Motreff

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Motreff
Cimetière et église de Motreff.
Cimetière et église de Motreff.
Blason de Motreff
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Carhaix-Plouguer
Intercommunalité Poher communauté
Maire
Mandat
Joseph Le Guélaff
2014-2020
Code postal 29270
Code commune 29152
Démographie
Gentilé Motreffois
Population
municipale
709 hab. (2014 en diminution de 3,67 % par rapport à 2009)
Densité 33 hab./km2
Population
aire urbaine
14 136 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 10″ nord, 3° 33′ 11″ ouest
Altitude 200 m
Min. 72 m
Max. 258 m
Superficie 21,59 km2
Localisation

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Liens
Site web www.motreff.fr

Motreff [mɔtʁɛf] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et relief[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Motreff

Motreff est situé dans le centre-ouest de la Bretagne, dans l'est du département du Finistère, à la limite de ceux du Morbihan et des Côtes-d'Armor et au sud de Carhaix. La commune est délimitée au nord par l'ancien Canal de Nantes à Brest, à l'ouest par le ruisseau de Goarangeg, affluent de rive gauche de l'Hyères et sous-affluent de l'Aulne, au sud par le ruisseau de Saint-Conogan, affluent de rive droite du ruisseau de Goarangeg. Le finage communal est traversé approximativement en son milieu par la vallée du ruisseau de Sterlenn, lui aussi affluent de rive droite du ruisseau de Goarangeg.

Article détaillé : Canal de Nantes à Brest.

Dans sa partie sud, la commune est traversée par une ligne de hauteurs appalachiennes qui constitue le prolongement oriental des Montagnes Noires, qui culminent à 229 mètres entre un lieu-dit au toponyme révélateur, "La Montagne", et le bourg, situé sur le versant nord, vers 200 mètres d'altitude. Le point le plus bas (76 mètres d'altitude) se trouve dans l'angle nord-ouest du territoire communal, au niveau du lieu-dit "Port de Carhaix", à la confluence du ruisseau de Goarangeg avec un petit ruisseau affluent dont le tracé a été utilisé par le Canal de Nantes à Brest.

La commune de Motreff a un paysage traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en hameaux et fermes isolées.

Transports[modifier | modifier le code]

Le Canal de Nantes à Brest à la limite des communes de Carhaix et Motreff, à hauteur de Tréveller Vihan

Le bourg de Motreff est à l'écart des grandes voies de circulation, mais le territoire communal est longé au nord par le canal de Nantes à Brest, de nos jours désaffecté, et fut desservi par une voie ferrée du réseau breton à voie étroite, la Ligne de Carhaix à Rosporden, dont le tracé empruntait la vallée du Goarangeg ; la commune était desservie par une gare, qui a provoqué la naissance d'un hameau assez important (lieu-dit "La Gare de Motreff") ; c'est désormais la voie verte no 8 dont le tracé va de Roscoff jusqu'à Concarneau en passant par Carhaix et Gourin[1]. Le tracé du sentier de grande randonnée GR 37 l'emprunte partiellement à hauteur de la commune de Motreff.

La partie ouest du territoire communal est aussi traversée par la D 769, ancienne Route nationale 169, qui est désormais un tronçon de l'axe à grande circulation allant de Lorient à Roscoff via Gourin, Carhaix et Morlaix, dont le tracé a été modernisé dans le cadre du Plan routier breton et est très partiellement à quatre voies.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Motref vers 1330 et en 1368, Mautref en 1371, Motreff en 1536[2].

Motreff : en vieux breton, forme de moch (« sanglier, porc ») et tref (« exploitation agricole, hameau, puis un village »)[3].

Une chapelle disparue portait le nom de "Saint-Paterne" qui provient de celui de saint Patern qui fut évêque de Vannes. Cette chapelle figurait sur le rôle des décimes en 1783[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'allée couverte de Kervoulédic

Une allée couverte, datant du néolithique, mais partiellement détruite, se trouve à Kervoulédic en Motreff, à la limite de la commune de Plévin.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une voie romaine allant de Vorgium (Carhaix) à Quimperlé empruntait le tracé de la route actuelle passant par la Métairie Neuve en Carhaix, Tréveller, Luzuvérien, le bourg de Motreff et poursuivait son tracé en passant près de Buzit en Tréogan, puis traversait la forêt de Conveau et passait juste à l'ouest de la chapelle Saint-Nicolas en Gourin[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Motreff est issue d'un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plévin et dépendait de l'évêché de Cornouaille[4].

La motte castrale de Kergorlay (ou Guergorlay) date du XIe siècle ou du XIIe siècle ; la famille de Kergorlay, barons de Kergorlay, une juveigneurie du Poher qualifiée de "première baronnie de Cornouaille", remonte au moins au XIe siècle (Jean de Kergorlay fut croisé en 1096 ; Pierre de Kergorlay fut croisé en 1249 et 1270, son nom et les armes figurent à la Salle des croisades de Versailles ; Pierre de Kergorlay fut tué à la bataille de Mons-en-Pévèle en 1304 ; Jean de Kergorlay fut tué à la bataille d'Auray en 1364)[6]. Le château de Kergorlay fut ruiné dès le XIVe siècle ; la seigneurie passa par alliance aux mains de la famille de Montfort-Gaël en raison du mariage de Jeanne de Kergorlay avec Raoul de Montfort en 1383 ; elle s'étendait au XVe siècle sur les paroisses de Motreff, Spézet, Laz, Trégourez et une partie de celles de Saint-Goazec, Châteauneuf-du-Faou, Saint-Hernin et Plévin[7]. Les seigneurs de Kergorlay avaient droit de prééminence dans l'église paroissiale de Motreff et leurs armes figuraient sur la maîtresse vitre de l'église paroissiale construite dans la première moitié du XVIe siècle, droit qui fut rappelé par Paul Esprit Marie de La Bourdonnaye, comte de Blossac, marquis de Tymeur, baron de Kergourlay, seigneur de Plouyé et conseiller du Roi lors de la construction de l'église actuelle en 1767[4].

Une autre seigneurie existait à Motreff, celle de Bronolou, qui appartenait à la famille du Bothon, originaire de Glomel. Louis de Bothon, qui mourut en 1591, fit de Brunolo [Bronolou] une seigneurie assez importante en raison de son acquisition de nombreuses possessions de la seigneurie de Kergorlay, en Plévin et en Motreff, qui lui furent vendues par Georges de La Trémoille, époux de Madeleine de Luxembourg[8]. Sa fille Anne de Bothon, épousa Pierre de Saisy de Kerampuil, lequel mourut en juillet 1595, après avoir vu le manoir de Bronolou pillé et ragé pendant les guerres de la Ligue. De nos jours, il ne subsiste que quelques vestiges de l'ancien manoir qui fut par la suite incendié par les Bonnets rouges en 1675.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Gilles de Kerampuil (1530-1578), érudit et écrivain, chanoine de la collégiale Saint-Trémeur de Carhaix, fut aussi recteur de Motreff, ainsi que de Cléden-Poher et Tréogan[9].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Motreff en 1778 :

« Motref, dans un fond, à 10 lieues un quart à l'est-nord-est de Quimper, son évêché, à 29 lieues et demie de Rennes et à 1 lieue et demie de Carhaix, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 900 communiants[10] ; la cure est à l'alternative. Ce territoire renferme des terres bien cultivées, des prairies, de bons pâturages, beaucoup de landes et une partie de la forêt de Convaux [Conveau]. On y trouve du gibier excellent et du bon cidre. La maison noble de Brunolo ([Bronolou] est la seule que nous connaissons dans cette paroisse[11]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La loi du précise que la paroisse de Saint-Hernin aura pour succursales les ci-devant paroisses de Spézet et de Motreff[12]. Guillaume Tanguy, recteur de Motreff, dût s'exiler en 1792[13].

Commandés par Le Paige de Bar, « Dans la nuit du 7 au 8 floréal an VI (26 au ), une bande de 20 à 25 chouans attaque la maison du percepteur de Motreff » et mettent le feu[14].

« Ils ont ramassé des landes et des bruyères et ont allumé le feu dans une grange où étaient plusieurs ustensiles pour le labour ; sa jument y était également, de sorte que tout a brûlé. Le frère du percepteur a voulu se sauver avec la caisse, mais il a été atteint par les brigands qui l'ont assommé à coups de crosse de fusil et ont emporté la masse[15]. »

Le 3 fructidor (), une bande de 12 chouans attachent dos à dos Poulizac, commissaire du canton de Saint-Hernin et Quéméner, curé constitutionnel de Motreff, et les pendent[16].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Motreff en 1845[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P.Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Motreff en 1845 :

« Motreff, commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Tréveller, Tréourec, Lescleden, Keransigoff, Lannesval, Guergorlé, Ellégoff, Cosquer. Château de Bronolo. Superficie totale 2 132 ha dont (...) terres labourables 1316 ha, prés et pâtures 22 ha, bois 38 ha, vergers et jardins 38 ha, landes et incultes 388 ha (...). Moulins : 4 (de Catéliner, Neuf, de Bronolo). (...) Il y a eu dans cette paroisse, outre l'église, les chapelles de Saint-Paterne, de Sainte-Brigitte et de Kerut ; nous ignorons si elles sont encore desservies. Il y a à l'église paroissiale un pardon qui dure deux jours et qui attire un assez grand nombre d'étrangers. L'agriculture est peu florissante en cette commune, et le blé y est à peine cultivé ; le seigle seul convient à la plupart des terres. Beaucoup de baux n'ont qu'une durée de cinq années, méthode qui ne peut donner aux agriculteurs aucune idée d'amélioration. (...) La route de Carhaix à Gourin traverse cette commune du nord au sud. Géologie : terrain tertiaire moyen, excepté quelques parties dans le nord, où la grauwacke domine. On parle le breton[17]. »

Une ancienne carrière d'ardoises, exploitée au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, se trouve à proximité du canal de Nantes à Brest, le long du chemin menant à l'allée couverte de Kervoulédic. Plusieurs autres carrières d'ardoises furent exploitées, notamment dans la vallée du Goarangeg. Le , un éboulement survenu dans une carrière d'ardoises de Motreff fit deux morts et six blessés graves[18].

Motreff décrit en 1897[modifier | modifier le code]

Anatole Le Braz décrit ainsi Motreff en 1897 dans son livre "Pâques d'Islande" :

« Des maigres bourgades qui hérissent çà et là de leur clocher grêle les cimes dénudées de la sierra bretonne, Motreff est, je crois bien, celle qui offre l'aspect le plus sauvage et le plus chétif. Quelques masures en pierre de schiste, aux tons de vieille lave, se pressent misérablement auprès d'un cimetière surélevé, formant terrasse, où l'église, parmi les tombes, semble elle-même une tombe plus vaste, enfouie qu'elle est à demi dans le sol et coiffé d'un toit trop lourd, avec des fenêtres basses, à ras de terre, pareilles à des soupiraux. Point de rues, mais d'étroits chemins ravinés comme des lits de torrents. Devant les seuils, du fumier, des bêtes, des enfants. Les hommes devaient être aux champs, sans doute à retourner les foins ; les femmes devisaient entre elles, d'une porte à l'autre, celles-ci tricotant, celles-là filant, leurs grands fuseaux de laine brune couchés dans la poussière à leurs pieds[19]. »

Dans la suite du texte, dans le chapitre intitulé "La nuit des feux", Anatole le Braz évoque le tantad auquel il a assisté à Motreff[20]. Adolphe Mironneau a aussi décrit les tantad de Motreff, évoquant « tous les lieux de Motreff que les bûchers couronnent cette nuit, semblables à des tours », notamment celui de Kroaz-Houarn qui est au-dessus des autres « comme le clocher de l'église au-dessus des toits du village » et cite des extraits d'une chanson chantée par le tailleur de Kroaz-Houarn en cette "nuit de la Saint-Jean"[21].

Aux alentours de 1900, Paul Joanne écrit : « L'ignorance et la misère des gens de Motreff, de Saint-Hernin, de Saint-Goazec, de Leuhan sont proverbiales en Bretagne : dans quelques fermes, les paysans mangeaient leur soupe, il n'y a pas si longtemps, dans des écuelles creusées dans la table »[22].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , le parti libéral catholique remporte à nouveau les élections municipales[23].

En octobre 1900, une épidémie de dysenterie se produit dans de nombreuses communes de l'arrondissement de Châteaulin dont Motreff, y faisant une soixantaine de malades et provoquant 14 décès. « Cette épidémie est attribuée à la sécheresse des dernières années. Les puits et les fontaines étaient à sec, et la population a fait usage d'eaux malsaines. En outre, l'encombrement et la malpropreté des maisons sont devenus des facteurs importants de la maladie »[24]. Cette épidémie toucha d'abord Spézet, avant de concerner ensuite Motreff, Saint-Hernin et Plouguer[25]. En novembre 1901, le maire de Motreff, Le Cloarec, fut décoré d'une médaille d'honneur du Ministère de l'intérieur « pour le dévouement dont il a fait preuve pendant l'épidémie »[26]. Une nouvelle épidémie de dysenterie survint en octobre 1909 dans le village de Trévouré en Motreff, faisant plusieurs morts[27].

En août 1902, l'expulsion des Sœurs de l'école de Motreff, en vertu de la loi sur les congrégations, fut marquée par de sérieux incidents : sous les huées de la foule présente, « la porte a été enfoncée et la gendarmerie, conduite par M. Riou, commissaire de police, a expulsé les Sœurs de l'établissement. Durant cette opération, le glas n'a cessé de sonner à l'église. À leur sortie, les Sœurs ont été acclamées » écrit le journal La Croix[28]. Le , un commissaire de police se présenta à Motreff « pour constater si les religieuses de la congrégation des Filles de Jésus, qui avaient obtenu un délai de huit jours, s'étaient dispersées[29]. Les Sœurs, revêtues d'un costume civil, ont refusé de quitter leur couvent ; procès-verbal leur a été adressé »[30].

En juillet 1903, un train de ballast, composé de 20 wagons chargés de pierres venant de la carrière de Conveau en Motreff dérailla : « la locomotive ayant quitté la voie, les wagons ont passé par-dessus et sont allés se briser 50 mètres plus loin » ; l'accident fit seulement trois blessés[31].

Certains faits révèlent l'existence d'une émigration vers les Amériques : par exemple en septembre 1903, le tribunal de Châteaulin ordonne l'ouverture d'une enquête en vue de déclarer la disparition de Jean-Joseph Le Mignon, né le à Motreff, parti en 1882 et dont les dernières nouvelles datent du 6 mars 1891 et proviennent de Buenos Aires (Argentine)[32]. Un incident survenu en 1904 illustre l'existence d'une émigration aussi vers le Canada : un homme originaire de Kerret en Motreff, François Le Corre, naturalisé canadien, fut arrêté à Saint-Malo lors d'une visite en France alors qu'il s'apprêtait à repartir, car il n'avait pas satisfait à ses obligations militaires en France car le consulat de France au Canada n'avait pas enregistré sa naturalisation[33].

En juillet 1906, le conseil municipal de Plouguer demande une sérieuse amélioration de la route allant de Carhaix à Motreff, qu'il dit être impraticable à hauteur de Créhen-ar-Lapic et demande aux conseils municipaux de Carhaix, Motreff et Plévin d'appuyer cette demande près du Conseil général du Finistère[34]. Les travaux s'engagèrent en 1914 seulement[35].

Un décret du Président de la République en date du attribue à la commune de Motreff les biens ayant appartenu à la fabrique de l'église de Motreff, qui étaient placés sous séquestre depuis la querelle des inventaires ; un autre décret en date du autorise la création à Motreff d'un bureau de bienfaisance « dont la dotation a été constituée au moyen des biens ayant appartenu à la fabrique de l'église »[36].

Les carrières d'ardoise[modifier | modifier le code]

Avec Pleyben et Gouézec, Motreff fut une des communes du Finistère où l'activité ardoisière fut la plus importante : une trentaine d'ardoisières étaient en activité vers 1848, toutes initialement exploitées à ciel ouvert, sauf celle de Lescollet. L'exploitation souterraine se développa à la fin du XIXe siècle afin d'augmenter les rendements et la qualité de la production, la principale étant celle du Moulin-Neuf, équipée dès 1913 d'une dynamo et de turbines permettant de fournir l'électricité nécessaire à l'exploitation.

Les carrières d'ardoises étaient alors en pleine activité comme en témoignent les faits suivants : en mai 1894, un éboulement survenu dans une carrière d'ardoises de Motreff fit trois morts[37]. Un éboulement dans une carrière d'ardoises appartenant à M. Derrien fit deux morts et six blessés graves à Motreff le [38]. Cette carrière était située à quelques mètres de la route de Carhaix à Gourin, en face du village de Goaranvec (situé en Saint-Hernin), au-dessus du village de Lanescot en Motreff[39]. Un autre accident survint le dans une autre carrière d'ardoises située à Tréveller en Motreff et exploitée par Henry Perrien et Cie, faisant un blessé grave[40]. Le , un éboulement fait deux morts dans une galerie située à 120 mètres de profondeur dans la carrière d'ardoises du Moulin-Neuf, dirigée par M. Toullancoat [Toulencoat][41]. Le , la carrière du "Moulin de la Lande" en Maël-Carhaix est vendue par Pierre Lucas et son épouse à Pierre André et François Henry[42], carriers demeurant à la Butte du Cheval en Motreff[43]. En avril 1912, un éboulement qui se produisit au fond de la carrière d'ardoises du Moulin-Neuf fit un mort[44].

Les ardoisières de Motreff en 1937
Ancien terril d'ardoises (ancienne carrière située entre Tréveller Vihan et l'allée couverte de Kervoulédic)

Un reportage fut effectué en avril 1911 sur une carrière d'ardoises de Motreff menacée de fermeture en raison d'un nouveau règlement de sécurité les concernant à la suite des accidents survenus :

« (...) Au fond d'une galerie, deux petits points brillent, embrumés. Ce sont des lampes qui éclairent les mineurs dans leur dure besogne. Ils sont là une certain nombre, dans cette quasi obscurité, les uns tenant en main une barre à mine, les autres frappant sur cette barre à l'aide d'un lourd marteau ; d'autres encore enfonçant des coins dans des bloc détachés de schiste, tous, courbés, ou à genoux, ou étendus sur le côté, dans des positions fatigantes à l'excès, suant, geignant, mais heureux quand même de "travailler". (...) Cette ardoisière est connue sous le nom de Lannezval. Elle s'enfonce dans le sol jusqu'à 40 mètres environ en forme de goulot ; puis, passé cet endroit, elle commence à s'évaser jusqu'à 75 mètres, ce qui lui donne l'aspect d'une bouteille. Les parois paraissent solides[45]. »

« En 1914, à Motreff, j'ai visité une ardoisière équipée de benne et treuil électrique pour descendre jusqu'à 75 mètres, avec outils de forage et wagonnets » écrit un journaliste du journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest[46].

Henry Le Saulx, comte de Toulencoat[47], qui vivait au château de Toulencoat en Rosnoën, était lors de son décès survenu en 1914 « propriétaire de la presque totalité de la commune de Motreff. Il ne laisse que des héritiers éloignés et sa mort va sans doute apporter un changement notable dans la situation de notre commune » écrit le correspondant local du journal L'Ouest-Éclair[48].

Plusieurs carrières fermèrent pendant la décennie 1920, par exemple le matériel de la carrière Pellet est mis en vente aux enchères publiques en 1925, celui de la carrière de Tréveller en 1929[49]. En 1938, la "Société de Motreff" exploitait des carrières d'ardoises à Kérantal et Tohou (les deux en Plévin), à la Haie-Dû (en Saint-Hernin) ainsi qu'au Moulin Neuf en Motreff[50] et la plupart des autres pendant la décennie 1930. La carrière d'ardoises de Lannezval fut la dernière à fermer ses portes dans le Finistère en 2001[51].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Le monument aux morts de Motreff porte les noms de 49 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux deux (François Bauru, Guillaume Guyader) sont morts sur le front belge, un (Joseph Le Balbe) a été tué lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr dans le cadre de l'Expédition des Dardanelles, un (Yves Boru) est mort alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; les autres sont décédés sur le sol français : parmi eux Yves Thomas[52] fut décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire ; quatre soldats (François Cougard, Hervé Magoariec, François Paul, Yves Thomas [un homonyme de celui cité précédemment]) de Motreff sont morts à Douaumont et un (Joseph Coënt) à Verdun ; l'abbé Henri Potin[53] qui était vicaire à Motreff, figure aussi parmi les victimes du conflit[54].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Motreff porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Yves Philippe, mort en captivité en Allemagne[54].

Le , Pierre Berthelom, alias « Fiston », né à La Forêt-Fouesnant en 1917, facteur à Paule, commandant FTPF de la compagnie Pierre Louis Menguy, est blessé lors d'un combat contre les Allemands sur le Pont Daoulas à la limite entre Carhaix et Motreff et décède le lendemain[55].

Lucien Devedec, né le à Saint-Hernin, demeurant à Motreff, résistant FTPF, fut fusillé par les Allemands le à Croas-Ty-Nevez en Paule[56]. Joseph Louis Le Goff, né le à Motreff, mais demeurant à Plévin, fut aussi assassiné au même endroit le même jour[57].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un arrêté préfectoral du transfère à la commune de Carhaix un village situé au nord de la commune de Motreff[58].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1803 1804 Jean Bouriguen[59]    
1809 1811 Yves Le Cloarec[60]    
1811   Guillaume Daniel    
1813 1826 Jean Paul    
1826 1845 Yves Le Cloarec[61]   Fils d'Yves Le Cloarec, maire entre 1809 et 1911
1847 1851 Rivoal    
1853 1854 Mignon    
1858 1887 Yves-Louis Poulizac    
1888 1904 Jean-Louis Cloarec[62]    
1904 1908 Yves Derrien    
1908 1917 Guillaume Bouriguen[63]   Cultivateur
1919 1952 François Henry[64]   Carrier (exploitant ardoisier)
         
1959 1977 François Barazer[65]   Exploitant de carrières. Chevalier de la Légion d'honneur[66]
1977 1995 Jean-Paul Le Hénaff    
1995 2001 Jean-François Le Dour    
2001 en cours Joseph Le Guélaff NPA Agent EDF
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[68].

En 2014, la commune comptait 709 habitants[Note 1], en diminution de 3,67 % par rapport à 2009 (Finistère : +1,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
885 1 320 883 815 987 939 1 004 1 028 1 062
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 074 1 040 1 118 1 071 1 186 1 066 1 148 1 157 1 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 362 1 504 1 507 1 425 1 407 1 279 1 202 1 070 1 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
861 753 646 646 664 665 716 724 731
2013 2014 - - - - - - -
711 709 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[69] puis Insee à partir de 2006[70].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : Motreff a connu une augmentation régulière (si l'on excepte le recensement de 1800 dont les résultats semblent aberrants) de sa population tout au long du XIXe siècle, gagnant 622 habitants entre 1793 et 1911, année de son pic démographique (soit + 70,3 % en 118 ans). Par contre, le déclin démographique, en raison de la forte émigration survenue, est constant pendant la majeure partie du XXe siècle, la commune perdant 861 habitants entre 1911 et 1975, année de son minimum démographique (soit - 57,1 % en 64 ans) ; depuis, la population augmente très lentement, la commune ayant gagné 85 habitants entre 1975 et 2008 (soit + 13,2 % en 33 ans), à cause de sa proximité de Carhaix, ville qui a connu ces dernières décennies un dynamisme incontestable ; mais un certain fléchissement démographique se fait à nouveau sentir ces dernières années, la commune ayant perdu 22 habitants entre 2008 et 2014, le solde naturel restant négatif (par exemple - 0,3 % l'an entre 2009 et 2014) et le solde migratoire l'étant à nouveau ( - 0,4 % l'an entre 2009 et 2014) alors qu'il était devenu positif entre 1999 et 2009 (+ 1,1 % l'an entre ces dates). Entre 2009 et 2014, le taux de natalité a été de 7,2 pour mille et le taux de mortalité de 10,5 pour mille[71]. Entre 2007 et 2015, Motreff a enregistré 64 décès domiciliés pour seulement 53 naissances domiciliées[72].

L'habitat est formé essentiellement de maisons individuelles (99 % du total des logements), qui sont en 2014 à 78,8 % des résidences principales et à 13,2 % des résidences secondaires, 8 % des logements étant à cette date vacants[71].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Motreff possède une école primaire publique, l'"école des Hirondelles" ou "skol ar Gwennili", située rue de l'étang, qui avait en 2016-2017 55 élèves répartis en trois classes. Une menace de fermeture d'une des classes a provoqué un mouvement de protestation en 2016[73].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Pierre (date du XVIIe siècle) ;
  • La chapelle Sainte-Brigitte (début du XVIe siècle) ;
  • le calvaire (date du XVIe siècle)[74] ;
  • la fontaine Saint-Leuffroy (elle doit peut-être son nom à saint Leufroy) et se trouvait originellement près de la chapelle Saint-Leuffroy qui a disparu) ;
  • le lavoir communal ;
  • la Motte castrale de Kergorlay[75], classée monument historique, située sur la route de Plévin (22) ;
  • l'étang du Brugou, créé récemment et situé sur la route de Carhaix-Plouguer (29) ;
  • la carrière d'ardoise du Cosquer ;
  • le dolmen de Kervouledic (restes d'une allée couverte).
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Au début du XXIe siècle, un réaménagement du centre-bourg a eu lieu pour le rendre attractif et des séries de logement ont été bâties dans le but d'attirer de nouveaux résidents.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://velo.tourismebretagne.com/troncons/roscoff-concarneau
  2. infobretagne.com, « Etymologie et Histoire de Motreff »
  3. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  4. a, b et c http://www.infobretagne.com/motreff.htm
  5. René Kerviler, "Armorique et Bretagne : recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes, publiées de 1873 à 1892. Armorique", 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f297.image.r=motreff?rk=21459;2
  6. Pol Potier de Courcy, "Nobiliaire et armorial de Bretagne", tome 2, 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f29.image.r=motreff?rk=1630909;2
  7. Selon Bertrand de Boussillon, " La Maison de Laval, 1020-1605 : étude historique, accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré", tome 4, 1895-1904, le document se trouve aux archives du département de Loire-Atlantique, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5535136j/f214.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  8. Marie-Thérèse-Armande-Frédérique de Saisy de Kerampuil, comtesse du Laz, "Généalogie de la maison de Saisy de Kerampuil", 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55351888/f44.image.r=Motreff?rk=278971;2
  9. "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f47.image.r=motreff?rk=21459;2
  10. Personnes en âge de communier
  11. [Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, https://archive.org/details/dictionnairehist02og]
  12. "Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f434.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=21459;2
  13. François-Marie-Guillaume Habasque, "Annuaire des Côtes-du-Nord", 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1108031/f58.image.r=motreff?rk=1824043;2
  14. Daniel Bernard, Recherches sur la chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne" no 1 et 2, année 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s.image.hl.r=Carhaix.f116.langFR
  15. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f116.image.r=Saint-Hernin?rk=21459;2
  16. Armand René du Châtellier, "Histoire de la Révolution dans les départements de l'ancienne Bretagne", tome VI, 1836
  17. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwidiKjStorVAhXLWBQKHSdhDzIQ6wEIJzAA#v=onepage&q=Motreff&f=false
  18. Journal Le Petit Parisien, no  du 15 mars 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k561363v/f1.image.r=Motreff?rk=107296;4
  19. Anatole Le Braz, "Pâques d'Islande", 1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9740980r/f141.image.r=Motreff?rk=257512;0
  20. Anatole Le Braz, "Pâques d'Islande", 1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9740980r/f174.image.r=Motreff?rk=257512;0
  21. Adolphe Mironneau, La nuit des feux en Bretagne, "Choix de lectures", 1908-1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406279w/f355.image.r=motreff
  22. Paul Joanne, "Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies", tome 4, L-M, 1890-1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73392f/f759.image.r=motreff?rk=3519330;4
  23. Journal L'Ouest-Éclair n° du 10 mai 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k638886n/f3.image.r=motreff?rk=686698;4
  24. Journal Le Radical no 46 du 15 février 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7622873p/f3.image.r=Tr%C3%A9gourez.langFR
  25. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 30 octobre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6390551/f3.image.r=Motreff?rk=450646;0
  26. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 11 novembre 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k639424v/f4.image.r=motreff?rk=1115885;2
  27. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 25 octobre 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642328c/f4.image.r=motreff?rk=2939928;4
  28. Journal La Croix, n° du 15 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219793h/f2.image.r=motreff?rk=193134;0
  29. En vertu de la loi sur les congrégations
  30. Journal L'Univers, no 12872 du 7 juin 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711461m/f4.image.r=Moelan?rk=386268;0
  31. Journal Le Temps , n° du 25 juillet 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k237572r/f4.image.r=motreff?rk=171674;4
  32. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 15 septembre 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640096j/f4.image.r=motreff?rk=2167392;4
  33. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 12 mars 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6402753/f2.image.r=motreff?rk=2060096;0
  34. Journal L'Ouest-Éclair n° du 6 juillet 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641121t/f4.image.r=motreff?rk=493564;4
  35. Journal L'Ouest-Éclair n° du 4 janvier 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643860j/f6.image.r=Motreff?rk=3519330;4
  36. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets ", n° du 21 janvier 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522503j/f5.image.r=motreff?rk=42918;4 et n° du 18 janvier 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6352248f/f2.image.r=motreff?rk=193134;0
  37. Journal Le Figaro, n° du 25 mai 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282917n/f3.image.r=motreff?rk=85837;2
  38. "Le Petit Parisien" no 10000 du 15 mars 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k561363v.r=Carhaix.langFR
  39. Journal L'Ouest-Éclair n° du 14 mars 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640277v/f3.image.r=motreff?rk=1351938;0
  40. Journal L'Ouest-Éclair n° du 5 juin 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640725x/f2.image.r=motreff?rk=1459234;4
  41. Journal L'Ouest-Éclair n° du 16 décembre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642015z/f4.image.r=motreff?rk=1673828;0
  42. François Henry fut par la suite dans les décennies 1910, 1920 et 1930 président du syndicat des ardoisières de Bretagne
  43. Journal L'Ouest-Éclair n° du 12 janvier 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642407m/f5.image.r=motreff?rk=1630909;2
  44. Journal L'Ouest-Éclair n° du 28 avril 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643244h/f5.image.r=motreff?rk=1287560;0
  45. Journal L'Ouest-Éclair n° du 7 avril 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642857k/f1.image.r=motreff?rk=3068684;4
  46. https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/les-ardoisieres-des-bords-de-laulne-ont-connu-leur-age-dor-693456
  47. Henry Le Saulx de Toulencoat, né le au manoir de Toulencoat en Rosnoën, décédé le au même endroit
  48. Journal L'Ouest-Éclair n° du 9 avril 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643955d/f8.image.r=Motreff?rk=3562249;2
  49. Journal L'Ouest-Éclair no 8688 du 22 août 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6480851/f9.image.r=motreff?rk=3648086;4 et no 10062 du 16 mai 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k657819k/f14.image.r=motreff?rk=3927058;0
  50. "Rapports et délibérations / Conseil général des Côtes-d'Armor", 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56860757/f50.image.r=motreff?rk=2081555;2
  51. https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/le-centre-bretagne-pays-bleu-des-ardoisieres-2698212
  52. Yves Thomas, né le à Motreff, caporal au 118e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Laffaux (Aisne)
  53. Henri Potin, né le à Pont-l'Abbé, soldat au 24e régiment d'infanterie, tué le à Berry-au-Bac (Oise)
  54. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=29609
  55. Jean-René Canevet, La guerre 1939-1945 : Fouesnant et sa région, Fouesnant, J.-R. Canevet, (ISBN 978-2-952-98341-9) et http://motreff.alkante.com/upload/espace/19/bulletin_municipal/Bulletin31.pdf
  56. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Paule%20Croas-Ty-Nevez/1.html
  57. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Paule%20La%20Pie%20Le%20Memorial/Paule%20La%20Pie%20Les%20Resistants/2.html
  58. http://www.archives-finistere.fr/guide-des-communes-motreff-motrev
  59. Probablement Jean Bouriguen [Bouriquen], décédé le à Saint-Comté en Motreff âgé d'environ 77 ans
  60. Yves Le Cloarec, né le à Pennanjeun en Motreff, décédé le à Motreff
  61. Yves Le Cloarec, né le à Lescleden en Motreff, décédé le à Pennanjeun en Motreff
  62. Jean-Louis Cloarec, né le à Pennanjeun en Motreff, marié le avec Marie Lauzet à Motreff
  63. Guillaume Bouriguen [Bourriguen], né le à Restourhan en Motreff
  64. François Henry, né le à Motreff
  65. François Barazer, né en 1927 à Plouguer, décédé en 2009 à Motreff, voir http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/motreff/necrologie-francois-barazer-ancien-maire-22-12-2009-712044.php
  66. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19990105&article=4946029&type=ar
  67. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  68. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  69. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  70. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  71. a et b https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-29152
  72. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-29152#chiffre-cle-10
  73. https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/motreff-un-collectif-cree-pour-defendre-lecole-des-hirondelles-4137889 et http://www.letelegramme.fr/finistere/motreff/motreff-l-occupation-de-l-ecole-levee-01-09-2016-11201266.php
  74. http://patrimoine.dufinistere.org/commune/index.php?groupe=croix&art=motreff et http://gwezen.dero.pagesperso-orange.fr/motreff/motreff.html
  75. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA29000016

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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