Michel Kikoine

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Mikhaïl (dit Michel) Kikoïne, né le à Gomel en Biélorussie et décédé le à Cannes dans son atelier, est un peintre français, membre de l'École de Paris (années 1920-1930).

En 1905, il fréquente un atelier à Minsk où il fait la connaissance de Chaïm Soutine puis, en 1908, il étudie en même temps que Soutine où ils se font un ami commun en la personne de Pinchus Krémègne à l'Académie des arts de Vilnius et s'installe à Paris, en 1912 où il étudie dans l'atelier de Fernand Cormon.

Il s'installe en 1914 à La Ruche, avec son épouse qui lui donnera en ces lieux: Claire, en 1915 et qui épousera plus tard Amédée Maratier; puis en 1920 un fils prénommé Yankel. Sa première exposition particulière a lieu en 1919, à la Galerie Chéron. Il est remarqué lors de cette première exposition par le docteur Montlaur, critique d'art influent de l'époque et déjà collectionneur. M.Descaves lui achète une dizaine d'œuvres. Soutine lui fait alors découvrir Céret, et Cagnes-sur-Mer et sa lumière dans les années 1922-1923, mais finalement c'est à Annay-sur-Serein, dans l'Yonne, qu'il s'installe en 1926 dans une ferme ou viennent le voir: Soutine et Kémègne bien sûr, mais également Fred Pailhes (1902-1991), Rittmann, Brenner, Charles Tcherniawsky, ainsi que beaucoup d'autres.
Il est naturalisé français en 1924. Il rencontre des marchands grâce à Modigliani. La femme est un sujet d'élection pour Kikoine, son œuvre fusionne plusieurs tendances du moment, expressionniste et fauve par l'intensité de ses couleurs et l'expressivité de sa pâte. Il est influencé par Bonnard et surtout par son ami Soutine. Dans les années 1920, il travaille en Bourgogne et dans les environs de Paris. Il quitte La Ruche en 1927 et s'installe dans un atelier à Montrouge

Pendant la guerre, il rejoint son fils Yankel à Toulouse et participe avec lui au groupe Le Chariot, ils sont bientôt rejoint par Michel Goedgebuer . Dans les années 1950, il visite l'Espagne, l'Italie et Israël. Il s'intéresse à la lithographie en couleurs : son recueil Enfants d'Israël paraît en 1953.
Durant les dix dernières années de sa vie, il séjourne fréquemment au bord de la Méditerranée, à La Garoupe chez sa fille, et produit des marines.

De sa peinture, on peut dire qu'elle reflète son éducation juive. On y retrouve le souvenir de ces visages toujours pâles et penchés sur la lecture du Talmud : son grand-père était rabbin, mais les voyages en Palestine signifieront un enrichissement de sa palette, comme pour Emmanuel Mané-Katz ou Pinchus Krémègne, et l'atténuation du gris initial. Si Soutine crie la misère et le désespoir, Kikoine, d'un naturel heureux, traduit son amour de la vie dans tout ce qu'il peint. Son réalisme se traduit avec charme et non par l'angoisse. Il s'inspire du monde qui l'entoure avec une palette riche de couleurs et d'émotions afin de dédramatiser le monde.

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

France
Suisse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Roditi, Mendel Mann, Jacques Yankel: Kikoine, édition d'Art H. Piazza, 1973
  • Kikoine, Les Pionniers de l'École de Paris, Fondation Kikoine, 1992
  • Nadine Nieszawer, Marie Boyé, Paul Fogel, Peintres juifs à Paris, 1905-1939 , École de Paris, édition Denoël, Paris, 2000.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]