Chaïm Soutine

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Chaïm Soutine
Amedeo Modigliani 036.jpg

Amedeo Modigliani, Portrait de Chaïm Soutine (1916),
Paris, collection particulière.

Naissance
Décès
(à 50 ans)
Paris
Drapeau de la France France
Nom de naissance
Haïm Solomonovitch Soutine
Nationalité
Français
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Influencé par

Chaïm Soutine, né dans le village de Smilovitchi, près de Minsk, dans l'actuelle Biélorussie, en 1893/1894[1] et mort à Paris, le , est un peintre français.

Il a développé précocement une vision et une technique de peinture très particulières en utilisant, non sans raffinement, une palette de couleurs flamboyantes dans un expressionnisme violent et tourmenté qui peut parfois, dans ses portraits, rappeler Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, avec Modigliani et Chagall, à ce qu'on appelle l'École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Amedeo Modigliani, Portrait de Soutine (1916), huile sur toile, 92 × 60 cm, Washington, National Gallery of Art.

Peu expansif, introverti et secret, Chaïm Soutine n’a tenu aucun journal et n’a laissé que peu de lettres. Les photographies le représentant sont rares. Le peu que nous sachions de lui provient de ceux qui l’ont côtoyé et des femmes qui ont partagé sa vie. « Soutine resta une énigme impossible à déchiffrer jusqu’à la fin. Ses toiles sont les seules clefs véritables qui ouvrent la voie de cet homme déroutant[2]. »

L'enfance[modifier | modifier le code]

Chaïm Soutine naît dans une famille juive orthodoxe d’origine lituanienne de Smilovitch, un shtetl de quatre cents habitants en Biélorussie. Les conditions de vie étant pénibles pour les Juifs sous l’empire russe, il y passe une enfance pauvre, dans les traditions et les principes religieux du Talmud. Son père travaille comme raccommodeur chez un tailleur. Chaïm (en hébreu, « vie ») est le dixième de onze enfants. Timide, il se livre peu.

Le jeune garçon préfère dessiner au détriment de ses études, souvent des portraits de personnes croisées ou côtoyées. La tradition rabbinique étant très hostile à la représentation de l’homme, le jeune homme est fréquemment puni. En 1902, il part travailler comme apprenti chez son beau-frère, tailleur à Minsk. Là-bas, à partir de 1907, il prend des cours de dessin avec un ami qui partage la même passion, Michel Kikoïne.

Un jour, il est violemment battu par le fils d’un homme dont il réalisait le portrait. La mère de Chaïm porte plainte, obtient gain de cause et perçoit une vingtaine de roubles en dédommagement. En 1909, cet argent permet au jeune Soutine de partir en compagnie de Kikoïne, pour Vilna. Les deux amis sont accueillis chez le docteur Rafelkes et trouvent un emploi de retoucheurs chez un photographe. Il fait la connaissance de Deborah Melnik, une aspirante cantatrice qu’il retrouvera plus tard à Paris.

En 1910, les deux compères sont admis à l’école des beaux-arts après avoir passé l’examen d’entrée. Là, un trio se forme avec la rencontre de Pinchus Krémègne. Les conversations tournent autour de la capitale de la France où, dit-on, de nombreux artistes, venus de tous horizons, créent un art totalement nouveau.

Voyant là l’occasion de s’émanciper, Krémègne part le premier pour Paris bientôt suivi par Kikoïne en 1912. Soutine espère fermement les rejoindre. Devant ce désir irrépressible, le docteur Rafelkes finance son voyage.

En partant, Chaïm rompt avec son entourage et son passé. De ses travaux réalisés jusque-là, il n’emporte ni ne laisse aucune trace.

Paris[modifier | modifier le code]

Krémègne l’accueille à Paris, le [3] et l’emmène à La Ruche, une cité d’artistes du quartier du Montparnasse. Il y a là de nombreux peintres étrangers — que l’on désignera bientôt comme l’École de Paris ou l’École juive. Dès son installation, il court au musée du Louvre découvrir ce qu’il ne connaît que par les gravures vues à l’école des beaux-arts de Vilna. Faute de pouvoir récupérer l’atelier que Chagall vient de quitter, il partage celui de ses deux compatriotes retrouvés. Quelque temps après, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts, à l'atelier de Cormon, où Kikoïne est élève. Pour subsister, il travaille de nuit comme porteur à la gare Montparnasse. C'est à cette époque qu'il ressent les premières douleurs stomacales qui sont les symptômes consécutifs à des années de privations. Par ailleurs, il est obsédé par les souvenirs morbides de souffrances et de pauvreté de son enfance. Il se voit toujours traqué par la misère et tente de se pendre pour en finir. Il est sauvé in extremis par son ami Krémègne. Ces souffrances intérieures, aussi bien physiques que psychiques, lui provoquent une telle tension nerveuse qu’un ulcère gastrique ne tarde pas à se déclarer.

La Grande Guerre[modifier | modifier le code]

La Maison blanche (1918), huile sur toile, Paris, musée de l'Orangerie.

Le samedi , l’ordre de mobilisation générale est donné. Soutine se porte volontaire et creuse des tranchées, en tant que terrassier. Il est cependant rapidement réformé à cause de son fragile état de santé. Recensé comme Russe, il obtient de la préfecture de police du 15e arrondissement un permis de séjour au titre de réfugié.

Solitaire, il se tient à l’écart de toutes tendances artistiques et s’installe à la cité Falguière. C’est là que le sculpteur Jacques Lipchitz lui présente Amedeo Modigliani — également réformé car atteint de tuberculose. Modigliani, son aîné de dix ans, lui voue une réelle affection. Si bien, qu’il devient son ami et son mentor.

Ne mangeant presque jamais à leur faim, ils s’adonnent à la boisson, vont voir les prostituées. Soutine se partage entre les ateliers de ses amis de La Ruche et de Falguière, se rend souvent à Livry-Gargan où Kikoïne vit avec sa femme. Là-bas, il se perd dans les chemins à la recherche d’un paysage qui l’inspire. Il ne supporte pas d’être observé pendant son travail, retirant la toile du chevalet dès que quelqu’un approche.

En décembre 1916, Modigliani a une liaison avec Simone Thiroux, une jeune étudiante canadienne[4]. Le 15 septembre 1917, elle donne naissance à un petit garçon auquel elle donne le nom de Gérald Thiroux. Modigliani ne veut pas reconnaître l'enfant[réf. nécessaire].

Modigliani présente Soutine à son marchand, Léopold Zborowski. À la vue de son travail, ce dernier n’hésite pas à le prendre sous son aile. En 1918, Modigliani doit partir se soigner à Vence, dans le midi de la France et demande à Soutine de le rejoindre.

Soutine rentre à Paris en . Un ancien voisin d’atelier de la cité Falguière, Pierre Brune, lui écrit de Céret, dans les Pyrénées-Orientales et l’invite à venir s’y installer. Soutine, qui a du mal à se faire à la vie parisienne où les étrangers sont dévisagés avec agressivité, accepte avec enthousiasme. Zborowski lui paie le voyage.

Céret[modifier | modifier le code]

À Céret, il retrouve le peintre Pierre Brune. Michel Kikoïne vient le voir pendant quelques mois. Fin , il apprend la mort de Modigliani[5]. Ébranlé par la disparition de son ami, il cesse de boire et observe les recommandations des médecins pour s’alimenter. Il est cependant trop tard pour son ulcère. Ombrageux, colérique et sauvage, il vit à l’écart de la communauté artistique. Pendant près de deux ans, il peint énormément. En été 1920, Zborowski vient chercher près de deux cents toiles. Ensuite, Soutine fait de fréquents déplacements entre Céret et Cagnes-sur-Mer jusqu’en 1922.

À cette époque, l’arrivée d’un riche collectionneur américain, le docteur Albert Barnes, met le Paris artistique en émoi. Celui-ci désire réunir une collection d’œuvres contemporaines pour sa fondation à Philadelphie. Zborowski réussit à lui vendre une soixantaine de toiles peintes à Céret, assurant ainsi la renommée de Soutine. Paul Guillaume, l’un des grands marchands d’art parisiens écrit : « Un jour que j’étais allé voir chez un peintre un tableau de Modigliani, je remarquais, dans un coin de l’atelier, une œuvre qui, sur-le-champ, m’enthousiasma. C’était un Soutine et cela représentait un pâtissier. Un pâtissier inouï, fascinant, réel, truculent, affligé d’une oreille immense et superbe, inattendue et juste, un chef-d’œuvre. Je l’achetai. Le docteur Barnes le vit chez moi […] Le plaisir spontané qu’il éprouva devant cette toile devait décider de la brusque fortune de Soutine, faire de ce dernier, du jour au lendemain, un peintre connu, recherché des amateurs, celui dont on ne sourit plus[6]… »

Soutine part pour Cagnes-sur-Mer où il peint une série de paysages aux couleurs lumineuses. Hanté par des questions de formes et de couleurs, souvent insatisfait de son travail, Soutine renie et brûle un grand nombre de toiles peintes à Céret au cours d’accès de désespoir. La région ne lui plaît pas et il en avise son marchand pour revenir à Paris en 1924.

Désormais, il vit confortablement, soigne sa mise, perfectionne son français en lisant beaucoup et se passionne pour la musique de Bach. Il habite près du parc Montsouris et loue un atelier spacieux.

Il ne cesse de peindre. Les animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle sont des visions de son enfance qui hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles. Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier.

Quant à Zborowski, le marchand a désormais pignon sur rue grâce à la notoriété des œuvres de Soutine et Modigliani. Souvent, il récupère les toiles lacérées que le peintre a jugées mauvaises pour les faire restaurer — ce qui met Soutine hors de lui lorsqu’il s’en aperçoit.

En , le peintre ne se montre pas au vernissage de la première exposition de ses œuvres. Hostile à ce genre de manifestation, il en limite le nombre de son vivant. Il séjourne souvent dans la maison louée par Zborowski dans la ville de Le Blanc, dans l’Indre, et dans la propriété de Marcellin et Madeleine Castaing à Lèves, près de Chartres. Il s’est lié d’amitié avec le couple, grand amateur d’art, lors d’une cure à Châtelguyon, en 1928. Les Castaing ont de nombreuses relations comme Blaise Cendrars, Erik Satie, Henry Miller.

Ses tableaux sont maintenant présents dans de prestigieuses collections. En 1929, il peint la série des arbres à Vence lorsque survient la crise économique aux États-Unis. Les acheteurs américains se font rares. La crise gagne l’Europe.

À vingt heures le 10 juin 1929, à Paris 14e, Débora Melnik, accouche d'une petite fille prénommée Aimée. C'est par l'intermédiaire de Zborowski que Soutine apprend qu'il vient d'être père. Zborowski lui demande d'aider cette femme, qui vient d'avoir une petite fille de lui… il ne veut pas la reconnaître. Le 25 août 1929, le docteur Destouches écrit à Soutine : « Déjà deux mois… à tes questions, c'est oui et oui ! pour la naissance de ta fille. »[réf. nécessaire]

En 1932, Zborowski est ruiné ; il meurt en mars de la même année, à 43 ans, d’une crise cardiaque. Soutine réserve alors sa production aux Castaing. En 1935, vingt de ses tableaux sont exposés à Chicago.

En 1935, le 4 mai, à seize heures, mairie de Meudon, Débora Melnik et Grégoire Lejpuner se marient…[réf. nécessaire]

En 1937, Paris organise une exposition au Petit Palais, 12 toiles furent exposées « Les maîtres de l'Art indépendant, 1895-1937 ».[réf. nécessaire] Il s'installe à la villa Seurat, dans le quartier d'Alésia. Cette année-là, il rencontre Gerda Groth 27 ans au Dôme. Mlle Gerda lui propose de lui servir de garde malade. Il accepte et lui donne le surnom de « Garde ». Fin printemps-été 1938, Soutine peint La Petite Fille à la barrière (les deux versions), Le Taureau à Cuveson en Seine-et-Marne.[réf. nécessaire]Été 1939, Soutine habite sporadiquement dans les dépendance du château de Brétigny dans l'Essonne. Garde, réfugiée juive allemande qui a fui le régime nazi,[pas clair] Quand la guerre éclate, Soutine et Garde, partent ensemble dans l’Yonne à Civry-sur-Serein, en été 1939.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , Gerda est arrêtée et envoyée, en tant que ressortissante allemande, au camp de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques. Libérée sur intervention, elle se cache à Carcassonne jusqu’à la fin de la guerre. Elle ne reverra jamais plus Soutine.

Sous le régime de Vichy, les Juifs ont l’obligation de se faire recenser. Soutine, traqué, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il ne semble pas avoir fait les démarches nécessaires pour fuir la France. À la suite d'une dénonciation, en fin d'année 1941, il se réfugie à Champigny-sur-Veude, près de Tours en Indre-et-Loire, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ancienne épouse de Max Ernst. Malgré ses crampes d’estomac de plus en plus fréquentes, il peint un certain nombre de paysages. Bientôt, son ulcère s’aggrave. Le au matin, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles[7].

Admis le 31 juillet à l’hôpital de Chinon, sous le nom de « Charles Soutine », son âge, 50 ans, est précisé sur le registre des entrées et sorties. Le 6 août, son état est jugé critique ; une hémorragie interne est diagnostiquée. Il faut l’opérer. On le dirige vers une clinique parisienne du 16e arrondissement. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré dès son arrivée, le 7 août, il meurt deux jours plus tard[7] à 10 h, le 9 août 1943 à la Maison de santé Lyauté, Paris, 16e.

Son enterrement a lieu le 11 août à Paris, au cimetière du Montparnasse, dans une concession appartenant à la famille Aurenche. Rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Picasso est l'un des rares à suivre son enterrement[8]. Dix-sept ans plus tard, en 1960, Marie-Berthe Aurenche se suicide et est enterrée à son côté.

Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine aura beaucoup peint et beaucoup détruit jusqu’à la fin de sa vie.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Au Danemark
Aux États-Unis
En France
  • Avignon, musée Calvet : Paysage du Midi (Vence), 1921, huile sur toile, 65 × 54 cm ;
  • Colmar, musée Unterlinden : Le Vase de fleurs, 1918, huile sur toile, 85 × 67 cm ;
  • Grenoble, musée de Grenoble : Bœuf écorché, 1925, huile sur toile, 202 × 114 cm ;
  • Paris, musée d'art moderne de la ville de Paris :
    • Femme à la robe bleue, 1924, huile sur toile, 81 × 60 cm ;
    • Torse de femme au fond bleu, 1928, huile sur toile, 42 × 50 cm ;
    • Le Chasseur de chez Maxim's (le groom), 1933, huile sur toile, 38,5 × 31,5 cm ;
    • Les Porcs, 1942, huile sur toile, 45 × 56 cm ;
  • Paris, musée de l'Orangerie :
    • Le Village, 1923, huile sur toile ;
    • Glaïeuls, huile sur toile ;
    • Les Maisons, huile sur toile ;
    • Paysage, huile sur toile ;
    • La Fiancée, huile sur toile ;
    • Arbre couché, huile sur toile ;
    • Portrait d'homme (Émile Lejeune), huile sur toile ;
    • Le Petit Pâtissier, huile sur toile ;
    • Bœuf et tête de veau, huile sur toile ;
    • Le Poulet plumé, huile sur toile ;
    • Le Lapin, huile sur toile ;
    • Le Dindon, huile sur toile ;
    • Dindon et tomates, huile sur toile ;
    • La Table, huile sur toile ;
    • Nature morte au faisan, huile sur toile ;
    • La Jeune Anglaise, huile sur toile ;
    • Enfant de chœur, huile sur toile ;
    • Le Garçon d'étage, huile sur toile ;
    • Garçon d'honneur, huile sur toile ;
    • Paysage avec personnage, huile sur toile ;
    • Le Gros Arbre bleu, huile sur toile ;
    • La Maison blanche, huile sur toile.
Au Royaume-Uni


Collections particulières notables[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis
  • Chicago, collection Mr et Mrs Nathan Cumming :
    • Paysage tourmenté, 1919, huile sur toile, 54 × 73 cm ;
    • La Fillette à la barrière, 1942, huile sur toile, 85 × 65 cm ;
  • Clinton (New Jersey) (en), collection Mrs Bruce Westcott : Arbre de Vence, 1929, huile sur toile, 81 × 61,5 cm ;
  • Houston, collection Mrs et Mr John A. Beck :
    • Femme endormie, 1928, huile sur toile, 41 × 33 cm ;
    • Jeune fille à la poupée, 1932, huile sur toile, 60,5 × 48,2 cm ;
  • New York, collection Mr et Mrs Colin : Nature morte à la Soupière, 1916, huile sur toile, 61 × 74 cm ;
  • New York, collection Mr et Mrs Ralph Colin :
    • Fleurs en pot sur la table, 1921-1922, huile sur toile, 82 × 60,3 cm ;
    • Paysage de Cagnes, 1922, huile sur toile, 73 × 92 cm ;
    • Pièce de bœuf, 1922-1923, huile sur toile, sbg (signé en bas à gauche), 70 × 52 cm ;
    • Portrait d'un garçon en bleu, 1929, huile sur toile, 76 × 56 cm ;
  • New York, collection Perls : Nature morte à la raie, 1924, huile sur toile, 81 × 100 cm ;
  • New York, collection Mr et Mrs Jack I. Poses :
    • Poissons et tomates, 1926-1927, huile sur toile, 58 × 79 cm ;
    • Les Escaliers de Chartres, 1933, huile sur toile, 41 × 27 cm ;
  • Washington, collection Phillips Gallery :
    • Femme de profil, 1937, huile sur toile, 47 × 28 cm ;
    • Retour de l'école après l'orage, 1939, huile sur toile, 43 × 49,5 cm ;
    • Jour de vent à Auxerre, 1939, huile sur toile, 49 × 73 cm.
En France
  • Troyes, collection Pierre Lévy : Nature morte à la pipe, 1914, 54 × 94 cm.

Expositions[modifier | modifier le code]


Hommages[modifier | modifier le code]

  • Collège Chaïm-Soutine à Saint-Prest ;
  • Espace Soutine (salle culturelle) à Lèves.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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  • Soutine peignait sur de très vieilles toiles qu’il grattait avant de s’en servir. Même si Soutine était reconnu internationalement et vivait plutôt confortablement, Madeleine Castaing se chargea souvent de lui procurer ce genre de support.
  • Il avait la manie de racheter ses anciennes toiles pour les retravailler ou les détruire.
  • Il se rendit par trois fois à Amsterdam pour aller au Rijksmuseum où il restait fasciné pendant des heures devant les toiles de Rembrandt à qui il vouait une admiration sans bornes. Gustave Courbet l’influença aussi et il montra de l’intérêt pour la peinture de Georges Rouault.
  • Avec 22 tableaux de Soutine, la collection Jean Walter et Paul Guillaume, conservée au musée de l'Orangerie à Paris, est la plus importante d’Europe.
  • Une rose baptisée Chaim Soutine®, a été créée par Georges Delbard, horticulteur dans l’Allier.
  • Le , Le Pâtissier de Cagnes, peint en 1922 a atteint l’enchère record de 5,048 millions de livres (7 344 840 €) chez Christie's à Londres.
  • Dans le roman Groom, publié en 2003, l'écrivain François Vallejo évoque la figure et quelques œuvres de Chaïm Soutine pendant la période de la Seconde Guerre mondiale à Paris.
  • Philippe Lafontaine évoque l'idée de « traverser les tableaux de Soutine » dans sa chanson Alexis m'attend.
  • Renaud de Montlibert est l'auteur d'une longue nouvelle sur Soutine dans son livre Le Chien des peintres, La Bartavelle Éditeur, 2013 (ISBN 978-2877448970).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le peintre ignorait le jour et le mois de sa naissance. Ceux qui l’ont côtoyé (la secrétaire de Zborowski, marchand de Soutine ou Waldemar George, critique d’art), avancent qu’il disait être né en 1894. Marie-Berthe Aurenche, la dernière femme avec qui il vécut, rédigea le faire-part de décès en précisant l’âge de sa mort à 49 ans. Cependant, il est convenu de citer l’année 1893, établie le , pour son immatriculation au Service des étrangers de la préfecture de police de Paris. (Maïthé Vallès-Bled, catalogue de l’exposition Soutine du musée de Chartres, 1989.)
  2. Alfred Werner, Soutine, traduit de l’anglais par Marie-Odile Probst, Paris, éd. Cercle d’Art, 1986 (ISBN 978-0810915008).
  3. Raymond Cogniat dit : le 11 juillet 1911.
  4. Simone Thiroux [1]
  5. Jeanne Hébuterne, sa compagne de 22 ans, enceinte de leur deuxième enfant, se suicide au lendemain de sa mort en se jetant du cinquième étage de l’appartement de ses parents.
  6. Premier article sur Soutine dans le numéro de de la revue Les Arts à Paris.
  7. a et b Chaïm Soutine
  8. L'un des rares à suivre l'enterrement du juif Soutine

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Waldemar George, Soutine, Éd. Le Triangle, coll. « Artistes juifs », 1928.
  • Elie Faure, Soutine, Éd. Crès, coll. « Les Artistes nouveaux », 1929.
  • Albert C. Barnes, Soutine, Éd. Les Arts à Paris, 1944.
  • Raymond Cogniat, Soutine, Éd. Skira, Genève, coll. « Trésors de la peinture », 1952.
  • Emil Szittya, Soutine et son temps, éd. Bibliothèque des Arts, 1955.
  • Jean Revol, « Soutine, matière suppliciée », in La Nouvelle Revue française, no 80, août 1959.
  • Waldemar George, Soutine, éd. Art et Style, 1959.
  • H. Serouya, Soutine, Éd. Hachette, 1961.
  • M. Castaing et J. Leymarie, Soutine, Éd. Bibliothèque des Arts, Paris, 1963.
  • Raymond Cogniat, Soutine, Éd. du Chêne, Paris, 1945 ; rééd. Flammarion, Paris, 1973.
  • Clarisse Nicoïdski, Soutine ou la profanation, Jean-Claude Lattès, 1993 (ISBN 2-7096-1214-3).
  • Daniel Klébaner, Soutine. Le tourment flamboyant, Éd. Somogy, 2000 (ISBN 978-2-71036-986-8).
  • Esti Dunow, Chaïm Soutine. Céret 1919-1922, Musée d’art moderne de Céret, Céret, 2000 (ISBN 978-2-85056-410-9).
  • Maurice Tuchman, Esti Dunow et Klaus Perls, Soutine. Catalogue raisonné, édition trilingue : français, anglais et allemand, Berlin, Taschen, 2001, 780 p. (ISBN 978-3822816295).
  • Xavier Girard, Soutine, Éd. André Dimanche, 2012, (ISBN 978-2-86916-175-7).
  • Olivier Renault, Rouge Soutine, Éd. La Table ronde, coll. « La Petite Vermillon », 2012 (ISBN 978-2-71036-986-8).
  • Jacques Lambert, De Montmartre à Montparnasse. La vraie vie de bohème (1900-1939), Les Éditions de Paris, coll. « Essais et documents », 246 p. (ISBN 978-2-84621-201-4).
  • Michel LeBrun-Franzaroli, Soutine. L'homme et le peintre, auto-édition en français, 2015 (ISBN 978-2-9543609-3-5).

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

  • Haïm Soutine, documentaire réalisé par Michèle Brabo (6 septembre 1916-30 janvier 2013). Textes de Pierre Emmanuel dits par Serge Reggiani. Musique de Jean Wiener (orchestre sous la direction de Georges Delerue, avec la voix de Anne Laloé). Montage de Pierre Fattori. Couleur, 35 mm, 13 min., Pathé Overseas productions, 1959. Il a été présenté à la Cinémathèque française lors d'une rétrospective intitulée « L'art du court métrage » le 10 juin 2010 en présence de la réalisatrice.
  • Chaïm Soutine, documentaire écrit par Valérie Firla et Murielle Levy, réalisé par Valérie Firla, couleur 16/9, 52 min, les Productions du Golem, Éd. Réunion des musées nationaux, diffusé sur France 3 Sud le 26 janvier 2008.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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