Louis Berthomme Saint-André

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Louis Berthomme Saint-André
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Louis Berthomme Saint-André, né le à Barbery (Oise), et mort le à Paris, est un peintre, graveur à l'eau-forte, lithographe et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nature morte non datée de Louis Berthommé Saint-André donnée aux musées de Saintes en 2018

Louis Berthomme Saint-André passe sa petite enfance à Saintes, et entre comme élève architecte chez Georges Naud, responsable des monuments historiques de la Charente Inférieure (devenue Charente-Maritime) puis, en 1921, il est l'élève de Fernand Cormon et de Jean-Paul Laurens à l'École des beaux-arts de Paris[1].

Médaille d'argent au Salon des artistes français où il expose de 1924 à 1929, il obtient aussi une bourse du gouvernement de l'Algérie[2].

Il est lauréat du Prix Abd-el-Tif en 1925 et est alors le plus jeune pensionnaire de la villa à Alger. Ami de Jean Launois, outre ses portraits reconnus, il peint Alger et la Kasbah. Ses études de femmes rappellent celles d'Eugène Delacroix, mais si son inspiration lumineuse est due au soleil algérien, sa touche est plus cézannienne que purement orientaliste. Il repart d'Algérie en 1928, pour y revenir en 1931.

Auteur de nombreuses illustrations et affiches, il peint notamment, outre ses toiles algériennes, des paysages de Haute-Provence, et d'Île-de-France. Il est considéré comme le plus moderniste des peintres Abd-el-Tif de sa génération. Il a dessiné des illustrations érotiques pour des œuvres de Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire, Denis Diderot, Voltaire, Alfred de Musset, Jean-Louis Miège, etc.

Comme André Hambourg, il entre dans la Résistance, et collabore à Vaincre. Installé à la cité Montmartre-aux-artistes du 189, rue Ordener[3], il voyage en Afrique subsaharienne en 1970, au Sénégal comme coopérant artistique. Il meurt subitement à son domicile parisien le .

Œuvres[modifier | modifier le code]

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

Fresques murales[modifier | modifier le code]

  • Entrée de la Direction, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris.
  • Lycée Charlemagne, Paris, Notre-Dame et les quais de Seine, 1952.
  • Escalier de la Faculté de Poitiers.

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Villa Abd-el-Tif, Alger, 1922.
  • Galerie Armand Drouand, Paris, 1928.
  • Galerie Bareiro, Paris, 1937.
  • Galerie Colinne, Oran, 1950.
  • Musée des beaux-arts, Poitiers, 1952.
  • Galerie Chardin, Paris, octobre 1958[4].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Bien qu'il ait peint beaucoup de paysages, notamment dans la Charente, la Bretagne et l'Auvergne, il est surtout connu comme peintre de personnages, et plus particulièrement de femmes... Les peintures à l'huile et les dessins montrent des femmes dans un intérieur, soit seules, soit en groupe; habillées, mais le plus souvent d'habillant ou se déshabillant. Il y a aussi des nus. Mais, par les vêtements, Berthomme Saint-André aime à donner à ses modèles une allure fin de siècle. Il introduit ainsi, dans des images qui n'ont d'autre but que de plaire, une certaine nostalgie. La vivacité des couleurs, l'aspect esquisse confèrent à ses tableaux un caractère moderniste. Mais on retrouve le passé dans les proportions, l'anatomie, la perspective linéaire et atmosphérique qui sont classiques. Ses dessins témoignent d'un grand souci de donner l'illusion de la matière des étoffes. » - Revue Connaissance des arts[4]
  • « Ses peintures alertes et hautes en couleur dans leur pétillante sensualité, au style volontairement rétro, sont essentiellement axées sur le thème d'aguichantes jeunes filles, aimablement provocantes, à demi-nues dans leur boudoir. » - Gérald Schurr[5]
  • « Il a peint de nombreux paysages animés, paysages urbains, paysages de Provence, des vues de ports, mais il fut surtout peintre de figures, peintre de femmes, femmes de tous milieux, de préférence jeunes et allurées, qu'il surprenait volontiers dans les occupations de leur intimité. Il a peint aussi les femmes de spectacle et celles de plaisir, qu'il saisissait volontiers dans les éclairages violents de la scène et des bars. » - Dictionnaire Bénézit[1]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Algérie Algérie[modifier | modifier le code]

Drapeau : France France[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.2, page 215.
  2. a et b Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 124
  3. a et b Comité Montparnasse, Exposition de peintres et sculpteurs de l'École de Paris, catalogue vendu au profit des œuvres des 14e et 6e arrondissements, 1951.
  4. a et b « Les expositions à voir à Paris - Berthomme Saint-André : la nostalgie du passé », Connaissance des arts, n°80, octobre 1958, p. 17.
  5. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Radiophonie[modifier | modifier le code]

  • Louis Berthomme Saint-André, « interview à propos du Salon de la peinture à l'eau dont il est le président », émission Arts d'aujourd'hui, France Culture, .

Liens externes[modifier | modifier le code]