Motreff

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Motreff
Cimetière et église de Motreff.
Cimetière et église de Motreff.
Blason de Motreff
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Carhaix-Plouguer
Intercommunalité Poher communauté
Maire
Mandat
Joseph Le Guélaff
2014-2020
Code postal 29270
Code commune 29152
Démographie
Gentilé Motreffois
Population
municipale
709 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Population
aire urbaine
14 136 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 10″ nord, 3° 33′ 11″ ouest
Altitude 200 m (min. : 72 m) (max. : 258 m)
Superficie 21,59 km2
Localisation

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Liens
Site web www.motreff.fr

Motreff [mɔtʁɛf] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un aveu d'Anne de Laval concernant la seigneurie de Kergorlay[1] date de 1543[2].

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Commandés par Le Paige de Bar, « Dans la nuit du 7 au 8 floréal an VI (26 au ), une bande de 20 à 25 chouans attaque la maison du percepteur de Motreff » et mettent le feu[3].

« Ils ont ramassé des landes et des bruyères et ont allumé le feu dans une grange où étaient plusieurs ustensiles pour le labour ; sa jument y était également, de sorte que tout a brûlé. Le frère du percepteur a voulu se sauver avec la caisse, mais il a été atteint par les brigands qui l'ont assommé à coups de crosse de fusil et ont emporté la masse.[4] »

Le 3 fructidor (), une bande de 12 chouans attachent dos à dos Poulizac, commissaire du canton de Saint-Hernin et Quéméner, curé constitutionnel de Motreff, et les pendent[5].

La loi du précise que la paroisse de Saint-Hernin aura pour succursales les ci-devant paroisses de Spézet et de Motreff[6].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En octobre 1900, une épidémie de dysenterie se produit dans de nombreuses communes de l'arrondissement de Châteaulin dont Motreff, y faisant une soixantaine de malades et provoquant 14 décès. « Cette épidémie est attribuée à la sécheresse des dernières années. Les puits et les fontaines étaient à sec, et la population a fait usage d'eaux malsaines. En outre, l'encombrement et la malpropreté des maisons sont devenus des facteurs importants de la maladie »[7].

Un éboulement dans une carrière d'ardoises appartenant à M. Derrien fit deux morts et six blessés graves à Motreff le [8].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Motreff porte les noms de 49 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux deux (François Bauru, Guillaume Guyader) sont morts sur le front belge, un (Joseph Le Balbe) a été tué lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr dans le cadre de l'Expédition des Dardanelles, un (Yves Boru) est morts alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; les autres sont décédés sur le sol français[9].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Motreff porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Yves Philippe, mort en captivité en Allemagne[10].

Le , Pierre Berthelom, alias « Fiston », né à La Forêt-Fouesnant en 1917, facteur à Paule, commandant FTPF de la compagnie Pierre Louis Menguy, est blessé lors d'un combat contre les Allemands sur le Pont Daoulas à la limite entre Carhaix et Motreff et décède le lendemain[11].

Lucien Devedec, né le à Saint-Hernin, demeurant à Motreff, résistant FTPF, fut fusillé par les Allemands le à Croas-Ty-Nevez en Paule[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours José Le Guélaff NPA Agent EDF
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 709 habitants, en diminution de -3,67 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
885 1 320 883 815 987 939 1 004 1 028 1 062
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 074 1 040 1 118 1 071 1 186 1 066 1 148 1 157 1 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 362 1 504 1 507 1 425 1 407 1 279 1 202 1 070 1 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
861 753 646 646 664 665 731 711 709
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Brigitte (début du XVIe siècle) ;
  • le calvaire ;
  • le lavoir communal ;
  • la Motte de Kergorlay, située sur la route de Plévin (22) ;
  • l'étang du Brugou, créé récemment et situé sur la route de Carhaix-Plouguer (29) ;
  • la carrière à ardoise du Cosquer ;
  • Dolmen de Kervouledic.

Au début du XXIe siècle, un réaménagement du centre-bourg a eu lieu pour le rendre attractif et des séries de logement ont été bâties dans le but d'attirer de nouveaux résidents.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La seigneurie de Kergorlay ou Guergorlay, une juveigneurie du Poher, dépendait au XIVe siècle de la maison de Montfort-Gaël et s'étendait au XVe siècle sur la totalité des paroisses de Motreff, Spézet, Laz et Trégourez, ainsi que sur des parties de celles de Saint-Goazec, Châteauneuf-du-Faou, Saint-Hernin et Plévin, voir http://www.motreff.fr/accueil_motreff/la_commune/historique
  2. Selon Bertrand de Boussillon, " La Maison de Laval, 1020-1605 : étude historique, accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré", tome 4, 1895-1904, le document se trouve aux archives du département de Loire-Atlantique, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5535136j/f214.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  3. Daniel Bernard, Recherches sur la chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne" n°1 et 2, année 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s.image.hl.r=Carhaix.f116.langFR
  4. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f116.image.r=Saint-Hernin?rk=21459;2
  5. Armand René du Châtellier, "Histoire de la Révolution dans les départements de l'ancienne Bretagne", tome VI, 1836
  6. "Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f434.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=21459;2
  7. Journal Le Radical n° 46 du 15 février 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7622873p/f3.image.r=Tr%C3%A9gourez.langFR
  8. "Le Petit Parisien" n° 10000 du 15 mars 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k561363v.r=Carhaix.langFR
  9. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=29609
  10. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=29609
  11. Jean-René Canevet, "La guerre 1939-1845 à Fouesnant et dans sa région", 2011, [ISBN 978-2-9529834-1-9] et http://motreff.alkante.com/upload/espace/19/bulletin_municipal/Bulletin31.pdf
  12. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Paule%20Croas-Ty-Nevez/1.html
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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