Auguste Chabaud

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Auguste Chabaud
Musée Auguste Chabaud à Graveson.jpg
Le musée Auguste Chabaud à Graveson.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
GravesonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Georges Auguste ChabaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Distinction

Auguste Elysée Chabaud, né le à Nîmes et mort le à Graveson, est un peintre et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entré à l'école des beaux-arts d'Avignon en 1896, Auguste Chabaud a pour maître Pierre Grivolas. Puis en 1899, il part à Paris poursuivre ses études à l'Académie Julian et à École des beaux-arts, dans l'atelier de Fernand Cormon (1845-1924). Il rencontre Henri Matisse et André Derain. La propriété viticole de ses parents subit la crise de 1900, obligeant Auguste Chabaud à redescendre dans le Midi.

En 1901, Auguste Chabaud doit quitter Paris pour gagner sa vie, il s'embarque comme pilotin (ou pilotier) sur un navire et découvre la côte occidentale africaine. La même année son père meurt ; il hérite avec son frère de la propriété viticole et des terres que seul son frère va gérer. À cette période, Chabaud travaille beaucoup sur papiers de boucherie.

De 1903 à 1906, il fait son service militaire en Tunisie d'où il va revenir avec des carnets de croquis remplis d'images locales, dont de nombreux dessins de militaires, d'indigènes et de scènes de bar peuplés de filles et de marins.

De retour à Paris, Chabaud débute en 1907 au Salon des indépendants exposant parmi les fauves. Il va découvrir une nouvelle vie, celle de la nuit parisienne et des cabarets. Les collectionneurs commencent à s'intéresser à son travail. À Montmartre où il a son atelier, il peint les rues et les places animées ou désertes, les scènes de la vie nocturne et les maisons closes.

En 1911, il entame sa période cubiste, travaille de grands formats et sculpte.

S'ensuivent de nombreuses expositions dont celle de New York en 1913 où il expose aux côtés d'Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et Pablo Picasso, puis à Chicago et Boston. Ses toiles de la période fauve décrivent la vie nocturne parisienne : cabarets, cafés théâtre, prostituées, aux teintes de couleurs vives (jaune, rouge) contrastant avec les couleurs de la nuit (bleu marine, noir).

À son retour de la Première Guerre mondiale, en 1919, Auguste Chabaud s'installe définitivement à Graveson, dans les Alpilles. À partir de 1920, il entame sa période bleue (il emploie le bleu de Prusse à l'état pur) dans laquelle la Provence, ses personnages et ses coutumes sont mis en avant. Le Sud, qu'il n'a jamais cessé de peindre, même dans sa période parisienne, va l'occuper désormais exclusivement. Comme l'avait fait Paul Cézanne avec la montagne Sainte-Victoire, Auguste Chabaud immortalisera « la montagnette », peignant des scènes de campagne, des paysans arpentant les collines et sentiers des Alpilles. Il y restera jusqu'à la fin de sa vie, vivant reclus dans sa maison avec sa femme et ses sept enfants. Surnommé l'« ermite de Graveson », il meurt en 1955.

On peut voir certaines de ses œuvres à Marseille au musée Cantini, à Paris au musée national d'art moderne, au musée d'art moderne de la ville de Paris, et à Genève au Petit Palais. En 1992, le conseil régional PACA ouvre un musée en son honneur à Graveson. Des peintres lui rendent régulièrement hommage, comme Claude Viallat en 2003.

Auguste Chabaud a écrit des poèmes et des livres tels que : L'Estocade de vérité, Le Tambour Gautier, Je me suis pris pour Démosthène.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

France
Suisse

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

  • Max-Philippe Delavouët, Quatre Cantico pèr l’Age d’Or (« Quatre Cantiques pour l’Age d’Or »), lithographies, collection du Bayle-Vert, 1950.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hommage de la Provence à Auguste Chabaud : Catalogue de l'Exposition jubilaire. Œuvres de 1900 à 1950, Musée Granet, 18 juillet au 16 octobre 1950, Aix-en-Provence : Impr. d'éditions provençales, 1950.
  • Maximilien Gauthier, Auguste Chabaud, Paris : les Gémeaux, 1952.
  • Auguste Chabaud : 1882-1955, exposition tenue à Marseille, Musée Cantini, 15 mai-15 1956, [Marseille] : Presses Municipales, 1956.
  • René Lamy, Auguste Chabaud, le solitaire, [S.l.] : [s.n.], 1959.
  • Auguste Chabaud, exposition, 12 juillet-8 septembre 1968, Musée de Toulon, Les Amis de l'art vivant, [Toulon?] : Musée de Toulon, [1968?].
  • Centenaire Auguste Chabaud : 1882-1955, exposition du 28 septembre au 31 octobre 1982, Avignon, Palais des Papes / [catalogue par Roland Aujard-Catot], Avignon : Palais des Papes, 1982.
  • Tableaux Parisiens : dessins d'Auguste Chabaud 1907-1908, exposition présentée au Musée de l'Annonciade, Saint-Tropez, du 22 décembre 1984 au 15 février 1985, Saint-Tropez : Musée de l'Annonciade, 1984.
  • Auguste Chabaud, 1882-1955 : peintures, dessins : 12 juillet-13 octobre 1986, Musée des beaux-arts d'Orléans, [Orléans] : Musée des beaux-arts, [1986].
  • Auguste Chabaud : 1882-1955 rétrospective, exposition au Musée d'art moderne, Troyes, 30 juin-18 septembre 1989, Troyes : Ville de Troyes, [1989].
  • Chabaud : l'œuvre sculpté d'un peintre : exposition, Musée Auguste Chabaud, Graveson, 30 juin-6 octobre 1996, Graveson en Provence : Musée de Région Auguste Chabaud, 1996.
  • Serge Fauchereau, Auguste Chabaud : époque fauve, Marseille, A. Dimanche, 2002.
  • Auguste Chabaud : la ville de jour comme de nuit, Paris 1907-1912, Musée Cantini, Marseille, 25 oct.-1er fév. 2004, Paris : Réunion des musées nationaux, 2003.
  • Auguste Chabaud en Provence, exposition, Marseille, Palais des arts, 22 mai-12 septembre 2010, organisée par la Fondation Regards de Provence-Reflets de Méditerranée, texte de Bernard Plasse, Marseille : Éd. Association Regards de Provence, 2010.
  • Régis Bertrand, « Auguste Chabaud », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 620-621 (ISBN 978-2846211901).

Liens externes [modifier | modifier le code]