Arme nucléaire tactique

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Obus atomique W48 de calibre 155 mm. Il pouvait être tiré depuis n'importe quel canon de ce calibre.

Une arme nucléaire tactique est une bombe A ou bombe H destinée à un usage sur le champ de bataille ou en arrière de celui-ci visant des cibles tels quartiers-généraux, concentration de troupes, bases militaires, moyens logistiques, navires et avions de combat pouvant être délivré par une vaste gamme de vecteurs produisant une explosion d'une puissance variant entre 300 tonnes et 300 kilotonnes[1]. Les médias utilisent régulièrement le terme « mini-nuke », qui n'a aucune référence officielle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce type d'arme est apparu dans les années 1950 dans le contexte de la guerre froide.

B61 en cours de démontage

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le 25 mai 1953, un obus W9 est tiré lors du tir Upshot-Knothole Grable au site d'essais du Nevada à 8h30 (heure locale). Des commentaires en anglais accompagne les images.

Les États-Unis ont développé une vaste panoplie d’obus atomique, de bombes, mines et missiles tactique qui ont étaient stockés, en 1985, en autre, dans 125 bases de l'OTAN à 6 000 unités en Europe à la disposition des armées alliées (avec un pic de plus de 7 000 unités entre la fin des années 1960 et le début des années 1970). Avec la fin de la Guerre Froide, il retire les armes embarqués à bord des navires et toutes les ogives lancés depuis des armements terrestres entre 1992/1993. En 2016, il conservent à ce jour les bombes B61 larguées par avions au sein de leurs forces armées à hauteur d'environ 760 unités dont entre 160 et 200 sont basés dans six bases de l'OTAN en Europe et en Turquie[2].

URSS/Russie[modifier | modifier le code]

Missiles OTR-21 Tochka en position de tir lors d'une parade en Russie. Ces engins peuvent emporté des ogives conventionnelles, chimiques ou nucléaires.

l'URSS à déployé un maximum de 20 000 à 25 000 d'armes de ce type dans environ 600 bases militaires sur son territoire et celui des États du Pacte de Varsovie puis la Russie qui conserve en 2016 le plus vaste arsenal d'armes de cette catégorie avec des estimations allant d'un millier à 4 000 ogives dans une cinquantaines de sites.

France[modifier | modifier le code]

Missile Pluton, vecteur nucléaire tactique ou pré-stratégique de l'armée de terre française de 1974 à 1992.

La France à développé à partir de la fin des années 1960 des armes nucléaires que l'on appelé « préstratégique » ayant un rôle d'ultime avertissement avant l’emploi d'armes stratégiques de la force de dissuasion nucléaire française sur les sites vitaux d'un agresseur.

Les armes en service dans les années 2010 sont des missiles Air-sol moyenne portée amélioré. Dans une conférence de presse tenue le 19 février 2015, le président français Hollande a indiqué que la France disposait de 54 missiles ASMPA[3]. Cela n’implique pas nécessairement cinquante-quatre têtes nucléaires, la commande initiale de ces dernières semblant ne porter que sur quarante-sept têtes nucléaire aéroportée.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni construisit également des armes nucléaires tactiques qui ont étaient en service de 1961 à 1998 au sein de l'arsenal nucléaire du Royaume-Uni.

La Red Beard (nuclear weapon) (en) d'une puissance de 10 à 20 kilotonnes fut produite à environ 80 exemplaires pour la Royal Air Force et 30 pour les chasseurs-bombardiers Blackburn Buccaneer de la Fleet Air Arm et fut en service entre 1961 et 1971.

La dernière arme nucléaire aéroportée britannique a été la bombe nucléaire tactique WE.177 (en) qui fut en service de 1966 jusqu'en 1992 dans la Royal Navy et 1998 pour la RAF succédant à la Red Beard. La WE.177 dérivé en trois modèles d'une puissance allant de 10 à 400 kt pouvait être emportée par des chasseurs-bombardiers tel le Blackburn Buccaneer, le Hawker Siddeley Harrier et le Panavia Tornado, ou, en version de charge de profondeur, par des hélicoptères de lutte anti-sous-marine. La RAF a disposé de 8 escadrons de Tornado GR1/1A armés de WE.177 dont ceux basés sur la base de RAF Bruggen (en) en Allemagne de l’Ouest qui ont été transférés à la fin de la guerre froide sur la base de RAF Lossiemouth (en) en Écosse et RAF Marham (en) en Angleterre[4].

La British Army of the Rhine stationnée en Allemagne de l’Ouest était dotée d'armes nucléaire tactique avec, en 1966, six batteries d'obusiers M110 de 203 mm et six batteries de missiles sol-sol MGR-1 Honest John dont les ogives nucléaires étaient fournies par la 7e armée américaine[5].

Critique[modifier | modifier le code]

Ce type d'arme suscite la crainte de voir se banaliser l'utilisation d'armes nucléaires dans de futurs conflits[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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