Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste

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Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste (TKP/ML)
Image illustrative de l'article Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste
Logotype officiel.
Présentation
Fondation 24 avril 1972
Fondateur İbrahim Kaypakkaya
Branche armée Armée Ouvrière et Paysanne de Libération de la Turquie (TiKKO)
Aile jeunesse Union de la Jeunesse Marxiste Léniniste de Turquie (TMLGB)
Journal
  • Komünist
  • İşçi-Köylü Kurtuluşu
Affiliation nationale Peoples' United Revolutionary Movement
Idéologie Marxisme-léninisme-maoïsme
Affiliation internationale Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes (correspondance de presse internationale)
Bataillon international de libération
Couleurs Rouge
Site web www.partizan-online.netVoir et modifier les données sur Wikidata

Le Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste (Türkiye Komünist Partisi/Marksist-Leninist, abrégé TKP/ML) est une organisation révolutionnaire maoïste pratiquant la lutte armée présent en Turquie et au Kurdistan fondé en 1972 par İbrahim Kaypakkaya[1].

L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes de la Turquie sous le nom de TKP/ML- KONFERANS (TKP/ML - Conférence)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la suite du coup d'État militaire de 1971, le pouvoir turc se met à sévir contre les mouvements de gauche et d’extrême gauche.

Le Parti révolutionnaire ouvrier et paysan de Turquie (TIIKP), un parti communiste pro-chinois, se divise sur l’attitude à suivre. Les partisans du passage à la lutte armée, emmenés par İbrahim Kaypakkaya, entrent en conflit avec la direction du TIIKP qu’ils accusent d’opportunisme. Ils décident de scissionner et créent le 24 avril 1972 le Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste (TKP/ML). İbrahim Kaypakkaya en devient le premier Secrétaire Général.

Se basant le concept maoïste de guerre populaire, Le TKP/ML se lance dans la lutte armée contre l’État turc à travers des actions armées en se dotant d'une des guérilla les plus importantes en Turquie: TiKKO. Les autorités turques se mettent alors à traquer les militants du TKP/ML et parviennent à arrêter İbrahim Kaypakkaya, qui est assassiné dans la nuit du 17 au 18 mai 1973 après avoir été torturé pendant plusieurs mois sans livrer ses secrets.

L'organisation continue néanmoins ses activités, s'implantant fortement à l'est dans les régions du Kurdistan de Turquie et de la Mer Noire, où son influence est toujours forte actuellement.

Cependant le TKP/ML va traverser des périodes difficiles, avec le Coup d'Etat du 12 septembre 1980 et plusieurs scissions amenant à la création d'autres organisations comme le Parti bolchévique (Kurdistan du Nord-Turquie) en 1978 ou le Parti communiste maoïste en 1994.

C'est à partir des années 2000 que le TKP/ML se renforce malgré des coups durs portés à ses activités par les autorités, notamment contre ses infrastructures en Europe en 2007. Il est particulièrement très implanté dans les quartiers anciens bidonvilles d'Istanbul, dans la région de Dersim, de la mer Egée et d'Ankara. Depuis la bataille de Kobané en 2014, la guérilla du TiKKO est présente au Rojava (Kurdistan de Syrie) auprès des Unités de protection du peuple kurde (YPG), dans la lutte contre l’organisation État islamique (Daesh). Depuis 2015, elle fait partie de la coalition créée par les différentes forces révolutionnaires internationalistes appelée Brigade Internationale de Libération.

Organisation[modifier | modifier le code]

TiKKO[modifier | modifier le code]

Dès sa création, le TKP/ML s’est doté d’une branche armée dénommée Armée Ouvrière et Paysanne de Libération de la Turquie (en turc Türkiye İşci ve Köylü Kurtuluş Ordusu, abrégée TIKKO). Le TiKKO est présente dans les bases historiques du TKP/ML dans les régions de Dersim, de Tokat et d'Erzincan et ses milices urbaines à Istanbul et Ankara la capitale. À partir de 2014, le TiKKO est aussi présent au sein de la Brigade Internationale de Libération au Rojava dans le conflit syrien où il combat au côté des forces kurdes. En Turquie, depuis janvier 2016, les combattants du TiKKO participent à la défense des villes de Cizre et de Nusaybin occupées par l'armée turque.

Actions importantes depuis 2014:

  • 14 mars 2014 : attaque contre le poste de police de Cemisgezek (Dersim) - pour le meurtre de Berkin Elvan
  • 7 juin 2014 : attaque contre le poste de gendarmerie de Bilgeç (Dersim)
  • 10 juin 2014 : incendie du convoie de matériel du chantier du barrage du Munzur (Dersim)
  • 21 juin 2014 : incendie du poste de gendarmerie protégeant le chantier du barrage su Munzur à Ovacil (Dersim)
  • Septembre 2014 - juin 2015 : participation à la Bataille de Kobanê (Rojava/Syrie)
  • juin 2015 : participation à la libération de Tall Abyad / Girê Spi (Rojava/Syrie)
  • 21 juillet 2015 : attaque conjointe avec le MLKP contre 2 locaux fascistes dans le quartier de Gazi (Istanbul) - en mémoire des martyrs le Massacre de Suruç
  • 27 aout 2015 : attaque du comité de femme du TiKKO contre la base militaire de Geyiksuyu (Dersim) - pour le meurtre d'Ekin Wan
  • 10 octobre 2015 : attaque conjointe avec le PKK contre la base militaire de Geyiksuyu (Dersim)[3].
  • 15 octobre 2015 : attaque contre la base militaire d'Amukta (Dersim) - en mémoire aux martyrs du Massacre d'Ankara
  • 21 octobre 2015 : affrontement avec l'armée à Şahverdi (Erzincan)
  • 31 octobre 2015 : attaque contre la base militaire d'Amukta (Dersim) - en mémoire aux 3 combattants du TiKKO morts à Şahverdi[4].
  • novembre 2015 : participation à la libération d'Al Hol (Rojava/Syrie)
  • 9 décembre 2015 : attaque sur une opération de l'armée à Hozat (Dersim)[5].
  • décembre 2015 : participation à la libération du barrage de Tişrîn (Rojava/Syrie)
  • 23 janvier 2016 : destruction d'un local fasciste dans le quartier de Pendik (Istanbul)[6].
  • 22 février 2016 : participation à la libération d'Al-Chaddadeh (Rojava/Syrie)
  • mars 2016 : participation à la défense de Nusaybin

Union de la Jeunesse Marxiste Léniniste[modifier | modifier le code]

Depuis 1987, le parti dispose aussi d’une organisation de jeunesse : l’Union de la Jeunesse Marxiste Léniniste de Turquie (en turc Türkiye Marksist-Leninist Gençlik Birligi, abrégé TMLGB), créé par Mehmet Demirdağ, celui qui deviendra le 4e Secrétaire Général du TKP/ML. Avec cette organisation de jeunesse, le TKP/ML a accéléré son implantation dans les zones urbaines grâce à son travail dans les usines, les lycées et les universités.

Journaux[modifier | modifier le code]

Le TKP/ML édite le journal Partizan (Partisan).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]