Réseau Prosper-PHYSICIAN

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Le réseau Prosper-PHYSICIAN fut un des réseaux de Résistance créés en France par la section F du Special Operations Executive (SOE), pendant la Seconde Guerre mondiale.

Autres appellations[modifier | modifier le code]

  • PROSPER : c'est le nom de guerre de Francis Suttill. C'est sous ce nom de PROSPER que le réseau est enregistré aux archives du SHD à Vincennes.
  • PHYSICIAN : c'est le nom de code opérationnel de Francis Suttill, nom utilisé par la RAF. PHYSICIAN veut dire médecin en anglais.
  • PROSPER-BUCKMASTER : le nom Buckmaster est celui du chef de la section F à Londres.

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions du réseau étaient de type "action" : parachutages, sabotages, recrutement et instruction de groupes de choc, armement et encadrement des résistants.

Période d'activité[modifier | modifier le code]

  • Durée : 9 mois.
  • Début : , date du premier parachutage de Francis Suttill.
  • Fin : , date de l'arrestation de Francis Suttill à Paris, prélude à l'effondrement général du réseau et de ses sous-réseaux, dans les semaines qui suivirent.

Protagonistes[modifier | modifier le code]

Responsables[modifier | modifier le code]

L'équipe de direction du réseau était constituée d'officiers formés en Angleterre et parachutés en France ; ils ont tous été arrêtés par le SD, déportés et exécutés dans des camps de concentration nazis en Allemagne :

Direction du réseau
Fonction Nom Alias
Field name—Code opérationnel
Nom de code du plan
pour la centrale radio
Période d’activité pour le réseau Exécution
Chef de réseau Francis Suttill Prosper—PHYSICIAN parachuté le ,
arrêté le

camp de Sachsenhausen
Premier opérateur radio Gilbert Norman Archambault—BUTCHER BUTCHER parachuté le ,
arrêté le

camp de Mauthausen
Courrier Andrée Borrel Denise—WHITEBEAM parachutée le ,
arrêtée le

camp de Natzweiler-Struthof
Deuxième opérateur radio Jack Agazarian Marcel—GLAZIER USHER parachuté le ,
fin d’activité le
(il sera arrêté le )

camp de Flossenbürg

À noter le rôle éphémère de James Amps « Thomas », parachuté avec Francis Suttill, mais qui abandonna rapidement sa mission.

Agents[modifier | modifier le code]

Quelques noms[modifier | modifier le code]

De nombreux agents, notamment d'anciens membres du réseau CARTE (en déclin fin 1942), furent recrutés sur place, et jouèrent un rôle au sein de groupes locaux. Citons :

Statistiques[modifier | modifier le code]

Réseau Prosper, hormis le groupe Adolphe

Le réseau a compté 144 agents P2, se répartissant comme suit :

  • 2 chefs de mission de 2e classe ;
  • 8 chargés de mission de 1re ;
  • 15 chargés de mission de 2e classe ;
  • 115 chargés de mission de 3e classe ;
  • 1 chargé de mission de 4e classe ;
  • 3 chargés de mission de 5e classe.

Il a compté aussi 376 agents P1 et 495 agents O.

Parmi les agents P2, il y eut 4 tués, 68 déportés décédés, 54 déportés rapatriés, 10 internés et 8 P2 effectifs.

Groupe Adolphe

Ont été comptabilisés 75 agents P2, 190 agents P1 et 21 agents O

Total

1301 agents : 219 agents P2, 566 agents P1 et 516 agents O.

Secteur géographique[modifier | modifier le code]

L'état-major du réseau se situait à Paris.

Des équipes de parachutage ont été formées :

Réalisations[modifier | modifier le code]

Sabotages[modifier | modifier le code]

  • 27 mars 1943. Chaingy. Destruction de 24 pylônes, avec leurs câbles. Interruption de l'électricité pendant une journée. 40 000 litres de pétrole déversés.
  • Mars 1943. Paris. Un train de produits alimentaires au départ pour l'Allemagne incendié et détruit.
  • Mars 1943. Près de Blois. Déraillement de trois trains de soldats : 43 Allemands tués, 110 blessés.
  • Mars 1943. Paris. Bombes au ministère de la Marine (deux bâtiments).
  • Mars 1943. Paris. Bombes incendiaires contre le quartier général des archives, rue François 1er.
  • 5 avril 1943. Chaingy. Nouvelle attaque du transformateur. Coupure de toutes les lignes à haute tension, dont une vers Paris ; ligne Chaingy-Éguzon sérieusement endommagée ; déraillement de trois trains de marchandises (Orléans-Vierzon, Vierzon-Tours, Blocs-Villefranche).
  • Mai 1943. Deux grenades jetées dans un autocar d'officiers allemands : au moins 30 morts.
  • 13 mai 1943. Étrépagny. Attaque de la distillerie des Sucreries Sayat : 6 millions de litres d'alcool détruits.
  • 4 juin 1943. Saint-Ouen-l'Aumône. Attaque d'une autre distillerie : bâtiments endommagés, destruction de 14 millions de litres d'alcool et de la totalité des réserves de mélasse.

Parachutages[modifier | modifier le code]

Le réseau organisa plusieurs dizaines de parachutages. Le tableau suivant donne la localisation des terrains utilisés [1] :

Terrains de parachutage utilisés par le réseau Prosper-PHYSICIAN
Période Lieu-dit Commune Département Latitude Longitude
1942
Bois-Renard Nouan-sur-Loire Loir-et-Cher
La Crepellerie Saché Indre-et-Loire
Le Génétray Étrépagny Eure
1943
Champ-Failly Neuvy-en-Champagne Sarthe
Le Pré Flavacourt Oise
Bois de Saint-Lomer Thenay Loir-et-Cher
L'Anglochère Baule Loiret
Miraillon Chaumont-sur-Tharonne Loir-et-Cher
La Rouge-Mare Neuf-Marché Seine-Maritime
Le Petit Bois Bois-Jérôme-Saint-Ouen Eure
Méru Oise
Forêt de Thelle Lalandelle Oise
Meung-sur-Loire Loiret
Le Monty Muno Ardennes belges
Origny-en-Thiérache Aisne
Le Roncey Bazemont Yvelines
Falaise Calvados
Chuelles Loiret
Les Marais Neaufles-Saint-Martin Eure
Les Groux (?) Trie-Château Oise
Les Motteux Chaumont-sur-Tharonne Loir-et-Cher
Bois de Juchepie Mareuil-sur-Cher Loir-et-Cher
Ardennes
Château d'Eporcé La Quinte Sarthe

Atterrissages[modifier | modifier le code]

Les atterrissages et les ramassages d'agents étaient effectués, notamment au profit du réseau Prosper, par Henri Déricourt, chef du réseau FARRIER.

Liaisons radio avec Londres[modifier | modifier le code]

Les émissions-réceptions radio étaient assurées par Gilbert Norman et Jack Agazarian, à partir de dix lieux d'émission. Les émissions étaient quotidiennes.

Voici quelques exemples de messages BBC :

  • « Les genêts sont fleuris dans le jardin »
  • « Après les fraises, les framboises »
  • « Il faut compter les marches de la Tour Eiffel »
  • « Quand les lilas refleuriront »
  • « Archibald aura dix ministres »
  • « La morue est salée »
  • « Halte-là qu'on vous attrape »
  • « Ils seront toujours verts »
  • « Prenez garde au lion perdu »
  • « Congestion à la gare de Lyon »
  • « On plombe la dent du Midi »

Effondrement du réseau[modifier | modifier le code]

Circonstances de l'effondrement[modifier | modifier le code]

Arrestations 
Juin 1943
Juillet 1943
Août 1943
Septembre 1943
Octobre 1943

Conséquences de l'effondrement[modifier | modifier le code]

Il n'y eut pas de suite directe au réseau Prosper après son effondrement. Lors de la dernière semaine de juin 1943, plusieurs tentatives furent engagées pour sauver ce qui pouvait l'être encore. Le 27, Jean Worms proposa à Londres de s'y consacrer en prenant la tête des restes du réseau, mais cela lui fut refusé. Le 30, quatre chefs de réseau se réunirent à Paris pour discuter des mesures de sécurité : Gustave Biéler « Guy » (chef du réseau MUSICIAN dans l'Aisne), Michael Trotobas « Sylvestre » (chef du réseau FARMER à Lille), Marcel Fox « Ernest » (chef du réseau PUBLICAN en Seine-et-Marne), Jean Worms « Robin » (chef du réseau JUGGLER), avec Armel Guerne « Gaspard » (adjoint de Francis Suttill) et sa femme, ainsi qu'avec la comtesse de La Rochefoucauld.

Plusieurs témoignages évoquent un accord conclu fin juin entre le SD (Hans Kieffer) et Gilbert Norman et approuvé par Berlin, selon lequel, en échange de la livraison des dépôts d'armes, les Allemands promettaient que les agents arrêtés auraient la vie sauve jusqu'à la fin du conflit. De nombreux dépôts furent effectivement livrés, mais les Allemands exécutèrent de nombreux agents.

Durant l'été 1943, les Allemands procédèrent à une grande quantité d'arrestations (plusieurs centaines d'agents et de résistants), atteignant non seulement les membres du réseau Prosper lui-même et de ses groupes locaux, mais aussi ceux d'autres réseaux qui opéraient, malgré les règles de sécurité édictées, en relation étroite d'association ou de dépendance avec lui : BUTLER, CHESTNUT, JUGGLER, PHONO, PUBLICAN, SATIRIST. D'autres réseaux interrompirent leurs activités, tel que BRICKLAYER, TINKER et SCIENTIST. Finalement, à l'automne 1943, la section F ne disposa plus que de trois réseaux actifs en zone nord : Jean-Marie-DONKEYMAN d’Henri Frager dans l'Yonne, Sylvestre-FARMER de Michael Trotobas dans le Nord et Guy-MUSICIAN de Gustave Biéler dans l'Aisne.

Les Allemands, dès qu'ils avaient arrêté des opérateurs-radio et mis la main sur leurs équipements et leurs codes, purent engager plusieurs jeux radio qui conduisirent à l'envoi d'agents directement dans leurs mains. On n'a pas connaissance d'opérateur radio qui ait été retourné. On sait, en tout cas que, même s'il a conclu un arrangement avec Hans Kieffer, Gilbert Norman s'est arrangé pour faire comprendre à la section F qu'il n'émettait pas librement, et il l'a fait selon la méthode prescrite par le service (absence du deuxième contrôle de sécurité dans les messages).

Causes de l'effondrement[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent pour reconnaître plusieurs causes à l'effondrement du réseau :

  • une difficulté de respecter les règles de sécurité, notamment le cloisonnement strict entre réseaux, accentuée par la taille croissante du réseau (effectifs, couverture géographique, activité) ainsi que par la pénurie d'opérateurs radio ;
  • l'habileté du Sicherheitsdienst à préparer soigneusement son intervention en accumulant les renseignements pendant plusieurs mois, et à intervenir simultanément partout avec méthode ;
  • le double jeu d'Henri Déricourt « Gilbert », qui, en tant qu'organisateur des ramassages par avion de la section F, a livré à la Gestapo - pour lui permettre d'en faire des copies - l'ensemble du courrier qu'il avait pour mission d'acheminer à Londres ou d'en ramener. Sous le nom de code BOE 48, il était agent personnel de Karl Bömelburg, le chef de la Gestapo en France qu'il avait connu avant guerre à Paris. Ainsi, au début des arrestations, le niveau de connaissance des Allemands sur le réseau était très approfondi sur l'organigramme, les noms et les rôles des agents, leurs adresses et les lieux des parachutages et, à un moindre degré, sur les lieux de stockage d'armes et sur les activités des groupes. La réalité de la trahison de Déricourt a été confirmée lors de son procès en 1948, de l'aveu même de Nicolas Bodington venu témoigner en sa faveur pour affirmer que le travail de Déricourt pour les Allemands était connu et accepté à Londres, et obtenant par son témoignage l'acquittement.

En revanche, les historiens restent partagés sur la réalité d'une hypothèse complémentaire, dont les preuves directes restent difficiles à réunir en l'absence de l'aide officielle britannique : l'Intelligence Service aurait délibérément laissé le réseau s'effondrer, voire aurait provoqué son effondrement à l'insu de la section F, probablement dans le cadre d'une opération de mystification élaborée par la LCS (plan COCKADE/STARKEY) ; la mystification consistait à faire croire aux Allemands à un débarquement dans le Pas-de-Calais soi-disant prévu pour le et à leur faire maintenir des divisions dans cette région au détriment du front russe. L'avantage stratégique temporaire résultant d'une telle mystification, si les Allemands s'y laissaient prendre, aurait été, conformément à un engagement pris par Churchill envers Staline, de soulager la pression militaire allemande sur le front russe. À l'appui de cette thèse, qui ferait de Déricourt un agent triple (SOE, Gestapo, MI6), on avance :

  • la très importante augmentation de l'activité de parachutage d'armes livrées au réseau au mois de juin 1943.
  • le rôle ambigu de Nicolas Bodington (numéro 2 de la section F du SOE), qui aurait travaillé pour l'Intelligence Service, en l'occurrence pour Claude Dansey (numéro 2 de l'Intelligence Service). En juillet 1943, il conclut à l'absence de tout contact de Déricourt avec les Allemands. Et lors du procès de Déricourt en juin 1948, il affirma exactement le contraire.
  • le fait que Nicolas Bodington, Henri Déricourt et Karl Bömelburg, le chef de la Gestapo en France, se connaissaient bien, pour avoir travaillé ensemble avant la guerre à Paris.

Les étapes de l'émergence de cette thèse sont les suivantes :

  • en 1958, parution en Angleterre des livres de Jean Overton Fuller et d'Elisabeth Nicholas, évoquant certains échecs du SOE en France et aux Pays-Bas.
  • le , interpellation du gouvernement par Dame Irene Ward à la chambre des communes, demandant que toute la lumière soit faite sur les trahisons, évoquées dans les deux livres, qui ont amené l'arrestation de nombreux agents, et poussant le gouvernement à commander à un historien l'écriture d'un livre sur l'histoire des activités du SOE en France. Le , Maurice Buckmaster est interviewé à la télévision : il révèle qu'en soutenant Henri Déricourt lors de son procès, Nicolas Bodington avait agi à titre personnel, sans avoir été aucunement accrédité pour cela.
  • en 1966, publication du livre de Michael R. D. Foot. Il n'a pas eu l'autorisation de rencontrer d'anciens agents. C'est la version « officielle » des événements, publiée par Her Majesty’s Stationary Office. La même année, publication du livre de E. H. Cookridge, apportant quelques éléments nouveaux.
  • en 1975, exposé de l'hypothèse par Anthony Cave Brown. La même année, Anthony Eden, répondant à une question sur le réseau Prosper déclare :
« Je suis au courant de l'affaire du SOE en France… C'est une affaire très pénible, et pourtant glorieuse, de cette guerre sur laquelle la vérité n'a jamais pu être dite. Des officiers ont accepté de se sacrifier volontairement pour permettre au débarquement en France de réussir, et d'être ensuite méprisés par le public et oubliés, alors qu'ils avaient, avec plusieurs centaines de leurs camarades français, fait preuve du plus grand courage et qu'ils méritaient les plus grands honneurs. Mais le silence était nécessaire. C'est là un triste souvenir de cette époque qui nous reste sur le cœur. Tout cela n'avait pour raison d’être que l'importance extrême de l'enjeu : la réussite du débarquement en France. »
  • en 1977, publication en Australie du livre de John Vader, Prosper double-cross, qui relate ses entretiens avec Armel Guerne en 1973. La publication avait été empêchée en Angleterre.
  • en 1984, réédition du livre de Michael R. D. Foot, sans apports nouveaux sur les causes de l'effondrement du réseau.
  • en 1986, au cours d'une émission télévisée de BBC2, All the King's Men de Robert Marshall (Timewatch special, , 8:00 p.m.), l'hypothèse est énoncée au grand public. Cela provoque de vives réactions. Reprise par The Observer, l'hypothèse est présentée par Jean Planchais dans le journal Le Monde du . Dès lors, elle est régulièrement reprise : Jean Lartéguy et Bob Maloubier (1992), Jacques Bureau (1992), Rémi Kauffer (Historia, août 1999), Richard Seiler (2003), etc.
  • en 2002, publication de la traduction française du livre de John Vader.
  • en 2004, publication de la version révisée du livre de M.R.D. Foot.
  • en 2008, publication de la traduction française du livre de Michael R. D. Foot, chez Tallandier, après 42 ans d'interdiction par décision du Foreign Office.

Liquidation[modifier | modifier le code]

  • Nom du liquidateur, après la guerre : Renée Guépin

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michael R. D. Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004.
    Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France.
  • John Vader, Nous n'avons pas joué, l'effondrement du réseau Prosper 1943, traduction, notes et annexes de Charles Le Brun, Le Capucin, 2002. Ce livre est la traduction française de (en) Prosper double-cross, Sunrise Press, 1977.
  • Jacques Bureau, Un soldat menteur, Robert Laffont, 1992. Témoignage direct d'un membre du réseau.
  • Jean Lartéguy et Bob Maloubier, Triple jeu, l'espion Déricourt, Robert Laffont, 1992. (ISBN 2-221-06836-X)
  • Jean Planchais, La fin du réseau « Prosper » en 1943, rubrique Histoire, article du journal Le Monde, mardi , page 29.
  • Anthony Cave Brown :
    • (en) Bodyguard of Lies, Harper & Row, New-York, 1975 ; Bantam, 1976
    • (fr) La Guerre secrète, le rempart des mensonges, Pygmalion/Gérard Watelet, 1981, 2 vol. Traduction en français de Bodyguard of Lies. Vol. 1, p. 351-375.
  • Rémi Kauffer, Le réseau Prosper vendu par les Anglais, article dans la revue Historia, no 632, été 1999. Il s'agit d'une interview de Jacques Bureau.
  • (en) Elizabeth Nicholas, Death Be Not Proud, London, Cresset Press, 1958.
  • (en) Jean Overton Fuller, Double Webs, Putnam, 1958.
  • Richard Seiler, La Tragédie du réseau Prosper, Pygmalion, 2003.
  • Bob Maloubier, Les Secrets du Jour J : Opération Fortitude, Churchill mystifie Hitler, Les Éditions la Boétie, 2014, (ISBN 978-2-36865-033-2).
  • (Fiction librement inspirée de l'histoire du réseau Prosper) Béatrice Nicodème, Vous ne tuerez pas le printemps, Editions Gulf Stream, 2014 (ISBN 978-2-35488-223-5)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Archives SHD : cote 17 P 41, PROSPER ; cote 17 P 3, ADOLPHE.
  • Lt. Col. E.G. Boxshall, Chronology of SOE operations with the resistance in France during world war II, 1960, document dactylographié (exemplaire en provenance de la bibliothèque de Pearl Witherington-Cornioley, consultable à la bibliothèque de Valençay). Voir sheet 2, PHYSICIAN PROSPER CIRCUIT.
  • Richard Seiler, La Tragédie du Réseau Prosper, Pygmalion, 2003, (ISBN 2-85704-804-1)
  • (en) Churchill's Secret Army, documentaire écrit et présenté par Sebastian Faulks, a Carlton Production for Channel Four, 2000.
  • Francis J. Suttill
    • Le Réseau Prosper-PHYSICIAN et ses activités dans la région Centre, in « Résistances en Touraine et en région Centre », hors-série no 3, actes du colloque « Le SOE (Service secret britannique) - Les Réseaux Buckmaster en région Centre durant la Seconde Guerre mondiale » tenu à Tours le , association ÉRIL (Études sur la Résistance en Indre-et-Loire), juillet 2010, (ISBN 978-2-9536350-0-3).
    • avec Michael R. D. Foot, (en) SOE's Prosper Disaster of 1943, article in « Intelligence and National Security », février 2011.
    • (en) Shadows in the Fog, the true story of Major Suttill and the Prosper French Resistance network, The History Press, 2014, (ISBN 978 0 7509 5591 1).
  • Association pour des études sur la Résistance intérieure (AERI), Mentir ? Jacques Bureau, DVD édité par La Documentation française, 2011. (Témoignage de Jacques Bureau, en faveur de l'hypothèse du sacrifice volontaire du réseau Prosper par Londres.)
  • (en) Robert Marshall, All The King’s Men - The Truth Behind SOE’s Greatest Wartime Disaster, Collins, 1988, (ISBN 0 00 217786 2)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sources : Suttill, 2014.