Hanvec

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Hanvec
L'église paroissiale Saint-Pierre.
L'église paroissiale Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Intercommunalité Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Marie-Claude Morvan
2014-2020
Code postal 29460
Code commune 29078
Démographie
Gentilé Hanvécois
Population
municipale
2 006 hab. (2015 en augmentation de 2,4 % par rapport à 2010)
Densité 34 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 39″ nord, 4° 09′ 31″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 322 m
Superficie 59,11 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Hanvec [ɑ̃vɛk] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et relief[modifier | modifier le code]

La rivière du Faou et Landévennec vus depuis la cale de Lanvoy

Hanvec est une vaste commune[1] (59,11 km2) située dans le centre-ouest du département du Finistère, entre la rade de Brest et les monts d'Arrée, dans les confins nord de la Cornouaille, au sud-est de Brest et à 15 km au sud de Landerneau. Ses habitants sont appelés les Hanvécois. Hanvec fait partie du parc naturel régional d'Armorique.

Le relief d'Hanvec est accidenté, les altitudes allant du niveau de la mer à l'ouest (zone littorale de la rade de Brest, aux alentours de Lanvoy) à 322 mètres à l'est, à l'approche des monts d'Arrée (Roc'h Glujau à Ménez-Meur), ce qui entraîne même des différences climatiques de 2 à °C entre la bordure côtière et l'intérieur des terres, où, de plus, la fertilité du sol est moindre. Le bourg est aux alentours de 100 mètres d'altitude. La commune est traversée au sud par la rivière du Faou et au nord par la rivière de L'Hôpital-Camfrout qui se jettent dans la rade de Brest en formant deux abers.

Communes limitrophes d’Hanvec
L'Hôpital-Camfrout, rade de Brest Irvillac Saint-Éloy
Rade de Brest, Landévennec Hanvec Saint-Rivoal, forêt du Cranou,
monts d'Arrée
Aulne Le Faou Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h

Géologiquement, Hanvec, situé en bordure nord du bassin de Châteaulin, correspond à un axe anticlinal approximativement orienté ouest-est et se prolongeant jusqu'à Moncontour en passant par le Huelgoat, Carnoët et Corlay. Des affleurements de plomb et de zinc (« plombo-zincifères ») ont été reconnus[2].

Description[modifier | modifier le code]

Eugène Boudin décrit ainsi Hanvec en 1867 :

« Arrivé sur le point culminant de la côte, le pays qui s'étend tout autour du spectateur est très vaste : aussi vaste qu'on peut le souhaiter. Les collines descendent vers un vallon qui s'arrête à la rivière du Faou d'un côté. Au-dessus, on voit encore des collines arrondies, couvertes de bois ou de champs jaunis ou blanchis par les blés noirs en fleurs ; plus loin, voici le Menehom, la montagne la plus haute du Finistère[3]. De l'autre côté, même étendue, et là-bas, bien loin, dans la brume, les montagnes d'Arrez. Bien loin aussi, on voit les clochers dominer les collines. Beau pays[4] ! »

Les transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne ferroviaire à voie unique non électrifiée reliant Brest, via Landerneau, à Quimper, mais la fermeture depuis de nombreuses années de la gare d'Hanvec (trois trains par jour s'y arrêtaient vers 1980) oblige les habitants de la commune désireux de prendre le train de se rendre désormais à la gare routière du Faou. La réouverture de la gare est réclamée par certains usagers et parfois envisagée par les pouvoirs publics[5]. Le restaurant La Cuisine est situé dans la bâtisse du passage à niveau, route de Sizun.

Le territoire communal était traditionnellement traversé par la route nationale 170, allant de Quimper à Brignogan-Plages transformée en voie express et désormais dénommée, depuis la réforme survenue en 1972, la route nationale 165 (axe Brest-Quimper-Nantes).

La forêt du Cranou[modifier | modifier le code]

La fontaine Saint-Conval, dans la forêt du Cranou

Dans la partie sud-est de la commune se trouve la forêt du Cranou, vaste d'environ 600 hectares, qui étend sur la rive droite de la rivière du Faou ses chênes et ses hêtres séculaires. Une chapelle et une fontaine, dédiées à saint Conval, s'y trouvent. La superficie en landes était importante par le passé : 3 000 journaux en 1715 pour Hanvec[6].

Auguste Brizeux a évoqué dans un de ses poèmes, intitulé Kreïsker[7], la forêt du Cranou :

Castel-linn [Châteaulin] a son fleuve et la haute montagne…
Hanvec a le Crannou, forêt lugubre et sombre…
Saint-Renan a les blés ; Sizun a les abeilles…
Mais Saint-Pol-de-Léon a pour lui le Kreïsker.

Article détaillé : Forêt du Cranou.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Hamuc au XIe siècle, Hanffvec au XIIIe siècle, Hanvec vers 1330, Hanffvet en 1368, Hanffvec en 1405.

Une étymologie incertaine[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle le cartulaire de Landévennec dresse l'inventaire des possessions de l'abbaye de Landévennec. La paroisse apparaît sous le nom de Plebs Hamuc (plebs = paroisse).

Thèse classique

Bernard Tanguy[8], précise : « Dérivé en -uc (variante de -oc aujourd'hui -ek), vieux-breton ham, en moyen-breton haff, hanff aujourd'hui hanv “été”. Le toponyme Hanvec apparaît, par ailleurs associé au breton kroaz “croix” dans Croixanvec, au breton lein “hauteur” dans Leinhanvec, village[9] de Plounéour-Ménez. Équivalent breton exact du latin aestivalis “lieu d'été”, il pourrait être en relation avec la pratique de l'estivage, c'est-à-dire faire séjourner les troupeaux, l'été dans les pâturages de montagne. »

Tugdual Kalvez nous expose d'autres hypothèses :

Estivage ?

L'estivage tel qu'il est pratiqué dans les montagnes françaises, ne peut s'appliquer en Bretagne, car il suppose un climat contrasté. La dénivellation de 321 m à Hanvec ne justifie pas des déplacements de troupeaux pour une végétation plus abondante, bien au contraire. Si la pratique est attestée dès le XIIe siècle, mais sporadique et sans réelle nécessité démographique ou d'espace, elle n'a pas été codifiée ni systématisée comme dans le Jura, le Massif central ou les Pyrénées. Par conséquent, Plebs Hamuc, attestation du XIe siècle, copie vraisemblable d'un document du VIe siècle, est en contradiction chronologique entre la toponymie de la paroisse et le développement du pâturage d'été. Il ne s'en trouve pas de trace dans le vocabulaire. Il s'agirait plutôt d'un vagabondage forestier. Ainsi, le temps où le bétail est laissé en liberté se dit : feulzer, feulzerezh.

Quant au mot estival, le Robert[10] précise : adjectif, est un emprunt (1119) au latin impérial aestivalis « relatif à l'été », [et non pas « lieu d'été » comme donné supra] dérivé du latin classique aestivus « de l'été », de aestas, -atis qui a donné été*. Estiver, verbe intransitif, est un emprunt au latin classique aestivare « passer l'été », dérivé de aestivus ; attesté avant 1475 comme transitif (1520 s'estiver) pris au sens de « faire transhumer » (1521), le verbe signifie « faire passer l'été des animaux dans les pâturages de montagne » ; en emploi intransitif, il est emprunté au provençal estivar de même origine. Estivage en dérive ou est repris au provençal estivage « transhumance, pacage d'été » (1460, « droit de pacage estival »), dérivé de estivar. On est donc éloigné historiquement des toponymes issus du latin aestivalis.

Résidence d'été ?

Il existe néanmoins en Bretagne des lieux de résidence d'été ou de repos comme les toponymes Le Rest, Restou. Albert Deshayes[11] indique hañvod d'après le moyen-breton hauffhout (1427) est constitué de hañv (été) + bod (résidence), correspondant au cornique havos et au gallois moderne hafod, habitation d'été. Ce mot se retrouve dans Hanvot en Plœmeur (56), dans Coatanvod (Hennebont, 56) = résidence d'été du bois ; dans Goasanvot (Plounévézel, 29) et Goasenvot (Locarn, 22) = résidence d'été près du ruisseau.

Nom d'homme ?

La nouvelle thèse y voit le nom d'une personne, comme d'autres paroisses sans préfixe ou qui l'ont perdu[12] : Baud, Combrit, Corlay, Gaël, Glomel, Guiguen, Hanvec, Hénan, Rhuys. Pour Albert Dauzat[13], Croixanvec (Croshavec, 1387 ; Quoessanvec, 1422) est « composé de croix et du breton hanvec (racine hanv, été ; hanvec, nom d'homme ou “méridional” ».

Ham devait donc avoir un autre sens :

Pour Léon Fleuriot[14] ham en vieux-breton est établi comme signifiant “été”, moyen-breton haff, moderne hañv, gallois haf, cornique haf, vieil-irlandais sam, samrad. Ce mot est apparenté au haut-allemand sumar, à ἡμέρα, au sanscrit samā « année ». Mais ham devait avoir d'autres sens : voir les noms en vieux-breton : Hamcar, Hamaion, Uuorhamoi, Iunham… et les mots gaulois en Samo- : Samotalos, Samorix, Samogenus, etc.

Xavier Delamarre[15] part également de l'origine samo- = “été”, vieux mot celtique et indo-européen, < *samos. Dans l'indo-européen : sanskrit sámā “été”, arménien am “année”, amaṙn “été”, vieil-haut-allemand, vieux-norrois sumar “été”. Il existe cependant un adjectif *sāmo “calme” qui pourrait convenir aussi pour les noms de personnes : vieil-irlandais sám “calme, tranquille”, sanskrit sāmanáḥ, “id.”.

Hanvec pourrait donc signifier le nom d'une personne, calme de caractère.

Autres pistes :

Par ailleurs, Xavier Delamarre[16], indique à l'article Samonios, nom du 1er mois du calendrier de Coligny, comme étant attesté de façon abrégée samon, samo-, sam-. Il contient à l'évidence l'été samo-, mais sans qu'il soit possible de déterminer une période précise : la fête irlandaise Samain, Samuin (< *samonis), nom du 1er novembre, fête des morts et de novembre durait trois jours et trois nuits[17]. Plusieurs éléments portent à penser que le Samain irlandais et le Samonios gaulois n'ont rien à voir avec l'été (les computations d'Olmsted[18] l'engagent même à voir dans Samonios le solstice d'hiver).

Le sens initial du vieil irlandais samain semble avoir été “assemblée, réunion avec les morts et l'Au-delà” (sanskrit sámanaṃ “assemblée, réunion, fête”, gothique samana, vieux nordique saman “ensemble”, racine indo-européenne *sem-, som-, sṃ- “un, même, ensemble”).

samolos est aussi une plante poussant dans lieux humides, panacée pour les maux oculaires. samosum, une autre plante, non identifiée, qu'on rattache à sam- “été” (mais plutôt à *sāmo- “calme”, convenant mieux pour un remède).

Il existe donc de nombreux dérivés de la racine celtique *sam- et de sa forme brittonique *ham- et il est difficile de faire la différence entre leurs descendants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges sont les témoins sur la commune[19] de l'âge du bronze marquée par la civilisation des tumulus (3500 à 1800 av. J.-C.) et aussi des Romains qui arrivent en 54 av. J.-C. dans une zone celtisée depuis 500 ans. À l'est du village[9] de Boudouguen, sur un point culminant d'où l'on aperçoit la rade de Brest, se trouve l'ancien camp romain de Menez-ar-Chastel, de forme rectangulaire, ayant plus de 100 mètres de côté[20].

Quand au VIe siècle de notre ère le flot d'immigrants bretons traverse la Manche pour s'installer en Armorique, de nombreuses tribus gallo-romaines vivent et travaillent dans ces contrées. Mais il reste des zones de forêts et de lande à défricher.

C'est entre la « Montagne », la rade et les rivières du Camfrout et de la Douffine que la première communauté chrétienne va s'installer. Le bourg bâti au sommet d'une colline élevée (102 m) semble avoir été un centre de défrichement. À l'entour les villages[9] aux consonances : coat, killi, cran (bois en vieux- et moyen-breton) sont autant de témoins de la couverture forestière. La magnifique forêt du Cranou en est encore le témoin : possession royale elle fut ensuite gérée par la Marine du XVIIIe à la fin du XIXe siècle.

Cette communauté érigera un lieu de culte dédié à saint Pierre : ce sera Hanvec.

Erwan Vallerie[21] nous dit : « Toute cette région ne comprenait qu'une seule paroisse primitive (8 000 ha). Hanvec englobait, outre ses trèves Rumengol et Lanvoy (toutes deux aujourd'hui en Le Faou) et la partie sud de L'Hôpital-Camfrout[22], Rosnoën et sa trève Le Faou, Quimerc'h et sa trève Logonna-Quimerc'h, enfin Lopérec ». Une immense paroisse éclatée en communes depuis la Révolution.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La chapelle de Lanvoy et la seigneurie de Kerohan[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Kerohan
Une ferme de Kerohan construite avec des pierres de l'ancien manoir
Le puits de Kerohan

Liée à l'histoire du manoir, la chapelle de Lanvoy est aujourd'hui en rénovation. Son clocher reste le seul témoin d'une histoire réduite au silence par la négligence des hommes. La charte 26 du cartulaire de Landévennec dit que le roi Gradlon donna au VIe siècle les territoires de Caer Liver et de Lan Uoae à saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Noté Lan Voe au XIe siècle, le toponyme est un composé formé avec le vieux-breton lann « ermitage » et un nom de saint, sans doute Moe. Saint Oyen, patron de la chapelle et éponyme de Lopoyen Lochboezien, de lok « lieu consacré », nom du hameau voisin, est, en fait, saint Boezian (Dictionnaire des noms de communes, Bernard Tanguy) mais serait en fait saint Bodian, connu aussi sous le nom de saint Beuzec[23].

La famille Quélen de Kerohan est originaire du manoir éponyme, mais a par la suite habité le manoir de Kerliver, délaissant Kerohan (même si, désargentée, la famille revint y vivre au XIXe siècle), où le manoir tombe progressivement en décrépitude comme en témoigne le peintre Eugène Boudin, qui y fit de nombreux séjours, en 1867 :

« Kerohan, notre demeure du moment, vaste chambre aux solives vermoulues, à peine un plancher ; deux lits clos, au milieu, une table ; vaste cheminée ; un crochet pour les hardes suspendu au plafond ; un banc, deux ou trois vieux bahuts sculptés grossièrement. Dans un tas de décombres, on a fait un four à cuire le pain. Les figuiers ont multiplié par hasard. Il y en a cependant un qui doit dater de la fondation du manoir : sur la porte d'entrée cintrée en granit, on lit "1670". C'est tout ce qui reste avec deux grossières fleurs faites au badigeon à l'ocre jaune et rouge. Des sentiers effondrés, en haut une courte allée de hêtres. Il y a maintenant des maisons faites avec des décombres. Voici la croix des vieux tailleurs d'images. On n'a plus cette foi à présent. D'un côté le Christ, de l'autre la Vierge couronnée par un ange : au-dessus, des ornements gothiques. Elle domine la mer, placée qu'elle est dans le chemin qui y conduit[24]. »

La seigneurie de Kerliver et la famille Quélen de Kerohan[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kerliver 1

Les seigneurs les plus célèbres qui marqueront de leur empreinte Hanvec résideront au manoir de Kerliver. Ils ont servi les ducs de Bretagne, les rois de France, l'Empire. Leur devise « Meilleur que beau » pour le chevalier de Kerliver au XVe siècle “Mar Car Doué” pour les Kerlec'h au XVIe siècle, « Plutôt rompre que plier » pour le baron de Carné au XVIIe siècle.

En 1378, Jehan, seigneur de Kerliver, écuyer, était un compagnon d'armes d'Alain VII de Rohan[25]. Les seigneurs de Kerliver étaient présents aux montres et réformations de Cornouaille entre 1426 et 1502. Jean de Kerliver, seigneur du dit lieu, de Bodalec, de Quilliafel et de Portznédellec, épousa le Marie de Kersauson, veuve de Jean de Kerléan[26]. La seigneurie de Kerliver passe ensuite aux mains de la famille de Carné : par exemple François de Carné, baron de Kerliver, fait un pèlerinage à Plévin le sur la tombe du Père Maunoir en raison d'une guérison miraculeuse survenue alors qu'il avait de vives douleurs à un pied[27]. En 1687, le même François de Carné et son épouse, mathurine de Brézal, fondent à Hanvec la confrérie du Rosaire[28].

La généalogie complète de la famille de Quélen, originaire du château de Quélen, trève de Quélern en Locarn, est consultable sur un site Internet[29]. La famille de Quélen habite Hanvec depuis au moins le mariage avant 1593 de Yves II de Quélen avec Marguerite de Kerliver, fille de Nicolas de Kerliver et de Marguerite Saulx, elle-même fille héritière de Jean Saulx, seigneur de Kerohan.

  • Leur fils Tanguy III de Quélen, écuyer, seigneur de Kerohan, conseiller du roi au présidial de Quimper épousa Jeanne Laurens, puis Marie de Coëtlosquet le .
    • Hervé de Quélen, leur fils aîné, seigneur de Kerohant, Lestremelar, Le Vieux Chastel et Kerdudal, épousa le Marie Le Couriault de Quilio. En raison de l'extinction de la branche aînée de la famille de Quélen, il obtient en 1669 la reconnaissance par le Roi « de ses fiefs nobles du Coquer et du Val avec leurs appartenances dans la paroisse de Hanvec[29] ».
      • Leur fils aîné, Urbain Hervé de Quélen, chevalier, seigneur de Kerohant, Lestremeler, Kerdudal, Le Val et Kermodiern, épousa le Louise Thomé de Kéridec.
        • Leur fille Marie-Louise de Quélen de Kerohan, dame de Keranyson à Plonéour-Lanvern, née en 1700, se marie avec Yves Trémic[30].
        • Leur fils aîné, Jacques Louis de Quélen, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, épousa le à Landerneau Éléonore Le Gris du Clos.
          • Leur fils aîné, Urbain II Guillaume, comte de Quélen, seigneur de Kerohant et de Quélen, baptisé le en l'église Saint-Houardon de Landerneau, fut page de la Grande Écurie du Roi en 1745, cornette au régiment Royal-Etranger de cavalerie en 1748. Il participa à la bataille de Saint-Cast en 1758. Devenu maréchal de camp le , il signe en janvier 1789 la protestation de l'Ordre de la noblesse de Bretagne contre la réunion des États généraux[31]. Urbain II Guillaume de Quélen émigra lors de la Révolution française à Jersey où il décéda le . Son domaine fut confisqué par le gouvernement révolutionnaire, devenant bien national. Il avait épousé le Rose Marie Josèphe Hérisson du Vauthiou, dame de Kerliver en Hanvec.
            • Leur fils aîné, Jacques Louis Joseph de Quélen, comte de Quélen de Kerohant, baptisé le à Saint-Martin de Morlaix, fut page de la Petite Écurie du roi Louis XVI ; émigré en compagnie de ses parents à Jersey, il combattit dans l'Armée des Princes, puis vécut de son talent de peintre miniaturiste jusqu'à son retour d'exil en 1803 ; il fut maire d'Hanvec de 1814 à 1830 avec une brève interruption en 1815 car il tenta en vain de gagner l'Angleterre lors des Cent-Jours et fut brièvement emprisonné à Brest (il faillit même être condamné à mort pour s'être opposé au retour de Napoléon Ier). Il fit bâtir un quai qui porte son nom, au Faou. Il avait épousé le à Jersey sa cousine Élisabeth de La Goublaye de Ménorval.
              • Leur fils aîné Prosper François Amboise, comte de Quélen et de Kerohant, né à Morlaix le 28 frimaire an XII () fut élève des écoles militaires de La Flèche et de Saint-Cyr. Sous-lieutenant à Brest en 1830, il refusa de servir la Monarchie de Juillet et démissionna de l'armée. Il est décédé à Kerohant en Hanvec le et s'était marié le avec Louise Marie Joséphine de Rolland.

C'est en 1850 à la suite de problèmes financiers que les de Quélen furent contraints de vendre le manoir de Kerliver aux frères Deshayes de Montigny. Ces officiers d'Empire cédèrent dans leur testament le manoir à la commune.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Des habitants d'Hanvec participèrent à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 ; deux d'entre eux furent même exclus de l'amnistie de 1676[33].

Vers 1715, les landes couvraient 3 000 journaux à Hanvec (1 000 journaux à Lopérec et autant à Quimerc'h) selon un rapport d'un sénéchal de l'évêché de Quimper[34]. L'élevage des moutons y était alors important, même si la laine y était peu travaillée sur place, exportée principalement vers Irvillac. La culture du lin semble y avoir été peu répandue en raison de la relative rudesse climatique ; le chanvre par contre, plante plus rustique et qui accepte des terres plus pauvres, y était cultivé et transformé : plusieurs inventaires après décès en font mention, même si les métiers à tisser y étaient assez peu nombreux (218 métiers à tisser recensés pour 771 inventaires). Des traces de cinq kanndi ont été relevées sur le territoire communal. Un moulin à foulon se trouvait à Troéoc[35] servant en particulier à la préparation de la toile de berlingue[36].

Deux miracles attribués au père Maunoir[modifier | modifier le code]

La tradition a attribué à Hanvec deux miracles au célèbre prédicateur Julien Maunoir : Nicolas Quintin, âgé de 42 ans, à la dernière extrémité, aurait été guéri par lui ; il en fit la déclaration à Plévin le . Yves Déniel, sourd, aurait très bien entendu après avoir évoqué le père Maunoir en 1683[37].

Deux femmes de couleur à Hanvec à la fin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Pichot de Querdisien[38] est un notable, commissaire de la marine et inspecteur de la forêt du Cranou, qui vivait à Hanvec à la fin du XVIIIe siècle. Il avait à son service entre autres deux femmes de couleur originaires de l'île de France (île Maurice actuelle), dénommées Thérèse Gautier et Françoise Pochain, indiquées comme coiffeuses et domestiques. Le subdélégué du Faou indique en s'en étonnant (suspectant un lien plus étroit) que Querdisien « leur accorde la faveur de les admettre à sa table, quelque compagnie qu'il ait » et « fait défenses de les inquiéter en aucune façon, les regardant comme entièrement libres[39] ».

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse d'Hanvec de fournir 65 hommes et de payer 426 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[40].

Révolution française, Empire et Restauration[modifier | modifier le code]

La pierre tombale de Jacques Joseph Louis, comte de Quélen, maire d'Hanvec de 1815 à 1830

Yves Le Cren, précédemment vicaire à L'Hôpital-Camfrout, est élu curé constitutionnel d'Hanvec en 1791[41] en remplacement de Jacques Bourlot, obligé de donner sa démission[42].

Arrêté n° 1016 du 7 brumaire de l'an X [29 octobre 1801] portant réduction des justices de paix du département du Finistère[43].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Des épidémies meurtrières[modifier | modifier le code]

Entre le et le , une épidémie de choléra sévit à Hanvec faisant 60 morts, principalement dans le hameau de Perros proche de la mer (Hanvec est lors de cette épidémie la sixième commune la plus touchée du Finistère après Crozon (356 morts), Brest (201 morts), Quimper, Camaret et Audierne[44]. Une autre épidémie de choléra concerne aussi Hanvec en 1866, y faisant deux morts[45].

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Hanvec à domicile[46].

En 1911, une épidémie de fièvre typhoïde fait 8 morts à Hanvec[47].

Le désenclavement ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare d'Hanvec en 2011.

La ligne Savenay - Landerneau, construite par la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans fut mise en service le , le tronçon concernant Hanvec, allant de Châteaulin à Landerneau, étant le dernier à être mis en service en raison du relief tourmenté qui explique le profil tourmenté, pentu et sinueux de la ligne à hauteur d'Hanvec. Il fut même envisagé un temps de ne pas construire ce tronçon du fait de son profil difficile et d'une alternative possible avec un service de bateaux à vapeur sur l'Aulne et la rade de Brest.

Le journal Le Temps évoque ainsi la mise en service de cette voie ferrée :

« La compagnie d'Orléans va, dans quelques jours, livrer à l'exploitation la dernière section de sa grande ligne de Nantes à Brest. Cette section, comprise entre Châteaulin et Landerneau, [...] compte trois stations intermédiaires : Quimerc'h, Hanvec, Daoulas. Elle traverse un sol très tourmenté qui a donné lieu à l'établissement de nombreux ouvrages d'art. Nous citerons parmi les plus importants le viaduc de Guily-Glas, sur l'Aulne, près de Port-Launay, composé de douze grandes arches d'un seul étage, de 22 mètres d'ouverture. Sa longueur totale est de 357 mètres, sa hauteur de 22,5 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer ; le viaduc de Meil-ar-Guidy, sur la Doufine, près de Pont-de-Buis : il se compose de 9 arches de 18 mètres d'ouverture, sa longueur est de 222 mètres, sa hauteur de 40 mètres ; le tunnel de Neiz-Vran, long de 400 mètres ; le pont sur l'Élorn (rivière de Landerneau), composé de trois arches, l'une centrale en plein cintre, de 16 mètres d'ouverture, les deux autres de 9,5 mètres de diamètre[48]. »

À plusieurs reprises (1869, 1872), les Hanvécois demandèrent sans l'obtenir la construction d'une halte au débouché du tunnel de Néisvran[49], même si le bourg d'Hanvec était desservi par une gare, quelque peu excentrée par rapport au bourg, sur la route de Saint-Éloy. Des expériences d'arrêt à hauteur de la forêt du Cranou eurent aussi parfois lieu[50].

Le témoignage d'Eugène Boudin[modifier | modifier le code]

Eugène Boudin, peintre impressionniste normand aimait y séjourner. Il se laissa séduire par les ciels bretons, et par une Hanvécoise, Marie-Anne Guédès[51], qu'il épousa le au Havre. Grand aquarelliste, Boudin séjourna à de nombreuses reprises au manoir de Kerohan à Lanvoy ; il a immortalisé sur ses toiles le bourg, l'église, la campagne et la vie villageoise. Il écrit : « le pays est admirable, tout comme les foires, les pardons, les chaumières et les groupes de gens ».

« À l'entrée d'une rue de village, voici un tohu-bohu infernal. Les moutons geignent, les veaux couplés marchent peureusement ; on bat les cochons qui ne veulent pas avancer ; les charrettes sont l'une sur l'autre. Voici une auberge ornée d'un drapeau et d'un bouquet vert. On y boit force cafés. La presse y est : sous la porte en granit on étouffe. Sur la place de l'église, c'est bien autre chose : les moutons sont en tas les uns sur les autres. La foule est compacte : on s'agite au milieu des bœufs, on se frappe dans les mains. En voilà un qui emporte un mouton dans ses bras ; d'autres ont fait un nœud coulant à une corde qu'ils ont passée au groin d'un porc, lequel pousse des grognements terribles, poussé qu'il est par deux paysans. Les hommes sont nombreux. Voici les ouvriers pour la récolte ; en voici qui descendent des montagnes et qui viennent acheter un cochon pour leur fumoir. Les femmes tirent leurs hommes du cabaret où le vin engendre des querelles. C'est un bruit assourdissant. Nous sommes à Hanvec le jour de la grande foire de juillet. »

— Eugène Boudin, Notes d'un voyage en Bretagne[52], 1867

Foires et marchés à Hanvec[modifier | modifier le code]

Chaque année entre 1863 et 1869, le conseil municipal d'Hanvec demande la régularisation des 6 foires annuelles qui se tiennent déjà à Hanvec le deuxième jeudi des mois de janvier, mars, mai, juillet (foire dite de la Madeleine ou encore Vieille foire), septembre et novembre. Le sous-préfet de Brest se montre défavorable, émettant « le regret de voir se multiplier par la création de nouvelles foires le grave danger du détournement trop répété des cultivateurs de leurs travaux, et de l'ivrognerie dont les foires sont déjà une si fâcheuse occasion[53] ». En 1869, le conseil général accorde toutefois l'autorisation demandée, car Hanvec est « un centre de production bovine chaque année plus important », même si les Hanvécois bénéficient déjà d'un tarif ferroviaire spécial aller-retour chaque mercredi pour se rendre à la foire hebdomadaire de Châteaulin. Dans la décennie 1930, une foire se tenait le deuxième jeudi de chaque mois et une, plus importante, le 22 juillet[54].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La lutte contre l'alcoolisme[modifier | modifier le code]

En 1904, après l'avis favorable du conseil général du Finistère, la Chambre des députés « adopte après déclaration d'urgence un projet de loi autorisant une surtaxe sur l'alcool à Hanvec[55],[56] », seule commune concernée par ce projet de loi ! L'argent ainsi récolté devait servir « à des travaux de grosses réparations à la maison d'école et à la construction d'un mur de clôture du cimetière[57] ». Mais il s'agit en fait de la reconduction d'une taxe qui existait déjà antérieurement à Hanvec ; elle est attestée dès 1868[58],[59]. En 1883 cette taxe était de 14 francs par hectolitre d'alcool[60].

L'école d'enseignement ménager de Kerliver[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kerliver 2

Un legs de deux notables (anciens militaires), les frères Dehaies de Montigny[61], fils de François Emmanuel Dehaies de Montigny, (qui avaient en 1850 racheté le manoir de Kerliver à la famille de Quélen), dont bénéficia la commune dans la décennie 1880 permit en 1883 la création d'une école primaire agricole pour jeunes filles, avec école de laiterie et de fromagerie[62] dans le château de Kerliver. En 1910, elle est dénommée école pratique de laiterie[63]; de direction laïque et dotée de 30 places, elle « reçoit, à 14 ans, des filles de cultivateurs ; leur apprend les manipulations du lait, la fabrication des fromages, les soins de basse-cour et de vacherie[64] ». L'école est désignée école d'enseignement ménager en 1912 : « Il existe […] à Hanvec une école d'enseignement ménager. Tous les ans l'école est au grand complet. Les élèves sortant de cet établissement sont toutes placées ; quoique pour la plupart sans dot, elles sont demandées en mariage par les fils de cultivateurs de la région. Il faut voir les exploitations agricoles tenues par les ménagères sortant de Kerliver ; elles se présentent sous un cachet particulier. Propreté, santé, aisance, semblent être inscrites à l'entrée des quelques exploitations qu'il nous a été donné de visiter[65] ».

Le règlement et les conditions d'admissions de l'école en 1903 sont précisées dans un document de l'époque consultable[66].

Les « morts pour la France »[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts recense 168 soldats morts pour la France dans les diverses guerres de la fin du XXe siècle, dont 136 pendant la Première Guerre mondiale, 27 pendant la Seconde Guerre mondiale, 4 pendant la guerre d'Indochine, 1 pendant un théâtre d'opérations extérieures non précisé[67].

Il porte aussi le nom d'Étienne Rozuel, matelot sur la canonnière Surprise, né le à Hanvec. Il sert en mars 1870 à Mayotte, en septembre 1872 à Saïgon, puis en juin 1875 à la division des mers de Chine et du Japon et en janvier 1880 à la division de Cochinchine, puis en 1883 à la flottille du Tonkin. Il est mort le à Tientsin, lors d'une expédition française en Chine, peu après le massacre de Tientsin.

Le , un train de marchandises est mitraillé en gare d'Hanvec ; 23 civils français et 7 militaires allemands sont blessés ; un avion s'écrase à Irvillac[68].

L'enquête de 1939[modifier | modifier le code]

Une Enquête en Basse-Bretagne (juillet-août 1939), réalise dans le cadre d'une Mission de folklore musical[69] par Claudie-Marcel Dubois et l'abbé François Falc'hun, assistés de Jeannine Auboyer, présente de nombreux documents, en particulier des photographies prises à Hanvec (hameau de Gorré-Hanvec) à cette date[70].

La Galopette[modifier | modifier le code]

Un parc d'attractions dénommé La Galopette, a fonctionné sur un domaine d'une quinzaine d'hectares au lieu-dit Kerfeunteuniou dans la dernière décennie du XXe siècle et jusqu'en 2006. Un projet de parc zoologique au même endroit a été envisagé[71], mais abandonné[72].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Salle multifonctions Anne-Péron

Inauguration de la salle multifonctions Anne-Péron le 5 septembre 2014 par Marie-Claude Morvan, maire de la commune. Situé dans les anciens locaux de l'école des filles et de l'ancienne poste, ce nouvel espace de 300 m2 conçu par l'architecte brestois Fernand Notardonato, offre à la population et aux associations, la possibilité de rassembler, pour des réunions ou des festivités, jusqu'à 300 personnes peut être divisé en deux espaces distincts de 150 m2 chacun grâce à des cloisons amovibles : une salle côté cour ; une salle côté rue. La salle polyvalente, préexistante, offre un espace de 111 m2. Deux salles de réunion d'environ 30 m2 chacune sont également proposées à la location.

Coût total : 1,2 M€, dont 300 000 de subventions (100 000 de l'État, 100 000 de la Région Bretagne, 40 000 des réserves sénatoriales de François Marc et 60 000 du conseil général).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[74].

En 2015, la commune comptait 2 006 habitants[Note 1], en augmentation de 2,4 % par rapport à 2010 (Finistère : +1,13 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 235 2 341 2 216 2 604 2 888 2 723 2 763 3 067 3 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 158 3 118 3 350 3 088 3 164 3 082 3 116 3 090 3 020
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 888 2 866 2 865 2 585 2 649 2 581 2 557 2 186 1 912
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 716 1 555 1 318 1 374 1 474 1 605 1 867 1 959 2 006
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population d'Hanvec a diminué de 279 habitants en 215 ans, soit -9,6 %, entre 1793 et 2008, mais cette analyse globale masque des évolutions très contrastées selon les périodes : une augmentation presque continue (+1 115 habitants en 73 ans, soit +50 %) entre 1793 et 1866, année du maximum démographique avec 3350 habitants ; une baisse marquée de la population ensuite pendant plus d'un siècle en raison d'un fort exode rural avec la perte de 2035 habitants en 109 ans (-60,7 %) entre 1866 et 1975, année du minimum démographique) ; enfin une reprise démographique notable depuis 1975 (+638 habitants en 33 ans, soit +48,4 %, en raison de l'amorce d'un phénomène de périurbanisation). Le solde migratoire est redevenu positif depuis 1975 (+1,8 % entre 1999 et 2007) et le solde naturel l'est aussi désormais depuis 1999. Le changement est net : entre 1968 et 1975, le taux de natalité était de 7,7 pour mille et le taux de mortalité de 19,7 pour mille, d'où un taux d'accroissement naturel négatif (-12,0 pour mille). Désormais, entre 1999 et 2007, le taux de natalité est de 14 pour mille et le taux de mortalité de 8,5 pour mille, d'où un taux d'accroissement naturel positif (+5,5 pour mille). En 2008 par exemple, Hanvec a comptabilisé 37 naissances pour 19 décès[77]. Sur 767 logements recensés dans la commune en 2005, 116 (soit 15,1 %) ont été construits depuis 1990[77].

Traditionnellement, Hanvec se caractérise par un habitat dispersé en gros villages[9] (voir leur liste ci-après) et un bourg de dimension modeste : en 1886, le bourg d'Hanvec compte 311 habitants, soit exactement le dixième seulement des habitants de la commune.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 19,0 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 25,5 %).
Pyramide des âges à Hanvec en 2007 en pourcentage[78]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
6,1 
75 à 89 ans
10,9 
12,6 
60 à 74 ans
14,1 
18,8 
45 à 59 ans
17,8 
25,5 
30 à 44 ans
23,6 
13,6 
15 à 29 ans
13,5 
23,1 
0 à 14 ans
29,6 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[79]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Liste des villages[9], hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le cadastre napoléonien de 1825 à Hanvec à l'échelle 1/20 000, sur le site du conseil général du Finistère.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[82].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Chapelle de Lanvoy (XIe, XVIe et XVIIIe siècles)

Il s'agit vraisemblablement d'une fondation monastique liée à l'évangélisation de la région. Au XIe siècle, ce lieu, possession de Landévennec, s'appelle Lan Voe, de lann, ermitage. Il est dédié à saint Moe. Plus tard, il est appelé Lopoyen, qui vient de loc, lieu consacré, et de "saint Oyen", qui est en fait saint Bodian. La chapelle, siège d'une ancienne trève d'Hanvec, subit de nombreuses transformations au cours de son histoire. Au XVIe siècle, elle est agrandie, mais cet agrandissement désaxe l'ensemble de l'édifice. Le clocher est reconstruit, en 1662, puis restauré, en 1980, car il menace alors de s'effondrer. Au XVIIIe siècle, une sacristie octogonale est ajoutée à la construction. Dans l'enclos paroissial, se trouvent des pierres tombales anciennes : trois d'entre elles appartiennent à la famille de Quélen de Kerliver ; en 1912 on enterrait encore des morts dans ce cimetière. La chapelle fut abandonnée après la Première Guerre mondiale.

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Eugène Boudin en fait la description suivante en 1867 :

« Ce matin dimanche, nous sommes descendus à la chapelle qui est ici près. L'ancienne église du couvent de Kerohan : construction basse et plus bizarre que belle. Quelques pierres tombales entourent le petit enclos qui sert de cimetière. C'est là qu'est enterré le père de Marianne[83]. Nulle trace des anciens possesseurs : un ossuaire, à gauche, contient sans doute leurs os confondus aujourd'hui avec la poussière des manants. Tout ce qui est de l'homme passe et se perd, la nature seule est éternelle. À deux pas de là, au bout d'un petit sentier, la mer fraîche et la bonne odeur du goémon vient doucement mourir sur le rivage. La source est la même qui a fourni l'eau pure aux moines austères, les pierres sont usées, arrondies, mais les ormes de la grande allée reverdissent à chaque retour du printemps[24]. »

  • Ancien manoir de Kerliver (XIVe et XVIe siècles)

Cet ancien manoir est constitué de bâtiments qui entourent une avant-cour et une cour d'honneur donnant accès à la demeure des seigneurs. L'entrée principale est une grande porte en pierre de Logonna qui date du XVIe siècle. En 1805, une chapelle dédiée à sainte Agathe est ouverte au culte, à la demande de la famille de Quélen. Sainte Agathe a des vertus pour guérir les nourrices en manque de lait et une fontaine, proche lui est également consacrée.

  • Maison Herry 1675

Cette maison, chargée d'histoire, successivement mairie, prison, puis café au début du XXe siècle, a vu naître Michel Armand Herry le 29 novembre 1910. Résistant, appartenant au réseau Ronsard et Marathon, il fut abattu par la Gestapo le 19 mai 1944, quelques mois seulement après son mariage. Baptisée par la suite « maison Herry », elle fut rachetée par la commune en 2005. La commune a décidé de conserver l'aspect traditionnel de la maison et d'y adjoindre une extension contemporaire afin de créer une bibliothèque. Le 27 février 2010, après 18 mois de travaux, la nouvelle bibliothèque est inaugurée.

  • Ancienne maison à pigeonniers 1675 - Schiste et granit

Cette maison est sans doute l'une des plus anciennes de la commune. De multiples ouvertures dans la façade permettent aux pigeons d'aller et venir. Au Moyen Âge, l'élevage des pigeons est l'un des privilèges des seigneurs, d'où la proximité de vestiges de pigeonniers ou de colombiers près des manoirs et des châteaux. Au XVIe siècle, la Bretagne compte trois à quatre mille pigeonniers et colombiers. Pendant la Révolution, la demande d'abolition de ce privilège figure dans de nombreux cahiers de doléances.

De l'ancienne église, il ne reste que le porche sud datant de 1625, qui est dans le style des porches de Roland Doré. Le clocher, de 1648, a aujourd'hui disparu. Le 18 juin 1874, le préfet interdit l'accès de l'édifice pour des raisons de sécurité publique. L'architecte quimpérois Joseph Bigot (1807-1894) est chargé de sa reconstruction, Elle est consacrée le 31 mai 1877. La flèche n'est terminée qu'en 1879.

Article détaillé : Église Saint-Pierre.
  • Ossuaire, daté de 1653, église Saint-Pierre

L'ossuaire, appelé également chapelle Saint-Jean, est contemporain de l'ancienne église. Il renferme la tombe d'Urbain de Quélen, zouave pontifical décédé en 1867 à l'âge de 25 ans.

  • Croix de procession de 1758, orfèvre Benjamin Fébvrier, en argent, église Saint-Pierre

La croix processionnelle porte un poinçon qu'on attribue à un maître orfèvre à Landerneau. Au XVIIe siècle, Hanvec est la plus importante des paroisses dépendant de l'abbaye de Daoulas. La fête la plus populaire n'est pas celle de saint Pierre mais de sainte Madeleine. À cette occasion, des processions viennent de Rosnoën et d'Irvillac. Mais il faut attendre le XIXe siècle pour que la tradition de ces processions et des pardons qui les accompagnent, reprenne de l'ampleur. Les paroisses se rendent alors, avec croix et bannières, sur les lieux consacrés. L'un de ces lieux parmi les plus importants est celui qui conduit à l'église Notre-Dame à Rumengol, ancienne trève d'Hanvec, rattachée au Faou lors du Concordat. Le pardon a lieu le dimanche de la Trinité et les deux jours qui le précèdent.

  • Vierge Marie XVe siècle en bois polychrome, église Saint-Pierre

La statue de la Vierge Mère assise provient de l'ancienne chapelle Saint-Conval. La Vierge donne à manger à l'enfant, un fruit qui pourrait être une poire ou une figue.

  • Saint Conval XVIe siècle en bois polychrome, sacristie de l'église Saint-Pierre.

La statue de saint Conval en évêque bénissant et qui a perdu sa crosse provient de la chapelle qui lui est dédiée dans la forêt du Cranou. À l'origine, cette statue est disposée dans une niche à quatre volets datant du XVIIe siècle. Des bas-reliefs, qui représentent saint Pierre, saint Paul, saint Éloi, un évêque, tenant une croix, saint Nicolas et saint Fiacre notamment, ornent les volets.

  • Retable du Rosaire, daté de la fin du XVIIe siècle, en bois polychrome, église Saint-Pierre

Le retable est probablement construit à la suite de l'obtention d'une rente. Celle-ci est accordée à l'église par le seigneur de Kerliver, François de Carné, et son épouse, Mathurine de Brézal, afin d'établir vers 1687, la confrérie du Rosaire. Le tableau du Rosaire est signé « J. L. Nicolas, Morlaix, 1880 ». Le retable est attribué à Guillaume Lerrel.

  • Calvaire XIVe siècle en granite et placître de la chapelle de Lanvoy

Sur le calvaire gothique, surmonté d'un petit dais en accolade, quatre personnages sont sculptés autour du Christ en croix : une Vierge à l'Enfant, saint Jean, saint Pierre et peut-être saint Paul.

  • Socle de calvaire, daté de 1556-1630-1821, en kersantite, route de la chapelle

Une mention gravée atteste de l'une des nombreuses restaurations du calvaire : « Restre. pr. le. baptême. du. duc. de. Bordeaux. pr. mr. de. Quelen. 1821. » Plusieurs motifs pouvaient entraîner l'érection d'un calvaire. Ici, c'est un baptême, qui est à l'origine de la restauration mais, la plupart du temps, il s'agit de poser ainsi des jalons sur les routes et chemins de pèlerinages : c'est le cas notamment du Tro Breizh. Les calvaires sont alors souvent dotés d'une table d'offrandes. Ils sont également érigés pour servir de frontière entre les territoires, de vœux après une épidémie – de peste notamment – ou de croix de missions évangélisatrices. Ils peuvent parfois célébrer l'union de deux familles. Ils sont enfin érigés plus couramment à la demande d'un prêtre : un calice est alors gravé sur le socle, et parfois aussi, le nom du prêtre.

  • Calvaire, daté de 1627, artiste : Roland Doré, en kersantite, forêt du Cranou

De ce calvaire qui appartenait à la chapelle Saint-Conval ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627. » Roland Doré, maître sculpteur à Landerneau, est nommé sculpteur du roi en Bretagne, en 1649. Son atelier a produit un très grand nombre de calvaires.

  • Fontaine Sainte-Madeleine et lavoir en schiste : la fontaine abrite une statue en kersantite de sainte Madeleine, invoquée pour faire venir la pluie lorsque la sècheresse menace les cultures. Deux autres niches abritent les statues représentant peut-être saint Jean, saint Pierre et la Vierge, œuvres de Roland Doré provenant d'un ancien calvaire. Face à la fontaine s'étend le lavoir, lieu de commérages où les jeunes lavandières devaient le plus souvent laisser la place aux anciennes. D'après la tradition, lorsque l'averse tant attendue tardait à venir, les femmes, au lavoir, aspergeaient la statue de la sainte, en guise de représailles.
  • Fontaine XVIe – XVIIe siècle, en kersantite, forêt du Cranou : jusqu'en 1950, un prêtre d'Hanvec vient dire la messe le deuxième dimanche de chaque mois dans une chapelle dédiée à saint Conval. Une fontaine abritant la statue se trouve à proximité. Les fidèles viennent y jeter des pièces dans l'espoir d'obtenir des miracles. En 1942, considérant que la chapelle est trop éloignée pour les séances de catéchisme, le curé de l'époque demande son transfert à Kerancuru. La nouvelle chapelle, réédifiée à Toulboën, n'a conservé de l'ancienne chapelle Saint-Conval que son clocher.
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Ménez-Meur[modifier | modifier le code]

L'histoire du domaine[modifier | modifier le code]

Le domaine de Ménez-Meur, vaste de 520 hectares (140 ha à l'origine), a été acquis par le conseil général du Finistère en 1969 et géré depuis sa création par le parc naturel régional d'Armorique.

Son premier propriétaire, est un aventurier, Julien Prioux qui serait né à Taupont (Morbihan), en 1822. D'abord conducteur de travaux, il avait dirigé la construction de la route de Landerneau à La Martyre. Mais un jour, il partit brusquement, tout en emportant la paie des ouvriers, et embarqua discrètement à Brest sur un brick pour l'Amérique du Nord. On suppose qu'il participa ensuite à la ruée vers l'or en Californie. Mais il restera toujours muet sur cette partie de sa vie.

À son retour, bénéficiant de la prescription des faits, il s'installa à Ménez-Meur, à l'écart de tout. Vivant comme un reclus, il ne souffrait aucun intrus dans sa tanière ; mais travailleur infatigable, il eut le mérite de faire de cette terre ingrate un domaine remarquable par ces bâtiments, chemins, plantations… que l'on voit encore aujourd'hui. Son maître, c'était Californie. Ce sobriquet qui s'est étendu à toute la contrée, est bien connu des anciens pour lesquels Ménez-Meur ne leur dit rien.

Californie se retira au bourg d'Hanvec et mourut à 73 ans, le .

L'intérêt touristique et écologique du domaine[modifier | modifier le code]

Propriété du parc naturel régional d'Armorique, le domaine de Ménez-Meur joue un rôle éducatif pour la protection et la gestion des milieux naturels, de sensibilisation à l'environnement et contribue à la protection de races régionales d'animaux domestiques à faible effectif (vaches de race armoricaine, porcs blancs de l'Ouest, moutons des Landes de Bretagne, chèvres des Fossés, vache bretonne pie noir…) et préserve même une espèce reconstitué génétiquement : l'aurochs).

Autour d'un corps de ferme rénové, des circuits pédestres sont proposés :

  • un circuit animalier, long de 3,3 km, qui présente les espèces ci-dessus mentionnées ainsi que des loups, des sangliers, des cerfs[84] ;
  • un circuit forestier, long de 2,5 km, jalonné de panneaux explicatifs sur le milieu forestier, la faune et la flore des monts d'Arrée ;
  • un circuit des paysages, long de 8,5 km, reprend les deux circuits précédents et permet en plus de voir des tourbières et des points de vue panoramiques[85] ;
  • un sentier les landes de Californie (2,5 km) sur la thématique des landes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Contes, légendes et romans[modifier | modifier le code]

  • La Louve de Saint-Cunwal par Odette du Puigaudeau[86] (l'action se déroule à Hanvec et dans la forêt du Cranou).
  • À Lanvoy, la légende raconte qu'il y avait un rocher où l'on conduisait les vieux chevaux pour les abandonner aux loups[84].

Tableaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. C'est la deuxième commune du Finistère en superficie après Scaër
  2. Louis Chauris et Robert Moussu, Relation entre la minéralisation plombo-zincifère et la structure régionale en Bretagne, Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 1962, Gallica
  3. Précision géographique en fait fausse, c'est le mont Saint-Michel de Brasparts qui est le point culminant du Finistère
  4. Eugène Boudin, Notes d'un voyage en Bretagne (1867), publiées par G. Jean-Aubry, Mercure de France, no  du 15 juillet 1924, Gallica
  5. Blog
  6. Lettre d'un sénéchal de Quimper en 1715, citée par Travaux juridiques et économiques de l'Université de Rennes, Bibliothèque universitaire, Librairie Plihon, Rennes, 1906, Gallica
  7. Polybiblion, revue bibliographique universelle, 1883, Gallica
  8. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère
  9. a, b, c, d et e Le terme village en Finistère est utilisé en lieu et place de celui de hameau. La commune (ou paroisse) comprend son bourg et ses villages.
  10. Dictionnaire historique de langue française
  11. Dictionnaire étymologique du breton
  12. Communes bretonnes et paroisses d'Armoriques Erwan Vallerie
  13. Dictionnaire des noms de lieux de France, François Falc'hun collaborateur
  14. Dictionnaire du vieux-breton
  15. Dictionnaire de la langue gauloise
  16. ibid.
  17. Pierre-Yves Lambert La langue gauloise : description linguistique, commentaire d'inscriptions choisies, Errance, Paris, 1994, (Collection des Hespérides).
  18. Garrett S. Olmsted : The Gaulish calendar, 1992
  19. Par exemple une cachette de fondeur contenant plus de trois cents hachettes en bronze ont été découvertes en 1888 à Toulenroc'h près de Lesvénez, voir le Bulletin de la Société académique de Brest, année 1903, Gallica
  20. B. Girard, La Bretagne maritime, 1889, Gallica
  21. Communes bretonnes et paroisses d'Armorique
  22. ibid. « La commune de L'Hôpital fut constituée au XIXe siècle autour de Camfrout simple chapelle de Hanvec en absorbant un lambeau d'Irvillac. »
  23. Notice d'information touristique située sur le site de la chapelle de Lanvoy
  24. a et b Eugène Boudin, Notes d'un voyage en Bretagne (1867), publiées par G. Jean-Aubry, Mercure de France, no  du 15 juillet 1924, Gallica
  25. Le Sénéchal, Collection généalogique sur la maison de Le Sénéchal en Bretagne, Gallica
  26. Joseph-Marie de Kersauson de Penandreff, "Histoire généalogique de la maison de Kersauson", 1886, Gallica
  27. Guillaume Le Roux, Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir, 1848, Gallica
  28. Communications diverses, Les calices de Hanvec, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1928, Gallica
  29. a, b et c Généalogie de la maison de Quélen
  30. GeneaNet
  31. Édouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes de Bretagne qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789, 1865, Gallica
  32. Mairie d'Hanvec
  33. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne, disponible sur Wikisource.
  34. Rapport d'un sénéchal de l'évêché de Quimper en 1715, cité par Travaux juridiques et économiques de l'Université de Rennes, Librairie Plihon, Rennes, 1907, Gallica
  35. Selon l'inventaire après décès de Marguerite Salaün, décédée en 1714
  36. Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas, Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ (ISBN 2-9505493-1-4)]
  37. R.P.G. Le Roux, Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir, L. Prud'homme, Saint-Brieuc, 1848, Gallica p. 182 et Gallica p. 218
  38. Peut-être s'agit-il de Guillaume Guy Pichot de Querdizien, né à Brest, marié le 12 septembre 1747 au Faou avec Anne Dassuet ; ou de René Marie Pichot de Kerdisien, contrôleur de la Marine à Cayenne de 1763 à 1764, qui demande à Turgot son rappel en France par une lettre du 18 juillet 1764 (Archives nationales)
  39. Lettre et rapport du subdélégué du Faou en date du 6 janvier 1777, Révolution française et océan Indien : prémices, paroxysmes, héritages et déviances sur Google Livres Texte réunis par Claude Wanquet et Benoît Jullien, Université de la Réunion, L'Harmattan, 1996
  40. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, Gallica
  41. René Kerliver, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, tome 11, J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1886, Gallica
  42. René Kerliver, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, tome 6, J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1886, Gallica
  43. Bulletin des lois de la République française n° 133 sur Gallica.
  44. Henri Monod, Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886), C. Delagrave, Paris, 1892, p. 18, Gallica
  45. Henri Monod, Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886), C. Delagrave, Paris, 1892, p. 27, Gallica
  46. La France charitable et prévoyante, tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica
  47. Journal Le Temps no 18380 du 28 octobre 1911, Gallica
  48. Journal Le Temps no 2403 du 9 décembre 1867, Gallica
  49. Rapports et délibérations du conseil général du Finistère, 1872, Gallica
  50. Le Chaix (indicateur ferroviaire) de 1963 indique : « arrêt à la forêt du Cranou les dimanches et fêtes du 2 juin au 15 septembre à titre d'essai. » Arrêt au PN 546, passage à niveau avec la RD42
  51. née le à Ruzaden en Hanvec, décédée à Paris le
  52. Mercure de France, 15 juillet 1927, Gallica
  53. Rapports et délibérations du conseil général du Finistère, 1869, Gallica
  54. Journal L'Ouest-Éclair no 12465 du 23 décembre 1930, Gallica
  55. Bulletin des lois de la République française Gallica
  56. Journal L'Ouest-Éclair no 1684 du 30 mars 1904, Gallica
  57. Journal L'Ouest-Éclair no 1683 du 29 mars 1904, Gallica
  58. Journal Le Temps no 2535 du 22 avril 1868, Gallica
  59. Bulletin des lois de la République Gallica
  60. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale, Gallica
  61. François Jules Dehaies de Montigny, est né le à Margency (Val-d'Oise) et décédé âgé de 82 ans le (il fut capitaine au 49e de ligne, puis sous-intendant militaire de première classe à Paris en 1839, puis intendant militaire à Nantes à la 14e division militaire en 1849) et son frère Emmanuel Ernest, né le à Chandernagor (Comptoir français de l'Inde), ancien colonel au régiment 69e de ligne, surnommé à Hanvec « le nabab de Kerliver », est décédé âgé de 89 ans le , tous deux décédés au château de Kerliver en Hanvec et enterrés dans le caveau de leur père au cimetière du Père-Lachaise, 35e division, chemin Abadie, 2e ligne, à Paris. Ils étaient les fils de François Emmanuel Dehaies de Montigny et de Anne Audebert Chambron
  62. L'Enfant, Organe des Sociétés protectrices de l'enfance, Sociétés protectrices de l'enfance, Paris, no  du 20 mai 1905, Gallica
  63. Rapports du préfet et délibérations du conseil général du Morbihan, 1910, Gallica
  64. Émile Cheysson, La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, E. Plon, Nourrit, Paris, 1896, Gallica
  65. Rapports du préfet et délibérations du conseil général du Morbihan, 1912, Gallica
  66. Edgar Trigand-Geneste, Journal guide des jeunes gens et des jeunes filles pour le choix d'une carrière, Chevalier et Rivière, Paris, 1903, Gallica
  67. MemorialGenWeb.org - Hanvec : monument aux morts
  68. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ (ISBN 9-782364-28007-6)]
  69. Ministère de la Culture
  70. Enquête en Basse-Bretagne (juillet-août 1939), Ministère de la Culture
  71. Les zoos dans le monde
  72. Le Télégramme, 14 février 2012 - Zoo d'Hanvec. Une condamnation qui plombe le projet
  73. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  74. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  75. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  76. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  77. a et b Source Insee
  78. « Évolution et structure de la population à Hanvec en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 mai 2011)
  79. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 mai 2011)
  80. FranceGenWeb
  81. Il vivait encore en 1867. Eugène Boudin en parle dans ses Notes d'un voyage en Bretagne publiées en 1867, Gallica
  82. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Hanvec, consultée le 26 octobre 2017
  83. Marianne ou Marie-Anne Guédès, épouse d'Eugène Boudin, née le à Ruzaden, village de la commune d'Hanvec
  84. a et b Finistère Hebdo
  85. Parc national régional d'Armorique
  86. Journal L'Ouest-Éclair no 13564 du 26 décembre 1933, Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Vallerie, Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Éditions Beltan (1986)
  • Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère, Éditions Le Chasse-Marée/ArMen (1990)
  • Albert Deshayes, Dictionnaire des noms de lieux bretons, Chasse-Marée/ArMen, Douarnenez, 1999 ; et Dictionnaire étymologique du breton, Chasse-Marée Estran, 2003
  • Collectif, Le patrimoine des communes du Finistère, Éditions Flohic (1998)
  • Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2008)
  • Hervé Le Menn. Istor Hañveg : parrez ha kumun (Histoire d'Hanvec, paroisse et commune). Paris, Éditions La Baule, 1974
  • Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse (1963)
  • Léon Fleuriot, A Dictionary of old Breton – Dictionnaire du vieux breton Part 1, Éditions Prepcorp, Toronto (1985)
  • Tugdual Kalvez, Les noms de lieux d'Hañveg, Éditions Sevel e vouezh (2007)
  • Marie-Hélène Legrand, Napoléon et la Bretagne, Éditions Le Télégramme, 2005 (l'auteur, qui a des origines à Hanvec, décrit les liens de Napoléon Ier avec la Bretagne et évoque la vie quotidienne en Bretagne au début du XIXe siècle, y compris à Hanvec)
  • Loïc Besnard, Albert Merrien, Petite histoire d'une vieille paroisse bretonne, association Nature et patrimoine du pays de Hanvec, 1992
  • Hanvec par les chanoines Paul Peyron et Jean-Marie Abgrall, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 12e année, 1912, p. 361-372, 13e année, 1913, p. 17. Hanvec, et Notices sur les paroisses

Liens externes[modifier | modifier le code]