Christian Bataille

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Christian Bataille
Christian Bataille, en 2014.
Christian Bataille, en 2014.
Fonctions
Député de la 12e circonscription du Nord
En fonction depuis le
(28 ans 7 mois et 20 jours)
Élection
Réélection
Groupe politique SRC
Prédécesseur Lui-même (22e circ. du Nord)
Maire de Rieux-en-Cambrésis

(24 ans et 5 jours)
Prédécesseur Joseph Dollet
Successeur Michel Moussi
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Rieux-en-Cambrésis (Nord)
Parti politique PS
Enfants Delphine Bataille
Profession Professeur de lettres

Christian Bataille est un homme politique français, né le à Rieux-en-Cambrésis (Nord).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un secrétaire de mairie, il suit ses études au Lycée Paul-Duez de Cambrai dans le Nord et obtient une licence de Lettres à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Lille.

Successivement nommé professeur de Lettres à Cambrai, Caudry, Avesnes-les-Aubert et Le Cateau-Cambrésis à partir de 1969, il est élu maire de Rieux-en-Cambrésis en 1977. Élu conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en 1979, il est élu vice-président de l'Assemblée Régionale de 1983 à 1998, puis préside l'Agence régionale de développement du Nord-Pas-de-Calais entre 1998 et 2003. Il quitte l'éducation nationale en 1982, appelé comme chargé de mission auprès du ministre du Travail et de l'Emploi jusqu'en 1986.

Le 12 juin 1988, il est devenu député de la 22e circonscription du Nord. Réélu sans discontinuer depuis, il assume la fonction de trésorier du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis 2002. Lors de la XIIelégislature (2002-2007), il fut vice-président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, et membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. En 2012, à la suite de l'élection présidentielle, il est réélu député dans la 12e circonscription du Nord (à la suite du redécoupage). Il est également membre du Conseil de l'Europe.

Vice président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, il est chargé avec le sénateur UMP Jean-Claude Lenoir d'un rapport sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels », dont une « version d'étape » a été déposée le 5 juin 2013[1]. Ce rapport, qui conclut à la « nécessité de relancer les travaux de recherche afin de mieux connaître notre patrimoine géologique » et de « poursuivre l'exploration puis engager, dès que possible, l'exploitation du gaz de houille (gaz de couche) dans les anciens bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine dans la mesure où elle ne nécessite pas l'emploi de la fracturation hydraulique », a été critiqué pour ses approximations scientifiques et le manque d'équilibre de la liste des personnes auditionnées par les rapporteurs, parmi lesquelles deux seulement représentaient une association de défense de la nature[2]. Par contre l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a approuvé son rapport à une très large majorité.

Christian Bataille est l'auteur de plusieurs rapports sur l'énergie nucléaire, contestés par les opposants mais soutenus par les partisans de cette énergie. La loi no 91-1381 sur les recherches relatives à la gestion des déchets radioactifs est usuellement nommée loi Bataille.

Membre du bureau national du Parti socialiste depuis 2000, il a été secrétaire national, chargé de l'espace rural entre 2000 et 2002. Fidèle de la direction nationale du PS, il rejoint cependant le courant d'Henri Emmanuelli lors du second congrès de Grenoble, avant de revenir soutenir la majorité nationale trois ans plus tard.

Il préside la Fraternelle Parlementaire[3] qui réunit les parlementaires francs-maçons et est un défenseur de la laïcité.

En 2016, il annonce qu'il se représente aux élections législatives dans la 12e circonscription du Nord[4], et soutient la candidature de Manuel Valls à la primaire citoyenne de 2017[5].

En tant que trésorier du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, il est cité le 14 décembre 2016 par le quotidien L'Opinion, à l'appui d'un article « exclusif », affirmant qu'Arnaud Montebourg aurait « négligé de s’acquitter de sa cotisation mensuelle auprès du groupe socialiste à l’Assemblée nationale entre 2007 et 2012 »[6]. « L’entourage du candidat Montebourg n’a pas été en mesure de répondre à nos questions », affirme L'Opinion, dans le même article. Jérôme Durain, premier secrétaire de la fédération PS de Saône et Loire de 2005 à 2015, interrogé quelques heures plus tard par l'AFP, répond qu'il n'existe « aucune ardoise » au nom d’Arnaud Montebourg, qui a « toujours payé rubis sur l’ongle », en réponse à cet article et un autre, paru dans le Huffington Post, citant « une source proche du dossier », selon qui Montebourg n'a versé à sa fédération « que 45 euros par an entre 2007 et 2012 », puis 200 euros en 2015[7]. Montebourg affirme pour sa part, dans une déclaration au quotidien, Le Monde avoir « payé au Parti socialiste très exactement 52415,40 euros entre 2007 et 2012 »[8] (1 091 euros par mois pendant 48 mois), soit « plus de 10 % de mes indemnités, comme c’est la loi au Parti socialiste ».

Domaine diplomatique[modifier | modifier le code]

Il est membre de la Commission des Affaires étrangères, Président du groupe d'amitiés France Chili, Vice-président du groupe d'amitiés France-Roumanie et de France-Turquie. Il est également membre du groupe d'études sur la question du Tibet de Assemblée nationale[9].

Mandats[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels », sur le site du Sénat,‎ (consulté le 14 juin 2013)
  2. Jade Lindgaard, « Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire », sur le site du journal Mediapart,‎ (consulté le 14 juin 2013)
  3. D'après Christophe Deloire dans Le Point
  4. Christian BATAILLE candidat en 2017
  5. PRESIDENTIELLE : Christian Bataille prend position
  6. Nathalie Segaunes, « Arnaud Montebourg a une double ardoise de 80 000 euros au PS" », sur L'Opinion,‎
  7. "EXCLUSIF - Arnaud Montebourg doit plus de 30.000 euros au PS", dans le Huffington Post du 14 décembre à 13H43, version actualisée à 19H par l'ajout du communiqué de Montebourg [1]
  8. « Arnaud Montebourg conteste « formellement » devoir 80 000 euros au PS », sur Le Monde,‎ .
  9. Groupe d'études sur le problème du Tibet