Lennon (Finistère)

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Lennon
Mairie-poste.
Mairie-poste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Pays de Pleyben
Maire
Mandat
Jean-Luc Vigouroux
2014-2020
Code postal 29190
Code commune 29123
Démographie
Gentilé Lennonnais
Population
municipale
838 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Population
aire urbaine
6 685 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 30″ nord, 3° 53′ 52″ ouest
Altitude Min. 27 m – Max. 151 m
Superficie 22,94 km2
Localisation

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Lennon [lɛnɔ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation, relief et hydrologie[modifier | modifier le code]

Lennon est située dans le centre du département du Finistère, entre les monts d'Arrée situés plus au nord et les montagnes Noires, situées plus au sud. Le finage communal est délimité au sud par l'Aulne canalisé (canal de Nantes à Brest), à l'est par le Ster Goanez, affluent de rive droite de l'Aulne, à l'ouest par un autre affluent de rive droite de l'Aulne qui conflue avec celui-ci au niveau du pont de Ty Men. Le territoire communal, globalement en pente vers le sud, est compris entre 152 mètres (dans le nord-ouest du finage communal, au sud du hameau de Chelvest) et 29 mètres d'altitude (dans la vallée de l'Aulne, au niveau du pont de Ty Men) ; le bourg, situé sur le plateau, est vers 125 mètres d'altitude.

La commune présente un aspect de bocage avec un habitat rural dispersé entre de nombreux hameaux et fermes isolées.

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Transports[modifier | modifier le code]

Le canal de Nantes à Brest n'est plus navigable et l'ancienne voie ferrée à voie étroite du Réseau breton allant de Carhaix à Châteaulin, ouverte en 1904 et fermée en septembre 1967 n'existe plus (Lennon possédait une gare, située au nord du hameau de Ty Blaise) ; la commune est traversée par la route nationale 164, aménagée en voie express, allant de Châteaulin à Montauban-de-Bretagne, en direction de Rennes, la commune étant desservie par l'échangeur de Ty Blaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

En breton lenn signifie « étang ». Selon Joseph Loth, le nom proviendrait peut-être de saint Nonna, mais plutôt de sainte Nonne, deux saints souvent confondus et tous les deux honorés en plusieurs endroits du Finistère (sainte Nonne est aussi honorée par exemple à Dirinon et un lieu-dit "Lannon" existe à Bannalec)[1]. Une autre hypothèse, émise entre autres par Taldir Jaffrennou, avance l'idée que le mot "Lennon" proviendrait du breton lan qui signifie « petit monastère » ou « ermitage ».

Le nom de la paroisse s'écrivait Lemnon en 1217, Lennon dès 1330[2].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une stèle gauloise en grès, datant de l'Âge du fer, a été trouvée à Kergoniou et représente une divinité à deux têtes adossées, peut-être symbolisant la vie et la mort. Elle se trouve au "Musée départemental breton" de Quimper.

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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le blason de Claude Mahé, seigneur de Kermorvan en Lennon.

Lennon est issu du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleyben. La paroisse dépendait de la châtellenie de Châteaulin et de l'évêché de Cornouaille[2].

Une motte féodale est encore visible à l'est du hameau de Kérezec.

Claude Mahé, écuyer, seigneur de Quermorvan [Kermorvan], de Kerovant, de Pradenou, de Berdouaré, etc.. est confirmé par lettres patentes du roi de France dans ses titres de noblesse en janvier 1668[3].

Les recteurs de Lennon sont connus depuis 1366, année où Jean an Bolaës, de Pont-Croix, cède sa cure à Guillaume Kaër, de Quimper. Le livre d'Yves Chaussy, moine bénédictin à la cure de Lennon, Une paroisse bretonne Lennon, publié en 1953, fournit la liste de tous les prêtres connus de Lennon depuis le Moyen Âge[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1593, pendant les Guerres de la Ligue, des paysans de Landeleau, de Cléden, de Spézet, de Loqueffret, de Lennon et de plusieurs autres bourgs participèrent au siège du château du Granec en Landeleau alors tenu par le brigand Guy Éder de la Fontenelle, qui en tua environ huit cents[5].

Selon Yves Chaussy, en septembre et octobre 1741, une épidémie de dysenterie provoque de nombreux décès à Lennon (52 décès sont enregistrés pendant ces deux mois . L'épidémie de fièvre typhoïde propagée depuis Brest par l'escadre du comte de la Motte provoque en 1758 70 décès à Lennon, mais c'est une épidémie de nature non précisée survenue en 1786 qui provoqua le plus de décès (12 décès enregistrés dans la paroisse cette année-là)[4].

Tout au long du XVIIIe siècle, la famille de La Sauldraye[6], seigneurs de Kergoniou tentèrent d'imposer leur droit de prééminence qui leur était contesté[2]. Jean-Baptiste Ogée a décrit ainsi Lennon à la fin du XVIIIe siècle :

« Son territoire, plein de vallons et de montagnes, renferme des terres labourables, des prairies, des terres incultes et stériles, et des landes, dont on pourrait cependant tirer un parti avantageux si on les cultivait[7]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1843, A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d'Ogée, recensent, pour une superficie totale communale de 2277 ha, 1182 ha de terres labourables, 164 ha de prés et pâtures, 37 ha de bois, 104 ha de vergers et jardins, 648 ha de landes et incultes. La commune possède alors, outre l'église paroissiale, trois chapelles (celle de Kernac'hguen dans la partie sud de la commune ; celle de Sainte-Barbe, dans sa partie nord-ouest ; celle de Saint-Nicolas, tout près du canal de Nantes à Brest) et six moulins à eau (dont ceux de Sainte-Barbe, Kerivin, Botdoa et Kergoniou). Les auteurs ajoutent : « L'agriculture est peu florissante dans cette commune, où l'on connaît à peine les prairies artificielles ; l'avoine cependant est l'objet d'un assez fort commerce, on en exporte pas moins de 15 à 20 000 hectolitres par an. On fait quelques élèves [élevages] de chevaux ; malheureusement les cultivateurs préfèrent encore les étalons du pays à ceux des haras »[8].

En 1861, le Conseil général du Finistère accorde une subvention de 5 000 francs à la commune de Lennon pour la reconstruction de son église paroissiale et une autre subvention de 2 500 francs en 1872 pour la reconstruction de son presbytère[9]. Le même Conseil général refuse en 1872 la création, demandée par le Conseil municipal, d'une foire à Lennon car « la multiplicité des foires détourne les cultivateurs de leurs travaux » et que « la commune de Lennon se trouve à proximité de celles de Châteauneuf, de Pleyben, de Brasparts, qui possèdent des foires et marchés, où les cultivateurs de Lennon trouvent de faciles débouchés »[10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lennon[11] porte les noms de 108 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Jean Gendron[12], caporal clairon au 118e régiment d'infanterie, décédé le des suites de ses blessures à l'hôpital temporaire n°5 d'Amiens (Somme) fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Huit soldats sont morts sur le sol belge, dont six en 1914 lors de la Course à la mer et les deux autres en 1918 ; deux soldats membres de l'Armée française d'Orient sont morts dans les Balkans, l'un, Yves Miossec[13], décédé en Turquie, et l'autre,Yves Gendron[14] en Macédoine ; un marin, Jean Motreff[15] est mort en mer ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Un soldat, Guillaume Ollivier[16] est mort aussi au Maroc en 1914.

L'« auberge rouge » de Ty-Men[modifier | modifier le code]

En 1938 a lieu aux assises du Finistère à Quimper le procès dit de l'« auberge rouge » qui défraya la chronique en son temps : à la suite de la découverte de deux corps, l'un, celui de Jean-Louis Goïc, ouvrier agricole demeurant à Kerisit en Pleyben, le 14 août 1936 dans le canal de Nantes à Brest à 500 m en amont de l'écluse de Rosvéguen en Lennon, l'autre celui d'un inconnu semblant d'origine asiatique et surnommé le « marchand chinois » car il était marchand ambulant. Trois hommes dont deux originaires de Lennon (le troisième de Châteauneuf-du-Faou) sont accusés de ces meurtres. Selon une version, ces crimes auraient eu lieu dans l'auberge de Ty-men en pleyben, d'où le nom donné à l'affaire. La rumeur publique attribua aux accusés d'autres disparitions survenues dans la région dans la quinzaine d'années précédentes[17]. Les deux accusés principaux furent condamnés aux travaux forcés l'un Joseph-Marie Créteau à perpétuité, l'autre Jean Cadiou à vingt ans et le troisième Jérôme Maudire à 5 ans de réclusion[18].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lennon porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, un marin, François Le Saux[19], est mort en mer[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Luc Vigouroux DVD Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Lennon a fait partie dès 1790 du Finistère, du district de Châteaulin devenu arrondissement en 1801 et du canton de Pleiben devenu Pleyben en 1801.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 204 1 307 1 147 1 219 1 229 1 354 1 395 1 508 1 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 456 1 512 1 568 1 667 1 655 1 723 1 759 1 816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 841 1 763 1 756 1 560 1 427 1 418 1 354 1 383 1 087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 042 922 770 652 646 645 751 822 838
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006 [21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

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  • La maison éclusière de Rosvéguen, où vécut un temps dans son enfance le peintre Jules Noël, présente l'histoire de la partie finistérienne du canal de Nantes à Brest.
  • le chaland Victor, dernier vestige de la batellerie ayant navigué sur le canal de Nantes à Brest, visible au pont de Ti-Men, à la limite des communes de Pleyben, Gouézec et Lennon
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Loth, Les noms de saints bretons, "Revue celtique", 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6473212x/f164.image.r=Lennon.langFR
  2. a, b et c http://www.infobretagne.com/lennon.htm
  3. Georges Le Gentil, comte de Rosmorduc, "La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse", tome 3, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5586686v/f552.image.r=Lennon.langFR
  4. a et b Dom Yves Chaussy, "Une paroisse bretonne Lennon", Librairie Saint-Corentin, Quimper, 1953
  5. Chanoine Jean Moreau, "Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la Ligue en Bretagne", consultablehttp://books.google.fr/books?id=5bsaAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Landeleau+histoire&source=bl&ots=BihIjQA9DA&sig=AWIpHydgqFXFNb0bTm50wTbz4CY&hl=fr&ei=bb-RTK6fF9jPjAf6tvSbBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CB0Q6AEwAziEAg#v=onepage&q=Landeleau&f=false
  6. Par exemple Joachim-Jérôme de La Sauldraye (1672-1754), seigneur de Brigné et de Kergoniou, voir http://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr;p=joachim+jerome;n=de+la+sauldraye
  7. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", Nantes, 1778-1780
  8. Jean Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ei=-GiOVMD8JMrUasHBgbgG&ved=0CEIQ6AEwBQ#v=onepage&q=Lennon&f=false
  9. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f112.image.r=Lennon.langFR et août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f370.image.r=Lennon.langFR
  10. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f372.image.r=Lennon.langFR
  11. a et b Memorialgenweb.org - Lennon : monument aux morts
  12. Jean Gendron, né le à Gouézec
  13. Yves Miossec, né le à Lennon, marsouin au 57e régiment d'infanterie coloniale, disparu le à Seddhul-Bahr (Turquie)
  14. Yves Gendron, né le à Lennon, canonnier servant au 21e régiment d'artillerie coloniale, mort de maladie le à l'hôpital de Prilep (Macédoine)
  15. Jean Motreff, né le à Pleyben, marsouin au 3e régiment d'infanterie coloniale, mort le à bord du Provence
  16. Guillaume Ollivier, né le à Lennon, marsouin au 9e régiment d'infanterie coloniale du Maroc, mort de maladie le à Casablanca (Maroc)
  17. Journal L'Humanité, n° 14275, 18 janvier 1938, Gallica
  18. Journal L'Humanité, n°14278, 21 janvier 1938, Gallica
  19. François Le Saux, né le à Lennon, matelot mécanicien à bord du contre-torpilleur Jaguar coulé au large de Dunkerque le
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003450
  23. http://fr.topic-topos.com/chapelle-sainte-barbe-lennon et https://www.fondation-patrimoine.org/fr/bretagne-6/tous-les-projets-335/detail-chapelle-saint-barbe-a-lennon-3561
  24. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-maudez-lennon
  25. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-nicolas-lennon

Liens externes[modifier | modifier le code]