Gouézec

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Gouézec
Gouézec
Le bourg de Gouézec
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay
Maire
Mandat
Cécile Nay
2014-2020
Code postal 29190
Code commune 29062
Démographie
Gentilé Gouézécois
Population
municipale
1 106 hab. (2015 en diminution de 0,54 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Population
aire urbaine
6 685 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 12″ nord, 3° 58′ 15″ ouest
Altitude Max. 281 m
Superficie 30,94 km2
Localisation

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Liens
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Gouézec [gwezɛk] (en breton : Gouezeg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Gouézec

La commune de Gouézec est située sur la rive gauche (rive sud) de l'Aulne ; son finage s'étend vers le sud-ouest et l'ouest jusqu'au ruisseau des Trois Fontaines, un affluent de l'Aulne, qui la sépare d'Edern, Briec et Lothey, et, à l'est, est délimité par le ruisseau de Pont ar C'hlaon, autre affluent de l'Aulne, qui la sépare de Saint-Thois. Le territoire communal inclut un morceau de la partie occidentale des Montagnes Noires dont l'un des points culminants, la Roche du Feu (Karreg an Tan en breton), haut de 279 mètres ; comme l'Aulne coule à 28 mètres d'altitude (à Pont-Coblant), cela induit un important dénivelé, d'environ 250 mètres, entre le point le plus haut et le point le plus bas de la commune (le bourg est vers 90 mètres d'altitude, sur le versant nord de la Roche du Feu), des pentes assez fortes et des vallées encaissées, aussi bien celle de l'Aulne, que celles de ses affluents, aussi bien ceux déjà cités que celle du ruisseau de Kerguelen, dénommé dans sa partie aval ruisseau de Rozvéguen, qui coule totalement dans le territoire communal.

Le sommet de la "Roche-du-Feu" et son faux dolmen (une table de schiste)

La canalisation de l'Aulne dans le cadre de la création du canal de Nantes à Brest dans le premier tiers du XIXe siècle a entraîné la construction d'écluses : d'amont vers l'aval, les écluses du Vuzid et de Saint-Algon en amont de Pont-Coblant, et de Stéreon, de Coat Pont, de Tréziguidy, du Guilliec, de Penn-ar-Pont en aval. Un port fluvial fut aménagé à Pont-Coblant, hameau développé sur les deux rives de l'Aulne, à cheval sur les communes de Pleyben et Gouézec ; son trafic fut important en raison de la proximité de carrières d'ardoise désormais fermées. L'essor de ce hameau fut arrêté aussi par la fermeture du canal à la navigation commerciale dès 1942.

Une station de surveillance des crues de l'Aulne est installée à Pont-Coblant[1] ; la dernière crue très importante a eu lieu le , mais des crues se produisent fréquemment, par exemple fin décembre 1925-début janvier 1926[2] ou le [3] ou encore le .

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Les parties rurales de la commune se caractérisent par un bocage à habitat dispersé en de nombreux petits hameaux et fermes isolées, le seul hameau assez important étant celui de Pont-Coblant, partagé avec la commune de Pleyben, qui fut un port fluvial sur le canal de Nantes à Brest, et qui se développa au XIXe siècle et au début du XXe siècle en raison de l'exploitation d'ardoisières : par exemple Jean-Louis Bozec, adjoint au maire de Gouézec et décédé en décembre 1903 était aussi maître-carrier à Pont-Coblant[4]. Une autre carrière existait à Stergoutay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Gouézec proviendrait de « Gouesnou », compagnon de saint Pol-Aurélien[5]. Mais

Article détaillé : saint Goueznou.

Démembrement probable de Briec, Gouézec, soumise à l’abbaye de Landévennec, est paroisse dès le XIe siècle. Gouézec est certainement une fondation monastique créée par un saint personnage du VIe siècle, comme le suggère une mention au XIIe siècle du « minihi » de son église. La paroisse de Gouézec dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille. Elle englobait la localité voisine de Saint-Thois, qui s'en est détachée par la suite[6]. Les communes de Gouézec et de Saint-Thois forment un petit pays de tradition, la Giz Gouezeg (« mode de Gouézec »)[7].

On rencontre les appellations suivantes : Vicaria Uuoeduc (XIe siècle), Goethuc (XIIe siècle), Goezec (vers 1330), Goezeuc (en 1368).

Le nom du hameau de Moguérou (en Gouézec) provient du vieux breton macoer, provenant lui-même du latin maceria ("murs", "ruines") en raison de la présence à cet endroit d'un établissement gallo-romain[8].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'allée couverte de Loch-ar-Ronfl

Le territoire a été occupé dès le Néolithique comme en témoigne l'allée couverte de Kerriou, dite aussi de Loch-ar-Ronfl. Il fut ensuite habité de façon continue. Un dépôt de haches à douille de bronze, un pied sculpté de l'âge de fer et les vestiges d'une voie d'époque en sont la preuve.

Une voie romaine allant de Morlaix à Civitas Aquilonia [ Quimper ] passait par Pleyben, la chapelle des Trois-Fontaines en Gouézec et le Pénity en Briec, où elle rejoignait celle venant de Vorgium[9]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon Jean-Baptiste Ogée, « en 1390, on connaissoit [connaissait] dans ce territoire les manoirs de Kerriou, de Lesmaez, de Queleriou, de Ker-drehenneo, de Ker-neleguel, de Coerveheuc, de Ker-quelen et celui de Rostannou [Roscanou] »[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le massacre et le pillage de Roscanou[modifier | modifier le code]

En 1590, pendant les Guerres de la Ligue, des nobles furent assiégés dans le château de Roscanou[11], alors propriété en 1590 de la famille de Lesmaës[12], plus précisément de la veuve d'un conseiller du présidial, qui était du parti des royaux, c'est-à-dire qu'elle soutenait le roi Henri IV et les huguenots « et ne se privait pas de le dire, bien que tout le pays environnant fut dévoué à la Ligue. (...). Cette dame fut bientôt haïe par tous les campagnards de la région ». En septembre 1590, elle reçût en grande pompe dans son château Claude du Chastel, sieur de Kerlec'h[13], venait tout juste de se marier avec Jeanne de Coëtquen, âgée de 12 ou 13 ans ; le couple était escorté par 60 à 80 gentilshommes à cheval. « Enchantée par l'annonce de cette visite, la châtelaine fit de grands préparatifs et invita de nombreux amis pour fêter les nouveaux époux et leur suite, sans toutefois ébruiter la venue de cette troupe de royaux abordant ainsi en pays ennemi. Leur arrivée ne pouvait cependant passer inaperçue et bientôt, de clocher en clocher, la nouvelle en volait à travers le pays »[14].

« Au son du tocsin, les paroisses voisines telles que Pleyben, Gouézec, Lennon, Edern étaient arrivées en armes à la nouvelle de l'arrivée àRoscanou d'une forte troupe de cavaliers royaux. Chacun, se souvenant des imprudentes paroles de la châtelaine [elle avait menacé les paysans partisans de la Ligue à maintes reprises], croyait qu'elle avait réuni là ses amis pour accomplir ses projets de vengeance. En se voyant ainsi bloqués par les paysans auxquels s'était joint le sieur de Rosampoul, avec ses gens de guerre et plusieurs autres chefs ligueurs, les hôtes de Roscanou tentèrent une sortie à cheval » mais furent bloqués par les assiégeants et les paysans révoltés mirent le feu au château ; les nobles tentant de s'échapper s'empalaient sur les hallebardes[15]. « Le sieur de Kerlec'h, ne pouvant se sauver avec sa jeune épouse, résolut de mourir avec elle et périt l'épée à la main »[16]. Selon le chanoine Moreau « il y mourut en tout, compris ceux de la maison, plus de quatre-vingt-dix personnes, dont il y avait soixante gentilshommes et nombre de chefs de maison » et « la maison de Roscanou fut toute brûlée, et tout ce que l'on put sauver du feu fut tout pillé par les communes [paysans], qui ne laissèrent rien que ce grand nombre de corps morts tous nus d'un côté et d'autre. Il y avait aussi quantité de beaux chevaux et de belles armes , qui furent pour la plupart consumés par le feu ». Parmi les victimes de ce massacre, le sieur de Hirgars en Crozon[17], Pierre II de Vieux-Chastel, abbé de Saint-Maurice de Carnoët, le sieur de Kerlouët, etc. ; Jeanne de Coëtquen, saisie par les soldats, fut blessée par un coup d'épée à la gorge, mais cependant échappa à la mort ainsi qu'une enfant de neuf ans dénommée Lesmaës, héritière de Roscanou, qui échappa au massacre ; elle se maria par la suite avec Rolland du Guermeur, sieur du Corroac'h[18]

Le problème des inhumations à l'intérieur de l'église[modifier | modifier le code]

Les multiples interdictions concernant les inhumations dans les églises, décidées par les Évêques dès la fin du XVIe siècle et par le Parlement de Bretagne en 1719 et 1721 suscitèrent parfois des réactions très violentes à l'encontre du clergé. En 1738, une polémique éclate à Gouézec à propos de la coutume persistante de l'inhumation à très faible profondeur (sous les dalles d'ardoise de faible épaisseur) des défunts dans l'église, ce qui provoque des « exhalaisons mortelles », rendues responsables d'un « mal épidémique » répandu dans la paroisse et accusées aussi de « ternir les dorures de l'église ». Des abus intolérables se produisaient parfois: ainsi en 1719, un paysan, René Gadal, ne trouvant pas de place dans l'église pour enterrer son épouse chargea ses valets de déterrer un cadavre récemment inhumé et ceux-ci n'hésitèrent pas « à arracher la tête sanglante (sic) et encore toute chevelue du cadavre récemment inhumé, et à en rompre tous les membres ». Le recteur René Calloc'h tenta de s'y opposer mais des paysans de la paroisse l'en empêchèrent violemment, continuant à enterrer de force leurs proches selon la coutume[5].

Gouézec au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le prédicateur Guillaume le Roux[19], qui prêchait une mission à Gouézec en juillet 1725, fut terrassé subitement ; transporté au château du Guily (en Lothey), il y mourut et son cœur fut enterré dans l'église paroissiale de Lothey, le reste de son corps dans l'église de Gouézec[20].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Gouézec en 1778 :

« Gouézec, au bord des Montagnes noires, à trois lieues trois-quarts au nord-nord-est de Quimper, son évêché ; à trente-six lieues trois-quarts de Rennes et à deux lieues de Châteaulin, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse, dont la cure est à l'alternative, relève du Roi et compte 1350 communiants[21]. Elle est située dans un fond, et environnée de montagnes connues sous le nom de Montagnes des fontaines près la forêt de Langle. Auprès de cette forêt est le pont Cirban [Pont-Coblant] , sur la rivière d'Aulne. Ce pays est désert et il s'y commettait jadis une infinité de meurtres ; les terres et prairies y sont excellentes, mais on y voit beaucoup de landes[10]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Alexandre Marie de Poulpiquet, né le au manoir de Lanvéguen en Gouézec, émigré, fut fait prisonnier à Quiberon en 1795, et s'évada des prisons d'Hennebont ; il reprit les armes et fut à nouveau fait prisonnier à Quimperlé en octobre 1795 et fusillé dans cette ville le .

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Gouézec en 1843 :

« Gouézec (sous l'invocation de saint Pierre) ; commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale (...). Principaux villages : Kerriou, Coat-Efam, Spercourtai, Moguérou, le Guiriou, Gouendaré, Kerfloux, Ménez-Brizec, Kerderrien. Superficie totale 3 064 hectares dont (...) terres labourables 1 299 ha, prés et pâtures 201 ha, bois 95 ha, vergers et jardins 1 ha, landes et incultes 1 310 ha (...). Moulins : 8 ( de Pontarglaon, Neuf, de Kervern, de Coblant, de Lesmetz, de Rodvéguen, de Rozcannou. Il y a, outre l'église, les chapelles Tréguron et des Fontaines. Géologie : quelques grès se montrent au sud, mais le terrain tertiaire moyen domine. On parle le breton[22]. »

Le dimanche un drame survint à Gouézec :

« Dix ouvriers de divers états [professions] qui travaillaient au manoir de Kerriou voulurent se baigner [dans l'Aulne canalisée] aussitôt après leur dîner, mais cette funeste idée devint fatale à plusieurs d'entre eux. Six de ces malheureux se noyèrent, les quatre autres ne durent la vie sauve qu'aux prompts secours qu'on leur porta, en leur faisant passer des cordes, au moyen desquelles ils purent gagner le rivage[23]. »

Au XIXe siècle, la commune est réputée pour ses ardoisières qui ont été exploitées de 1830 à 1914. Une grève de 60 ouvriers fendeurs d'ardoises débuta le à Pont-Coblant[24]. Des accidents survenaient parfois, par exemple le dans la carrière de Lescuz[25]. La carrière souterraine de Parc-ar-Pont installa ses bureaux dans un bâtiment situé près du port de Pont-Coblant, côté Gouézec, transformé en chapelle Sainte-Barbe en 1951.

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Jean-Louis Bozec exploitait encore en 1913 des ardoisières à Pont-Coblant, aux lieux-dits Parc-an-Hent et Lescuz[26]. Une autre grève survint en 1925 dans les carrières de Pont-Coblant et Stergourlay[27].

Article détaillé : Pleyben.

Le Conseil général du Finistère accorda en 1878 une subvention à la commune de Gouézec pour financer la construction de l'école des garçons et une autre en 1880 pour financer les travaux liés au transfert de l'école des filles dans l'ancienne école des garçons[28].

Le journal "La Croix" relate en 1891:« Un incendie a éclaté à Gouézec, canton de Pleyben (Finistère), dans une hutte de mendiants, qui a été entièrement détruite. Un bébé de 1 an a été brûlé vif »[29].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Programme des fêtes de Gouézec (pardon de Saint-Pierre) organisées les 4 et

En 1902, le conseil municipal de Gouézec vota à l'unanimité une protestation contre la fermeture des écoles congréganistes[30] et la population de Gouézec s'opposa vivement aux mesures anticléricales du gouvernement d'Émile Combes et à l'application de la Loi sur les congrégations :

« Dès minuit, dans la nuit de dimanche à lundi, les hommes avaient édifié deux barricades faites de charrettes renversées et de troncs d'arbres enchaînés, l'une à 50 mètres de l'école, l'autre à la porte du couvent. Et dès trois heures, des cyclistes partent en éclaireurs dans la direction de Pleyben. Vers cinq heures, ils rentrent à toutes pédales, annonçant l'arrivée des gendarmes. Aussitôt le tocsin tinte, tandis que le clairon sonne le danger à tous échos, et la population arrive en courant. (...) Quand [les gendarmes] arrivent à la première barricade, il y a là 2 000 habitants décidés à se laisser écraser plutôt que de céder. Les sommations sont faites. On répond par des cris : « Jamais ! Jamais ! Jamais ! » (...) Sept fois la gendarmerie charge. Sept fois elle est repoussée. (...) Un brigadier, perdant tout sang froid, dégaine, et blesse plusieurs personnes du tranchant de son sabre (...). Un gendarme tombe de cheval dans la mêlée et se blesse grièvement. (...). M. de Legge, maire, est violemment insulté par un brigadier. (...). La gendarmerie se retire. (...) Cependant on avait télégraphié à Quimper pour demander la troupe. (...) Mais, à l'approche de la troupe, la population a enlevé les barricades (...) Les troupiers n'ont plus trouvé sur la porte du couvent que cette inscription : Vive la liberté ! Vivent les Sœurs ! À bas les proscripteurs ! Prise du couvent de Gouézec 11 août 1902. (...) Et les Sœurs, accompagnées des notables du pays, se rendent, accompagnées d'une foule délirante, jusqu'à l'église où on chante le Miserere[31]. »

En raison de leur attitude lors de ces événements, le maire, Henri-Alexandre de Legge, fut révoqué[32], et l'abbé Caër, vicaire à Gouézec, fut suspendu de traitement[33].

La population de Gouézec était à l'époque très attachée à ses religieuses : par exemple l'enterrement de sœur Agnès[34], supérieure locale des Filles du Saint-Esprit, décédée le , fut suivi par pratiquement toute la paroisse[35].

L'inventaire des biens d'église eût lieu le à Gouézec.

La comtesse Cecilia Rita Monteiro de Barros[36], épouse de Henri Louis de Legge[37] (fils d'Henri de Legge), fit construire en 1904 le château de Kerriou et y habita pendant l'Entre-deux-guerres. Yves Fitamant, auteur d'un livre "Kerriou, histoire d'une seigneurie", parle d'« une construction de toute beauté qui a reçu une décoration admirable »[38]. Le domaine fut vendu en 1935 après le décès de la comtesse.

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Des foires étaient organisées plusieurs fois dans l'année à Gouézec : par exemple les 25 mars, 25 mai et 29 septembre pour l'année 1911[39].

Le ouvrit le bureau téléphonique de Gouézec[40].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gouézec

Le monument aux morts de Gouézec porte les noms de 112 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : sept sont morts en Belgique dont six en 1914 (dans les combats de Maissin pour cinq d'entre eux) et un (Charles Floch'lay) en 1915 à Nieuport-Bains ; deux (Pierre Dorval, Jean Yaouanc) sont décédés en Grèce lors de l'expédition de Salonique ; deux sont morts en Allemagne, l'un (François Kergoat) en mai 1915, l'autre (Jean Suignard) en octobre 1918 ; les autres sont tous décédés sur le sol français à l'exception de Pierre Madec, matelot à bord du cuirassé Bouvet, coulé dans le détroit des Dardanelles le [41]. Jean-Louis Bozec[42], lazariste, chasseur brancardier au 44e bataillon de chasseurs à pied, tué à l'ennemi le à Cléry-sur-Somme (Somme) fut décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[43].

Un autre marin, François Le Coz, dont le nom est aussi inscrit sur le monument aux morts, a en fait été blessé accidentellement d'un coup de revolver sur le croiseur Jurien de la Gravière et est mort des suites de ses blessures à Palerme le .

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Une usine hydraulique fournissant de l'électricité était installée à Lescuz en Gouézec, sur le canal de Nantes à Brest ; elle est mise en vente en 1924[44].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gouézec porte les noms de 8 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles les soldats Yves Coadou, mort le en Moselle ; Jean Richard, tué, et Pierre Stervinou, disparu, tous deux lors de la débâcle en mai 1940 dans la Somme ; François Suignard, mort en captivité en Allemagne. François Baut a été déporté depuis Pont-Coblant le . René Bihan, membre de la compagnie FFI "Cartouche", fut tué lors des combats du Ménez Hom[45] le [41].

Célestin Lainé, militant nationaliste breton pro-nazi, installa son kadervern (ses troupes de militants nationalistes) dans le manoir de Kerriou[46], au grand dam de la population locale. Des barques construites à cette époque servirent après la guerre de centre d'apprentissage notamment en mécanique, remplaçant le centre du Bergot à Brest, détruit pendant cette même guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1792 Pierre Merrien    
1792   Yves Le Bloas[47]    
1800 1813 Yves Diraison[48]   Agriculteur.
1813 1827 Louis Le Jollec[49]    
1828 1830 Comte Louis-Anne de Trédern[50]   Capitaine de frégate
1830 1835 Joseph Bouzard[51]    
1835 1838 Jean-Yves Rannou    
1838 1840 Joseph Bouzard   Déjà maire entre 1830 et 1835.
1840 1842 Joseph Jamet    
1842 1866 Louis Le Jollec[52]   Habitait le manoir de Lanvéguen. Fils de Louis Le Jollec, maire ente 1813 et 1827.
1866 1871 Charles Briand    
1871 1873 Pierre Le Roy[53]    
1873 1902 Comte Henri-Alexandre de Legge   Petit-fils du comte Louis-Anne de Trédern
1902 1904 Pierre Briand    
1904 1924 Comte Henri-Louis-Joseph-Marie de Legge[54]   Fils du comte Henri-Alexandre de Legge
1925 1928 Comte Roger de Legge[55]   Fils du comte Henri-Louis-Joseph-Marie de Legge. Croix de guerre
1928 1941 Pierre Le Roy    
1941 1943 Jean Bouzard    
1943 1947 François Mahé    
1947 1952 Pierre Léon    
1959 1965 Germain Le Seach    
1965 1995 Pierre Jamet    
1995 2008 Annick Moal    
2008 en cours Cécile Nay DVD cadre, conseillère départementale

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[56].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1541 2911 3061 3621 5611 6141 6201 8001 911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9071 9272 0752 1102 1702 2472 2642 2782 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3222 2902 3352 1502 1592 0421 8651 9541 520
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 3561 2121 0621 0701 0769841 0491 1231 106
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de Gouézec est actuellement presque égale (légèrement moindre toutefois : - 91 habitants) que lors du premier recensement effectué en 1793. Mais cette stabilité apparente masque des évolutions très importantes dans l'intervalle : la population augmente presque constamment tout au long du XIXe siècle : + 1 181 habitants (+ 102,3 % en 118 ans). Le maximum démographique est atteint en 1911 avec 2 335 habitants. Le retournement démographique est spectaculaire : après une relative stagnation aux environs de la première guerre mondiale, la population décline presque constamment pendant les trois derniers quarts du XXe siècle, atteignant son minimum démographique en 1999 avec légèrement moins de 1 000 habitants (984 exactement), perdant 1175 habitants (- 54,4 %) en 74 ans. Un léger regain démographique se constate toutefois dans les premières années du XXIe siècle (+ 79 habitants en 8 ans entre 1999 et 2007). Le solde naturel, régulièrement négatif pendant les trois derniers quarts du XXe siècle est redevenu positif entre 1999 et 2007 (+ 0,5 % l'an) et le solde migratoire également (+ 0,5 % l'an aussi pendant la même période). En 10 ans, de 1999 à 2008, Gouézec a enregistré 141 naissances et 105 décès, soit un excédent de 36 personnes, signe d'un certain redressement démographique, qui se traduit aussi dans l'évolution du nombre des logements : 467 résidences principales comptabilisées en 2007 contre 438 en 1999, soit un gain de 29 habitations principales. 86 résidences secondaires étaient recensées en 2007, soi 1/6e des logements totaux. La densité de la population communale est de 34 habitants par km² en 2007[59].

Sites et Monuments[modifier | modifier le code]

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La Roche du Feu (Karreg an Tan)[modifier | modifier le code]

Sur les hauteurs de Gouézec, à 281 mètres, ce magnifique site classé offre un point de vue extraordinaire sur la vallée de l'Aulne, les monts d'Arrée (au nord) et la baie de Douarnenez (à l’ouest). Lors des invasions normandes et pour prévenir de l'arrivée des Vikings, un guetteur (alerté par un autre feu allumé au sommet du Menez-Hom) y allumait un feu qui pouvait s'apercevoir de toute la région du bassin de Châteaulin. Ce site fut donc appelé Karreg an Tan ; en français : la Roche du feu.

Pont-Coblant[modifier | modifier le code]

L'ancien port de Pont-Coblant, à cheval sur les communes de Pleyben et Gouézec, a développé une base nautique et un camping (situés côté Pleyben). L'ancien bureau de la carrière souterraine de Parc-ar-Pont, transformé en chapelle Sainte-Barbe[60] en 1951, laquelle fut agrandie en 1957 par le recteur Guillerm, a été désaffectée par le recteur Yves Le Men en l'an 2 000. Elle sert désormais de lieu d'expositions.

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Monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre (XVIe siècle). Édifice en forme de croix latine avec chœur légèrement débordant, elle comprend, outre la travée du clocher encastré, une nef avec bas-côtés de six travées terminée par une chevet droit. Deux chapelles en ailes forment faux transept au droit de la dernière travée. La sacristie date de 1724 et porte l'inscription "Missire Julien Gouezel, R. Laurans Briand. Fab. 1747". Le chœur date de 1899. Le clocher à deux galeries date de 1747. La chaire date du XVIIIe siècle. Le mobilier comprend un groupe de saint Yves (XVIIe siècle). La maîtresse-vitre, datée de 1571, est ornée d'un vitrail consacré à la Passion : le carton de la maîtresse-vitre de la Passion est attribué au graveur anversois Jost de Negker (en), peintre de l'empereur Maximilien à la cour d'Augsbourg. Parmi les statues, on trouve celles de saint Pierre, saint Corentin, sainte Catherine (XVIe siècle), saint Yben en diacre, saint Yvi en évêque, saint Nicolas, la Vierge-Mère, un Ecce Homo (Christ attendant le supplice).

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Notre-Dame de Tréguron[modifier | modifier le code]

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Traditionnellement, Notre-Dame-de-Tréguron était la patronne des jeunes mères qui lui apportaient en ex-voto des bonnets d'enfants ou de petits membres de cire[63]. Elle était invoquée tout particulièrement par les mères et les nourrices qui avaient besoin de lait pour leurs nourrissons : les femmes devaient « faire trois fois, le corsage déboutonné, le tour de la chapelle (...), se laver les seins à la fontaine après chaque tour, puis rentrer à l'église, réciter cinq Pater et cinq Ave et mettre quelque monnaie dans le tronc »[64].

Chapelle des Trois-Fontaines[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-Trois-Fontaines (XVIe – XVIIIe siècle), ancienne propriété de l’abbaye de Coat Malouen. L'édifice comprend une nef avec bas-côté nord de cinq travées, un transept séparé de la nef par un arc diaphragme et un chœur polygonal à noues multiples. Le clocher, terminé en dôme octogonal, s'amortit en lanternon : il est accosté au nord d'une tourelle d'escalier et a été refait à la fin du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle. La tribune en bois sculpté date de 1671. La peinture murale date du XVIIe siècle. La verrière de la Transfiguration date du XVIe siècle : on y voit aussi des restes de vitraux consacrés à la Passion et à la Vie de la sainte Vierge. Parmi les statues, on trouve celles de la Vierge-Mère, saint Herbot, saint Yben, saint Hervé, saint Michel, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Marc et une Pietà. À signaler également dans le pavage, les armes de Guyon de Quellenec et de son épouse Jeanne de Rostrenen (mariés vers 1450). Près de la chapelle se trouvent les trois fontaines qui lui ont donné son nom.

L'une des sources s'appelle la fontaine des Trois-Maries. Le culte des Trois Maries, provenant de la Légende dorée, est fréquent en Bretagne. Il s'agit de Marie, la mère de Jésus, de Marie Salomé et de Marie Jacobé, cette dernière parfois confondue avec Marie de Magdala, dite Marie-Madeleine. Elles ont probablement pris la place des Matrones, ces trois déesses druidiques qui étaient représentées assises avec un enfant emmailloté sur les genoux de celle du milieu.

Anatole Le Braz rapporte une bien triste légende qui lui a été contée par Jeanne Le Prat, alors gardienne de la chapelle :

« Un jour, un homme portant un panier passait devant la chapelle des Trois Fontaines. Il venait juste de déposer le panier qu'une femme vint à lui demander ce qu'il transportait. « Neuf petits cochons à vendre », répondit-il. Mais la femme savait qu'il mentait et que ces neuf prétendus cochons étaient en vérité neuf petits enfants qui venaient d'être nés et que leur père, en raison de sa misère, voulaient aller noyer, car il n'était pas en mesure de subvenir à leurs besoins. La femme eut pitié et lui proposa de lui venir en aide, mais à une condition : il devait faire baptiser les enfants. Le père accepta. Et, une fois rentré chez lui, il trouva ses granges pleines. Il emmena alors ses enfants pour les faire baptiser. Et c'est alors qu'il vit une statue de la Vierge s'approcher de lui. Il tressaillit, car il reconnut dans cette statue la femme qui l’avait interpellé ! Et elle répandit autour d'elle d'innombrables pièces d'or. L'homme voulut les ramasser, mais dès qu'il en toucha une, celle-ci se transforma en poussière. Les enfants furent baptisés. Mais dès que l'eau eut coulé sur leur front, ils moururent. Abattu, l'homme rentra chez lui. Toute la moisson qui avait rempli ses granges, avait, elle aussi, été transformée, comme les pièces d'or, en poussière. »

La mère de Jésus est bien cruelle, dans ce conte ! Aussi est-il probable que ce personnage incarne plutôt cette mère cruelle que l'on rencontre dans quelque légende mythologique.

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Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Coat Moennec (Coat Moenneg) ; il porte l'inscription "Mission 1933"
  • l'ancienne chapelle Saint-Yves (XVIe siècle) située près du manoir de Kerriou. Le clocher est amorti par un lanternon, avec armes des Marigo sur la façade ;
  • la chapelle de Pont-Coblant (XXe siècle) Il s'agit d'un ancien local de carriers aménagé. La bénédiction de la chapelle a eu lieu le 22 juillet 1951. L'édifice est agrandi en mai 1957 ;
  • la porte de l’enclos paroissial (1754) ornée des statues de saint Michel terrassant le dragon et de saint Nicolas ;
  • Les Croix et calvaires
    • le calvaire du placître de la chapelle Notre-Dame des Trois-Fontaines (1584-1597). Il s'agit d'un calvaire triangulaire, avec niches encadrées de colonnes torses. Il porte les dates de 1584, 1593 et 1597 ;
    • le calvaire Croaz-ar-Vourc’h de l’enclos paroissial (1725-1780) Le socle du calvaire porte la date de 1725 (ou 1729) et sur le côté se trouve la date de 1780 ;
    • la croix Croaz-ar-Bleon (XVIe siècle-1750) ;
    • le calvaire des Trois-Fontaines (1593-1597) ;
    • le calvaire de Tréguron (1749) ;
    • d'autres croix ou vestiges de croix : Le Boulen (1809), Coat-Moenneg (XVIIe siècle), Croaz-Bauguion (XVe siècle), la croix du cimetière de Gouézec (vers 1870), Kermorvan (XVIe siècle), Ménez-Cren ou Croas-Kerlan (1584), Quelvy (1926), Stang Ouest ou Croaz-Ménez-Reun (1426), Croaz-Gorrequer (XVIe siècle). À signaler aussi la croix Croas-Baradozic, aujourd'hui disparue ;
  • Les fontaines*
    • la fontaine de Tréguron (XVIe siècle) ;
    • la fontaine Saint-Jean (XVIe siècle), restaurée en 1996. Il existe deux autres fontaines : une fontaine dédiée à la Vierge et l’autre dédiée aux trois Marie ;
    • de l'ancienne chapelle Saint-Diboan, aujourd'hui disparue. Il ne subsiste que la fontaine à Lanrigui ;
    • de l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, aujourd'hui disparue et située jadis au village de Kroaz-Toul. Il ne subsiste que la fontaine ;
  • Architecture civile
    • une ancienne ferme (XVIIIe siècle-1975) ;
    • le manoir de Kerriou (XVIIIe siècle), propriété des Pestiviens, Marigo, Trédern, Legge ;
    • le château de Kerriou (1906), de style néogothique[65], édifié par l'architecte Jean-Marie Laloy pour la comtesse Cecilia Monteiro de Barros[46], épouse brésilienne du comte Henri de Legge, maire de Gouézec de 1902 à 1922[46] ;
    • 8 moulins dont le moulin de Pontarglaon, Neuf, de Kervern, de Coblant, de Lesmetz, de Rodveguen, de Rozcannou, Lescuz (1920) ;

À signaler également[modifier | modifier le code]

Le village de vacances VVF en bordure de l'Aulne (proche de Châteauneuf-du-Faou).
  • l'allée couverte de Kerriou (époque néolithique) ;
  • la découverte d’un dépôt de haches à douilles (âge de bronze) ;
  • les vestiges d’un établissement romain comportant une villa et un temple ;
  • l'écluse de Saint-Algon (1822-1828) ;
  • le pont de Pont-Coblant (1845) ;
  • la grotte de Sainte-Barbe (XXe siècle).
  • le chaland Victor, dernier vestige de la batellerie ayant navigué sur le canal de Nantes à Brest, visible au pont de Ti-Men, à la limite des communes de Pleyben, Gouézec et Lennon

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Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Charles Léon Godeby (1866 - 1952) : Gouézec, Notre-Dame-des-Trois-Fontaines, huile sur toile, 46 cm x 55 cm.

Équipements[modifier | modifier le code]

Mairie, poste, transport scolaire, garderie péri-scolaire, écoles, lotissements.

Personnalités liées à Gouézec[modifier | modifier le code]

  • Henri-Alexandre de Legge, dit "le comte de Legge", né à Rennes le 20 juin 1833, fut officier de cavalerie jusqu'en 1863, puis commandant 3e bataillon des mobiles du Finistère. Il a ce titre pris part à la défense de Paris, et notamment à la reprise de l'Hôtel de ville le 31 octobre 1870[66]. Il fut député du Finistère à l'Assemblée nationale en 1871, conseiller général du canton de Pleyben de 1872 à 1886, maire de Gouézec. Il épousa en 1863 Marie-Alexandrine-Émilie Le Riche de la Popelinière de Breuilpont dont il eut deux enfants. il est décédé au château de Kerriou en Gouézec le 3 janvier 1902[67].
  • Henri-Louis-Joseph-Marie de Legge, fils du précédent, est né le 20 novembre 1864. Il a épousé à Paris Cécilia Monteiro de Barros, brésilienne. Il fut maire de Gouézec de 1902 à 1922.
  • Jean Rannou (en religion Frère Élisée), né le à Lesmez en Gouézec, décédé le à Josselin, frère de l'Instruction chrétienne de Ploërmel, fut un des fondateurs du foyer Saint-Benoît-Labre de Marseille pendant l'Entre-deux-guerres[68], puis directeur de l'école du Nivot en Lopérec entre 1940 et 1946 (il cacha alors des maquisards) et devint ensuite supérieur général de son Ordre religieux[69].
  • Jean Feutren, abbé historien du Léon, natif de Pont Coblant.
  • Yeun ar Gow, écrivain breton, est mort à Gouézec le 22 février 1966. Celui-ci était cependant natif de Pleyben, commune voisine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. vigicrues.ecologie.gouv.fr
  2. Journal Le Gaulois, n° du 3 janvier 1926, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k540388p/f2.image.r=Coblant?rk=193134;0
  3. letelegramme.com, 2 mars 2010.
  4. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 31 décembre 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640203x/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=557942;4
  5. a et b http://www.infobretagne.com/gouezec.htm
  6. « Étymologie et histoire de Saint-Thois », sur infobretagne.com.
  7. René-Yves Creston, Le Costume breton, Champion, 1993, p. 136.
  8. Bernard Tanguy, Les noms de lieux. Mémoire des hommes et du paysage, revue ArMen no 22
  9. René Kerviler, "Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine", 1874, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57839621/f92.image.r=Gou%C3%A9zec
  10. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  11. Le lieu-dit Roskanou se trouve à l'est du bourg de Gouézec, le long de la route départementale no 41
  12. La famille de Lesmaës ou Lesmais était originaire de Plestin, voir Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", édition 2, tome 2, 1862, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f104.image.r=Roscanou?rk=107296;4
  13. http://www.infobretagne.com/famille-kerlech.htm
  14. J. Baudry, "La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f37.image.r=Roscanou
  15. http://www.infobretagne.com/ligue-roscanou.htm
  16. J. Baudry, "La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f38.image.r=Roscanou
  17. Hervé de Kerlech, marié en 1580 avec Louise de Hirgars
  18. Jean Moreau, "Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne pendant les guerres de la Ligue", Brest, 1836, consultable https://books.google.fr/books?id=ql0IAAAAQAAJ&pg=PA293&lpg=PA293&dq=Roscarnou&source=bl&ots=i2sUQkCYhF&sig=w-s1PT1JhZ62L_6-yqsyvz75l8w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwie_9n9_rrYAhWsC8AKHZwBBWYQ6AEIMTAB#v=onepage&q=Roscanou&f=false
  19. Guillaume Le Roux, né le à Trébrivan, jésuite, grand-oncle de La Tour-d'Auvergne
  20. Joseph Le Jollec, Lothey-Landremel monographie, Le Goaziou, Quimper, 1946, consultable https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9eafeb30aafe96eb81f07c776add486b.pdf
  21. Personnes en âge de communier
  22. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj1m73dhsXYAhUKD8AKHZYPB0kQ6AEINzAD#v=onepage&q=Gouezec&f=false
  23. Journal des débats politiques et littéraires, n° du 19 juillet 1849, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k448440k/f2.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=85837;2
  24. France, direction du travail, "Statistique des grèves et des recours à la conciliation et à l'arbitrage survenus pendant l'année", 1897, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6426459k/f246.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=1459234;4
  25. Journal La Croix, n° du 15 mai 1900, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219004m/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=107296;4
  26. Annuaire de l'Union fraternelle du commerce et de l'industrie, 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57666646.r=Pleyben.f155.langFR.hl
  27. Journal L'Humanité, n° du 29 avril 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4016893/f3.image.r=Coblant?rk=42918;4
  28. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1878, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562132s/f285.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=64378;0 et avril 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56879265/f112.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=128756;0
  29. Journal "La Croix" no 2425 du 23 avril 1891, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k212675b.r=Pleyben.f4.langFR.hl
  30. Journal L'Univers, n° du 2 août 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711159c/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=107296;4
  31. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 13 août 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k639698d/f2.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=64378;0
  32. Journal Le Rappel, n° du 1er sepptembre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75491478/f1.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=257512;0
  33. Journal L'Univers, n° du 7 septembre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711194v/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=64378;0
  34. Sœur Agnès, née en 1836 à Plouguerneau
  35. Journal L'Ouest-Éclair du 15 janvier 1904, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6402185/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=2081555;2
  36. Cecilia Rita Monteiro de Barros, née le , décédée le à São Paulo (Brésil)
  37. Henri Louis de Legge, né en 1864, décédé en mars 1924, maire de Gouézec
  38. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070918&article=1612254&type=ar
  39. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 20 mars 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642839n/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=815454;4
  40. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 26 mai 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643637j/f4.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=2618038;4
  41. a et b Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 18 décembre 2016)
  42. Jean-Louis Bozec, né le à Gouézec
  43. "Dieu et patrie : l'héroïsme du clergé français devant l'ennemi", 10 décembre 1916, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6264288m/f10.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=965670;0
  44. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 20 septembre 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k647769r/f9.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=3025766;0
  45. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page402/
  46. a, b et c http://fr.topic-topos.com/chateau-de-kerriou-gouezec
  47. Yves Le Bloas, né le à Gouézec, décédé le à Ty Gouic en Gouézec
  48. Yves Diraison, né le à Kerjouanet en Gouézec, décédé le à Gouézec
  49. Louis Marie Le Jollec, né le à Quimerc'h, décédé le à Gouézec
  50. Louis-Anne de Trédern, né le à Saint-Pol-de-Léon, capitaine de frégate, puis colonel dans l'armée de Condé pendant la Révolution française, décédé le au château de Kerriou en Gouézec
  51. Joseph Bouzard, né le à Gouézec, décédé le à Tor ar Hoat en Gouézec
  52. Louis Le Jollec, né le au manoir de Lanvéguen en Gouézec, décédé le au manoir de Lanvéguen en Gouézec
  53. Pierre Le Roy, né en 1831 à Gouézec
  54. Comte Henri-Louis-Joseph-Marie de Legge, né en 1864 à Paris, décédé en mars 1924 à Paris
  55. Comte Marie-Roger-Antoine-Henri de Legge, né en 1896, décédé le au château de Kerriou en Gouézec
  56. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Gouézec, consultée le 26 octobre 2017
  57. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  58. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  59. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29062-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  60. Sainte Barbe est la patronne des artilleurs et des professions qui utilisent la poudre
  61. La chapelle de Tréguron par le texte et l'image
  62. http://www.lavieb-aile.com/article-vierges-allaitantes-i-notre-dame-de-treguron-les-vierges-96981587.html
  63. Armand Dayot, Les retables bretons, "L'Art et les artistes : revue mensuelle d'art ancien et moderne", octobre 1923, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6111952v/f14.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=2124474;0
  64. P. Saintyves, Les saints protecteurs des nourrices et les guérisseurs des maladies des seins, "Revue des traditions populaires", 1916, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5790717v/f32.image.r=Tr%C3%A9guron?rk=42918;4
  65. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002880
  66. "Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889" (A.Robert et G.Cougny)
  67. "Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe", 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36630m.r=Pleyben.f243.langFR.hl
  68. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 15 juillet 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6609539/f6.image.r=Gou%C3%A9zec?rk=3562249;2
  69. http://www.lamennais.org/wp-content/uploads/2016/04/rannou.pdf

Liens externes[modifier | modifier le code]

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