Saint-Thois

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Saint-Thois
La rue principale du bourg.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Briec
Intercommunalité Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Bernard Saliou
2014-2020
Code postal 29520
Code commune 29267
Démographie
Gentilé Saint-Thoisiens
Population
municipale
714 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ nord, 3° 53′ ouest
Superficie 18,10 km2
Localisation

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Saint-Thois [sɛ̃twa], en breton Santoz, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Thois est une commune du centre du département du Finistère, située sur la rive gauche de l'Aulne, au pied du versant nord des Montagnes Noires. Son finage, relativement accidenté, est compris entre 238 mètres (au sud-ouest de la commune, près de Lannec Creïz) et 28 mètres d'altitude (au nord-ouest de la commune, dans la vallée de l'Aulne), le bourg, excentré dans la partie nord-est du territoire communal, se trouvant vers 80 mètres d'altitude. La commune est limitée au nord par l'Aule, à l'ouest par le ruisseau de Pont Ar C'Hlaon, affluent de rive gauche de l'Aulne, et à l'est par un autre petit affluent de rive gauche du même fleuve.

L'Aulne a été canalisée (Canal de Nantes à Brest), mais ce canal est désormais fermé à la navigation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Thois est noté Sanctus au XIe siècle, le nom devient Sanctoes en 1368, puis Sainctois en 1599[1].

Saint-Thois vient de « ecclesia sanctus » (« l’église le saint »)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Saint-Thois faisait autrefois partie de la paroisse de Gouézec, avant de devenir paroisse à son tour[2]. Les communes de Gouézec et de Saint-Thois forment un petit pays de tradition, la Giz Gouezeg (« mode de Gouézec »)[3].

La seigneurie de La Roche-Helgomarc'h et le marquisat de La Roche-Laz[modifier | modifier le code]

La seigneurie de La Roche-Helgomarc'h, dont le siège se trouvait sur un piton rocheux situé à Saint-Thois, où se trouvait une motte féodale, s'étendait aussi sur Trégourez, Edern, Saint-Thois et une partie de Briec. Les « hauts et puissants seigneurs » de La Roche-Helgomarc'h disposaient du droit de haute justice sur l'ensemble de leur fief. « Un grand nombre de manoirs en dépendaient ; c'étaient Poulmorgant et Kernalec en Saint-Thois, La Motte, Stanglevenen, Kerautret, Parc-Jean, Kervenou, Rosquillec, Roc'hou, Kercalédan, le Guern, Kerhervé, Kergolhuezen, Kereffran, Lannuchuezen, Kerampeoc'h et Quénec'hdu en Briec, Kerigou et Kervaségan en Edern. L'ensemble de cette terre se composait de deux tronçons principaux, l'un formé par la paroisse de Saint-Thois, environnant le château de La Roche-Helgomarc'h, antique forteresse (...) démantelée depuis une époque très ancienne (...). On avait oublié le véritable chef-lieu de la seigneurie pour le transporter au manoir du Merdy où, dès le XVIe siècle devaient se payer les redevances féodales. Le second tronçon, séparé du précédent par le fief de Guellevain [Gulvain, alors en Briec, désormais en Edern] dépendant de l'abbaye de Landévennec, couvrait une grande partie de la paroisse de Briec avec ses trèves de Langolen, Landudal et Quilinen. La Roche-Helgomarc'h possédait encore des terres en Landrévarzec, en Edern, en Gouézec, et jusqu'en Pleyben et Lothey »[4].

Les seigneurs de La Roche-Helgomarc'h avaient droit de prééminence dans les chapelles de Quilinen, Sainte-Cécile, Saint-Guennec [Saint-Venec] et du Penity en Briec, Notre-Dame-des-Fontaines en Gouézec, dans l'église tréviale de Langolen et l'église paroisiale de Saint-Thois[5].

Le premier seigneur de La Roche connu est le baron Pierre VIII de Rostrenen, qui meurt en 1440. Sa fille Jeanne de Rostrenen, née vers 1425, se marie en 1450 avec Jean ou Guyon du Quélennec, vicomte du Faou, la seigneurie passe alors aux mains de la famille du Quélennec. En 1576, le roi Henri III crée le marquisat de La Roche-Laz, qu'il offre à Troilus de Mesgouez, qui meurt en 1606 sans enfants.

Article détaillé : Troilus de Mesgouez.

Sa nièce Anne de Coëtanezre hérite de la seigneurie et est aussi comtesse de Laz ; mariée en 1606 avec Charles de Kernezné[6] , la seigneurie passe alors aux mains de la famille de Kernezné ; successivement :

  • Charles de Kernezné, fils du précédent, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi et gouverneur de Quimper en 1653, décédé en 1677 ; puis
    • Charles Robert de Kernezné, fils du précédent entre 1677 et 1679, mort sans héritier
    • Luc de Kernezné, frère du précédent, né en 1641 à Saint-Thois, marié successivement à Nelly de Carnavalet, Marie Marguerite de Boisguéhenneuc et le à Landaul avec Anne Françoise de Robien. Il est décédé en octobre 1699 à Laz.
      • Luc Joseph de Kernezné, né le au manoir de Trévarez en Saint-Goazec, alors trève de Laz ; marié le à Rennes avec Hélène Thérèse de Lescouët ; il demeurait au manoir de Trévaré (Trévarez)[7] en Saint-Goazec et participa à la conjuration de Pontcallec[8]. Il est décédé le au Boschet en Bourg-des-Comptes et inhumé dans cette localité, mais son cœur fut inhumé à Laz. Il est mort sans héritier.
      • Anne Thérèse de Kernezné, née en 1696 à Laz, fut marquise de La Roche-Helgomarc'h jusqu'à sa mort survenue en janvier 1759. Sa nièce, Marie Aude Jacquette du Chastel[9] hérita alors de la majeure partie de ses biens et de ses titres.

Le dernier marquis de La Roche-Laz fut, par héritage (in était le petit-fils de Marie Aude Jacquette du Chastel), à partir de 1767[8], Charles du Bot de Grégo[10].

Les marquis de La Roche-Laz tiraient profit des pêcheries, louées à un prix élevé, exploitées dans l'Aulne et l'Odet, ainsi que du bois des nombreuses forêts avoisinant Laz où, au XVIIIe siècle, la marine venait, depuis Brest et Lorient, faire des coupes nombreuses et importantes[11].

Le marquisat de La Roche-Laz fut démantelé lors de la Révolution française.

Par ailleurs, la famille du Boishardy était seigneur de Poulmorgant. Parmi ses membres connus, Jean du Boishardy, né le à Saint-Thois et décédé le à Châteaulin, fut procureur au siège royal de Châteaulin et Alain du Boishardy, avocat à la cour, juge, baptisé le à Quimper-Saint-Julien, décédé le à Châteaulin, fut l'un des députés du tiers-état de la sénéchaussée de Châteaulin choisi pour la représenter à Carhaix lors de l'élection des députés du tiers état aux États généraux de 1789 pour les cinq sénéchaussées de Carhaix, Châteauneuf-du-Faou, Châteaulin, Gourin et Quimperlé.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Par arrêté préfectoral du , l'école des filles de Saint-Thois fut laïcisée en vertu de la loi sur les congrégations[12].

Déclarée d'utilité publique le , la ligne ferroviaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux du Finistère allant de Châteauneuf-du-Faou à Rosporden, longue de 39 km, fut mise en service le . Elle desservait les gares de Saint-Thois|Saint-Thois-Pont-Pol, Laz, Trégourez, Guernilis, Coray, Tourc'h, Bois-Jaffray-Saint-Guénal et Elliant. Elle ferma dès 1933.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Thois
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? en cours Bernard Saliou DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Mégalithisme[modifier | modifier le code]

Le cairn de Ty Floc'h est en partie détruit par une carrière. Le cairn primaire, à peu près circulaire, est édifié au néolithique moyen, vers 4500 av. J.-C.[13] Il serait donc plus récent que le cairn de Barnenez (vers 4600) et plus ancien que le celui de l'île Carn (vers 4200). Le dolmen est conçu comme le dolmen nord de Carn : un massif divise la chambre en deux sous-chambres. Des dalles de schiste verticales y ménagent de petites niches. Puis un cairn secondaire est adjoint au premier. Le dolmen y est également à couloir. Enfin, vers 3500[14], le parement semi-circulaire d'un cairn tertiaire vient condamner les deux entrées. Un os trouvé dans la demi-chambre sud du cairn primaire est daté d'environ 4100 av. J.-C.[15]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Exupère, anciennement église Saint-Dispar : succédant à un édifice plus ancien, l'église actuelle a été bâtie au XVIe siècle, largement remaniée au XVIIe siècle ainsi qu'au XVIIIe siècle; elle possède sur sa façade ouest une statue en kersantite représentant probablement saint Fiacre ; l'église honore donc saint Exupère, probablement Exupère de Bayeux, aussi honoré à Dinéault et connu aussi sous le nom de saint Spire ou saint Dispar, à moins qu'il ne s'agisse d'Exupère de Toulouse, ce qui est peu probable. L'église possède des statues classées par les Monuments historiques : un groupe trinitaire de sainte Anne, qui date du XVIIe siècle, un groupe saint Joseph et l'Enfant, qui date du XVIIIe siècle, une Crucifixion du XVIIIe siècle, une Vierge à l'Enfant, dite aussi Notre-Dame-de-Grâce, du XVIIe siècle, un groupe de Saint Yves entre la pauvre et le riche, du XVIe siècle ; par ailleurs parmi d'autres les autres statues, celles de saint Herbot, de saint Sébastien, de saint Alain, de saint Primel, , etc.[16]. La fontaine, désormais un simple lavoir a conservé le nom de Saint-Dispar[17].
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  • Chapelle Saint-Laurent : elle date de 1667, mais a été restaurée en 1870[18].
  • Chapelle Notre-Dame de la Roche : elle a été construite dans la cour de l'ancien château de La Roche-Helgomarc'h, probablement avec des pierres du dit-château ; elle date du XVIe siècle[19].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 714 habitants, en diminution de -2,59 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
852 738 959 840 963 1 021 1 039 1 089 1 082
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 003 1 010 1 187 1 067 1 191 1 200 1 218 1 231 1 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 262 1 315 1 429 1 476 1 385 1 360 1 358 1 152 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
910 821 760 704 633 634 720 708 714
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Rallye pédestre début mai
  • Rassemblement de véhicules anciens (voitures et motos) en mai
  • Feu de la Saint Jean/Fête de la musique fin juin
  • Pardon de la Roche 2e dimanche de juillet
  • Pardon de Saint Laurent 2e dimanche août
  • Fête du 15 août : un thème différent chaque année (la Chine, les Bretons, les Extraterrestres, A 4 pattes, les Babacools etc.)
  • Pardon de Saint Dispar dernier dimanche de septembre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, Yannick Lecerf et Pierre-Roland Giot (collab.), « Le cairn de Ty-Floc'h à Saint-Thois (fouilles de 1978-1979) », Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Quimper, vol. 108,‎ , p. 27-49.
  • Charles-Tanguy Le Roux, « Deux grands cairns circulaires : Ty-Floc'h à Saint-Thois (Finistère) et Gavrinis à Larmor-Baden (Morbihan) », Bulletin de la Société préhistorique française : compte-rendus des séances mensuelles, Paris, vol. 78, no 4,‎ , p. 100 et 101.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. infobretagne.com, http://www.infobretagne.com/saint-thois.htm
  2. « Étymologie et histoire de Saint-Thois », sur Infobretagne.
  3. René-Yves Creston, Le Costume breton, Champion, , p. 136.
  4. R. Delaporte, « Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ , p. 159 (lire en ligne)
  5. R. Delaporte, « Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ , p. 160 (lire en ligne)
  6. Charles de Kernezné, vicomte du Curru en Saint-Renan, devint par son mariage marquis de La Roche-Helgomarc'h et baron de Laz
  7. http://fr.topic-topos.com/ancien-manoir-de-trevarez-saint-goazec
  8. a et b Annick Le Douguet, Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, (ISBN 2-9512892-0-0)
  9. Marie Aude Jacquette Du Chastel, née en 1697, remariée le à Vannes avec Hugues Humbert Huchet de La Bédoyère, décédée le à Vannes
  10. Charles François Jules Du Bot De Grego, né le , baptisé le dans la chapelle du château du Grego à Surzur, franc-maçon, bibliophile et endetté (une partie de ses biens, situés principalement dans le Léon, est mise en vente en 1784); décédé le au manoir de Trévarez
  11. R. Delaporte, « Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ , p. 164 (lire en ligne)
  12. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, n° du 2 septembre 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62423436/f8.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=64378;0
  13. Entre 4730 et 4220 av. J.-C. Jean L'Helgouac'h, in Pierre-Roland Giot, Jean-Laurent Monnier, Jean L'Helgouac'h, Préhistoire de la Bretagne, Ouest-France, 1998, p. 255.
  14. Entre 3660 et 3340 av. J.-C. Jean L'Helgouac'h, op. cit., p. 255.
  15. Entre 4300 et 3920 av. J.-C. Jean L'Helgouac'h, op. cit., p. 256.
  16. http://www.lavieb-aile.com/article-l-eglise-saint-exupere-de-saint-thois-les-statues-102000362.html
  17. http://fr.topic-topos.com/saint-exupere-saint-thois
  18. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-laurent-saint-thois
  19. http://www.lavieb-aile.com/article-la-chapelle-notre-dame-de-la-roche-a-saint-thois-102001217.html
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .