Bruno Tertrais

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Bruno Tertrais
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Bruno Tertrais est un politologue français né en , spécialisé dans l'analyse géopolitique et stratégique. Il est actuellement directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno Tertrais est né en [1].

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, titulaire d'une maîtrise en droit public et d'un doctorat en science politique, et habilité à diriger des recherches.

Ses domaines de spécialisation sont la géopolitique et les relations internationales, les crises et les conflits, la stratégie américaine et les relations transatlantiques, la sécurité au Moyen-Orient en en Asie, et les questions nucléaires, thème auquel il a consacré de nombreuses publications. Parallèlement, il a engagé une réflexion sur le progrès et le catastrophisme, notamment dans son ouvrage L'Apocalypse n'est pas pour demain (2011).

Depuis novembre 2016, Bruno Tertrais est directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

Il est également membre de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), membre du comité de rédaction des revues Survival et The Washington Quarterly, et membre du comité exécutif du Haifa Research Center for Maritime Strategy (HMS).

Entre 1990 et 1993, il a été directeur de la Commission des affaires civiles à Assemblée de l'OTAN. De 1993 à 2001, il a été chargé de mission auprès du directeur des Affaires stratégiques du ministère de la Défense et visiting fellow à la Rand Corporation (1995-1996). En septembre 2001, il a rejoint la Fondation pour la recherche stratégique en tant que maître de recherche.

Bruno Tertrais a été délégué au secrétariat international du Parti socialiste (2006-2007) et membre du Conseil d'orientation de la Fondation Terra Nova (2006-2012). Au début des années 2000, il était membre du Cercle de l'Oratoire, cercle de réflexion désigné par le quotidien Libération sous le terme de néoconservateur[2], qualificatif non accepté par ses membres. Il participait également à la revue Le Meilleur des mondes.

En 2007-2008, il était membre de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et nommée par le président Nicolas Sarkozy, ainsi que de la Commission du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne. En 2012-2013, il était membre de la nouvelle Commission du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale nommée par le président François Hollande.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2010, il a reçu le prix Vauban pour l'ensemble de son œuvre.

En 2013, il a reçu le grand prix de l'impertinence et des bonnes nouvelles décerné par le Cercle des entrepreneurs du futur animé par Michel Godet pour un essai intitulé Un monde de catastrophes? Mythes et réalités du progrès.

En 2014, il a été fait chevalier de la Légion d'honneur par le président François Hollande.

En 2016, il a reçu, avec Jean Guisnel, le prix Brienne du livre géopolitique de l'année pour l'ouvrage Le Président et la Bombe. Jupiter à l'Élysée.

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2003, qualifiant l'intervention américaine en Irak qui se préparait de « légitime », il n'en avertissait pas moins que celle-ci serait « dangereuse »[3]. En 2004, dans son ouvrage La Guerre sans fin, il avertissait des risques d'un engrenage de la violence au Moyen-Orient suite à la « guerre contre le terrorisme » lancée par l'administration Bush.

En 2007, dans son ouvrage Iran, la prochaine guerre, il estimait que faute d'un renoncement de Téhéran à ses ambitions nucléaires militaires, les États-Unis finiraient par intervenir contre l’Iran. Bruno Tertrais était partisan d'une attitude ferme vis-à-vis du régime iranien. Il soutenait que « la population iranienne […] souffre infiniment plus d'une gestion économique désastreuse que des sanctions elles-mêmes. »[4].

En 2013, au motif de l'emploi allégué d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad contre la population civile de Damas, il était favorable à une opération militaire alliée contre le gouvernement syrien[5].

En 2015, il a pris position pour une attitude ferme vis-à-vis de la Russie dans la crise ukrainienne. Dans un article intitulé « La dangereuse séduction d'un pacte militaire avec Moscou »[6], il dénonce la tentation d'une alliance militaire avec la Russie dans la crise syrienne.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Arme nucléaire après la Guerre froide. L'Europe, l'alliance atlantique et l'avenir de la dissuasion, CREST et Economica, Paris, 1994.
  • Nuclear Policies in Europe, Adelphi Paper no 327, IISS et Oxford University Press, Oxford, 1999.
  • US Missile Defence: Strategically Sound, Politically Questionable, Centre for European Reform, Londres, 2001.
  • L'Asie nucléaire, avec Isabelle Cordonnier, Institut français de relations internationales et La Documentation française, Paris, 2001.
  • La Guerre sans fin. L'Amérique dans l'engrenage, Le Seuil (La République des idées), Paris, 2004.
  • Quatre ans pour changer le monde. L’Amérique de Bush, 2005-2008, CÉRI et Autrement, Paris, 2005.
  • Dictionnaire des enjeux internationaux, l'actualité mondiale en 750 mots-clés, Éditions Autrement, Paris, 2006.
  • Europe/États-Unis : valeurs communes ou divorce culturel ?, Fondation Robert-Schuman, Paris, 2006.
  • La France et la dissuasion nucléaire - Concept, moyens, avenir, La Documentation française, Paris, 2007.
  • Iran, la prochaine guerre, Le Cherche midi, Paris, 2007.
  • Où va l'Amérique?, Fondation pour l'innovation politique, Paris, 2007.
  • L'arme nucléaire, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2008.
  • Atlas militaire et stratégique, Éditions Autrement, Paris, 2008.
  • Le Marché noir de la Bombe. Enquête sur la prolifération nucléaire, Buchet/Chastel, Paris, 2009.
  • La guerre, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2010.
  • 25 questions décisives: la menace nucléaire, Armand Colin, Paris, 2011.
  • Atlas mondial du nucléaire, Éditions Autrement, Paris, 2011.
  • L'apocalypse n'est pas pour demain. Pour en finir avec le catastrophisme, Éditions Denoël, Paris, 2011.
  • Le Président et la Bombe. Jupiter à l'Elysée, Editions Odile Jacob, 2016 (avec Jean Guisnel).
  • Les Guerres du climat. Contre-enquête sur un mythe moderne, CNRS Editions, Paris, 2016.
  • L'Atlas des frontières. Murs, conflits, migrations, Les Arènes, Paris, 2016 (avec Delphine Papin).
  • Les Vingt prochaines années. L'avenir vu par les services de renseignement américains, Les Arènes, Paris, 2017.
  • La revanche de l'histoire, Odile Jacob, 2017

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. Les meilleurs amis de l'Amérique, ERIC AESCHIMANN, Liberation.fr, 9 mai 2006.
  3. « CE CONFLIT EST LÉGITIME », sur www.nuitdorient.com (consulté le 1er septembre 2016).
  4. Bruno Tertrais, « Seule la fermeté sera payante avec l'Iran », Le Monde.fr, 19 mars 2013.
  5. Bruno Tertrais, « Intervenir en Syrie, le devoir et l'honneur de la France », lefigaro.fr, 3 septembre 2013.
  6. Bruno Tertrais (Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique- FRS), « La dangereuse séduction d’un pacte militaire avec Moscou », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]