèrent au Signal d'Heippes le , jour de Pâques[5], en commémoration des sanglants combats du au sur l'aile droite de la première bataille de la Marne opposant les unités françaises de la IIIe Armée commandée par le général Sarrail et les troupes allemandes du Kronprinz impérial.

  • Gravures côté nord : ÉFFIGIE EN ARMURE ET MAIN GAUCHE LEVÉE de la sculpture "Le départ des volontaires" de François Rude / AILE DROITE DE LA BATAILLE DE LA MARNE / COMBATS DE BEAUZÉE SERAUCOURT Bois BLANDIN St ANDRÉ IPPÉCOURT HEIPPES SOUILLY Bois LANDLUT ISSONCOURT MONDRECOURT RIGNAUCOURT / ARMOIRIES DES DUCS DE LORRAINE ET DE BAR.
  • Gravures côté sud : MÉDAILLE MILITAIRE / AUX SOLDATS DE FRANCE MORTS POUR LA PATRIE 6-12 SEP. 1914 / 65-DR 311-RI 312-RI 203-RI 341-RI 34-RIC 38-RIC 55-RAC 2-RAM / 75-DR 240-RI 258-RI 255-RI 261-RI 42-RIC 44-RIC 19-RAC 38-RAC / 2 ÉCUS.

Cette croix est le premier monument érigé au cours de la Grande Guerre. Pour réparer l'outrage des années, elle fut d'abord restaurée en 1966 avec l'aide du Souvenir français (Architecte des Bâtiments de France: M. Dimitri PANORYIA de Verdun - Sculpteur: M. Claude MICHEL de Triaucourt). Cette première restauration la fit plus haute afin de lui donner une allure plus élancée que l'originale, ce qui suscita une polémique au sein du conseil municipal. À la suite de sa casse provoquée par les vents violents de la tempête Lothar de , elle fut de nouveau restaurée en 2000 et également soutenue par Le Souvenir français.

NOTA : En 2008, en comparant avec des photos d'époque, Pascal Pierre, maire de la commune, a remarqué qu’après la restauration de 2000, la Croix avait été repositionnée inversée de 180° par rapport à son orientation d'origine. En , elle a été déposée pour être restaurée en vue de la cérémonie du de célébration du centenaire des combats de la Côte à Moulin et a été replacée dans sa position originale.

Le , afin de célébrer le centenaire de sa pose ( - Jour de Pâques), une cérémonie s'est déroulée au pied de la croix sous la présidence du colonel Jacques Mienville, DMD (délégué militaire départemental) de la Meuse avec la participation d'un piquet d'honneur du SEA (Service des essences des armées) pour l'ALAT (Aviation légère de l'Armée de terre) sur la base aérienne d'Étain Rouvres et en présence de Mgr Jean-Paul Gusching, évêque de Verdun, qui a béni la croix de la Cote à Moulin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Heippes Blason Tiercé en pairle renversé, ondé pour les deux partitions en chevron : au 1 d'azur à une croix de Malte d'or, au 2 d'or à une croix latine aiguisée, au pied péronné, de gueules, au 3 de gueules à une tête arrachée de chevreau d'argent.
Détails
Création de R.A. Louis et D. Lacorde avec les conseils de la Commission Héraldique de l'UCGL. Adopté par la commune en octobre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Sucquet, Les bonheurs d'un Gaillot, Paroles de Lorrains, coll. « Terroirs », , 350 p. (ISBN 978-2-952344975)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. Page 149 de L'Œil et la Plume, les Carnets du Docteur Léon Lecerf, Médecin et Photographe durant la Grande Guerre (Éditions L'Harmattan. (ISBN 2-296-00548-9) • avril 2006 • 304 pages)