Jean Crépin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Crépin.

Officier général francais 5 etoiles.svg Jean Crépin
Naissance
Bernaville
Décès
Achères-la-Forêt
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 1928-1967
Conflits Seconde Guerre mondiale

Guerre d'Indochine

Guerre d'Algérie

Distinctions Légion d'honneur (Grand Croix)
Compagnon de la Libération

Jean Crépin (né le à Bernaville, Somme - mort le à Achères-la-Forêt, Seine & Marne) est un officier français, Compagnon de la Libération. Commandant en chef de l'artillerie divisionnaire de la Deuxième Division blindée et bras droit du Maréchal Leclerc pendant la Deuxième Guerre mondiale, Jean Crépin, gaulliste de toujours, eut un rôle déterminant dans de nombreux conflits du XXe siècle.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Jean Crépin entre à l'école polytechnique en 1928 et en sort deux ans plus tard officier dans l'artillerie coloniale. Servant à Manoka (Cameroun) en 1938 en tant que capitaine, il s'engage dans les FFL en août 1940, après que Philippe de Hauteclocque le lui ait demandé (cependant, il ne connaissait pas Charles de Gaulle et n'avait pas entendu l'appel du 18 Juin : « Mon capitaine, allez dire au colonel Leclerc qu'il avait deux cents hommes et qu'il en a désormais quatre cents »[1]. Il se distingue notamment lors de l'attaque d'El Araneb où il met hors de combat 4 pièces de 77 ennemis et pendant la campagne de Tunisie sur Ksar Rhilane et dans le Djebel Melab.

Jean Crépin est nommé à la tête de l'artillerie divisionnaire de la 2e DB début 1944, et débarque en France le 2 août 1944. Il joue un rôle capital lors de la Libération de Paris : c'est lui qui rédige et signe le fameux message "Tenez bon, nous arrivons", lancé par avion le 23 août 1944 aux FFI massés dans la cour de la préfecture de police. Deux jours plus tard, le 25 août, il obtient la capitulation du point d'appui du Luxembourg après avoir négocié avec le chef d'État-major de la garnison allemande. Il économise ainsi de nombreuses vies humaines. Jean Crépin s'illustre de nouveau au cours des opérations du 13 au 24 novembre 1944. Le 21 novembre, il permet, grâce à ses talents d'artilleur, de rompre les lignes ennemies dans la région de Nieferhoff et Saint-Quirin. Il est l'un des principaux artisans de la victoire de Strasbourg.

Avec la Deuxième Division blindée, il va jusqu'à Berchtesgaden, la résidence d'Adolf Hitler en Allemagne. Il termine la Seconde Guerre mondiale guerre avec le grade de colonel.

Sa femme (avec qui il a deux filles, dont une est la mère de Jean-René Van der Plaetsen) meurt très jeune, les jambes broyées par une mine antipersonnel[1].

Jean Crépin suit ensuite Leclerc en Indochine (qu'il n'aime pas[1]) avant de devenir l'adjoint du général Valluy, commandant des troupes d'Indochine du Nord.

Il occupe en 1946 le poste de Commissaire de la République pour le Tonkin et le Nord-Annam. Il est ensuite nommé directeur adjoint des troupes coloniales en 1949, et devient général de brigade en 1950. Il sera Chef de l'État-major particulier de René Pleven (alors ministre de la Défense nationale) en 1954.

Entre 1955 et 1958, il co-organise dans le secret avec Pierre Guillaumat, la conception du projet de bombe atomique française.

Il est promu général de division en 1957, puis général de corps d'armée en 1959.

En 1960, il devient Commandant en chef en Algérie (où, note l'académicienne Dominique Bona, il « il souffrit plus encore, conscient des enjeux mais indigné des fausses promesses et des serments brisés »[1]), et en 1961 on le nomme Commandant en chef des forces françaises en Allemagne. Il reçoit la même année ses étoiles de général d'armée.

Il est également impliqué dans l'Otan entre 1963 et 1966, où il occupe le poste de Commandant en chef des forces alliées du secteur Centre-Europe.

En septembre 1967, à la demande du ministre des Armées Pierre Messmer, il devient PDG de Nord-Aviation et est membre titulaire du Conseil supérieur de la Guerre.

Trois ans plus tard, en 1970, il accède au poste de vice-président de la SNIAS et devient président d'Euromissile.

Il s'éteint le 4 mai 1996 dans sa maison à Achères-la-Forêt, à l'âge de quatre-vingt-sept ans.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Dominique Bona, « Son grand-père, ce héros », Le Figaro Magazine, semaine du 1er septembre 2017, page 30.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]