Coray

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Coray
Coray
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Coray
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Henriette Le Brigand
2014-2020
Code postal 29370
Code commune 29041
Démographie
Gentilé Corayens
Population
municipale
1 903 hab. (2016 en augmentation de 1,93 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 43″ nord, 3° 49′ 43″ ouest
Altitude Min. 75 m
Max. 259 m
Superficie 31,36 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.coray.fr

Coray [kɔʁε] (en breton : Kore) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou, de la Communauté de communes de Haute Cornouaille et du Pays du Centre Ouest Bretagne.

En 2016, la commune compte 1 903 habitants nommés Corayens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik. Elle est située à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Quimper.

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Le "pays des trois rivières"[modifier | modifier le code]

La commune est limitée au nord-ouest par le fleuve côtier Odet, qui la sépare de Trégourez et Langolen, et au nord-est par le Dour Kerdréoret, affluent de rive gauche de l'Odet, qui la sépare de Leuhan ; d'autres modestes affluents de rive gauche de l'Odet, le Stêr Pont Herrou et le ruisseau de Creac'h Pinvidic, drainent la partie nord-ouest du finage communal. Au sud, la commune est séparée de Tourch et Elliant par le Jet, qui a sa source au sud du bourg et qui, lui aussi, est un affluent de rive gauche de l'Odet. Enfin à l'est, le fleuve côtier Aven a sa source au nord-est du bourg de Coray et, coulant vers le sud, sa partie amont sert aussi un temps de limite communale avec Tourch. Pour ces raisons, la commune est surnommée "le pays des trois rivières".

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Les altitudes au sein du finage communal descendent jusqu'à 76 mètres dans la partie aval de la vallée de l'Odet, près de Ty Nevez Kerhua, mais jusqu'à 124 mètres seulement dans la vallée du Jet au sud-ouest de Lannurien et 175 mètres dans celle de l'Aven au sud de Coat Grantic. Le point le plus haut de la commune se situe juste au nord-est du bourg de Coray, entre Brec'horay et Kerhuel, à 257 mètres d'altitude ; le bourg est lui-même en position assez élevée, entre 225 mètres et 188 mètres d'altitude. Au nord de la commune, le massif de Menez Gouaillou, bien que n'atteignant que 168 mètres d'altitude, forme un relief bien visible dans le paysage, car il domine d'une quarantaine de mètres au moins les régions avoisinantes.

La commune présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et de fermes isolées. Autour du bourg, quelques lotissements se sont créés dans les dernières décennies du XXe siècle et celles du début du XXIe siècle, ainsi qu'une zone industrielle et artisanale au sud-ouest du bourg, le long de la route départementale n° 15 en direction de Quimper.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif de granulite de "Menez Goaillou", situé à l'extrême nord de la commune, s'élève à 168 mètres d'altitude et forme une ellipse longue d'environ 1 km et large de 750 mètres, dominant d'une trentaine de mètres les schistes briovériens de la rive gauche de l'Odet. Une douzaine de carrières entament ses flancs[1]. De beaux cristaux d’apatite ont été trouvés à Menez Goaillou[2].

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On trouve abondamment dans les environs de Coray des pierres connues sous le nom de Pierres-de-Croix (formant des prismes hexagonaux réguliers, parfois se recoupant à angle droit et ayant alors l'aspect d'une croix) ; leur nom scientifique est staurotide.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par trois routes départementales qui se croisent dans le bourg, la D 15 qui va de Quimper à Gourin et, au-delà, permet d'atteindre Carhaix ou Rostrenen ; la D 36, qui lui est perpendiculaire et est orientée nord-sud, et qui permet, vers le nord, de parvenir à Châteauneuf-du-Faou et, vers le sud, à Rosporden ; la D 50 est un axe allant de l'ouest-nord-ouest, en direction de Briec à l'est-sud-est en direction de Scaër. Aucune route nationale ni voie ferrée ne traverse la commune, la gare la plus proche étant celle de Rosporden.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Coray

L'ancien blason de Coray porte coupé d’azur et de sable, une croix gironnée d’or de huit pièces brochant sur le tout, cantonnée en chef de deux mouchetures d’hermine d’or.
La croix symbolise la pierre de Coray appelée aussi pierre de Coadry.
Avec le noir, le bleu et le jaune rappellent les couleurs fondamentales de l'ancien costume des hommes de Coray : le costume Glazick.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un dépôt d'épées datant de l'âge du bronze a été découvert à Penhoat (lors de la destruction d'un alignement de menhirs en 1927) et du matériel d'orfèvre (une enclume, des pointes de lances à douille et un lot de haches à talon[3]), datant de 80 à 700 avant J.-C., à Keranfinit[4].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Coray était sous l'occupation romaine un nœud de communication important. Certains auteurs dont Jean-Pierre Brunterc'h, pensent que Coray est le Corophesium mentionné dans les « Annales de Lausanne » pour l'année 818. La voie romaine allant de Vorgium (Carhaix) à Civitas Aquilonia (Quimper) passait par Roudouallec et Coray, où elle croisait la voie romaine allant de Concarneau à Morlaix[5].

Toponymie et origines[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Coroe au XIe siècle[6].

Doit son nom à un certain Coroe dont l'anthroponyme dériverait de Cor - famille, clan, groupe et du suffixe oe, désignant très couramment un nom en vieux-breton [réf. nécessaire].

Le nom "Trégourez" proviendrait du breton Tre (en français "au-delà") et le suffixe gourez serait une déformation de "Coray", le nom complet signifiant donc "au-delà de Coray", mais cela reste très incertain. Selon une autre explication, finalement assez voisine de la précédente, le nom Dreo-Gouere signifierait "La trève du bas" et C'horre, à l'origine du nom "Coray", "la trève du haut"[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Coray serait une grande paroisse de l'Armorique primitive, qui aurait englobé, outre Coray, Leuhan et Tourc'h[8]. Vers le VIe siècle, le moine Ratian, disciple de saint Guénolé, s'installe pour évangéliser le pays dans un ermitage à Lan Ratian [Larragen de nos jours].

Le nom de Coray apparaît dans le cartulaire de Landévennec, sous le nom de Choroe, au XIe siècle. À la même époque le nom est noté Coroe dans le cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé et dans le cartulaire des Églises de Quimper.

Une motte féodale se trouve à Kastel-Herrou et deux autres existaient à Kerdavid et Kervrec'h, qui ont été détruites[9].

Saint-Tridan était la principale maison seigneuriale de la paroisse ; elle était possédée par la famille Le Rouxeau de Saint-Dridan, seigneurs de Saint-Dridan, de la Villepierre, de Kerguelen, de Bossulan, etc.., dont les héritiers, Alain et Charles Le Rouxeau (enfants mineurs d'Ollivier de Rouxeau, décédé, et de Françoise Le Guillou), furent confirmés dans leurs titres de noblesse devant la Chambre de réformation le car ils parvinrent à prouver leur ascendance noble en remontant jusqu'à Henry Le Rouxeau, époux de Clémence Tréanna, grâce à un acte daté de 1470[10].

La seigneurie des Salles appartenait, en 1300, à l'évêque de Quimper dont le manoir éponyme était une de ses résidences. La seigneurie de Keromnès dépendait de la baronnie de Laz et une autre partie de la paroisse de Coray de la seigneurie de La Roche-Helgomarc'h, et partiellement du fief des évêques de Quimper qui possèdent une résidence au Salle (aujourd'hui Salou), résidence qui plusieurs fois au cours des siècles servira de refuge au chapitre cathédral de Quimper, suite notamment à un épisode de peste qui toucha Quimper en 1484.

En 1483, alors que la peste ravageait le diocèse de Quimper, provoquant notamment la mort de l'évêque Guy du Boschet[11], le chapitre de Quimper s'assembla dans l'église de Corrai [Coray] pour y nommer des Grands-Vicaires[12].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le manoir des Salles et ses dépendances fut vendu dans la première moitié du XVIIe siècle à Louis Auffret, notaire royal à Quimper, qui y fit souche. Quatre siècles plus tard, la plupart des villages de Coray et des communes environnantes recensent encore des descendants de cette famille[13].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Coray en 1778 :

« Corrai, à 4 lieues et demie à l'est-nord-est de Quimper, son évêché, sa subdélégation et son ressort. On y compte 1 400 communiants[14] ; la cure est à l'ordinaire[15]. Cette paroisse est située sur une montagne fort haute [sic], qui forme un beau point de vue. Son territoire est traversé au nord par les Montagnes Noires, sur le sommet desquelles on ne voit que des rochers et des terres pierreuses qui, par conséquent, ne sont propres à rien. Dans les vallons, on trouve des terres labourables très bonnes, et beaucoup de landes dont le sol ne parait pas mériter les soins du cultivateur[12]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , Ambroise Rivoal, qui avait remplacé Jérôme Kergourlay, recteur de Coray depuis 1787 et jusqu'en 1791, démissionne de sa charge de curé constitutionnel de Coray.

Au printemps 1796, chargés par De Bar « de rallier des mécontents du côté de Carhaix et d'étendre l'insurrection dans le Finistère, des racoleurs parcoururent les campagnes de Langolen, Coray, Trégourez, Leuhan, Laz, prenant le nom des déserteurs, des conscrits et même des hommes mariés, et les avertissant, avec des menaces, de se tenir prêts quand on viendrait les réunir »[16].

Nicolas Moreau, né en 1764 à Dinéault, prêtre insermenté, fut déporté à l'île d'Aix en 1794, fut recteur d'Argol entre 1802 et 1814, avant de devenir recteur de Coray où il mourut le [17].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'actuel CD 15 (la route de Quimper à Gourin passant par Coray) n'était au XIXe siècle qu'un chemin à ornières que les voyageurs devaient éviter la nuit tombée car c'était un véritable coupe-gorge où sévissaient des bandes organisées spécialisées dans le vol des chevaux et des bœufs, repérés préalablement par un réseau de mendiants qui parcourait les fermes du voisinage. Vers 1850, près d'une dizaine de brigands sévissaient et las attaques étaient particulièrement nombreuses les soirs de foire à Quimper[18].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Coray en 1853 :

« Coray ; commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale ; brigade temporaire de gendarmerie. (...). Principaux villages : Kerdréoret, Kerdannet, Villeneuve, Kerambelec, Huelgars. Maisons remarquables : Portlareuc, Saint-Dridan (ancien manoir). Superficie totale : 3 135 hectares, dont (...) terres laborables 1 658 ha, prés et pâturages 246 ha, bois 56 ha, vergers et jardins 57 ha, landes et incultes 984 ha (...). Moulins : 9 (de Gouaillon [Gouaillou], de Saint-Dridan, de Larragen, d'Huelgars, de Crec'h-Penvidic, Moulin-Roux, à eau). (...). Le sol de cette commune est peu fertile et d'une très faible épaisseur : aussi n'y cultive-t-on pas pour ainsi dire le froment. Les bois de chauffage sont fréquents. On y sème très peu de lin, mais assez de chanvre pour suffire à fabriquer les grosses toiles employées par les habitants. On travaille la laine et beaucoup de paysans font chez eux un berlinge qui se vend à Quimper, Pont-l'Abbé et Pont-Aven. Il y a foire le 2 janvier, les 3 et 25 février, 26 mars, 28 avril, 19 mai, 1er août, 14 septembre, 26 octobre et 25 novembre. Le chemin de grande communication de Quimper à Carhaix [actuel CD 15] traverse cette commune du sud-ouest au nord-est. L'Odet la traverse aussi du nord-est au sud-ouest. Géologie : micaschiste au sud, mais les schistes modifiés dominent. On parle le breton[19]. »

Une épidémie de dysenterie survint à Coray en 1895 ; elle valut au docteur Herland, médecin de Coray, une médaille de bronze décernée par l'Académie nationale de médecine[20]. Une nouvelle épidémie de dysenterie survint en novembre 1900 dans les communes de Spézet et Coray, provoquant la mort d'au moins 70 personnes ; les Sœurs de Coray et de Spézet furent poursuivies pour « exercice illégal de la médecine et de la pharmacie », le procureur de la République de Châteaulin estimant que « la sécurité des malades se trouvait compromise par suite du traitement des Sœurs » auxquelles il reproche un « zèle intempestif » ; leur avocat souligna qu'elles agissaient « par dévouement » car « dans la région où elles ont prodigué leurs soins, beaucoup de malades meurent sans vouloir appeler le médecin »[21]. Les supérieures des deux établissements religieux de Coray et Spézet furent condamnées chacune à 100 francs d'amende, ce qui provoqua l'indignation de nombreux habitants des deux communes, « nos sœurs ont toujours soigné avec beaucoup de dévouement (...) les malades (...) avec un zèle désintéressé »[22].

En 1878, l'école communale de Coray « est installée actuellement dans un local très défectueux » et la commune projette la construction d'une nouvelle école : le Conseil général du Finistère consent une subvention de 8 000 francs à la commune qui « consacre à cette construction et qu'elle va être obligée de s'imposer de nouveaux sacrifices pour une maison d'école de filles dont elle a le plus grand besoin »[23]. Une maison est achetée, pour servir d'école des filles, en 1880[24].

L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul fut en grande partie reconstruite en 1895.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Course de chevaux à Coray au début du XXe siècle (carte postale Villard).

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En avril 1903, une religieuse des Filles de Jésus, Sœur Saint-Jean-François, fut poursuivie devant le tribunal correctionnel de Châteaulin pour avoir tenue une école clandestine à Coray[25].

Déclarée d'utilité publique le , la ligne ferroviaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux du Finistère allant de Châteauneuf-du-Faou à Rosporden, longue de 39 km, fut mise en service le . Elle desservait les gares de Saint-Thois-Pont-Pol, Laz, Trégourez, Guernilis, Coray, Tourc'h, Bois-Jaffray-Saint-Guénal et Elliant. Elle ferma dès 1933.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Coray porte les noms de 121 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, 1 (Henri Le Louet) est décédé sur le front belge lors de la Course à la mer, 5 sont décédés dans les Balkans car ils faisaient partie de l'Armée française d'Orient (Yves Guédès, François Jaffré, Joseph Le Grand, Christophe Le Saux, Pierre Quéméré), 3 sont disparus en mer (Jean Allain, Yves Guinvarch, Guillaume Jacq) ; tous les autres sont décédés sur le sol français. Parmi eux, plusieurs ont été décorés : Grégoire Pérennec reçut la Croix de guerre et la Médaille militaire ; Yves Bourhis, Jean Dréau, Yves Guéguen, Louis Jégou, Louis Le Grand, Pierre Le Guillou, François Paillard, Pierre Paillard et Henri Pérennec la Croix de guerre ; Laurent Courtay la Médaille militaire[26]. Un homme et une femme placés de chaque côté du monument aux morts représentent un poilu et l'arrière du front, symbolisé par la femme.

Jean Bouguennec, dont le nom est aussi inscrit sur le monument aux morts, est en fait décédé après la guerre, le à Ferryville (Tunisie)[27].

Le monument aux morts, œuvre du sculpteur René Quivillic, représente une jeune Corayenne orpheline de guerre âgée de vingt ans portant le costume local traditionnel.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un alignement de 13 menhirs situé près du village de Penhoat fut détruit en 1927.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Coray porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi elles, des soldats tués pendant la "Drôle de guerre" (Alain Mahé, décédé le  ; Jean Billan, décédé le ) ou à la fin de la guerre (Yves Ficamos, décédé le )[26].

Trois jeunes résistants (les deux frères Grégoire Le Cam[28] et Jean-Louis Jacob[29], François Jacob[30]) originaires de Coray furent tués lors des combats de Kernabat (en Scaër) et Quillien (en Tourch) le [31].

Louis Kerangall[32] est mort en déportation le à Buchenwald[33].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'opposition aux barrages écréteurs de crue[modifier | modifier le code]

Le SIVALODET, syndicat mixte chargé de la gestion du bassin versant de l'Odet, à la demande principalement de la ville de Quimper qui souffre d'inondations chroniques dues pour partie aux crues de l'Odet, projette la création de petits barrages écréteurs de crue en amont de Quimper et particulièrement à Langolen, Landudal et Coray, ce qui soulève des protestations de la part d'une partie des habitants et des municipalités concernées[34], et particulièrement à Coray[35].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[37].

En 2016, la commune comptait 1 903 habitants[Note 1], en augmentation de 1,93 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2721 4881 2271 4431 6401 8471 8341 8091 976
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8551 9922 1392 0762 2752 4102 5322 5722 565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7602 7052 7522 4452 3662 1892 1272 0492 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 8411 7871 7681 7371 6231 6251 7591 7781 888
2016 - - - - - - - -
1 903--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 28 élèves étaient scolarisés à l’école bilingue (soit 14,5% des enfants de la commune inscrits dans le primaire).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Coray
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1807 Corentin-Marie Danyel Beaupré[40]   Notaire.
1808 1816 René Mahé de Berdouare[41]   Propriétaire. Domicilié au manoir de Saint-Dridan.
1816 1825 Nicolas Gaillard[42]   Avoué au tribunal de Quimper. Habitait le manoir de Port Lazou en Coray.
1825 1830 Pierre Joseph Le Grand[43]   Cultivateur.
1830 1832 Jean Nicolas Michelet[44]   Cultivateur.
1832 1850 Julien Gestin[45]    
1850 1863 Claude Marie Jarno[46]   Notaire.
1865 1873 Louis Joseph Guyonvarc'h[47]   Notaire
1874 1876 Yves Philippe Le Roux[48].   Propriétaire terrien
1876 1894 Louis Joseph Guyonvarc'h   Déjà maire entre 1863 et 1865.
1894 1944 Henry Crouan[49]   Notaire ; Officier de la Légion d'honneur[50].
1945 1978 Joseph Guidicelli[51]   Médecin.
1944 1944 Louis Le Bihan[52]    
1978 1989 Jean Ollu[53]    
1989 2014 Jean-René Joncour centre droit[54] Président de l'Association des maires du Finistère jusqu'en 2014[55].
2014 En cours Henriette Le Brigand PS Retraitée de l'enseignement

Jumelages[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Descente du goaillou (DH) (descente VTT)
  • Mi-juin : semi-marathon de Coray, 6e épreuve du Challenge de Cornouaille[56].
  • Tout au long de l'année, des animations par les associations : Glaziks de Coray, danse bretonne (fest-deiz et fest-noz), excursions de l'espace jeune, randonnées, lutte bretonne (gouren)...

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIXe siècle). La tour et son clocher à galerie sont du début du XVIIIe siècle ; le reste de l'église a été reconstruit en 1895. Elle abrite des statues anciennes : saint Venec, sainte Barbe, sainte Catherine, saint Pierre et une Pietà en pierre.
  • Chapelle Notre-Dame de Guernilis (1749) : elle aurait été édifiée par un seigneur de Coray qui aurait été prisonnier des Turcs et aurait promis de construire une chapelle s'il parvenait à s'échapper. Son pardon est célébré chaque lundi de Pentecôte. Une fontaine de dévotion de style Renaissance se trouve à proximité[57].
  • Chapelle de Lochrist (XVIe siècle), dédiée au Christ. Située en bordure de l'Odet le long d'une ancienne voie romaine, en forme de croix latine, la chapelle a été construite en 1601 par les Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et restaurée au XVIIIe siècle, trois pardons y étaient organisés dans l'année. Le dernier pardon y fut organisé en 1920 et la chapelle se délabre rapidement même si elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du . La chapelle est restaurée à partir de 1970 à l'initiative d'une association locale de défense du patrimoine et le clocher, abattu par l'ouragan de 1987, reconstruit. Il n'en reste toutefois que ses murs et un clocher à jour de type cornouaillais. Le calvaire date de 1700 et, après avoir un temps été déménagé au bourg, il a retrouvé son emplacement d'origine.
  • Chapelle de Saint-Vinoc (ou Saint-Venec)[58]. C'est l'ancienne chapelle, datant du XVIIe siècle, du manoir de Saint-Dridan, transportée à Kergoat en 1819. On y voit les armes des Le Rousseau de Rosencoat, anciens seigneurs de Saint-Dridan. Son délabrement a été aggravé par l'ouragan de 1987[59].
  • Stèle gallo-romaine à proximité de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Jean Marie Le Guillou de Kerincuff : avocat né à Coray en 1748, élu député aux États généraux en 1789. Farouche partisan des réformes, il devint le premier maire de Quimper en janvier 1790, mais abandonna cette charge pour devenir le président du tribunal criminel du Finistère, siégeant à Quimper, poste qu'il occupa pendant presque toute la Révolution française. Après 1800, il fut juge, puis président de la Cour d'appel de Rennes. Il mourut à Quimper en 1823[60].
  • Charles Madic, scientifique français spécialisé dans la radioactivité, né à Coray en 1942.

Légende[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Chauris et François Le Bail, Le massif de granulite de Menez Gouaillou en Coray (Finistère), "Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne", octobre 1959, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564977z/f11.image.r=Tr%C3%A9gourez.langFR
  2. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat , 2014, [ (ISBN 978-2-917198-22-3)]
  3. http://broceliande.brecilien.org/Haches-a-talon-75
  4. Pierre-Roland Giot, Jacques Briard, Louis Pape, "Protohistoire de la Bretagne", éditions Ouest-France Université, 1995.
  5. René Kerviler, "Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine", 1874, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57839621/f91.image.r=Roudouallec?rk=686698;4
  6. Sur les cartulaires de Landévennec
  7. Jean-François Boëdec, "Histoire secrète des Montagnes Noires", éditions des Montagnes Noires, 2012, [ (ISBN 978-2-919305-28-5)]
  8. http://www.infobretagne.com/coray.htm
  9. Patrick Kernevez, "Les fortifications médiévales du Finistère : mottes, enceintes et châteaux", Institut culturel de Bretagne-Skol-Uhel ar vro (Rennes), 1997
  10. Georges Le Gentil de Rosmorduc, "La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse", tome 1, 1896-1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55869664/f556.image.r=Dridan?rk=128756;0
  11. Fuyant la peste, Guy du Boschet se réfugie à Nantes où il meurt le .
  12. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist01og/page/236
  13. http://fazery.net/histoire/coray_3_rivieres.htm
  14. Personnes en âge de communier.
  15. Peut-être est-ce une erreur, car selon le pouillé de Tours, la cure de Coray était à l'alternative.
  16. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f112.image.r=Perguet.langFR
  17. Chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, Notices sur les paroisses : Crozon, "Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie", 1907, Quimper, consultable http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/crozon.pdf
  18. Jean-François Boédec, Histoire secrète des Montagnes Noires, (ISBN 978-2919305285)
  19. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1853, consultable https://books.google.fr/books?id=8Uw_AQAAMAAJ&pg=RA1-PA201&lpg=RA1-PA201&dq=Saint-Tridan&source=bl&ots=tv7BskPmK8&sig=hFMJ-9S8brXJ_Me847GCA2gt_fw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj695Sx4_jeAhUqxoUKHdKOD7EQ6AEwDHoECAIQAQ#v=onepage&q=Saint-Tridan&f=false
  20. "Bulletin de l'Académie nationale de médecine", 189, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96432037/f845.image.r=Rosporden
  21. Journal des débats politiques et littéraires, n° du 18 décembre 1900, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k470053b/f3.image.r=Coray?rk=450646;0
  22. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 21 novembre 1900, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6390763/f3.image.r=Coray?rk=21459;2
  23. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", avril 1878, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565128t/f64.image.r=Coray?rk=1437775;2 et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565128t/f94.image.r=Coray
  24. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562053m/f262.image.r=Coray?rk=107296;4
  25. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 25 avril 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6399532/f1.image.r=Coray?rk=386268;0
  26. a et b Memorialgenweb.org - Coraix : monument aux morts
  27. Memorialgenweb.org - Jean BOUGUENNEC
  28. Grégoire Le Cam, né le à Rosporden
  29. Jean-Louis Jacob, né le à Coray
  30. François Jacob, né le à Coray
  31. http://potkore.skyrock.com/2896513557-CORAY-Commemoration-du-14-Juillet-1.html
  32. Louis Kerangall, né le à Coray, arrêté le à Cesson-Sévigné, déporté depuis Compiègne le vers le camp de concentration de Buchenwald où il décède le
  33. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-k.htm
  34. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24239 et http://www.agencebretagnepresse.com/article.php?id=23819
  35. http://www.paysan-breton.fr/article/12539/la-vallee-de-l%92odet-aura.html
  36. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  37. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  40. Corentin-Marie Danyel Beaupré, né le en la paroisse Saint-Trémeur de Carhaix, décédé le à Coray.
  41. René Mahé de Berdouare de Kervasiou, né le à Coray, décédé le à Coray.
  42. Nicolas Gaillard, baptisé le dans la paroisse Saint-Julien à Quimper, décédé le à Coray.
  43. Pierre Joseph Le Grand, né le à Coray, décédé le à Coray.
  44. Jean Nicolas Michelet, baptisé le à Coray (né à Kerdanet en Coray), décédé le à Coray.
  45. Julien Gestin, né vers 1793 à Coray, décédé le à Briec.
  46. Claude Marie Jarno, né le 3 ventôse an II à Quimperlé, époux d'Élisa Danyel de Beaupré, décédé le au bourg de Coray.
  47. Louis Joseph Guyonvarc'h, né en 1832 à Plouay (Plouay)
  48. Yves Philippe Le Roix, né le à Leuhan, décédé le à Leuhan
  49. Henry Crouan, né le à Telgruc, décédé en août 1954 à Coray
  50. Journal des débats politiques et littéraires, n° du 3 août 1938, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k509179m/f6.image.r=Coray?rk=1115885;2
  51. Joseph Guidicelli, né en 1898 en Corse, décédé en 1978 à Coray.
  52. Louis François Le Bihan, né le à Penistin en Coray.
  53. Jean Ollu, né en 1919, décédé en avril 2006 à Coray.
  54. https://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Jean-Rene-Joncour-pas-candidat-en-2014-_29041-avd-20130115-64376116_actuLocale.Htm
  55. https://www.letelegramme.fr/bretagne/association-des-maires-du-finistere-dominique-cap-nouveau-president-04-10-2014-10370668.php
  56. course du Challenge de Cornouaille les foulées de Coray
  57. http://coray.fr/histoire-et-patrimoine/
  58. https://potkore.skyrock.com/2493131369-CORAY-chapelle-de-Saint-Vennec-1996.html
  59. http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/CORAY.pdf
  60. http://desaix.unblog.fr/2007/11/11/la-revolte-de-fouesnant/
  61. http://armorpassion.com/culture/Legendes/legendes%20anatole%20le%20braz/lajeunefilledecoray.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le petit train Rosporden-Plouescat, Annick Fleitour, Éditions Ressac, Quimper, 2001. [historique de la petite ligne à voie étroite qui desservait Coray de 1912 à 1935].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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