Parti communiste d'Italie (marxiste-léniniste)

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Parti communiste d'Italie (marxiste-léniniste)
(it) Partito Comunista d'Italia (marxista-leninista)
Présentation
Secrétaire général Fosco Dinucci
Fondation octobre 1966
Disparition septembre 1991
Journal Nuova Unità
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme
Maoïsme
Hoxhaïsme
Stalinisme
Anti-révisionnisme

Le Parti communiste d'Italie (marxiste-léniniste) - en italien Partito Comunista d'Italia (marxista-leninista), abrégé en PCd'I (m-l) - était un parti politique italien d'extrême gauche et d'inspiration maoïste, né en 1966 d'une scission du Parti communiste italien.


Historique[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la rupture sino-soviétique, le PCd'I (m-l) est fondé par des membres du PCI qui refusent la déstalinisation et dénoncent le « révisionnisme » de l'URSS. Le congrès fondateur du parti, dont les principaux dirigeants sont Fosco Dinucci et Osvaldo Pesce, a lieu en octobre 1966 à Livourne, dans le lieu même où avait été fondé en 1921 le Parti communiste d'Italie originel. Le parti dispose d'un journal quotidien, Nuova Unità[1].

Le PCd'I (m-l) établit rapidement des liens avec la République populaire de Chine et son alliée européenne, la République populaire d'Albanie : bien que de dimensions modestes, le parti atteint en août 1968 le sommet de son prestige dans les milieux de l'extrême-gauche italienne quand Osvaldo Pesce, chargé des relations internationales, voyage à Pékin avec un autre cadre du parti, l'homme d'affaires Dino Dini, et rencontre Mao Zedong en personne. Peu après, cependant, le PCd'I (m-l) commence à être victime d'une série de scissions. En 1969, Dino Dini fonde sa propre organisation, le Parti communiste d'Italie marxiste-léniniste - Ligne rouge (Partito Comunista d'Italia marxista-leninista - Linea Rossa). La même année, la section de Florence fait sécession à son tour et crée l''Organisation communiste bolchevique italienne marxiste-léniniste (Organizzazione Comunista Bolscevica Italiana marxista-leninista). L'année suivante, Osvaldo Pesce quitte le parti pour fonder sa propre scission, l'Organisation communiste d'Italie-marxiste-léniniste (Organizzazione Comunista d'Italia-marxista-leninista)[2].

Bien que très affaibli par ces scissions à répétition, le Parti communiste d'Italie (marxiste-léniniste) continue d'exister. Renato Curcio, co-fondateur des Brigades rouges, y milite quelque temps avant de passer à l'action terroriste ; le parti ne semble cependant jamais avoir envisagé de passage à la lutte armée. Lors de la détérioration des relations sino-albanaises, le PCd'I (m-l) maintient un temps des liens à la fois avec la Chine et l'Albanie, mais évolue ensuite vers des positions fortement pro-albanaises[3].

Fosco Dinucci demeure secrétaire général du parti jusqu'à la disparition de celui-ci : en septembre 1991, lors d'un congrès extraordinaire, les militants du PCd'I (m-l) optent pour l'autodissolution du parti et sa fusion, avec une partie de l'ancien appareil du PCI et d'autres mouvements comme Démocratie prolétarienne, au sein du Mouvement pour la refondation communiste, qui donne ensuite naissance au Parti de la refondation communiste[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roberto Niccolai, Quando la Cina era vicina: la rivoluzione culturale e la sinistra extraparlamentare italiana negli anni '60 e '70, BFS, 1998, pages 108-109
  2. Mario F. Pini, Italia e Cina, 60 anni tra passato e futuro, L'asino D'oro, 2011, pages 108-111
  3. Robert J. Alexander, Maoism in the developed world, Greenwood Publishing Group, 2001, pages 107-108
  4. ANCHE I ' MARXISTI - LENINISTI' CONFLUISCONO IN RIFONDAZIONE, La Repubblica, 14 septembre 1991

Voir aussi[modifier | modifier le code]