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Moruroa

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Moruroa
Mururoa (mul)
Carte de Mururoa.
Carte de Mururoa.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Tuamotu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 21° 50′ 00″ S, 138° 50′ 00″ O
Superficie 15 km2
Géologie Atoll
Administration
Statut Possession française sous l'autorité directe du gouvernement
Démographie
Population Aucun habitant (2017[1])
Autres informations
Fuseau horaire UTC-10
Géolocalisation sur la carte : îles Tuamotu
(Voir situation sur carte : îles Tuamotu)
Moruroa
Moruroa
Géolocalisation sur la carte : Polynésie française
(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Moruroa
Moruroa
Atolls en France
Vue satellite de Moruroa, orientée sud, par la NASA en 2004.

Moruroa, aussi transcrit en Mururoa[2],[3] et historiquement appelé Aopuni[4], est un atoll de l’archipel des Tuamotu, situé en Polynésie française. À partir des années 1880 et la colonisation des Tuamotu par la France, l'atoll est exploité pour la production de coprah et de nacre par plusieurs sociétés commerciales basées à Tahiti.

En 1964, Moruroa passe en pleine propriété à l’État français. L'atoll est choisi, avec Fangataufa, pour servir de lieu d’expérimentation des essais nucléaires français. Plusieurs milliers de travailleurs polynésiens et de militaires défrichent l'atoll pour y construire les infrastructures nécessaires (pistes d'atterrissage, bunkers, casernes, etc).

Entre 1966 et 1996, 179 essais d'armes atomiques (bombes H, bombes à neutrons...) ont lieu, en majorité des explosions souterraines sous le récif corallien ou dans le lagon, ainsi que des essais nucléaires atmosphériques. Depuis l'arrêt des essais nucléaire, l'atoll est classé terrain militaire et géré par l'armée française.

En mangarévien, Moru signifie « secret » ou « filet de pêche ». Moru-roa peut ainsi signifier « île lointaine » ou « île en forme de nasse de pêche »[5].

Géographie

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Vue sur Mururoa en 2005.

Moruroa est un atoll de 28 km de longueur et 11 km de largeur maximales pour une superficie de terres émergées d’environ 15 km2 situé dans l'archipel des Tuamotu, à 1 250 km au sud-est de Tahiti. L’atoll est composé de plusieurs motus de tailles variées autour d'un lagon central.

Le lagon de Moruroa en 1972.

D’un point de vue géologique, l’atoll est l’excroissance corallienne du sommet d'un des plus anciens monts volcaniques sous-marins de la chaîne Pitcairn-Gambier[6]. Ce socle volcanique provient du point chaud de Pitcairn, situé à environ 70 km au sud-est de l'île Pitcairn. C'est la cessation de l'activité volcanique il y a entre 11 et 10,5 millions d'années qui a favorisé la construction récifale[7]. La pile sédimentaire sus-jacente au socle volcanique varie en épaisseur de 330 à 570 mètres sous le récif actuel, et de 130 à 230 mètres sous le lagon[8]. Le volcan, d'un volume de 8 514 km3, mesure 3 325 mètres depuis le plancher océanique[9].

Premiers voyageurs européens

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La première mention de l’atoll par un Européen est faite par Philip Carteret le quelques jours après sa découverte de l'île Pitcairn. Il baptise l'atoll du nom de Bishop of Osnaburgh Island (île de l’évêque d'Osnaburgh)[10]. Le , la baleinière britannique Matilda fait naufrage à proximité de Moruroa où les rescapés, commandés par le capitaine Weatherhead[11], trouvent refuge et à partir de laquelle ils rejoignent Tahiti en canots de fortune. En , c'est le navigateur français Louis Isidore Duperrey qui visite Moruroa, à bord du navire La Coquille, puis c'est au tour du Britannique Frederick William Beechey de l'aborder le [11].

Colonisation et exploitation

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En 1842, le royaume de Tahiti passe sous protectorat français. Cela concerne également les Tuamotu, mais en pratique les îles restent rarement visitées par des navires européens. Dans les années 1860-1870, les missionnaires catholiques français implantent des cocoteraies dans les différents atolls de l'archipel[12].

En 1874, le lieutenant de vaisseau Mariot, résident de France aux Tuamotu, rapporte que l'île est inhabitée[13].

En 1880, le royaume de Tahiti devient une colonie française. Moruroa est rattachée administrativement aux îles Gambier et devient une terre domaniale[5]. En 1917, Moruroa devient l'une des deux circonscriptions d'état-civil des Gambiers (avec Marutea Sud)[14]

En 1874, la Société Océanienne signe un bail de 99 ans sur Moruroa pour l'exploitation du coprah. Un cyclone ravage l'île et sa cocoteraie en 1906[5]. Le bail est repris en 1910 par la Société Française des Cocoteraies des Tuamotu[15]. En 1928, la concession de l'atoll passe sous le contrôle de la Compagnie immobilière et agricole de l'Océanie[16]. Les travailleurs sont des habitants des îles alentours, acheminés par les sociétés commerciales pour planter les cocotiers et effectuer les travaux agricoles importants, tandis qu’un petit nombre de travailleurs réside sur place de manière permanente pour la récolte. Le coprah est ensuite exporté à Tahiti à bord de navires[17].

L'île est rattachée à la commune de Tureia jusqu’en 1964[réf. souhaitée].

Moruroa et Fangataufa appartiennent en pleine propriété à l’État français depuis 1964[18],[19]. Malgré le vote en 2012 par le Sénat d’une proposition de loi proposant leur rétrocession à la collectivité de Polynésie française[20], le gouvernement Ayrault n’inscrit pas ce texte à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale[21].

Essais nucléaires

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Choix du site et construction d'infrastructures

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Vue de l’atoll de Moruroa et de ses installations militaires par un satellite espion américain KH-7 (26 mai 1967).

En 1964, l’assemblée territoriale de Polynésie cède gratuitement à l’État français Moruroa et Fangataufa, déjà occupés par l’Armée[18], par une délibération précisant : « Au cas de cessation des activités du centre d'expérimentation du Pacifique, les atolls de Moruroa et de Fangataufa feront d’office retour gratuit au domaine du territoire dans l’état où ils se trouveront à cette époque, sans dédommagement ni réparation d’aucune sorte de la part de l’État. Les bâtiments qui s’y trouveront édifiés à cette même époque, ainsi que le matériel laissé sur place, deviendront la propriété du territoire, sans indemnité[19]. »

Ce site présentait des critères alors jugés adaptés pour y tester des armes nucléaires : lieu éloigné et désertique, ne présentant qu'une faible densité de population (moins de 2 300 habitants dans un rayon de 500 km et moins de 5 000 dans un rayon de 1 000 km), venté avec un régime de vents dirigeant le nuage radioactif vers 6 000 km d’océans réputés déserts[19]. Les deux atolls sont classés terrain militaire en 1964[22] puis en zones protégées de défense nationale[23].

Réservoir d'eau et logements pour le personnel militaire français à Moruroa, 1971.

De nombreuses infrastructures militaires sont construites sur l'atoll, notamment deux pistes d'atterrissage et des logements pour 2 000 personnes[24]. Plusieurs milliers de travailleurs polynésiens sont recrutés pour défricher l'atoll et construire les bâtiments[25]. En 1966, à Moruroa et Fangataufa, 2 millions de m3 de terrain sont nivelés et 100 000 m3 de béton sont coulés. Des blockhaus de plusieurs dizaines de milliers de tonnes sont érigés pour servir de centre d'enregistrement et de relevés, capables de résister aux explosions[26].

Essais nucléaires à Moruroa

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Le premier des 179 essais effectués au total à Moruroa est réalisé le [18].

Moruroa a servi de lieu d’expérimentation à 179 essais nucléaires français[27], parmi lesquels 42 essais nucléaires atmosphériques, dont 7 bombes H et 3 tests de sécurité à puissance nulle, ainsi que 137 essais nucléaires souterrains, dont 7 bombes à neutronfusion nucléaire), assortis de 7 tests de sécurité à puissance nulle. Parmi les essais nucléaires souterrains, 77 ont eu lieu sous la couronne corallienne et 50 sous le lagon[28].

L’atoll de Fangataufa, distant de 45 kilomètres, a connu 14 essais nucléaires, ce qui fait un total de 193 essais nucléaires en Polynésie française.

Un avion DC6 survole Moruroa, la piste du nord de l'atoll est visible. Juillet 1971.

Oppositions

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Les essais nucléaires français suscitent des inquiétudes et des oppositions locales et internationales. En , le voilier Fri[29] (« liberté » en danois), parti de Nouvelle-Zélande, se dirige vers Moruroa pour protester contre les essais nucléaires. Il est arraisonné par la marine française le . Le , le Rainbow Warrior, un bateau de l’organisation écologiste Greenpeace en route vers l’atoll, est coulé à Auckland en Nouvelle-Zélande par des agents des services secrets français, causant la mort du photographe portugais Fernando Pereira et provoquant le scandale de l’affaire du Rainbow Warrior.

Alors que la France observe depuis plusieurs années un moratoire sur les essais nucléaires, le nouveau président français Jacques Chirac autorise en 1995, une dernière campagne d’essais, avant la ratification du traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Ces essais ont pour objectif de valider différents modèles permettant des simulations ultérieures en laboratoire. Ils provoquent une vive campagne internationale de protestations allant jusqu’au boycott, avec en pointe les pays d’Océanie et des organisations internationales, dont Greenpeace. Cette campagne d’essais nucléaires prend fin l’année suivante.

Conséquences

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Retombées radioactives

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L’évolution de la géologie et de la radioactivité de l’atoll est depuis surveillée attentivement par l’armée française. Une étude de l'Inserm menée de 2002 à 2005 affirme dans sa conclusion que « les essais nucléaires réalisés par la France ont très probablement accru le nombre de cancers de la thyroïde, mais ceci de manière très limitée »[30]. En outre, selon le Conseil économique, social et culturel de la Polynésie française (en 2006), ils ont « causé une déstabilisation des flancs de l’atoll de Moruroa »[19] et « des fuites d’éléments radioactifs des cavités-cheminées, notamment du tritium, se sont produites et continuent de se produire »[19]. Vers 2009, les sous-sols de Mururoa et de Fangataufa recèleraient près de 500 kg de plutonium[31]. Pour le chef du département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires (DSCEN), même si ces atolls ne présentent pas de danger, « il n’est pas souhaitable de [les] rendre au public, pour des raisons simples de contention » du plutonium, qui est accessible[32]. Les deux atolls devraient être considérés comme des sites de stockage de déchets nucléaires[33].

Fragilisation géologique

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Les essais nucléaires souterrains ont été réalisés en creusant des puits à une profondeur variant de 500 à 1100 mètres. Les différentes explosions ont fragilisé la structure de l'atoll, provoquant des failles et des affaissements de terrain[34]. Le 25 juillet 1979, l'essai souterrain Tydée, d'une puissance de 112 kilotonnes, entraîne l'affaissement d'une partie du récif corallien ; un tsunami se forme et blesse trois travailleurs[34].

Un système de surveillance de la falaise récifale, Telsite, est mis en place ; il est modernisé en 2018 et baptisé Telsite 2. Néanmoins, des élus polynésiens comme Richard Tuheiava et des militants de l'association Mororua e Tatou dénoncent la lente transmission des informations aux populations des îles voisines (comme Tureia) : les relevés de Telsite 2 sont transmis en temps réel à un centre du Commissariat à l'énergie atomique de Bruyères-Le-Châtel, situé en France métropolitaine en région parisienne ; ensuite au ministère de la Défense à Paris puis au Haut-commissariat de la République en Polynésie française à Tahiti. Ce n'est qu'ensuite que les alertes sont transmises aux autorités locales[35].

Biodiversité

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Des études ont comptabilisé les poissons du lagon de l'atoll en 1990 et 1996, pour mesurer l'impact des bombes ayant explosé à l'intérieur du lagon. Les populations de poissons connaissent une forte mortalité suite aux essais nucléaires, mais leur population se reconstitue en quelques années, et « leur habitat [est] par ailleurs non dégradé par ce type d'expérimentation »[36]. Dans les années 2000, la radioactivité est mesurée régulièrement sur l'atoll par le Département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires[36].

L'atoll appartenant à l'Armée française comme base militaire, il n'y a pas d'économie à proprement parler, aucun commerce ou production économique ne s'y déroule.

Notes et références

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  1. Répartition de la population de la Polynésie française par île en 2017, Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), consulté le 27 février 2019.
  2. L’appellation « Mururoa » est plus courante en français et figure comme première entrée dans des dictionnaires d'usage courant, mais le nom polynésien de l’atoll est bel et bien Moruroa[réf. nécessaire].
  3. Le Petit Larousse 2008, éd. Larousse, Paris (ISBN 978-2-03-582503-2) p. 1542.
  4. (en) J.L. Young, Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known, The Journal of the Polynesian Society, vol. 8, no 4, décembre 1899, p. 264-268.
  5. a b et c La rédaction, « Histoire de Moruroa (BSEO N° 162, mars 1968) », sur Pacific Pirates Média, (consulté le )
  6. Hélène Delavault, Catherine Chauvel, Emilie Thomassot et Colin W. Devey, « Sulfur and lead isotopic evidence of relic Archean sediments in the Pitcairn mantle plume », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, no 46,‎ , p. 12952–12956 (PMCID 5135331, DOI 10.1073/pnas.1523805113, lire en ligne, consulté le )
  7. (en) Encyclopedia of Modern Coral Reefs, Springer Netherlands, coll. « Encyclopedia of Earth Sciences Series », (ISBN 978-90-481-2638-5 et 978-90-481-2639-2, DOI 10.1007/978-90-481-2639-2, lire en ligne)
  8. G. F Camoin, Ph Ebren, A Eisenhauer et E Bard, « A 300 000-yr coral reef record of sea level changes, Mururoa atoll (Tuamotu archipelago, French Polynesia) », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 175, no 1,‎ , p. 325–341 (ISSN 0031-0182, DOI 10.1016/S0031-0182(01)00378-9, lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Moruroa Seamount, sur le catalogue Seamount de earthref.org.
  10. John Byron, Philip Carteret, Samuel Wallis, An Account of the Voyages Undertaken by the Order of His Majesty, 1775, James Williams, p. 173.
  11. a et b Jacques Bonvallot, Les Atolls des Tuamotu, éditions de l'IRD, , 296 p. (ISBN 978-2-7099-1175-7, lire en ligne), p. 275-282.
  12. Émilie Nolet, « Pour une histoire de l’histoire des îles basses : le cas des Tuamotu », dans Emilie Dotte-Sarout et al, Pour une histoire de la préhistoire océanienne, pacific-credo Publications, (DOI 10.4000/books.pacific.1177, lire en ligne)
  13. Institut français de la mer, La Revue maritime, Ozanne Ed., (lire en ligne), p. 982
  14. « Arrêté du 24 mars 1917 créant deux circonscriptions d'état civil dans l'archipel des Gambier : une dans l'île Moruroa et l'autre dans l'île Marutea (du Sud) »
  15. P.Y. Toullelan, « Les cycles de l'économie coloniale », dans Atlas de la Polynésie Française, Paris, Éditions de l'ORSTOM, (lire en ligne)
  16. « Arrêté n° 512 du 10/08/1928 », sur lexpol.cloud.pf (consulté le )
  17. « Compagnie immobilière et agricole de l'Océanie », Les Annales coloniales,‎ (lire en ligne [PDF])
  18. a b et c « Les atolls de Moruroa et de Fangataufa ont été cédés gratuitement en toute propriété à l’État par le territoire » de la Polynésie française, « par délibération no 64-27 du , soit après l’implantation du CEP et de la DIRCEN », délibération rendue exécutoire par arrêté no 290/AA/DOM du .
  19. a b c d et e Paul Tony Adams, Jean-Marie Cheung, Daniel Palacz et Hanny Tehaamatai, Rapport sur la reconnaissance par l’État des droits des victimes des essais nucléaires français et leurs impacts sur l’environnement, l’économie, le social et la santé publique en Polynésie français [PDF], Conseil économique, social et culturel de Polynésie française, 2006.
  20. Proposition de loi relative au suivi des conséquences environnementales des essais nucléaires français en Polynésie française, dossier législatif sur le site du Sénat.
  21. Question no 5966 et réponse publiées au Journal officiel des 2 octobre 2012 p. 5306 (question) et 5 mars 2013 p. 2570 (réponse), sur le site de l'Assemblée nationale.
  22. Arrêté no 1878/DOM du 4 août 1964.
  23. Arrêtés de la République française, du .
  24. « Comment les essais nucléaires français ont changé la Polynésie pour toujours », sur Equal Times, (consulté le )
  25. « Mururoa ou le colonialisme nucléaire : épisode 4/4 du podcast Tahiti, de l’autre côté du miroir », sur France Culture, (consulté le )
  26. Gilles Blanchet, Le Centre d'Expérimentation du Pacifique et son impact, (ISBN 978-2-7384-3593-4, lire en ligne)
  27. « Polynésie française : le niveau de radioactivité lors des essais nucléaires français aurait été sous-évalué », sur TV5 Monde, (consulté le )
  28. Défense 2006, p. 359, tableau 80.
  29. voilier FRI, assemblée territoriale de Polynésie.
  30. http://moruroa.assemblee.pf/medias/pdf/De%20vathaire%20fr.pdf.
  31. État des lieux à Moruroa et Fangataufa, sur moruroa.assemblee.pf (vers 2009)
  32. « Nucléaire : « Il n’est pas souhaitable de rendre Moruroa et Fangataufa » », La Dépêche de Tahiti.
  33. [PDF] Que sont devenus Moruroa et Fangataufa?, sur inis.iaea.org, site de l'Agence internationale de l'énergie atomique (IAEA), voir en particulier page 14.
  34. a et b Marion Durand, « [DOSSIER] Moruroa et Fangataufa, des atolls à haut risque (2/5) », Outremers360°,‎ (lire en ligne)
  35. Marion Lecas, « Telsite 2: «Pourquoi dépenser douze milliards, s’il n’y a pas de risque?» », sur Slate.fr, (consulté le )
  36. a et b (en) B. Salvat, A. Aubanel, M. Adjeroud et P. Bouisset, « Le suivi de l'état des récifs coralliens de Polynésie Française et leur récente évolution », Revue d'Ecologie de la Terre et de la Vie, vol. 63, nos 1-2,‎ , p. 145–177 (ISSN 0249-7395, lire en ligne, consulté le )

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • La dimension radiologique des essais nucléaires en Polynésie française : À l’épreuve des faits, ministère de la Défense, , 477 p. (lire en ligne [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Marie-Thérèse et Bengt Danielsson, Moruroa, notre bombe coloniale. Histoire de la colonisation nucléaire de la Polynésie française, Paris, Ed. L’Harmattan, 1993, 656 p.
  • Renaud Meltz et Alexis Vrignon (dir.), Des bombes en Polynésie : Les essais nucléaires français dans le Pacifique, Paris, Vendémiaire, , 707 p. (ISBN 978-2-36358-381-9, présentation en ligne).
  • Jean-Marc Regnault, La France à l’opposé d’elle-même, Les éditions de Tahiti, 2006, 228 p.
  • Jean-Marc Regnault, La bombe française dans le Pacifique, Polymages-Scoop, 1993, 186 p.
  • Jean Toulat, Objectif Mururoa avec Bollardière, Robert Laffont, Paris, 1974, 274 p (consulté le 20 juillet 2024).

Articles connexes

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Liens externes

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