Henri Marret

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Henri Marret
Naissance
Décès
(à 86 ans)
Fourqueux
Nom de naissance
Henri Justin Marret
Nationalité
Activité
Maître
Distinctions

Henri Justin Marret, dit Henri Marret, né à Paris, le , et mort à Fourqueux (Yvelines), le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Marret est le fils d'Ernest Marret, joaillier-bijoutier au Palais-Royal à Paris, et de Clémence Broquet. Il grandit avec ses frères dans un milieu artistique, et passe ses premières années entre le domicile paternel, leur maison de campagne à Fourqueux, ainsi que chez ses grands-parents à Saint-Germain-en-Laye. En 1900, il part en Bretagne pour la première fois et y retournera à plusieurs reprises au cours de sa vie. Il demeure alors au no 97 rue de Rome à Paris XVIIe arrondissement.

Il est l'élève de Fernand Cormon, Ferdinand Humbert, Eugène Thirion, et Paul Baudoüin, chef d'atelier de fresque à l'École des beaux-arts de Paris. En 1901, il débute au Salon des artistes français et obtient une mention honorable. L'année suivante il épouse Madeleine Larcher, qui lui donnera l'année suivante leur premier enfant : Jean, 1903, suivi par Geneviève en 1905, Hélène en 1909, Yvonne en 1917 et Denise en 1919. Il effectue en cette année 1902 un voyage au Maroc dont il ne tirera que peu d'éléments sur le plan professionnel. Sa première vente à l'État français date de 1904 avec une toile exposée au Salon des artiste français : Chiffonniers rentrant chez eux, impression d'hiver à la porte Montmartre. L'année suivante, il obtient une médaille de troisième classe à ce même Salon, et les prix Brizard et Troyon de l'Institut de France. Il est récompensé en 1906 par une médaille de seconde classe au Salon et, en 1907, décore l'hôtel de ville de Gentilly[1].

En 1908, il expose au Salon de la Société nationale des beaux-arts, puis fait un séjour au Croisic, ainsi que les deux années suivantes. Cette même année il peint quatre toiles marouflées aux murs et une fresque allégorique au plafond dans l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville de Saint-Maurice. Il séjourne à la presqu'île de Guérande et expose au Salon de la Société artistique « La Cimaise ».

En 1911, il perfectionne sa technique de la fresque avec Paul Baudoüin. En 1912, il décore l'escalier d'honneur de la mairie de Saint-Maurice (Val-de-Marne) et la réalise plusieurs fresques dans le Cottage-Manoir d'Angervillers[2]. Dans la commune d’Arès où la famille Wallerstein avait fondé, en 1913, une maison pour les enfants malades de la tuberculose, l'aérium d'Arès, les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse ont réalisé les bâtiments, les fresques murales intérieures sont d'Henri Marret.

Il séjourne à l'Île d'Yeu cette année 1913. Il décore la salle du conseil et le bureau des Tréfileries et Laminoirs du Havre en 1923.

Après un séjour à Port-Navalo, il est mobilisé le en qualité de sous-officier. En 1916 il est chargé de l'organisation du camouflage de la deuxième armée. Promu sous-lieutenant, il se voit confié l'instruction des premiers camoufleurs américains.

Il réalise des fresques dans de nombreux bâtiments publics ou religieux.

Marret est également aquarelliste. Il pratique aussi l'eau-forte et la gravure sur bois en camaïeu. L'historien d'art Patrick Descamps écrit : « Ses œuvres sont aux confins du réalisme, d'un impressionnisme modéré et de l'influence symboliste. »[réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Fonctions[modifier | modifier le code]

  • 1912 : sociétaire de la Société nationale des beaux-arts, membre du jury.
  • 1912 : vice-président de La Cimaise.
  • 1929 : conseiller municipal de Fourqueux.
  • 1937 : élu maire de Fourqueux jusqu'en 1944.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Œuvre disparue.
  2. Propriété du sénateur Lazare Weiller, dont une parente, Sophie Javal Wallerstein, est aussi bienfaitrice de l'aérium d'Arès. Les fresques sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 4 mai 2000.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Faraut, Anne Le Chevallier, Henri Marret (1878-1964), Aquarelles et gravures, [catalogue de l'exposition de Pont-Aven], 2005.
  • Joret, Dictionnaire des artistes contemporains.
  • Thieme-Becker.
  • Dictionnaire Bénézit.
  • Collectif, Parcourir la Bretagne, Henri Marret, [catalogue de l'exposition du musée des beaux-arts de Quimper], Éditions Locus Solus, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]