Saint-Goazec

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Saint-Goazec
Le château de Trévarez.
Le château de Trévarez.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Jean-Claude Gouiffès
2014-2020
Code postal 29520
Code commune 29249
Démographie
Gentilé Saint-Goaziens
Population
municipale
717 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 52″ nord, 3° 46′ 51″ ouest
Altitude Min. 33 m – Max. 295 m
Superficie 33,76 km2
Localisation

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Saint-Goazec [sɛ̃gwazɛk] (en breton : Sant-Wazeg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Goazec est délimitée au nord par le cours de l'Aulne canalisé, et à l'ouest par un de ses affluents. La commune est très vallonnée. En effet, on y trouve plusieurs sommets appartenant à la chaîne des Montagnes Noires : le Roc'h an Aotroù situé à l'extrémité sud qui domine du haut de ses 304 m la vallée de l'Aulne et le Menez an Dug au pied duquel l'Odet prend sa source.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint Goazec en 1643, Saint Ouazec en 1695[1].

Saint-Goazec viendrait de Saint Woazec ou Gwazec, disciple de saint Patrice et évêque en Irlande[1]. Comme ce nom apparaît tardivement, il est possible qu'il ne s'agisse que d'un « San Wazec », c'est-à-dire littéralement une « vallée riche en sources et ruisseaux ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Saint-Goazec est issu d'un démembrement de la paroisse de Laz sous le Concordat, époque à laquelle elle prend le statut de paroisse. Elle était jusque là une trève de la seconde. Saint-Goazec dépendait de l'ancienne seigneurie de Laz également, puis de celle de La Roche et Laz dans l'ancien évêché de Cornouaille. On trouve les appellations suivantes : Saint Goazec (en 1643), Saint Ouazec (en 1695), Saint Goazec (en 1700).

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune possède de nombreux monuments mégalithiques :

  • L'allée couverte de Castel-Ruffel a été fouillée au début du XXe siècle par Maurice Halna du Fretay qui y a découvert des pointes de flèche et un épieu en schiste. Cette allée couverte se trouve à la base d'un camp préhistorique, composé de deux enceintes elliptiques concentriques, ayant respectivement 80 et 100 mètres de plus grand axe, formées de pierres amoncelées sans ciment, situé dans un site remarquable, un mamelon formant un des sommets les plus élevés des Montagnes Noires[2]. Une légende, racontée par Christophe-Paul de Robien en 1756 dans son ouvrage Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique, prétend que les morceaux de pierre du sommet du Castel-Ruffel seraient les restes d'un château et que le seigneur du lieu, fou de colère de voir sa fille s'enfuir avec son amant, un officier du château, aurait jeté les pierres du château dans leur direction, provoquant ainsi la ruine du château.
  • Un alignement de dix menhirs datant du néolithique, dont sept étaient renversés et trois encore debout en 1901, hauts de 3 à 4 mètres, se trouve à Trimen, au bord de la route allant de Saint-Goazec à Roudouallec[3] ; ils ont été classés monument historique par arrêté du [4].
  • Un autre alignement coudé, formé de trois menhirs et deux dolmens en ruines se trouve à Croas-an-Teurec, classés monument historique par arrêté du [5].
  • Deux autres menhirs se trouvent dans le bois de Quéinec.
  • Le tumulus de Coat-Penn-Goat date de l'âge du bronze.
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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1486, les seigneurs de Laz font extraire du schiste ardoisier au lieu-dit Mengleuz-Moguer en Saint-Goazec. Au cours des XVe siècle et XVIe siècle, les ardoises de Saint-Goazec servent entre autres à couvrir la cathédrale Saint-Corentin de Quimper et l'église Saint-Maclou de Rouen[6].

Les seigneuries de Kerbigodou et La Salle-Penquélen dépendaient de la baronnie de Laz[7].

Article détaillé : Laz#La baronnie de Laz.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un aveu d'Anne de Laval concernant la seigneurie de Kergorlay[8] date de 1543[9].

Le fief de Trevarez appartient en 1601 à Jean de Linloët. Cette terre est saisie sur cette famille par Anne de Coatanezre, marquise de la Roche et Laz, le 19 octobre 1623. Elle passe ensuite, par alliance, entre les mains de la famille de Kernezne qui habite Trévarez en 1660 et 1759. Cette terre, ainsi que celle de Trégoazec, est acquise peu après par la famille Monjaret de Kerjégu. D'une superficie de 2 600 ha, le domaine possède 1 200 ha de terres labourables divisées en quarante exploitations, 700 ha de landes, 700 ha de bois.

En août 1655, le Père Julien Maunoir prêcha une Mission à Saint-Goazec (il en avait prêché une le mois précédent à Laz).

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Homme de Saint-Goazec (dessin d'Albert Racinet publié en 1888).

La commune de Saint-Goazec est connue pour ses sabotiers/charbonniers qui vécurent au cours des siècles passés (XVIIIe-XIXe siècle) dans les forêts et bois environnants et pour ses ardoisières dont l'exploitation s'est interrompue dans les années 1950-1960.

L'ardoisière du Rick[modifier | modifier le code]

L'ardoisière du Rick fut la plus grande carrière à ciel ouvert de Bretagne : 80 mètres de profondeur, 180 mètres de longueur, 160 mètres de largeur. Elle fut exploitée initialement sous le nom de Mengleuz-Moger et reprise en 1866 par la famille de Kerjégu. En 1904, 170 carriers y travaillent, mais la Première Guerre mondiale et la crise de 1929 vont provoquer son déclin (elle n'emploie plus que 12 ouvriers en 1935). Elle a fermé après la Seconde Guerre mondiale, et a connu une réexploitation temporaire modeste, de nature artisanale, des années 1960 aux années 1980 (famille Crublé)[6].

La ferme-école de Trévarez[modifier | modifier le code]

La ferme-école de Trévarez est créée en 1847 par Louis de Kerjégu. En 1865, son siège est transféré à Kerwazec, en plein cœur des montagnes Noires. D'une superficie de 188 ha, dont 40 ha de terres labourables, 16 ha de prés, 118 ha de bois, la ferme-école voit ses bâtiments achevés en 1866 et accueille chaque année une dizaine d'apprentis. La ferme-école a largement contribué à développer les nouveaux procédés de culture, l'irrigation, le drainage, la propagation des plantes fourragères, etc.[10]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Goazec porte les noms de 89 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, à titre d'exemplen le sous-lieutenant Jean Cozic[11], mort le des suites de ses blessures dans l'ambulance à Senlis-le-Sec (Somme), qui fut cité à l'ordre de l'Armée et fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, et ses deux frères François[12], prêtre, tué à l'ennemi le à Fère-Champenoise (Marne) et Yves[13], religieux, mort ses suites de ses blessures le à Jonchery-sur-Vesle (Marne), décoré de la Médaille militaire ; parmi les autres, trois au moins sont décédés en Belgique dont deux (Jean Gaonac'h, Louis Lucas) dès 1914 et le troisième (Pierre Lohéac) le (il fut parmi les derniers morts de la guerre); Michel Guillou est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (dont Pierre Hervé, séminariste, décédé des suites de ses blessures le à l'hôpital de Coulommiers (Seine-et-Marne), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[14].

Le château de Kervoazec[modifier | modifier le code]

Le château de Kervoazec vers 1900 (carte postale)
Affiche politique concernant une réunion de l'Action française organisée en 1934 au château de Kervoazec

Le château de Kervoazec fut construit vers 1860, à l'emplacement de l'ancien village de Tregoazec (qui comprenait trois hameaux dénommés Trégoazec Creis, Tregoazec Huella et Tregoazec Izella[15]), par Louis Monjaret de Kerjégu, député et conseiller général du Finistère[16] qui y pratiqua l'élevage des chevaux et y créa une ferme-école[17] ; le château appartint ensuite au comte Eudes de Rouvroy de Saint-Simon (né le à Lorient, décédé le à Saint-Goazec)[18], maire de Saint-Goazec entre 1919 et 1929, neveu de Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint Simon, fondateur du saint-simonisme) en raison de son mariage avec Anne Monjaret de Kerjegu, fille de Louis Monjaret de Kerjégu, pour qui fut aussi construit Ker Maunoir, une jolie demeure au fond du parc pour sa fille[15].

À partir de 1932, après la mort d'Eudes de Rouvroy de Saint-Simon, le château, dénommé alors "Château de Saint-Simon", devint la propriété de Pierre de Foucault, baron de Tournebu (1888-1972), en raison de son mariage avec Geneviève de Rouvroy de Saint-Simon, fille d'Eudes de Rouvroy de Saint-Simon, qui y ouvrit un ouvroir à dentelle entre 1916 à 1928. Homme du XIXe siècle, partisan de l'Action française dont il préside la section locale[19], il y organisa d'importantes réunions politiques à laquelle participèrent notamment Léon Daudet et de nombreux Camelots du roi. Le château fut occupé par l'armée allemande à partir de mai 1944 puis servit de centre de regroupement pour les enfants de Brest[20].

Le domaine s'étendait alors sur une cinquantaine d'hectares, formé de jardins (dont un jardin d'hiver avec d'exceptionnelles plantes exotiques) et de bois, disposant aussi d'un étang alimenté par une source, laquelle est désormais exploitée commercialement pour vendre de l'eau de source (marque "Isabelle"). Le parc actuel ne fait plus que 8 ha, le reste ayant été progressivement vendu dans la décennie 1950[15].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Goazec porte les noms de 20 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[14]

Saint-Goazec : le monument aux morts.

Dans la nuit du 29 au , Yves Herviou, sa femme Marie née Thomas et leur fille Denise âgée de 17 ans, sont tués par des "Russes Blancs" dans leur maison, à Kroaz-An-Teurec lors d'une rafle. Les raisons de ce massacre ne sont pas connues - il n'y a pas eu de témoin.

Le maquis de Saint-Goazec - Spézet : le bataillon Stalingrad[modifier | modifier le code]

Le premier maquis de Bretagne[21], le "bataillon Stalingrad", appelé aussi "maquis de Saint-Goazec - Spézet", est fondé au village de Kervigoudou[22] en Saint-Goazec, fin avril 1943 à l'instigation de Daniel Trellu[23], et en présence d'Hippolyte Balc'h, instituteur à Saint-Goazec, d'Yves Le Gall, de Châteauneuf-du-Faou et de Marcel Cariou de Pont-l'Abbé[24].

Les premiers recrutés au printemps 1943 sont 8 réfractaires au S. T. O. de Pont-l'Abbé (Noël Guyader, Marcel Le Moal, Lucien Lebrun, René Le Bolzer, Lucien Mavric, Jo Larnicol, Jean Le Berre, Pierre Durand, mais cinq d'entre eux abandonnèrent ce maquis assez tôt, y trouvant les conditions de vie trop difficiles, seuls Lucien Guenneau[25], Marcel Cariou et René Le Bolzer y restant). Partis de Pont l'Abbé en juin, ils passent une semaine à Plomelin chez M. et Mme Bordier puis sont accueillis début juillet 1943 par Jean-Louis Berthélémé[26] dans sa ferme de Kersalut en Plonévez-du-Faou, et conduits à Kervigoudou vers le 21 juillet. Ils sont rejoints peu après par 4 Camarétois[27], puis en septembre 1943 par 8 autres Camarétois[28], car la plupart des hommes de Camaret étaient réquisitionnés pour travailler pour le compte des Allemands dans la base aéronavale de Poulmic où certains, soupçonnés d'avoir commis des attentats, jugeaient plus prudent de prendre le maquis.

Les jeunes maquisards s'installent à l'orée du bois "Coat Quéinec" dans un vieux moulin désaffecté à la limite de Saint-Goazec et Spézet[29]. D'autres les rejoignent peu après, comme Yves Le Page[30], réfractaire du STO et Hervé Laniel, tous deux de Pleyben, deux Tchèques déserteurs de l'armée allemande, etc.[31].Le moulin ayant été repéré par les Allemands, les maquisards dressent leur campement au plus profond des bois et se déplacent très souvent. Sur la journée, ils participent aux travaux agricoles, ceci leur permet de nouer des relations avec la population.

Les opérations menées par le maquis de Saint-Goazec - Spézet ne sont pas spectaculaires dans ses premiers mois d'existence, le but des maquisards était de créer un climat d'insécurité pour les troupes allemandes basées dans la région.

Ces actions sont de 4 types :

- se procurer des armes : plusieurs attaques de soldats allemands isolés ;

- se procurer des vivres : vols de tickets d'alimentation dans les mairies de Spézet et Saint-Goazec, hold-up dans des perceptions, vols de tabac (les débitants de tabacs sont remboursés) ;

- punitives : contre les collaborateurs notoires et contre les espions (dans le cas des espions et traîtres, ils sont exécutés - on ne peut pas faire de prisonniers au maquis) ; des fermes appartenant à des paysans aiséset refusant leur aide aux résistants sont aussi incendiées.

- sabotages : lignes électriques, incendie d'un dépôt de fourrage destiné à l'armée allemande .

René Galand a écrit : « On envoya des équipes avec du plastic et des détonateurs pour détruire les lignes de chemin de fer et les ponts. (...) Nous avons erré de-ci de-là à travers le pays, des limites de Landeleau à celles de Pleyben et de Laz à Plonévez. C'est pendant la nuit que nous nous déplacions »[32].

De nombreuses rafles sont organisées par les Allemands, certaines mobilisent plus de 400 soldats, l'ennemi imagine que le nombre des maquisards est très important, en réalité ils ne sont au maximum qu'une vingtaine. Ces grandes rafles ont leurs limites, la population prévenant les maquisards qui se dispersent aussitôt. Les "descentes" dans les commerces fréquentés par les patriotes sont bien plus efficaces. C'est ainsi qu'au mois de novembre 1943 que les premières arrestations eurent lieu. Yves Bevin et Maurice Cam, ce dernier originaire de Pont-de-Buis, sont arrêtés au Fell en Spézet le , emprisonnés à Quimper et fusillés le en compagnie de 32 autres résistants sur la plage de Steir-Poulguen à Penmarc'h[33].

Pourchassés par les Allemands, les autres maquisards se cachent pendant l'hiver 1943-1944 dans le bois de Conveau, à cheval sur les communes de Tréogan (Côtes-du-Nord) et Langonnet (Morbihan) dans les Montagnes Noires; ils trouvent aussi refuge dans une maison isolée située à 1 km du bourg de Plévin (Côtes-du-Nord) sur la route de Paule. De là, ils mènent des expéditions punitives, rançonnant en particulier des personnes soupçonnées de collaboration. Le , après avoir rançonné un notable du bourg de Plévin qui était un collaborateur notoire, sept maquisards font irruption dans le village de Gartulan en Plévin dans le but de trouver de l'argent et tuent deux paysans, Joseph Hourman et Corentin Mahé qui tentent de s'y opposer. Une opération de police consécutive à ces assassinats entraîna une dizaine d'arrestations ; trois des maquisards ayant participé à cette opération furent arrêtés, puis exécutés à Rennes le [34]. Un procès tenu en 1947 entraîna pour ces deux crimes l'arrestation de deux autres personnes[35], qui furent condamnées à respectivement 15 et 10 ans de travaux forcés[36].

Ce maquis éclata au début de l'année 1944 en deux groupes, l'un, dirigé par Lucien Guenneau, restant dans le giron du Parti communiste clandestin, refusant désormais d'attaquer des cibles civiles, l'autre, "incontrôlé", comprenant notamment Jean Pennec, dit "Capo"[37], Georges Saint-Cyr, Simon Vigouroux, Joseph Scotet[38] et partisan d'actions beaucoup plus dures[36].

Le , Jean Guivarch[39] est tué et André Le Mignon gravement blessé (il décéda quelques mois plus tard) par une patrouille de feldgendarmes de Châteaulin à l'entrée du bourg de Spézet[40].

Le , onze résistants[41] arrêtés à Spézet le , sont fusillés à Rozangat en Lanvénégen après avoir été condamnés à mort par une cour martiale allemande siégeant dans l'école Sainte-Barbe au Faouët[42].

Dans la nuit du 8 au , les maquisards de Saint-Goazec-Spézet réceptionnèrent trois parachutistes Jedburgh de l'équipe Giles (le capitaine français Le Bel, le capitaine américain Bernard Knox et le sergent opérateur radio anglais Gordon Track), chargés d'encadrer les résistants locaux, sous l'autorité du général Éon[43] et de son adjoint le colonel Passy, parachutés à Kerien (entre Bourbriac et Saint-Nicolas-du-Pélem) dans la nuit du 4 au dans le cadre de la "mission Aloès" pour fédérer les actions des mouvements de résistance de Bretagne intérieure[44]. André Chabas, dit "Dédé le Parisien", est tué le à Poulodron en Châteauneuf-du-Faou lors d'une embuscade tendue par des parachutistes allemands de la 2e division commandée par le général Ramcke[40].

D'autres maquis se sont constitués en Bretagne à la même époque, notamment les maquis des Montagnes Noires (dit aussi maquis du Bois de Conveau), le maquis de Bubry[45] et Saint-Marcel dans le Morbihan et celui des cimes de Kerchouan en Saint-Bihy au début de 1944 dans les Côtes-du-Nord[46]. Un monument érigé à Gourin porte la mention "À la mémoire des résistants des Montagnes Noires, victimes du nazisme" : 92 noms y sont inscrits. Une plaque commémorative a été apposée dans le hameau du Fell en Spézet en 1993 :"50e anniversaire FFI-FTPF. Hommage au premier maquis de Bretagne créé au printemps 1943 entre Spézet et Saint-Goazec"[47].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1802 Menthéour    
1803 1815 Germain Le Clech[48]   Cultivateur
1815 1832 Jacques Pierre Guilloré    
1832 1836 Germain Le Clech   Déjà maire entre 1803 et 1815
1844 1859 David    
1860 1880 Louis Monjaret de Kerjégu    
1881 1884 Jean Louis Le Clech    
1884 1891 Charles Halna du Fretay[49]   Gendre de Louis Monjaret de Kerjégu
1892 1904 Charles Plusquellec    
1904 1914 Jean Marie Plusquellec    
1914 1919 Jean François Rivoal    
1919 1929 comte Eudes de Rouvroy
de Saint-Simon[50]
  Capitaine de cavalerie. Gendre de Louis Monjarret de Kerjégu. Habitait le château de Kervoazec
1929 1935 Ambroise Gestin    
1935 1943 Jean Poupon    
1945   P. Le Bihan    
1947 1948 Jean Riou    
         
1953 1959 Jean Calvez    
1959 1965 François Quéléver    
1965 1969 Jean Riou    
1971 2001 Yves Quintin    
mars 2001 2008 Louis Stervinou    
mars 2008 en cours Jean-Claude Gouiffès SE Responsable technique en retraite
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[52],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 717 habitants, en augmentation de 3,61 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 075 898 986 815 1 104 1 135 1 104 1 121 1 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 053 1 099 1 230 1 201 1 307 1 362 1 420 1 480 1 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 740 1 860 1 774 1 605 1 569 1 562 1 439 1 510 1 121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 042 976 845 876 771 725 705 713 717
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture demeure une activité essentielle à Saint-Goazec.

Les eaux de la source communale de « la Reine » sont embouteillées et commercialisée par la société SEMA sous la marque « Isabelle ».

Tout près se trouvent une station expérimentale régionale bovine à Trévarez, et une station expérimentale régionale porcine à Guernevez, installées sur le territoire des communes avoisinantes par la Chambre d'agriculture.[réf. nécessaire]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Trévarez.
  • Manoir du Vieux Trévarez (Station agricole. Visite possible à certaines dates. Contacter l'office de tourisme de Châteauneuf du Faou).
  • Ruines d'un château médiéval.
  • Le canal de Nantes à Brest avec l'écluse du Voaquer (Gwaker) et son échelle à saumons et à truites, qui permet à ceux-ci de remonter le cours de l'Aulne pour frayer.
Article détaillé : Château de Kervoazec.
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  • L'église paroissiale Saint-Pierre, construite en 1896[55].
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Saint-Goazec compte également un camping municipal, un gîte rural et le complexe touristique de Penn ar Pont[57].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Salaün, né en 1926 à Saint-Goazec, participa à partir de l'été 1944 à la compagnie "Victoire" du réseau de résistance "Stalingrad". Il fut arrêté et détenu pendant une semaine à Sizun, avant d'être relâché. Il devint après-guerre officier dans l'infanterie de marine avant de quitter l'armée en 1961 pour travailler dans l'industrie, puis dans un établissement financier. Il est mort en novembre 2005[58].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Goazec »
  2. Paul du Chatellier, Exploration des tumulus des Montagnes Noires (Finistère), "Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2033297/f317.image.r=Leuhan.langFR
  3. Paul du Chatellier, Exploration des tumulus des Montagnes Noires (Finistère), "Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2033297/f320.image.r=Leuhan.langFR
  4. http://www.monumentum.fr/alignement-des-menhirs-trimen-pa00090412.html
  5. http://www.monumentum.fr/alignement-coude-dit-croas-an-teurec-pa00090413.html
  6. a et b Lena Gourmelen, Ardoise en Bretagne : une histoire, des hommes, des savoir-faire, Spézet Locarn, Coop Breizh La Maison du patrimoine, coll. « Savoir et pratique », , 143 p. (ISBN 978-2-843-46383-9, OCLC 471009848)
  7. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f240.image
  8. La seigneurie de Kergorlay ou Guergorlay, une juveigneurie du Poher, dépendait au XIVe siècle de la maison de Montfort-Gaël et s'étendait au XVe siècle sur la totalité des paroisses de Motreff, Spézet, Laz et Trégourez, ainsi que sur des parties de celles de Saint-Goazec, Châteauneuf-du-Faou, Saint-Hernin et Plévin, voir http://www.motreff.fr/accueil_motreff/la_commune/historique
  9. Selon Bertrand de Boussillon, " La Maison de Laval, 1020-1605 : étude historique, accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré", tome 4, 1895-1904, le document se trouve aux archives du département de Loire-Atlantique, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5535136j/f214.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  10. "Les Primes d'honneur, les médailles de spécialités et les prix d'honneur des fermes-écoles décernés dans les concours régionaux en France", Imprimerie nationale, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5628088t/f590.pagination.r=Le+Faou.langFR
  11. Jean Cozic, né le à Saint-Goazec, sous-lieutenant au 118e régiment d'infanterie
  12. François Cozic, né le à Saint-Goazec, sergent au 64e régiment d'infanterie
  13. Yves Cozic, né le à Landeleau, caporal au 1er régiment de marche des zouaves
  14. a et b Memorialgenweb.org - Saint Goazec : monument aux morts
  15. a, b et c http://piquetjm.ns5-wistee.fr/cybervillage/viewtopic.php?t=25
  16. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562132s/f9.image.r=Kervoazec?rk=21459;2
  17. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55647045/f220.image.r=Kervoazec
  18. Journal Le Matin, no 18580 du 2 février 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5786103/f3.image.r=Kervoazec?rk=21459;2
  19. Journal L'Action française, no 352 du 19 décembre 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k761802c/f3.image.r=Kervoazec?rk=42918;
  20. http://fr.topic-topos.com/chateau-de-kervoazec-saint-goazec
  21. Le village de Trédudon-le-Moine en Berrien (Finistère) a toutefois le titre de "Premier village résistant de France", qui lui fut décerné après la Libération par l'état-major FTPF, car des armes y furent cachées par Pierre Plassart, un dirigeant local de l'Organisation spéciale, avec la complicité de la population, et le village servit de dépôt d'armes, de lieu de refuge et de réunions clandestines pour les dirigeants des FTPF, voir http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003687
  22. http://www.richardferrand.fr/wp-content/uploads/2013/04/CHATEAULIN_2013.0430_20.pdf
  23. Daniel Trellu, né le à Quéménéven, décédé le à Port-de-Carhaix en Carhaix, instituteur, dit "colonel Chevallier" dans la Résistance, responsable du Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France dans le Finistère et de l'Organisation spéciale. Après la Seconde Guerre mondiale, Daniel Trellu fut professeur de français dans un lycée de Quimper. Il quitta le Parti communiste français en 1984
  24. http://bugalesantwoazec.blogs.letelegramme.com/archive/2009/05/16/le-circuit-des-steles-le-plan.html
  25. http://www.lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/sites/lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/IMG/pdf/heros_et_martyrs_de_la_liberation.pdf
  26. Jean-Louis Berthélémé, fait prisonnier au début de la Seconde guerre mondiale parvint à s'évader à plusieurs reprises et fut ensuite l'un des principaux animateurs de la Résistance dans le centre de la Bretagne et en particulier du maquis de Saint-Goazec. Dénoncé, il fut arrêté dans la nuit du 9 au et déporté à Dora et mourut le à Nordhausen
  27. Yves (Youenn) et Jean Bevin, Jean Pennec, Auguste Delon (originaire de la région parisienne)
  28. Roger Signor (fusillé au Poulguen en Penmarc'h le ) après avoir été arrêté à Gourin en janvier 1944), Étienne Callec, Georges Saint-Cyr, Pierre Quillien, Roger Fournier, Pierre Cadiou, André Le Mignon, Charles Mazeau
  29. Lucien Guenneau, André Goacolou, Alain Le Bris et al. (préf. Marie-Noëlle Postic), Résistants et maquisards dans le Finistère : témoignages, Spézet, Keltia graphic, , 159 p. (ISBN 978-2-353-13030-6, OCLC 470812576) et http://bugalesantwoazec.blogs.letelegramme.com/archive/2013/09/19/temp-d4e6d273135e41e0479adf51a66d87b2-469224.html
  30. http://francaislibres.over-blog.com/article-avec-yves-le-page-le-dernier-combattant-et-resistant-disparait-pleyben-86814851.html
  31. Lucien Guenneau, André Goacolou, Alain Le Bris et al. (préf. Marie-Noëlle Postic), Résistants et maquisards dans le Finistère : témoignages, Spézet, Keltia graphic, , 159 p. (ISBN 978-2-353-13030-6, OCLC 470812576)
  32. René Galand, War hentoù an Tremened, revue AL Liam no 333, 2002 (citation traduite du breton)
  33. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html et http://www.gillespichavant.com/blog/2011/03/01/resistance-monument-des-martyrs-du-steir-poulguen-a-penmach/
  34. Yves Manac'h, de Plestin-les-Grèves ; Yves Pages, de Loqueffret, Jean Le Floc'h, de Plévin
  35. Raphaël Quevesseur, marin-pêcheur à Locquémeau et Charles Mazeau, marin-pêcheur à Camaret
  36. a et b Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la Résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 (ISBN 978-2-916579-52-8)
  37. Né le à Camaret-sur-Mer, voir http://lesamisdelaresistancedufinistere.com/page96/page18/page113/index.html
  38. Dit "Job la Mitraille", originaire de Spézet, devint le chef du maquis des Montagnes Noires et fut mortellement blessé par les Allemands le 6 mai 1944
  39. Jean Guivarch, né en 1921 à Châteauneuf-du-Faou, voir http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=5075344
  40. a et b http://www.lesamisdelaresistance56.com/images/PDF/ami/Ami_Entends_Tu_N85.pdf
  41. Yves Bloas, Pierre Clech, Michel Clech, Jean-Marie Clech, Jacques Guéguen, Jean Guillou, Jean Jaouen, Louis Lollier, Jean Le Roux, tous dix de Spezet, et Jean Le Goff de Saint-Goazec, voir http://breizh2952.e-monsite.com/pages/mes-pages/monuments-aux-fusilles-commune-de-lanvenegen.html
  42. http://lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-155.pdf
  43. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=67421
  44. http://www.almrd22.fr/IMG/pdf/i20_Une_liberation_rapide_et_installation_des_nouvelles_autorites.pdf
  45. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html
  46. http://almrd22.fr/IMG/pdf/h17_Lutte_armee_dans_l_ouest_et_repression_allemande.pdf
  47. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-152.pdf
  48. Germain Le Clech, né le à Saint-Goazec, décédé le à Saint-Goazec
  49. Charles Halna du Fretay, né le à Quimper, fils d'Auguste Halna du Fretay (maire de Ploaré) marié le à Saint-Goazec avec Marie Monjarret de Kerjégu. Il devint lui-même entre 1893 et 1908 maire de Ploaré.
  50. Comte Eudes de Rouvroy de Saint-Simon, né le à Lorient, marié le avec Anne Monjarret de Kerjégu, décédé le à Saint-Goazec
  51. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  52. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  53. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  54. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  55. http://www.saintgoazec.com/rubrique/28-eglise.html
  56. http://fr.topic-topos.com/calvaire-saint-goazec
  57. Site de Penn ar Pont
  58. Résistance et conscience bretonne, 1940-1945 : l'hermine contre la croix gammée, Fouesnant, Yoran embanner, (ISBN 978-2-916-57909-2)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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