Mahmoud Hamchari

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Mahmoud Hamchari
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Biographie
Naissance
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Umm Khalid (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Père-Lachaise - Division 85 - Hamchari 01.jpg

Vue de la sépulture.

Mahmoud Hamchari (محمود الهمشري) (né le à Umm-Khaled en Palestine, mort le à Paris) était le représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en France. Il est assassiné par le Mossad dans le cadre de l'opération de représailles à la prise d'otage de Munich.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hamchari naît en 1939 à Umm-Khaled, un petit village sur la côte, à proximité de Netanya. Il se réfugie avec sa famille à Tulkarem en 1948. Il part ensuite travailler au Koweït, comme beaucoup de Palestiniens à l'époque.

Le 5 juillet 1962, l'Algérie est officiellement indépendante. Une politique d'arabisation est mise en place dans ce pays, et beaucoup de palestiniens, dont Hamchari, partent y enseigner l'arabe. En 1969, il succède à Mohammed Abou Mayzar (Abou Hatem) comme représentant du Fatah et de l'OLP à Paris. Il invitera Alain Geismar, un des leaders de Mai 68, à aller visiter les camps de réfugiés palestiniens en Jordanie.

Au lendemain de prise d'otages des Jeux olympiques de Munich, il a donné une entrevue et disait qu’il ne s’inquiète pas sur sa vie, mais "il ne faut pas tenter le diable"[1]. Le 8 décembre 1972, il est victime d'une bombe cachée dans sa table de chevet par les services secrets israéliens (Mossad) dans le cadre de la "vengeance de Munich", qui fait suite à l'attentat perpétré par le groupe de terroristes palestiniens Septembre noir, aux J.O de Munich[2]. Il succombe à ses blessures un mois plus tard. Golda Meir a accusé Hamchari de contribuer à des attentats contre des agents israéliens en Europe, ce que dément l'OLP qui affirme que Hamchari n'a jamais eu de responsabilité dans des opérations armées, et qu'il n'était que le représentant de l'OLP en France. Cet assassinat est le deuxième de la politique de représailles organisée par Golda Meir, il est précédé par l'assassinat du représentant de l'OLP en Italie Abdel Wael Zwaiter, et suivi par celui du représentant à Chypre Hussein Béchir Aboul Kheir. Cet assassinat est aussi le premier d'un série d’assassinats en France contre les palestiniens et attribué au Mossad. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (85e division).

Il était marié avec Marie-Claude Hamchari.

Prix Palestine-Mahmoud Hamchari[modifier | modifier le code]

En hommage à Mahmoud Hamchari, le prix Palestine-Mahmoud Hamchari a été créé. Il « récompense un ouvrage publié dans l’année en français, consacré à la Palestine ou une personne physique ou morale dont l’action en faveur de la cause palestinienne est digne d’être honorée ». Il a notamment été attribué à Marion Sigaut en 1998 pour Mansour Kardosh, un juste à Nazareth, et à Alain Ménargues en 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Institut Ina.fr, « Attentat représentant OLP à Paris », sur Ina.fr (consulté le 1er juillet 2015)
  2. La France, théâtre historique des assassinats politiques, Slate http://www.slate.fr/story/67185/france-assassinats-politiques-kurdes