Christian Bataille

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Christian Bataille
Christian Bataille, en 2014.
Christian Bataille, en 2014.
Fonctions
Député français

(28 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection
Réélection



Circonscription 22e puis 12e du Nord
Groupe politique SOC, SRC puis SER
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Anne-Laure Cattelot
Maire de Rieux-en-Cambrésis

(24 ans et 5 jours)
Prédécesseur Joseph Dollet
Successeur Michel Moussi
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais

(25 ans, 2 mois et 27 jours)
Président Pierre Mauroy
Noël Josèphe
Marie-Christine Blandin
Michel Delebarre
Daniel Percheron
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Rieux-en-Cambrésis (Nord)
Parti politique PS (1973-2017)
SE (depuis 2017)[1]
Enfants Delphine Bataille
Profession Professeur certifié de lettres
Site web christianbataille.fr

Christian Bataille est un homme politique français, né le à Rieux-en-Cambrésis (Nord). Député du Nord de 1988 à 2017, il est le père de la sénatrice Delphine Bataille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un secrétaire de mairie, il suit ses études au Lycée Paul-Duez de Cambrai dans le Nord et obtient une licence de Lettres à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Lille.

Successivement nommé professeur de Lettres à Cambrai, Caudry, Avesnes-les-Aubert et Le Cateau-Cambrésis à partir de 1969, il est élu maire de Rieux-en-Cambrésis en 1977. Élu conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en 1979, il est élu vice-président de l'Assemblée Régionale de 1983 à 1998, puis préside l'Agence régionale de développement du Nord-Pas-de-Calais entre 1998 et 2003. Il quitte l'Éducation nationale en 1982, appelé comme chargé de mission auprès du ministre du Travail et de l'Emploi jusqu'en 1986.

Le 12 juin 1988, il est devenu député de la 22e circonscription du Nord. Réélu sans discontinuer depuis, il assume la fonction de trésorier du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis 2002. Lors de la XIIelégislature (2002-2007), il fut vice-président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, et membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

En 2008, il se « parachute » à Solesmes à l'occasion des élections municipales. Sa liste « Changement et Progrès pour Solesmes » obtient au second tour 48,96 % des suffrages et 6 sièges face au maire sortant, Serge Machepy. Christian Bataille a fait appel du résultat au tribunal administratif de Lille qui lui a donné raison et a annulé l'élection. Serge Machepy a fait appel à son tour de la sentence du tribunal. Le 24 juin 2009, soit 15 mois après l'élection municipale, le Conseil d'État a rendu sa décision en cassant la décision du tribunal administratif et en confirmant la validité du deuxième tour de l'élection du 16 mars 2008. En 2012, à la suite de l'élection présidentielle, il est réélu député dans la 12e circonscription du Nord (à la suite du redécoupage).

Vice président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, il est chargé avec le sénateur UMP Jean-Claude Lenoir d'un rapport sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels », dont une « version d'étape » a été déposée le 5 juin 2013[2]. Ce rapport, qui conclut à la « nécessité de relancer les travaux de recherche afin de mieux connaître notre patrimoine géologique » et de « poursuivre l'exploration puis engager, dès que possible, l'exploitation du gaz de houille (gaz de couche) dans les anciens bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine dans la mesure où elle ne nécessite pas l'emploi de la fracturation hydraulique », a été critiqué pour ses approximations scientifiques et le manque d'équilibre de la liste des personnes auditionnées par les rapporteurs, parmi lesquelles deux seulement représentaient une association de défense de la nature[3]. Par contre l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a approuvé son rapport à une très large majorité.

Christian Bataille est l'auteur de plusieurs rapports sur l'énergie nucléaire, contestés par les opposants mais soutenus par les partisans de cette énergie. La loi no 91-1381 sur les recherches relatives à la gestion des déchets radioactifs est usuellement nommée loi Bataille. Après l'accord électoral conclu en février 2017 par Benoît Hamon avec les écologistes qui prévoit la sortie du nucléaire civil et l'abandon du centre d'enfouissement de Bure, ce partisan du nucléaire[4].

Membre du bureau national du Parti socialiste depuis 2000, il a été secrétaire national, chargé de l'espace rural entre 2000 et 2002. Fidèle de la direction nationale du PS, il rejoint cependant le courant d'Henri Emmanuelli lors du second congrès de Grenoble, avant de revenir soutenir la majorité nationale trois ans plus tard.

Il préside la Fraternelle Parlementaire[5] qui réunit les parlementaires francs-maçons et est un défenseur de la laïcité.

En 2016, il annonce qu'il se représente aux élections législatives dans la 12e circonscription du Nord[6], et soutient la candidature de Manuel Valls à la primaire citoyenne de 2017[7].

En tant que trésorier du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, il est cité le 14 décembre 2016 par le quotidien L'Opinion, à l'appui d'un article « exclusif », affirmant qu'Arnaud Montebourg aurait « négligé de s’acquitter de sa cotisation mensuelle auprès du groupe socialiste à l’Assemblée nationale entre 2007 et 2012 »[8]. « L’entourage du candidat Montebourg n’a pas été en mesure de répondre à nos questions », affirme L'Opinion, dans le même article. Jérôme Durain, premier secrétaire de la fédération PS de Saône et Loire de 2005 à 2015, interrogé quelques heures plus tard par l'AFP, répond qu'il n'existe « aucune ardoise » au nom d’Arnaud Montebourg, qui a « toujours payé rubis sur l’ongle », en réponse à cet article et un autre, paru dans le Huffington Post, citant « une source proche du dossier », selon qui Montebourg n'a versé à sa fédération « que 45 euros par an entre 2007 et 2012 », puis 200 euros en 2015[9]. Montebourg affirme pour sa part, dans une déclaration au quotidien, Le Monde avoir « payé au Parti socialiste très exactement 52 415,40 euros entre 2007 et 2012 »[10] (1 091 euros par mois pendant 48 mois), soit « plus de 10 % de mes indemnités, comme c’est la loi au Parti socialiste ».

Il soutient et parraine le candidat En marche ! Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017[11],[12].

Le 11 juin 2017, à l'issue du premier tour des élections législatives, Christian Bataille termine à la sixième position dans sa circonscription et est éliminé, n'obtenant que 8,05 % des voix[13]. Dans la foulée, il appelle dans un tweet à voter pour la candidate de La République en marche !, afin de « barrer la route au candidat du FN »[14].

Il devient membre honoraire du Parlement après la fin de son mandat, continuant ainsi de bénéficier à vie des avantages de sa fonction (accès au restaurant, à la buvette et au salon de coiffure de l'Assemblée nationale, possibilité de suivre les débats depuis la tribune de l'hémicycle et de disposer d'une chambre dans l’enceinte du Palais Bourbon...)[15].

Domaine diplomatique[modifier | modifier le code]

Il est membre de la commission des Affaires étrangères, vice-président des groupes d'amitiés France-Azerbaïdjan, France-Iran et France-Turquie et président du groupe d'études sur la question de l'économie taïwanaise de Assemblée nationale[16]. Il est également membre du Conseil de l'Europe.

Détail des fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Député
Conseiller régional
Maire

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le député sortant Christian Bataille se représente, avec Dominique Quinzin », La Voix du Nord, 12 avril 2017
  2. « Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels », sur le site du Sénat, (consulté le 14 juin 2013)
  3. Jade Lindgaard, « Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire », sur le site du journal Mediapart, (consulté le 14 juin 2013)
  4. Agence France Presse, « L'accord Hamon-Jadot conclu et approuvé, au grand dam de membres du PS », la-croix.com, (consulté le 26 février 2017)
  5. D'après Christophe Deloire dans Le Point
  6. Christian BATAILLE candidat en 2017
  7. PRESIDENTIELLE : Christian Bataille prend position
  8. Nathalie Segaunes, « Arnaud Montebourg a une double ardoise de 80 000 euros au PS" », sur L'Opinion,
  9. "EXCLUSIF - Arnaud Montebourg doit plus de 30.000 euros au PS", dans le Huffington Post du 14 décembre à 13H43, version actualisée à 19H par l'ajout du communiqué de Montebourg [1]
  10. « Arnaud Montebourg conteste « formellement » devoir 80 000 euros au PS », sur Le Monde, .
  11. « Liste des parrainages à l'élection présidentielle 2017 », sur conseil-constitutionnel.fr, (consulté le 7 mars 2017)
  12. Géraldine Beys, « Le député Christian Bataille (PS) parraine Emmanuel Macron », lavoixdunord.fr, 3 mars 2017.
  13. « Nord (59) - 12e circonscription : résultats de la circonscription au 1er  tour », sur interieur.gouv.fr, (consulté le 11 juin 2017)
  14. 12e circonscription (Avesnois-Cambrésis): le FN en tête, talonné par la République en Marche
  15. Source : BFM TV]
  16. Composition du groupe d'études à vocation internationale sur les questions liées à l'expansion de l'économie taïwanaise
  17. « Biographie », sur blog personnel de Christian Bataille