Christophe Bourseiller

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Christophe Bourseiller
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Christophe Gintzburger[1]
Nationalité
Formation
Activités
Mère
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Genres artistiques

Christophe Gintzburger dit Kinsbourg, alias Christophe Bourseiller, est un acteur, journaliste, écrivain et enseignant français né à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Son père, André Gintzburger dit Kinsbourg (1923-2013), est dramaturge et producteur de théâtre[2]. Sa mère, Chantal Darget (1934-1988), est comédienne[3]. Alors que son père est fasciné par Staline, sa mère est proche, un temps, du courant lambertiste des trotskistes français[4].

Christophe Bourseiller a par la suite pour beau-père le metteur en scène Antoine Bourseiller (dont il adopte le patronyme comme nom de plume) et pour demi-sœur la rejoneadora Marie Sara[5].

Formation et parcours[modifier | modifier le code]

Christophe Bourseiller effectue ses études au lycée Mignet d'Aix-en-Provence, puis aux lycées Condorcet et Honoré-de-Balzac de Paris et enfin à l'université Paris X - Nanterre en philosophie.

Dès l'âge de quatre ans, il apparaît au cinéma dans La Guerre des boutons, le film d'Yves Robert[5]. Il tourne plus tard notamment sous la direction de Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Jacques Demy ou encore Pierre Jolivet. On le retrouve au générique d'une trentaine de films, d'une vingtaine de téléfilms[5] et à l'affiche de plusieurs pièces de théâtre.

Il mène parallèlement une carrière d'écrivain, de journaliste, d'homme de radio et de télévision. Il a publié une trentaine de livres sur des sujets aussi divers que les mouvements minoritaires, les extrémismes politiques, les contre-cultures, les musiques industrielles et la new wave des années 1980[5].

Proche un temps des milieux d'extrême gauche[6], il consacre, en 1996, un ouvrage aux maoïstes français intitulé Les Maoïstes : La Folle Histoire des gardes rouges français.

En 2001, il lance aux éditions Denoël une revue d'études sur l'Internationale situationniste, Archives et documents situationnistes, dont cinq numéros paraissent jusqu'en 2005[7]. En 2009, il est à l'origine de la collection « Qui êtes-vous ? », chez Bourin Éditeur.

Il enseigne de 2003 à 2012 à l'Institut d'études politiques de Paris, puis à Sciences Po Lille de 2014 à 2017[réf. nécessaire]. Par ailleurs, il prépare une thèse de doctorat à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne sur Les Mouvements collaborationnistes français de juin 1944 à décembre 1950 sous la direction de Pascal Ory[8],[9],[10].

Depuis tout enfant, Christophe Bourseiller est collectionneur de tracts revendicatifs et de documents de propagande. Il en a confié des milliers à l'Institut d'histoire sociale d'Amsterdam. Il collectionne aussi entre autres les journaux rares et les unes de journaux[réf. nécessaire].

Engagements et analyses politiques[modifier | modifier le code]

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage Un maçon franc, Christophe Bourseiller évoque son parcours maçonnique. Il est initié en 1984 à la Grande Loge nationale française, puis rejoint la Grande Loge de France de 1990 à 2000.

Selon lui, le Grand Orient de France ainsi que la Grande Loge mixte universelle ont été l'objet de l'entrisme du courant trotskyste-lambertiste dès la fin des années 1970 en parallèle à différents syndicats et partis politiques comme Force ouvrière ou le Parti socialiste. Cette action repose sur une volonté d'influence plus que de pouvoir[11]. Cette thèse n'est toutefois pas reprise sur son « Antiblog »[12]. Il ne l'évoque pas non plus dans Un maçon franc.

Islam politique[modifier | modifier le code]

Des figures comme celles de George Galloway, Tariq Ramadan, Houria Bouteldja ou Danièle Obono incarnent, selon lui, les convergences entre extrême gauche et islam politique parfois qualifiées d'« islamo-gauchistes ». Pour l'auteur de C'est un complot ! Voyage dans la tête des conspirationnistes[13], « la grande bascule a lieu au début des années 2000, avec l’attentat du 11-Septembre[14]. »

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

À la radio, il commence par créer en 1981 la radio libre Fréquence arts et spectacles.

Sur France Musique, il co-produit une émission hebdomadaire, lancée en 2005 et dédiée aux musiques d'avant-garde : Electromania[15], et anime la matinale pendant deux saisons de 2011 à 2013[16].

À la télévision, après avoir présenté plusieurs émissions depuis 1984, il devient conseiller éditorial de l'émission Ce soir (ou jamais !) jusqu'en juillet 2011[9]. Il participe également à une émission historique L'Ombre d'un doute sur France 3 un mercredi sur deux animée par le présentateur Franck Ferrand, émission qui existe depuis septembre 2011.

En 2014, il participe à la deuxième saison de l'émission Les Pieds dans le plat sur Europe 1 en tant que chroniqueur.

À partir du 7 septembre 2014 jusqu'au début de l'année 2017[17], il produit également sur France Musique l'émission Musicus Politicus, qui porte sur les liens entre musique et politique[18].

Il est enfin chroniqueur sur France Inter dans les émissions La Bande originale puis, à partir de septembre 2016, Le Nouveau Rendez-vous.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Les Ouvreuses

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Les Ennemis du système, Robert Laffont
  • 1991 : Extrême-droite, l’enquête, éditions François Bourin ; rééd. sous le titre La Nouvelle Extrême-droite, éditions du Rocher, 2002
  • 1993 : Les Faux Messies, Fayard
  • 1995 : Message reçu, Spengler
  • 1995 : Mauvais Garçons (en collaboration), Éditions Spengler
  • 1995 : Les Histoires incroyables de l'émission “Tous les coups sont permis”, First (J'ai Lu, 1999)
  • 1996 : Les Maoïstes : La Folle Histoire des gardes rouges français, Plon
  • 1997 : Cet étrange monsieur Blondel, Bartillat
  • 1998 : Les Écrivains et l’Engagement (en collaboration), Bibliothèque publique d’information
  • 1999 : Le Guide de l’autre Paris, Bartillat
  • 1999 : Vie et mort de Guy Debord, Plon (Pocket, 2002)
  • 2000 : Le Miracle inutile, Flammarion
  • 2000 : Dictionnaire du rock (en collaboration), Robert Laffont
  • 2000 : Les Forcenés du désir, Denoël
  • 2001 : Le Guide de l’autre Londres, Bartillat
  • 2002 : Ein Gespenst geht um in Europa (en collaboration), Böhlau Verlag
  • 2003 : La Véritable Histoire de Lutte ouvrière (entretiens avec Robert Barcia), Éditions Denoël
  • 2003 : Jacqueline de Jong, Undercover in de Kunst/in art (en collaboration), Ludion
  • 2003 : Fous littéraires, nouveaux chantiers (en collaboration), Du Lérot
  • 2003 : Histoire générale de l'ultra-gauche, Denoël
  • 2004 : Bibliothèque secrète, Bartillat
  • 2004 : Les Têtes de Turc (en collaboration), Du Lérot
  • 2005 : Carlos Castaneda, la vérité du mensonge, éditions du Rocher
  • 2006 : L’Aventure moderne, Flammarion, autobiographie
  • 2006 : Extrêmes-gauches : La Tentation de la réforme, Textuel
  • 2008 : Génération Chaos : Punk, New Wave 1975 - 1981, Denoël
  • 2009 : À gauche, toute !, CNRS Éditions
  • 2009 : Lutte armée, Éditions du toucan
  • 2009 : Qui êtes-vous ? Antoinette Fouque (en collaboration avec Antoinette Fouque), Bourin Éditeur
  • 2010 : Qui êtes-vous ? Michel Maffesoli (en collaboration avec Michel Maffesoli), Bourin Éditeur
  • 2010 : Un maçon franc, Alphée, autobiographie, prix de l'IMF en 2010 dans la catégorie « Essais/ Symbolisme »[19]
  • 2011 : Mai 1981 raconté par les tracts, Hors-Collection
  • 2012 : L’Extrémisme : Une grande peur contemporaine, CNRS Éditions
  • 2013 : Les 100 Unes qui ont fait la presse, Les Beaux Jours.
  • 2015 : Et si c’était la vérité Vuibert
  • 2016 : C’est un complot !, JC Lattès
  • 2017 : Mémoires d'un inclassable, Albin Michel

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site internet de l'International Institute of Social History, consulté le 29 juillet 2012.
  2. « André Gintzburger (1923-2013) », sur data.bnf.fr.
  3. Laurent Firdion, « Entretien avec Christophe Bourseiller », Les Influences,‎ (lire en ligne).
  4. « EXTRÊMES GAUCHES : la tentation de la réforme, de Christophe Bourseiller », Le Monde, 5 octobre 2010.
  5. a b c et d Anne-Marie Gustave, « Christophe Bourseiller, boulimique de l’extrême », Télérama no 3169, 22 septembre 2011.
  6. Laurence Le Saux, « Christophe Bourseiller, gentil le matin, radical le soir », Télérama,‎ (lire en ligne).
  7. (en) « Situationist Bibliography, paragraphe : Books About the SI, in French », consulté le 27 septembre 2011.
  8. Annuaire des doctorants du CHS de Paris I, consulté le 2 octobre 2011.
  9. a et b Christophe Bourseiller sur atlantico.fr, consulté le 27 septembre 2011.
  10. Christophe Bourseiller sur franceinter.fr, consulté le 2 octobre 2011.
  11. Jean-Moïse Braitberg, « Quand les trotskystes frappaient... à la porte du temple », Franc-maçonnerie magazine, octobre-novembre 2013, p. 19.
  12. Blog de Christophe Bourseiller.
  13. J.-C. Lattès, 2016.
  14. « Conspiracywatch.info », sur conspiracywatch.info, (consulté le 10 janvier 2019).
  15. Electromania sur radiofrance.fr, consulté le 2 octobre 2011.
  16. « Musique : Christophe Bourseiller présentera la matinale », radioactu.com, 30 septembre 2011.
  17. « Christophe Bourseiller n'anime plus “Musicus Politicus” sur France Musique », sur telerama.fr, 9 mars 2017.
  18. Site de l'émission sur France Musique
  19. Bilan du 8e salon maçonnique du livre, consulté le 2 octobre 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]