Saint-Thois

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Saint-Thois
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Bernard Saliou
2014-2020
Code postal 29520
Code commune 29267
Démographie
Gentilé Saint-Thoisiens
Population
municipale
708 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ N 3° 53′ O / 48.17, -3.8848° 10′ Nord 3° 53′ Ouest / 48.17, -3.88
Superficie 18,10 km2
Localisation

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Saint-Thois [sɛ̃twa], en breton Santoz, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Saint-Thois est noté Sanctus au XIe siècle, le nom devient Sanctoes puis Saint-Thois.

Saint-Thois faisait autrefois partie de la paroisse de Gouézec, avant de devenir paroisse à son tour[1]. Les communes de Gouézec et de Saint-Thois forment un petit pays de tradition, la Giz Gouezeg (« mode de Gouézec »)[2].

La seigneurie de La Roche-Helgomarc'h et le marquisat de La Roche-Laz[modifier | modifier le code]

La seigneurie de La Roche-Helgomarc'h, dont le siège se trouvait sur un piton rocheux situé à Saint-Thois, s'étendait aussi sur Trégourez, Edern, Saint-Thois et une partie de Briec. Les « hauts et puissants seigneurs » de La Roche-Helgomarc'h disposaient du droit de haute justice sur l'ensemble de leur fief. « Un grand nombre de manoirs en dépendaient ; c'étaient Poulmorgant et Kernalec en Saint-Thois, La Motte, Stanglevenen, Kerautret, Parc-Jean, Kervenou, Rosquillec, Roc'hou, Kercalédan, le Guern, Kerhervé, Kergolhuezen, Kereffran, Lannuchuezen, Kerampeoc'h et Quénec'hdu en Briec, Kerigou et Kervaségan en Edern. L'ensemble de cette terre se composait de deux tronçons principaux, l'un formé par la paroisse de Saint-Thois, environnant le château de La Roche-Helgomarc'h, antique forteresse (...) démantelée depuis une époque très ancienne (...). On avait oublié le véritable chef-lieu de la seigneurie pour le transporter au manoir du Merdy où, dès le XVIe siècle devaient se payer les redevances féodales. Le second tronçon, séparé du précédent par le fief de Guellevain [Gulvain, alors en Briec, désormais en Edern] dépendant de l'abbaye de Landévennec, couvrait une grande partie de la paroisse de Briec avec ses trèves de Langolen, Landudal et Quilinen. La Roche-Helgomarc'h possédait encore des terres en Landrévarzec, en Edern, en Gouézec, et jusqu'en Pleyben et Lothey »[3].

Les seigneurs de La Roche-Helgomarc'h avaient droit de prééminence dans les chapelles de Quilinen, Sainte-Cécile, Saint-Guennec [Saint-Venec] et du Penity en Briec, Notre-Dame-des-Fontaines en Gouézec, dans l'église tréviale de Langolen et l'église paroisiale de Saint-Thois[4].

Le premier seigneur de La Roche connu est le baron Pierre VIII de Rostrenen, qui meurt en 1440. Sa fille Jeanne de Rostrenen, née vers 1425, se marie en 1450 avec Jean ou Guyon du Quélennec, vicomte du Faou, la seigneurie passe alors aux mains de la famille du Quélennec. En 1576, le roi Henri III crée le marquisat de La Roche-Laz, qu'il offre à Troilus de Mesgouez, qui meurt en 1606 sans enfants.

Article détaillé : Troilus de Mesgouez.

Sa nièce Anne de Coëtanezre hérite de la seigneurie et est aussi comtesse de Laz ; mariée en 1606 avec Charles de Kernezné[5] , la seigneurie passe alors aux mains de la famille de Kernezné ; successivement :

  • Charles de Kernezné, fils du précédent, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi et gouverneur de Quimper en 1653, décédé en 1677 ; puis
    • Charles Robert de Kernezné, fils du précédent entre 1677 et 1679, mort sans héritier
    • Luc de Kernezné, frère du précédent, né en 1641 à Saint-Thois, marié successivement à Nelly de Carnavalet, Marie Marguerite de Boisguéhenneuc et le à Landaul avec Anne Françoise de Robien. Il est décédé en octobre 1699 à Laz.
      • Luc Joseph de Kernezné, né le au manoir de Trévarez en Saint-Goazec, alors trève de Laz ; marié le à Rennes avec Hélène Thérèse de Lescouët ; il demeurait au manoir de Trévaré (Trévarez)[6] en Saint-Goazec et participa à la conjuration de Pontcallec[7]. Il est décédé le au Boschet en Bourg-des-Comptes et inhumé dans cette localité, mais son cœur fut inhumé à Laz. Il est mort sans héritier.
      • Anne Thérèse de Kernezné, née en 1696 à Laz, fut marquise de La Roche-Helgomarc'h jusqu'à sa mort survenue en janvier 1759. Sa nièce, Marie Aude Jacquette du Chastel[8] hérita alors de la majeure partie de ses biens et de ses titres.

Le dernier marquis de La Roche-Laz fut, par héritage (in était le petit-fils de Marie Aude Jacquette du Chastel), à partir de 1767[7], Charles du Bot de Grégo[9].

Les marquis de La Roche-Laz tiraient profit des pêcheries, louées à un prix élevé, exploitées dans l'Aulne et l'Odet, ainsi que du bois des nombreuses forêts avoisinant Laz où, au XVIIIe siècle, la marine venait, depuis Brest et Lorient, faire des coupes nombreuses et importantes[10].

Le marquisat de La Roche-Laz fut démantelé lors de la Révolution française.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Déclarée d'utilité publique le , la ligne ferroviaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux du Finistère allant de Châteauneuf-du-Faou à Rosporden, longue de 39 km, fut mise en service le . Elle desservait les gares de Saint-Thois|Saint-Thois-Pont-Pol, Laz, Trégourez, Guernilis, Coray, Tourc'h, Bois-Jaffray-Saint-Guénal et Elliant. Elle ferma dès 1933.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Mégalithisme[modifier | modifier le code]

Le cairn de Ty Floc'h est en partie détruit par une carrière. Le cairn primaire, à peu près circulaire, est édifié au néolithique moyen, vers 4500 av. J.-C.[11] Il serait donc plus récent que le cairn de Barnenez (vers 4600) et plus ancien que le celui de l'île Carn (vers 4200). Le dolmen est conçu comme le dolmen nord de Carn : un massif divise la chambre en deux sous-chambres. Des dalles de schiste verticales y ménagent de petites niches. Puis un cairn secondaire est adjoint au premier. Le dolmen y est également à couloir. Enfin, vers 3500[12], le parement semi-circulaire d'un cairn tertiaire vient condamner les deux entrées. Un os trouvé dans la demi-chambre sud du cairn primaire est daté d'environ 4100 av. J.-C.[13]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Dispar.
  • Chapelle Saint-Laurent.
  • Chapelle de la Roche.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 708 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
852 738 959 840 963 1 021 1 039 1 089 1 082
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 003 1 010 1 187 1 067 1 191 1 200 1 218 1 231 1 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 262 1 315 1 429 1 476 1 385 1 360 1 358 1 152 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
910 821 760 704 633 634 709 720 708
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Festivités[modifier | modifier le code]

  • Rallye pédestre début mai
  • Rassemblement de véhicules anciens (voitures et motos) en mai
  • Feu de la Saint Jean/Fête de la musique fin juin
  • Pardon de la Roche 2e dimanche de juillet
  • Pardon de Saint Laurent 2e dimanche août
  • Fête du 15 août : un thème différent chaque année (la Chine, les Bretons, les Extraterrestres, A 4 pattes, les Babacools etc.)
  • Pardon de Saint Dispar dernier dimanche de septembre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, Yannick Lecerf, Pierre-Roland Giot (collab.), « Le cairn de Ty-Floc'h à Saint-Thois (fouilles de 1978-1979) », Quimper, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, vol. 108, 1980, p. 27-49.
  • Charles-Tanguy Le Roux, « Deux grands cairns circulaires : Ty-Floc'h à Saint-Thois (Finistère) et Gavrinis à Larmor-Baden (Morbihan) », Paris, Bulletin de la Société préhistorique française : compte-rendus des séances mensuelles, vol. 78, no 4, 1981, p. 100 et 101.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Étymologie et histoire de Saint-Thois », sur infobretagne.com.
  2. René-Yves Creston, Le Costume breton, Champion, 1993, p. 136.
  3. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f243.image
  4. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f244.image
  5. Charles de Kernezné, vicomte du Curru en Saint-Renan, devint par son mariage marquis de La Roche-Helgomarc'h et baron de Laz
  6. http://fr.topic-topos.com/ancien-manoir-de-trevarez-saint-goazec
  7. a et b Annick Le Douguet, Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, 1998, [ISBN 2-9512892-0-0]
  8. Marie Aude Jacquette Du Chastel, née en 1697, remariée le à Vannes avec Hugues Humbert Huchet de La Bédoyère, décédée le à Vannes
  9. Charles François Jules Du Bot De Grego, né le , baptisé le dans la chapelle du château du Grego à Surzur, franc-maçon, bibliophile et endetté (une partie de ses biens, situés principalement dans le Léon, est mise en vente en 1784); décédé le au manoir de Trévarez
  10. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f248.image
  11. Entre 4730 et 4220 av. J.-C. Jean L'Helgouac'h, in Pierre-Roland Giot, Jean-Laurent Monnier, Jean L'Helgouac'h, Préhistoire de la Bretagne, Ouest-France, 1998, p. 255.
  12. Entre 3660 et 3340 av. J.-C. Jean L'Helgouac'h, op. cit., p. 255.
  13. Entre 4300 et 3920 av. J.-C. Jean L'Helgouac'h, op. cit., p. 256.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.