Maël-Carhaix

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Maël-Carhaix
Maël-Carhaix
L'église Saint-Pierre.
Blason de Maël-Carhaix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Rolande Le Borgne
2020-2026
Code postal 22340
Code commune 22137
Démographie
Gentilé Maël-Carhaisiens
Population
municipale
1 484 hab. (2018 en diminution de 5,72 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 03″ nord, 3° 25′ 24″ ouest
Altitude Min. 114 m
Max. 243 m
Superficie 36,57 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carhaix-Plouguer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la ville

Maël-Carhaix [mɛl kaʁɛ][1] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants sont les Maël-Carhaisiens et les Maël-Carhaisiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Maël-Carhaix est située au cœur du Centre Bretagne, dans l'extrême sud-ouest des Côtes-d'Armor, à proximité des limites départementales du Finistère (l'une des villes proches est d'ailleurs Carhaix, située dans le Finistère, même si la commune est aussi à proximité de Rostrenen) et du Morbihan et fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel. La voie rapide RN 164 construite à la fin de la décennie 1990 la relie à plusieurs grandes villes de Bretagne comme (Brest, Quimper en allant vers l'ouest, via Châteaulin ou, en allant vers l'est, Rennes, via Rostrenen et Loudéac).

Les cours d'eau principaux sont la rivière de Kersault, affluent de rive gauche de l'Hyères, qui coule à la limite nord du finage communal, entre 150 et 112 mètres d'altitude, dans une vallée encaissée d'une bonne cinquantaine de mètres par rapport au plateau avoisinant, et le Kergoat, à la limite sud de la commune, autre affluent de rive gauche de l'Hyères, dont le cours a été utilisé par le canal de Nantes à Brest.

Le bourg est situé vers 210 mètres d'altitude, mais les altitudes varient de 242 mètres (sur le tracé de la RD 23, à la limite est du finage communal ; un lieu-dit au toponyme révélateur, « La Montagne », est situé le long de cette même route, à l'est du bourg, même s'il n'est qu'à 210 mètres d'altitude) à 116 mètres au sud-est du territoire communal, près de la chapelle Saint-Éloy, dans la vallée du Kergoat et 112 mètres d'altitude au nord-est de la commune dans la vallée de la rivière de Kersault.

L'étang des Sources, vaste de 25 hectares, recense de nombreuses plantes aquatiques.

Une ancienne voie ferrée du réseau breton, la ligne de Carhaix à Loudéac, desservait Maël-Carhaix ; son tracé a été réutilisé et aménagé comme voie verte, à la fois sentier de randonnée et piste cyclable.

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain.
Reconstruction moderne de la Pangée (il y a 237 millions d'années). La collision entre la Laurussia et le Gondwana à l'origine de ce supercontinent est le moteur de l'orogène varisque (variscan or. sur la carte) dont l'empreinte subsiste notamment à travers l'Europe (dessinant un V dont la pointe serait le Massif central).

Maël-Carhaix est située au centre du bassin de Châteaulin, lequel correspond à la terminaison occidentale du synclinorium médian armoricain qui s'étale en une vaste région de composition complexe, de la rade de Brest à Morlaix. Limitée au nord par les monts d'Arrée et la vallée de l'Élorn, tranché à l'ouest par les falaises de la rade de Brest et de la presqu'île de Crozon, bordé au sud par les montagnes Noires, et pincé à l'est par deux failles, cette unité sédimentaire et tectonique a été dénommée dès 1886 par le géologue Charles Barrois, « bassin de Châteaulin »[2]. Cependant, « il paraît juste, au plan morphologique, d'ajouter à ce nom celui de Carhaix qui localise mieux à l'est l'ampleur de l'extension de cette unité[3] ».

Le bassin très subsident de Châteaulin-Carhaix est une dépression qui s'étend sur une longueur approximative de 100 km, creusée dans des molasses métamorphisées en schistes à dominante carbonifère[3].

La géologie du bassin de Châteaulin se caractérise notamment par les « schistes de Châteaulin » qui présentent des veines ardoisières exploitées depuis plusieurs siècles. Si les schistes ardoisiers sont utilisés dès le Paléolithique (lame polie, gravure), l'époque des premières extractions d'ardoises de couverture dans cette région reste encore imprécisée mais la cathédrale de Quimper emploie les ardoises de Laz et de Gouézec dès le XVe siècle, l'église Saint-Maclou de Rouen fait appel vers 1526 à l'ardoise de Châteaulin. Au XVIIIe siècle, les carrières sont cantonnées dans les environs de Châteaulin, tout près de l'estuaire de l'Aulne et assurent la prospérité de Port-Launay qui transporte les ardoises par péniche jusqu'à la rade de Brest, d'où elles sont exportées jusqu'en Normandie par petits caboteurs[4]. L'activité reste importante au XIXe siècle[5], dans des ardoisières dont le développement est favorisé par leur proximité avec le canal de Nantes à Brest, le chemin de fer à voie étroite et l'amélioration du réseau routier. Le principal centre s'étend alors vers Motreff et Carhaix qui développent des exploitations mécanisées (outillage des mines tels que marteaux-pneumatiques, treuil puissant, compresseurs à air, pompes d'exhaure)[6]. Les veines étaient de bonne qualité (le pendage subvertical en facilitant la taille) et économiquement viables en raison du très bas prix de la main d'œuvre. Mais les sites disposaient de niveaux ardoisiers de faible épaisseur et en carrière souterraine (celles à ciel ouvert ayant été épuisées), si bien que ces exploitations bretonnes n'ont pas résisté à la concurrence industrielle des grandes ardoisières de Trélazé et des ardoises d'Espagne, ces dernières assurant 80 % de la demande française[2].

La roche de Maël-Carhaix montre des alternances de schistes noirs, ardoisiers, et wackes, caractéristiques de la Formation de Pont-de-Buis[7]. Ces schistes et wackes noirs (contenant des plantes flottées et d'anciens végétaux pouvant atteindre 7 % en poids de la roche totale)[8] constituent un véritables musée géologique à ciel ouvert, témoin de la biodiversité exceptionnelle au Carbonifère. En effet à cette époque, le Gondwana entre en collision avec la Laurussia (approximativement l'Amérique du Nord, l'Europe limitée à peu près au niveau actuel de l'Oural) puis avec la Sibérie, à l'origine de la chaîne hercynienne et de la Pangée. Ce supercontinent forme alors un vaste domaine continental réparti de part et d'autre de l'équateur. Il bénéfice d'un climat tropical chaud et humide et voit le développement de la plus vaste forêt équatoriale qu'ait connue notre planète. Dans les marécages côtiers, couverts par une végétation luxuriante (fougères arborescentes, prêles, sphaignes, mousses, gymnospermes — ancêtres de nos sapins — et un groupe botanique aujourd'hui disparu, celui des lycophytes), se sont décomposés ces végétaux. Ils ont ainsi contribué à la formation des couches de roches riches en débris végétaux et en matière carbonée, notamment celles du bassin de Châteaulin, mais aussi les roches carbonées de type charbon des bassins houillers[9].

La commune a abrité à partir du milieu du XIXe siècle de nombreuses carrières et mines d'ardoises, particulièrement le long de la route allant du bourg de Maël-Carhaix à Locarn (à Coat-Maël (ouverte en 1889)[10], Kervaconan, Kerviaderrien, Bel-Air, Moulin Lande et Kergonan) ; l'apogée de l'activité ardoisière se situe vers la fin de la décennie 1920, avec environ 200 ouvriers ; l’ardoise bleue de Maël-Carhaix était très réputée pour sa qualité et a été utilisée sur de très nombreux monuments comme le Parlement de Bretagne à Rennes, Saint-Louis-des-Invalides, la Sorbonne, l’Assemblée nationale à Paris, etc. Le déclin fut brutal : Coat-Maël ferme en 1929, le puits Connan en 1959[11]. Une seule ardoisière, celle du Moulin de La Lande[12] reste en activité de nos joursLouis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 27,‎ (DOI 10.4000/rao.1384).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[15]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[13]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 106 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 15,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[17] complétée par des études régionales[18] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rostrenen », sur la commune de Rostrenen, mise en service en 1954[19] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[20],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 145,7 mm pour la période 1981-2010[21]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 50 km[22], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[23] à 11,2 °C pour 1981-2010[24], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[25].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Maël-Carhaix est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[26],[27],[28].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carhaix-Plouguer, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[29],[30].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 2,3 % 87
Terres arables hors périmètres d'irrigation 50,1 % 1857
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 4,9 % 182
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 36,0 % 1335
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,5 % 130
Forêts de feuillus 3,1 % 113
Source : Corine Land Cover[31]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Medle en 1264, Mezle en 1317, vers 1330, en 1368, 1487, 1535, en 1536, et en 1591, Mesle en 1591, Mesle Kerhaes en 1670, Mezle-Carhaix en 1777, Maële en 1783, Maël-Carhaix en 1790[32].

En breton : Mel Karhez[32].

Le nom de Maël-Carhaix proviendrait de saint Maël (saint laïc honoré au Pays de Galles[33] et du nom de la localité voisine de Carhaix dont elle est issue[34].

« Cette forme, qui par sa constance écarte tout rapprochement avec Maël-Pestivien, suggère un rapprochement avec le gaulois metlo-, élément présent dans Metlosedum, toponyme cité au Ier siècle av. J.-C. et qu'on identifie avec Melun (Seine et Marne). Peut-être prototype du gaulois mello- (colline), sens qui s'accorde avec le site du bourg, cet élément, s'il était avéré, assignerait au nom de Maël une origine très ancienne, sans doute pré-bretonne »[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La paroisse provient du démembrement de la paroisse primitive de l'ancienne Armorique de Plouguer, le nom étant cité pour la première fois en 1264 sous la forme Medle, puis en 1317 sous la forme Mezle, citée à nouveau en 1368 dans un document qui précise que la paroisse appartient au diocèse de Quimper. La paroisse prend le nom de Mezle-Carhaix au XVIIIe siècle, le nom de Maël-Carhaix apparaissant pour la première fois en 1790[34].

Le manoir de Maël-Carhaix date du XIVe siècle, a été remanié au XVIe siècle ; il se trouve en plein bourg, face à l'église paroissiale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1636, le seigneur de Quélen envoie plusieurs charretiers « à la paroisse de Mezle [Maël-Carhaix], située près le bourg de Locarn pour prendre livraison du nombre de huit charretées d'ardoises (...) et charroyer de la paroisse au manoir du Dresnay »[35]. Le manoir du Dresnay, situé en Loguivy-Plougras, appartenait alors à la famille de Quélen[36].

À Maël-Carhaix, à Lan Delazec, le linteau d'une fenêtre porte l'inscription : Cette maison a été bâtie an de grâce 1666 le jour de la feste du sainct sacrement et de la feste de sainct Jean" ; l'inscription est entourée de deux têtes d'anges[37].

Entre le et le , une épidémie de "dissenterie" (typhus ? fièvre typhoïde ?) [38] provoque le décès de 160 personnes sur la paroisse de Maël-Carhaix[39].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le journal La Presse écrit en 1856 : « Les habitants de Maël-Carhaix sont en partie atteints d'une maladie d'intestin dont on ignore la nature, et qui cause chaque jour deux ou trois décès »[40]. Il s'agissait d'une épidémie de dysenterie qui fit six morts parmi les 41 malades touchés à Maël-Carhaix et 2 morts parmi les 16 malades touchés à Trébrivan. Selon un médecin de Callac, « les chaleurs excessives pour notre pays qui ont régné à la fin de l'été et au commencement de l'automne ont donné lieu à des brouillards épais devant contenir des miasmes marécageux. Tous les villages où l'ai rencontré des malades sont situés dans des lieux peu élevés et voisins de marécages renfermant non loin des habitations des matières végétales en décomposition, des excréments d'animaux, et presque toujours des flaques plus ou moins grandes d'une eau boueuse et stagnante. La maladie n'a sévit en général que sur la classe indigente qui loge dans des habitations mal aérées, trop petites pour le nombre d'habitants, et qui n'a pour se couvrir le corps que des vêtements insuffisants et peu propices à les défendre du froid et de l'humidité »[41].

Une carrière d'ardoises était exploitée en 1880 à Kermabconan (on le sait en raison d'un accident survenu cette année-là)[42] ; une autre à Coat-Maël (deux puits y étaient en activité en 1908), ferma en 1929[43]. La carrière de Moulin Lande a commencé à être exploitée vers la fin du XIXe siècle (elle fut acquise en 1902 par la famille Henry).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , la carrière du « Moulin de la Lande » est vendue par Pierre Lucas et son épouse à Pierre André et François Henry, carriers demeurant à la Butte du Cheval en Motreff[44].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 167 soldats morts pour la Patrie[45] :

  • 129 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 36 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 2 sont morts durant la Guerre d'Indochine.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Maël-Carhaix porte les noms de 43 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[46]. Parmi elles, plusieurs résistants comme les trois frères Manac'h (Arsène, Auguste et Louis Manac'h) arrêtés le à Pont Clas (au nord de la commune), torturés par la Gestapo à Callac et fusillés le au bois de Boudan en Plestan[47], en même temps que Pierre Ollivier et Pierre Le Tannou, également de Maël-Carhaix. Le deux résistants furent abattus par les Allemands à proximité du village de Reudennic[48].

Parmi les autres, Jean-Louis Corbel, un ouvrier agricole, résistant FTPF, capturé par les Allemands, torturé à Bourbriac dans les caves de la maison Souriman, et fusillé le à Garzonval en Plougonver[49], Pierre Lannezval, qui fut tué le à Carhaix, et d'autres.

Un groupe du Bezen Perrot, dirigé par Michel Chevillotte[50], s'installa à Maël-Carhaix entre le et le . À partir de là, les membres du Bezen Perrot, épaulant un régiment d'infanterie allemand, effectuèrent deux rafles, l'une à Callac le , l'autre à Trébrivan le , et brûlèrent six fermes à Scrignac et dans ses environs. Ce groupe quitta Maël-Carhaix pour Bourbriac le et participa le à la rafle de Saint-Nicolas-du-Pélem[51].

Les mines et carrières d'ardoises[modifier | modifier le code]

« Au début du XXe siècle, les mineurs descendaient sur les échelles en bois en sabots, sans protection. Ils remontaient les blocs de schiste sur leur dos. Ensuite, mon grand-père a installé un manège à chevaux, bientôt remplacé par un système à vapeur et enfin par une machine hydraulique »[52].

En août 1932, 150 ouvriers des ardoisières de Maël-Carhaix sont licenciés[53]. Le même journal évoque le même jour que la "cholérine" (choléra) sévit dans la commune voisine de Trébrivan.

L'ardoisière de Moulin-Lande, exploitée depuis 1890 comme une mine (trois puits y furent successivement exploités), fut l'une des plus importantes de Bretagne (employant par exemple 300 mineurs en 1935 et produisant cette année-là 12 700 tonnes d'ardoises, soit 9 % de la production française d'alors) et ferma en 2000[54], la société exploitante étant alors placée en liquidation judiciaire (elle employait encore à l'époque 35 salariés).

Des ardoises provenant de Moulin-Lande ont servi entre autres pour couvrir l'Assemblée nationale, la Sorbonne, l'abbaye de Paimpont, le hall des sources de Vichy, etc.. L'un des derniers importants marchés obtenus fut la couverture de la toiture du Parlement de Bretagne à Rennes après son incendie de  ; la grande résistance à l’altération météorique (l'ardoise étant d’ailleurs « garantie à vie »), son éclat bleu-nuit et l'apparence rustique, conviennent particulièrement à la couverture des monuments historiques. Les « Ardoisières de Moulin-de-la-Lande » ferment en 1984 mais rouvrent en 1989 sous l'impulsion d'Yvon Barazer qui équipe la mine de machines modernes[55]. Depuis la perte du marché des ardoises de couverture, l'ardoisière s'est reconvertie dans la production de paillages d'ardoises[56].

Une autre carrière existait non loin, dite du "Bois de Mezle"[57], mais située sur le territoire de la commune voisine de Locarn : ouverte en 1889, exploitée d'abord à ciel ouvert, puis en souterrain, elle comptait une vingtaine d'ouvriers dans la décennie 1920, mais elle ferma au début de la décennie 1930[58].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la décennie 1950, 240 carriers travaillaient à Maël-Carhaix, dont près de 200 à Moulin Lande et environ 50 dans la carrière Conan à Kergonan, qui ferma en 1958[58].

À Maël-Carhaix en 1951, parmi les 128 ouvriers des carrières d'ardoise, aucun n'allait à la messe[59].

Les ardoisières de Moulin Lande ont fermé à la fin de 1984 (elles n'employaient plus alors que 34 ouvriers), ont rouvert en 1988 avant de fermer définivement en 2000.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2005, Francis-Jean Kerfers, né à Paris, mais ayant passé son enfance chez sa grand-mère à Maël-Carhaix, décédé âgé de 80 ans à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) a légué à la commune une partie importante de ses biens immobiliers dont la valeur, estimée à plus de 1,5 million d'euros doit, selon ses dernières volontés, être employée « en faveur des enfants et des personnes âgées ».[60]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, au 1er, d'hermines à trois fasces de gueules, au 2e, d'or à un lion de gueules armé et lampassé d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Yves Donnio
(1882-1955)
SFIO Instituteur
1959 1965 Jean Kéribin
(1913-1973)
PSA-PSU Forgeron
1965 1971 Ernest Evennou
(1909-1996)
PSU Instituteur
mars 1971 mars 2001 Auguste Le Coënt PCF Instituteur puis professeur
Conseiller général du Canton de Maël-Carhaix (1973-1998)
mars 2001 juillet 2003 Joseph Le Guillou DVD  
août 2003 mars 2006 Stéphane Rivoal DVD  
mars 2006 mars 2008 Michel Le Moal DVG  
mars 2008 mars 2014 Michel Henry FG Professeur Retraité
mars 2014 26 mai 2020 Alain Marzin DVD Agriculteur
26 mai 2020 En cours Rolande Le Borgne[61]   Infirmière retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[63].

En 2018, la commune comptait 1 484 habitants[Note 7], en diminution de 5,72 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8651 7671 7711 4832 0131 9561 9692 2042 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0662 1192 2352 0922 2372 1842 3642 4392 616
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7632 6302 7582 9282 9312 7322 7762 6172 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 1732 0461 8321 6631 6131 5381 5121 5921 535
2018 - - - - - - - -
1 484--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 29 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 19,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [66].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'aqueduc romain
Maël-Carhaix est parcourue en partie par l'aqueduc romain de Carhaix, qui prend sa source principale à Saint-Symphorien, près de la motte féodale de Brécillien (voir discussion sur Brocéliande), en Paule.
L'église Saint-Pierre
L'église de Maël-Carhaix fut construite à la fin du XIVe siècle… Mais il faut souligner que l'architecture actuelle date du XIXe siècle. Aujourd'hui on peut donc l'admirer telle qu'elle a été modifiée il y a un peu plus de 150 ans. La récente restauration de l'édifice ne fait qu'accentuer son charme naturel.
Les Ardoisières
Maël-Carhaix disposait de la plus importante manufacture d'ardoise de Bretagne… C'est une ardoise réputée pour être de grande qualité, si bien que d'illustres bâtiments tels que les Invalides ou encore le Parlement de Bretagne à Rennes ont sollicité la fameuse ardoise de Mael-Carhaix…
L'étang de Maël-Carhaix
L'étang de Maël-Carhaix se trouve au cœur d'un parc de 25 hectares… Diverses activités peuvent être proposées pour tous les âges et tous les goûts : pédalo, terrain de jeu, baignade…
Le Manoir de Maël-Carhaix
Élégante demeure datant du XIVe siècle puis remaniée au XVIe siècle, il se trouve au cœur du bourg face à l'école paroissiale… Il n'est pas ouvert à la visite.(Ce manoir tel que présenté face à l'école paroissiale est en réalité de la fin XIXe).
La salle polyvalente
La salle polyvalente est un endroit vaste et convivial de nombreux événements (fêtes d'anniversaires, banquets) peuvent y être organisés.
La bibliothèque municipale
Elle se trouve au cœur de la mairie de Maël-Carhaix, et est ouverte à tous les avides de connaissance et tout particulièrement celle de cette splendide région qu'est la Bretagne… C'est ainsi que la bibliothèque de Maël-Carhaix par le nombre important de ses ouvrages sur la région compte parmi les plus complètes de Côtes-d'Armor.

Légende[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Zon Budes (1929-2018), sonneur de treujenn gaol, clarinette bretonne

  • Jean-Louis Le Moigne, né le à Maël-Carhaix et mort pour la France le sur la plage de Colleville-sur-Orne. Quartier maître commando marine, il fut l'un des 177 commandos à avoir débarqué en France. Il est cité à l’ordre du corps d’armée en date du  :"Tenue magnifique au feu durant l'attaque du 06 06 1944, a assuré sans arrêt sur une position dangereuse, son débit de feu préparant ainsi l'assaut de la 8e compagnie, a été tué à sa pièce. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil". Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Locarn[67].
  • Emile Le Scanff dit Glenmor (1931-1996), auteur-compositeur-interprète, écrivain et poète, né à Mael-Carhaix en 1931.
  • Hervé de Saisy de Kerampuil
  • Danièle Évenou

Communes du canton de Maël-Carhaix[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[16].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erwan Vallerie : L'Art & la manière de prononcer ces sacrés noms de lieu de Bretagne, Le Chasse-Marée / Armen, 1996, page 142.
  2. a et b Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 98.
  3. a et b Gérard Mottet, Géographie physique de la France, Presses universitaires de France, , p. 125.
  4. Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Apogée, , p. 76.
  5. Les ardoisières de Châteaulin sont abandonnées à la fin du XIXe siècle, celles de Gourin, Motreff, Plévin et Maël-Carhaix cessent leur exploitation vers 1960, l'ardoisière du Rick en 1978. Simultanément, de petites ardoisières artisanales s'ouvrent dans ce secteur pour le façonnage d'ardoises rustiques à l'ancienne. Cf Bruno Cabanis, Découverte géologique de la Bretagne, Cid éditions, , p. 70, Louis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 27,‎ (DOI 10.4000/rao.1384).
  6. Maurice Le Lannou, Géographie de la Bretagne. Économie et population, Plihon, , p. 87.
  7. Formation composée de rythmes sédimentaires composés de wacke de granulométrie moyenne (bancs de 60 à 70 cm de puissance, riches en plantes flottées), de wacke fine à minces stratifications entrecroisées, de niveaux à lamines (shales noirs avec lits centimétriques gréso-argileux) et de schistes noirs. Cf Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 127.
  8. [PDF] Villey et al., Notice explicative de la feuille Carhaix-Plouguer au 1/50 000, éditions du BRGM, 1982, p. 14
  9. Bernard Biju-Duval, Géologie sédimentaire, éditions TECHNIP, , p. 640.
  10. http://www.patrimoine-locarn.org/ardoisiere-de-coat-mael.html
  11. http://www.mael-carhaix.fr/tourisme-patrimoine.php#.Vw8VnfmLSM8
  12. http://fr.topic-topos.com/ardoisiere-mael-carhaix
  13. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  14. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  15. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  16. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  17. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  18. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  19. « Station Météo-France Rostrenen - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  20. « Orthodromie entre Maël-Carhaix et Rostrenen », sur fr.distance.to (consulté le ).
  21. « Station Météo-France Rostrenen - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  22. « Orthodromie entre Maël-Carhaix et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  23. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  24. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  25. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  26. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  27. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  28. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  29. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  30. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  31. « Données statistiques sur les communes de Métropole ; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  32. a b et c Bernard Tanguy : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992.
  33. « Saint Maël », sur cef.fr (consulté le ).
  34. a et b http://www.infobretagne.com/mael-carhaix.htm
  35. Léna Gourmelen, Ardoise en Bretagne, Coop Breizh, 2008, (ISBN 978-2-84346-383-9).
  36. http://fr.topic-topos.com/maison-du-dresnay-loguivy-plougras
  37. Sous la direction de Catherine Tosser et Jean-Jacques Rioult, "Architecture rurale en Bretagne", Lieux-dits Éditions, 2014, (ISBN 978-2-36219-099-5).
  38. Goubert, J.p. 1969. Le phénomène épidémique en Bretagne à la fin du XVIIIe siècle,, annales, Économies, Sociétés, Civilisations, 24, 6 : 1582-1588)
  39. Archives Départementales des Côtes d'Armor, Registres paroissiaux
  40. "La Presse" n° du 15 novembre 1856, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k477495n.r=carhaix.f2.langFR.hl
  41. Archives départementales des Côtes-du-Nord, citées par Sylvain Le Bail, "Cœur de Breizh", Les oiseaux de papier, Ploërmel, 2009, [ (ISBN 978-2-916359-31-1)]
  42. http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ardoisiere-de-kergonan-mael-carhaix/cc409453-14a7-46d0-806c-5fb566041b3d
  43. http://www.mael-carhaix.fr/tourisme-patrimoine.php#.Xw7_uLk680M
  44. Journal L'Ouest-Éclair n° du 12 janvier 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642407m/f5.image.r=motreff?rk=1630909;2
  45. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  46. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées D
  47. http://fr.topic-topos.com/cimetiere-des-martyrs-plestan
  48. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (septembre 1941-août 1944)", éditions Astoure, 2012, (ISBN 978-2-36428-032-8).
  49. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Paule%20La%20Pie%20Le%20Memorial/Paule%20La%20Pie%20Les%20Resistants/2.html
  50. Originaire de Plougonvelin, fils d'Olivier Chevillotte (qui fut candidat du Parti national breton à Morlaix en 1936), frère d'Emmanuel Chevillotte (qui fut chef du PNB pour les arrondissements de Brest et de Morlaix pendant l'Occupation) et beau-frère de Joseph de Parcevaux (qui fut chef cantonal du PNB à Saint-Renan), Michel Chevillotte fut, sous l'Occupation, chef cantonal du PNB à Plougonvelin. Il s'engagea dans la Bezen Perrot en décembre 1943 et surnommé "Bleiz" ["Loup" en breton], il devint rapidement chef du groupe cantonné au château du Bouéxic en Guer. Il participa activement à la lutte contre la Résistance. Au moment de la débâcle allemande, en juillet 1944, en route vers l'Allemagne, il participa à l'exécution de 49 résistants à Creney-près-Troyes (Aube) et s'engagea dans les Waffen-SS. Il fut condamné à mort par contumace et à la confiscation de tous ses biens, mais en fait ne fut jamais inquiété
  51. Françoise Morvan, "Miliciens contre maquisards", éditions Ouest-France, 2010, [ (ISBN 978-2-7373-5063-4)]
  52. D'après "Les mines en Bretagne" no 25, septembre-octobre 1999
  53. "L'Humanité no 12300 du 17 août 1932, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4043665.r=carhaix.f4.langFR.hl
  54. http://archives.cotesdarmor.fr/pdf/17fiches.pdf
  55. Louis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 27,‎ (DOI 10.4000/rao.1384).
  56. « Moulin-Lande. Les ardoises se transforment en paillage », sur letelegramme.fr, .
  57. http://www.centrebretagne.info/les-ardoisieres-du-bois-de-mezle
  58. a et b Christiane Le Borgne, « Les ardoisiers de Maël-Carhaix, Saint-Goazec, Motreff, Commana et Gourin », Micheriou Koz, no 17,‎ .
  59. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1).
  60. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 21 janvier 2021
  61. « Municipales à Maël-Carhaix. Rolande Le Borgne est la nouvelle maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  62. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  63. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  64. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  66. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  67. « Jean-Louis Le Moigne », sur memorial-national-des-marins.fr (consulté le ).