Spézet

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Spézet
La mairie.
La mairie.
Blason de Spézet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Carhaix-Plouguer
Intercommunalité Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Gilbert Nigen
2014-2020
Code postal 29540
Code commune 29278
Démographie
Gentilé Spézétois
Population
municipale
1 798 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 34″ nord, 3° 42′ 55″ ouest
Altitude Min. 45 m – Max. 315 m
Superficie 60,67 km2
Localisation

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Liens
Site web spezet.com

Spézet [spezɛt] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Spézet dans le département du Finistère.

Spézet est une commune rurale du centre-est du Finistère, appartenant historiquement à la Cornouaille. La commune est délimitée à l'ouest et au nord par les cours d'eau canalisés de l'Aulne et de l'Hyères qui décrivent de larges méandres (canal de Nantes à Brest) et coulent vers 60 mètres d'altitude, tandis qu'à l'extrémité sud-est de son territoire se trouve le Roc'h Toullaëron, qui du haut de ses 318 m (326 m selon l'IGN) constitue le point culminant des montagnes Noires, d'où un territoire communal en pente asse forte orientée vers le nord, avec un dénivelé d'environ 260 mètres entre le point le plus haut et le point le plus bas ; le col de Toullaëron, qui culmine à 266 mètres d'altitude, est situé sur la route RD 17 qui mène à Gourin. Un autre sommet est l'éperon de Cudel, à 260 mètres d'altitude, au sommet duquel a été érigée une statue "Notre-Dame-des-Montagnes-Noires" par Vefa de Saint-Pierre, comtesse du domaine de Menez-Kamm, en 1913[1]. Le bourg occupe une petite colline dont l'altitude avoisine les 110 mètres et est situé au nord-ouest du finage communal.

En dehors de l'Aulne, seuls de tous petits cours d'eau, affluents de sa rive gauche, irriguent le territoire communal, les principaux étant le ruisseau de Bodizel dans la partie est, dont les sources se trouvent dans le bois de Toullaëron, le ruisseau du Crann dans la partie centrale, dont les sources se trouvent près de Placeguen et le ruisseau de Pont Mine dans la partie ouest dont la source se trouve dans le bois de Coat Quéinec, et dont la majeure partie de son lit fait tracé de la limite communale entre Spézet et Saint-Goazec.

Les communes limitrophes ont pour nom Saint-Hernin à l'est, Gourin au sud-est, Roudouallec au sud, Saint-Goazec au sud-ouest, Châteauneuf-du-Faou à l'ouest, Plonévez-du-Faou au nord-ouest et Landeleau et Cléden-Poher au nord.

Les montagnes Noires
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Le bourg de Spézet
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Une carrière d'ardoises fut exploitée à Penhoat en Spézet. Elle fut en vente en 1937[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Spézet était nommée Spethut in Poechaer en 1216 puis Spezet vers 1330, en 1368 et 1535.

Une étymologie populaire y voit le signifiant breton « groseilles », mais d'autres hypothèses existent : il pourrait s'agir ainsi de l'éponyme Spez que l'on retrouve dans de nombreux noms de lieux bretons. Francis Favereau[3] et Goulven Peron[4] ont rapproché le toponyme Spézet du nom gallois Spaddaden.

La forme bretonne est Speied.

La prononciation bretonne locale est /spe'et/ (phonétique française et non internationale) : le Z intervocalique est récemment (au sens historique) tombé sous l'influence du fort accent tonique breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dans son inventaire des monuments mégalithiques du Finistère, Paul du Chatellier cite deux dolmens à Kerveno et six à Kerbasquet ; en 1913 A. Jarno raconte qu'il n'a trouvé aucun de ceux de Kerveno et que même les plus anciens habitants du hameau ne s'en souvenaient pas et qu'il n'a trouvé qu'un seul monument mégalithique à Kerbasquet[5], mais les restes d'une allée couverte ayant au moins 13 mètres de long, dont les dalles de recouvrement sont ruinées et dispersées, mais dont les supports sont restés en place. Paul du Chatellier note aussi la présence d'un menhir au Bois du Duc [Menez an Duc] (en pleine montagne, entre Coat Quilvern et Combout)[6] ; à cet endroit A. Jarno en a trouvé en fait neuf, formés de schiste dévonien, dont un seul resté debout. Paul du Chatellier évoque aussi un dolmen au sud de la chapelle de Saint-Denis, à l'est du hameau de Guernévez[7].

Deux vases en bronze martelé, en forme de cône tronqué, dont l'un contenait 89 haches à douille, datant de l'Âge du bronze, a été trouvé en 1893 à Kerléonet en Spézet et une cinquantaine au bourg même de Spézet en 1935[8]. Le tumulus de Run-Mellou-Poaz, datant de l'âge du bronze, faisant 30 m de diamètre et 5 m de haut, fut fouillé en 1901 par Paul du Chatellier[9].

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Antiquité[modifier | modifier le code]

Des voies romaines passaient par Spézet : celles allant de Quimper à Vorgium et de Douarnenez à Vorgium se réunissaient en une seule à Castel en Spézet ; une autre venait du sud, partant du site du château de la Porte-Neuve en Riec[10]. Des traces de villas gallo-romaines et de camps fortifiés ont été trouvées, notamment à Trévilly[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention de la paroisse de Spéthut date de 1216 et se trouve dans le cartulaire de Quimper. La paroisse, qui englobait à l'origine Saint-Hernin, relevait de l'archidiaconé et du comté du Poher[12].

Les seigneuries de Pommerit et Leslach, toutes deux en Spézet, qui disposaient du droit de haute justice, dépendaient de la baronnie de Callac[13].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un aveu d'Anne de Laval concernant la seigneurie de Kergorlay[14] date de 1543[15]. En 1547, Jehan de Kerpérennès, docteur en droit, était seigneur de Boisgarin et sa fille Anne de Kerpérennès épousa Arthur de Perrien[16].

En 1593, pendant les Guerres de la Ligue, des paysans de Landeleau, de Cléden, de Spézet, de Loqueffret, de Lennon et de plusieurs autres bourgs participèrent au siège du château du Granec en Landeleau alors tenu par le brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui en tua environ huit cents[17].

Lors de la Révolte des Bonnets rouges en 1675 les paroissiens participent à la mise à sac du château de Kergoet en Saint-Hernin, propriété du marquis Le Moyne de Trevigny. La paroisse doit verser 5000 livres à titre de dommages et réparations au dit marquis pour le préjudice subi. Quatre habitants de la paroisse furent exclus de l'amnistie de 1676[18].

Le , les paroissiens de Spézet, à la sortie de l'église, « se jetèrent sur le sieur Duparc Rouxel[19], (...), lui arrachèrent ses pistolets et son épée, le frappèrent à coups de bâtons et de pierres, le laissèrent pour mort, baigné dans son sang. Ils se ruèrent sur la maison de Porcher[20], lui mangèrent son pain et sa viande, vidèrent cinq barriques de vin, défoncèrent à coups de hache les armoires, prirent les "cahiers des contrôles et affirmations où la gabelle estoit inscrite" , contraignirent le curé, M. Le Boulic, à les leur lire, les déchirèrent, les brûlèrent. Ils pillèrent ensuite la métairie de Porcher et lui volèrent ses bestiaux »[21].

En 1717, Mgr de Plœuc consacre la nouvelle église paroissiale, qui remplace l'ancienne consacrée à saint Antoine, et dont les ruines subsistent dans le cimetière[22].

Marion du Faouët aurait fréquemment détroussé des passants au sommet du Roc'h Toullaëron (dont le nom breton signifie Rocher du trou aux voleur en français).

Le recteur de la paroisse, Causeur[23], raconte qu'en 1764, les paroissiens de Spézet se révoltèrent contre M. de la Giglais-Magon[24], seigneur de Boisgarin, qui avait le projet de congédier tous les convenants de la paroisse. Une fois les paysans calmés, « ceux-ci firent des excuses à M. de Boisgarin, qui leur pardonna comme un bon père et distribua même beaucoup d'aumônes »[25].

En 1770, selon Jean-Baptiste Ogée, les terres de la paroisse étaient incultes dans bien des parties, particulièrement dans les montagnes dont le sol, de mauvaise qualité, ne permettait pas aux habitants d'en tirer parti ; les terres n'étaient réellement bonnes qu'au nord de la paroisse[26].

En septembre et octobre 1779,une épidémie de dysenterie fit environ 150 victimes à Spézet.« Il fut ordonné d'enterrer immédiatement les cadavres sans les faire entrer dans l'église, de crainte de la contagion, sous peine de 20 livres d'amende »[26].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Spézet vers 1778 :

« Spézet, à huit lieues à l'Est-Nord-Est de Quimper, son évêché (...) et à deux lieues de Gourin, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Carhaix et compte 2 400 communiants[27] : la cure est présentée par un chanoine de l'église cathédrale de Quimper. Le territoire, bordé au Nord par la rivière d'Aulne et au sud par les montagnes Noires, est inculte dans bien des parties, particulièrement dans les montagnes dont le sol est de mauvaise qualité ; il n'y a, à vrai dire, qu'au Nord de la paroisse où le terroir soit bon[28]. »

En 1781, on comptait à Spézet trois cimetières (celui de saint Pierre, celui de Notre-Dame du Crann et celui de la chapelle Saint-Adrien) ainsi que six chapelles (Saint-Adrien, Saint-Tudec, Saint-Jean, Sainte-Brigitte et Notre-Dame-du-Crann) et dix-huit croix sur le territoire de la paroisse[12].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le mardi à quatre heures du matin, on sonna le tocsin à Spézet. Pour calmer ses paroissiens, le recteur Causeur les engagea à venir assister à une messe dite à leur intention, mais après l'issue de celle-ci, ils vinrent en foule à la sacristie et obligèrent le curé à écrire le libelle suivant : « Je présente mes respects à Madame la comtesse de Roquefeuil[29], seigneure du Boisgarin et la prie de donner une réponse favorable à ses vassaux de Spézet. On leur a dit que les autres seigneurs ne perçoivent plus les corvées, la dîme (...) et ils réclament la même faveur en se soumettant à payer uniquement les rentes en argent »[25]. Les paysans protestaient aussi contre le maintien des domaines congéables[30].

Le même recteur Causeur écrit :

« La comtesse de Roquefeuil crut pouvoir se débarrasser de ces exaltés en leur faisant remettre quelques liasses de parchemins sans valeur, mais parmi eux se trouvaient des gens qui eurent bien vite éventé la ruse. Furieux, les paysans s'emparèrent de la comtesse de Roquefeuil et, sur son refus de livrer ses titres, lui passèrent une corde autour du corps, sous ses bras, et, malgré son grand âge, la plongèrent à plusieurs reprises dans un puits, lui demandant chaque fois qu'ils lui faisaient faire le plongeon, si elle consentait à leur livrer ses papiers. Ce fut uniquement lorsqu'ils l'eurent à peu près noyée que l'énergique douairière consentit à leur remettre les titres dont ils firent un feu de joie dans la cour du château[31]. »

La loi du précise que la paroisse de Saint-Hernin aura pour succursales les ci-devant paroisses de Spézet et de Motreff[32].

Jacques Cambry signale qu'on élève quelques moutons dans la commune de Spézet, peu de chèvres. Les porcs y sont en assez grande abondance. Il signale aussi l'état piteux du pont de Kergoat (sur le ruisseau de Coat Quévéran) ainsi que du Pont Trifen (sur l'Aulne), pourtant très fréquenté[33].

Allain Lévénez, vicaire à Spézet, où il était né en 1747, fut transféré desPontons de Rochefort, où il était emprisonné en vertu de la loi du 19 fructidor an V, à l'Île de Ré le [34].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Fin juin 1828, une insurrection de 800 à 1 000 personnes, des paysans domaniers, éclata à Spézet et Saint-Hernin ; les émeutiers protestaient contre la suppression des domaines congéables et leur remplacement par des baux à ferme, dont le montant était nettement supérieur à la redevance payée antérieurement, décidée par les grands propriétaires fonciers, notamment la famille Desjars. « Se voyant sur le point d'être congédiés de leurs domaines, que l'usage de non congédiement avait habitué à considérer comme leur propriété, se sont réunis en armes »[35]. Desjars père et fils sont molestés à coups de pierre et séquestrés par les paysans à Kervenou en Spézet, pendant qu'une scène analogue se déroule à Kermais en Saint-Hernin, dont la victime est Dugdal, le représentant local de propriétaires terriens absentéistes[25].

En 1830, le curé et la fabrique de Spézet refusèrent de vendre les vitraux de la chapelle Notre-Dame-du-Crann, que l'on voulait alors transporter à Paris.

Spézet décrit vers 1845[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Spézet en 1845 :

« (...) Principaux villages : Ponomérit, Kerdaniel, Resgoalès, Kerbrigent, Kerbars, Kerhuiban, Le Loalou, Le Stanc, Poulancerf, Trivily. Maison importante : Le Bois Garin. Superficie totale : 6 004 hectares, dont (...) terres labourables 2 604 ha, prés et pâtures 381 ha, bois 311 ha, vergers et jardins 73 ha, landes et incultes 2 445 ha (...). Moulins : 9 (du Roc'hir, de Kerselec, du Lan, du Cran, Neuf, de Lesquivic, du Len, de Cudel). (...) Parmi les anciens fiefs, le plus important était celui du Bois-Garin, acquis de M. du Bois-Garin, peu avant 1789, par Mme de Roquefeuille [en fait Roquefeuil], à qui appartenait aussi Palahé. Cran-Huel, à la famille de France, a été acquis par M. Séret, de Châteauneuf. Le Bois-Garin, vendu nationalement en 1793, est en assez mauvais état. Spézet a dû être jadis plus riche qu'aujourd'hui, car il n'y a pas de village où l'on ne trouve des ruines. La paresse des habitants actuels n'est pas propre à relever cette localité, où les paysans ont plus de cœur pour une émeute que pour travailler la terre. (...) Ogée dit à tort que la partie nord de Spézet est seule bonne. La vallée qui coule de l'est au sud-ouest, parallèlement aux Montagnes Noires, est excellente et parfaitement cultivée. Le bois de Touléven limite le Morbihan et le Finistère ; sur le point le plus élevé, les ingénieurs ont fait construire un observatoire d'où l'on découvre, dit-on, la moitié de la Basse-Bretagne. Il y a quelques années, M. Alma est venu s'établir à Bellevue, lieu voisin de Touléven, et a entrepris d'immenses défrichements ; nous ignorons s'il a réussi dans cette entreprise. Géologie : terrain tertiaire moyen ; au nord grauwacke ; plusieurs carrières d'ardoises au bord du canal. On parle le breton[36]. »

La seconde moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1868, la reconstruction du pont de Pont-Triffen est décidée par le Conseil général du Finistère[37].

Théodore Hersart de La Villemarqué dans le Barzaz Breiz évoque la tradition de l'aguilaneuf ("Au guy, l'an neuf"), une quête accompagnée de chansons, pratiquée par les pâtres de Spézet.

En 1893, l'élection du conseil municipal de Spézet est annulée par le Conseil d'État, mais la liste invalidée, catholique, est réélue[38].

À partir de 1887, M. de Cacqueray[39], dans son domaine de Toullaëron, planta sur 120 ha diverses espèces de pins à la place de la lande portant juste quelques arbres rabougris qui existaient précédemment. Il fut imité par Henry Moulton, propriétaire du domaine de Menez-Kamm à la fin du XIXe siècle, qui entoura sa lande de 50 ha d'un talus long de 6 000 mètres et y planta d'abord des pins maritimes (ce fut un échec car beaucoup périrent) qu'il remplaça par d'autres espèces, principalement des pins sylvestres[40].

Spézet est ainsi décrit en 1896 par Anatole Le Braz :

« Je ne connais pas de bourg breton qui donne, dès l'abord, un sentiment plus vif du dédain qu'ont toujours professé les peules celtiques (...) pour les conditions matérielles de la vie et, plus particulièrement, pour tout ce qui, dans le langage moderne, s'appelle hygiène ou confort. Les maisons y sont de pauvres demeures sans âge, délabrées, caduques. Le fumier croupit aux portes. À l'intérieur, quelques meubles sommaires moisissent le long des murs, sur un parquet de terre battue[41] »

Le même auteur décrit ensuite longuement dans le même article la nuit des morts (cérémonie de la Toussaint) telle qu'elle était alors célébrée à Spézet[41]. La procession des morts de Spézet est aussi décrite en 1895 par Louis Tiercelin dans un article du journal Le Figaro[42] :

« Au moment où je franchis l'échalier de pierre du cimetière de Spézet, la procession des Morts, contournant le chevet de l'église, apparaît. (...) Le cimetière disparaît peu à peu, envahi par ces hommes (...) venant d'on ne sait où ! (...) La brume très lourde enveloppe l'église et l'ossuaire et la foule (...) à travers laquelle s'élève les sanglots du Miserere. (...) Le flot remonte vers le Charnier (...), vers la Chambre de pierre où s'entassent les ossements exhumés des ancêtres, (...) les très vieux Parents pour qui la terre des tombes n'avait plus de place et qui ont dû céder la place aux jeunes morts (...). Le prêtre donne l'absoute à ces pauvres âmes. Tous les hommes sont agenouillés, et baissent la tête, et prient. (...) La dernière prière est dite. La foule se répand dans le cimetière. Les hommes et les femmes, séparés jusque-là, se groupent par familles et cherchent les tombes où dorment leurs chers morts. Le cimetière est plein de gens agenouillés, immobiles (...). Quelques-uns apportent de l'eau bénite au plein de leurs deux mains croisées qu'ils entrouvrent au-dessus de la tombe (...) On voit des mains qui font des signes de croix et des lèvres qui disent des prières. (...) »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En octobre 1900, une épidémie de dysenterie se produit dans de nombreuses communes de l'arrondissement de Châteaulin ; Spézet fut la commune la plus touchée, l'épidémie y provoquant 84 décès. « Cette épidémie est attribuée à la sécheresse des années précédentes. Les puits et les fontaines étaient à sec, et la population a fait usage d'eaux malsaines. En outre, l'encombrement et la malpropreté des maisons sont devenus des facteurs importants de la maladie »[43]. Cette épidémie toucha d'abord Spézet, avant de concerner ensuite Motreff, Saint-Hernin et Plouguer[44]. Les Sœurs de Cluny présentent à Spézet furent condamnées à des amendes en novembre 1900 pour « exercice illégal de la médecine » alors que selon leur avocat, maître de Chamaillard, « les Sœurs ont agi par dévouement »[45].

La rue principale de Spézet vers 1900 (carte postale)

Anatole Le Braz, qui qualifie Spézet de « bourg perdu dans la Montagne Noire », a décrit au début du XXe siècle le pardon de Saint-Iguinou (il s'agit probablement de saint Goueznou) qui se tenait au bord de l'Aulne, à l'endroit où la route allant de Spézet à Châteauneuf-du-Faou franchit le fleuve, qui était célébré sans présence ni d'un prêtre, ni d'une chapelle :

« Il y avait (...) en contre-bas du pré une fontaine que voilaient de longues lianes pendantes et, un peu au-dessus, au flanc du coteau, dans une excavation naturelle en forme de niche, une antique statue sans âge, presque sans figure, un bâton dans une main, dans l'autre un bouquet de digitales fraîchement coupées. Nul emblème religieux ; pas l'ombre d'un prêtre. le recueillement néanmoins était profond[46]. »

Gustave Geffroy décrit ainsi Spézet au début du XXe siècle (il arrive de Gourin) :

« La descente sur l'autre versant de la montagne me mène à Spézet, village assez sordide, mais qui n'a pas toutefois l'aspect industriel et misérable de Gourin. Ce n'est pas ici la couleur du charbon de terre, mais celle du fumier. J'entre dans une maison, où je reste à causer quelque temps avec des Bretons à face rasée et à grands chapeaux. Comme il arrive souvent en Bretagne, cette maison ne participe pas, à l'intérieur, du mauvais état extérieur. Elle est bien tenue, le sol bien battu, soigneusement balayé, et le bois et les ornements de cuivre des meubles sont clairs comme des miroirs ; meubles en poirier, me dit-on, comme il s'en fabrique beaucoup à Spézet[47]. »

Les tensions entre le clergé et les laïcs furent vives à Spézet à la fin du XIXe siècle (en 1885, un vicaire de Spézet vit son traitement[48] suspendu par le Ministre des cultes pour avoir encouragé ses fidèles à voter pour les candidats conservateurs[49]) et au début du XXe siècle, si l'on en croit un article du journal La Lanterne :

« Le presbytère de Spézet mène depuis longtemps une campagne à fond de train contre les institutions républicaines et, par les refus de confession et de communion, le curé espérait de bons résultats. Des Sœurs viennent de s'établir ici dans un établissement superbe, il s'agissait de leur amener des élèves, tâche difficile, car l'institutrice laïque habite depuis longtemps [la] localité et a eu, comme élèves, les mères de famille d'aujourd'hui. Aussi le dimanche en chaire, le curé traitait-il notre institutrice de démon et déversait sur elle les plus méchantes insinuations. Mais tout ceci a une fin, et ce curé vient de voir son traitement supprimé[50]. »

Le manoir de Menez Kamm vers 1910

En 1903, les religieuses de Cluny présentes à Spézet furent expulsées en vertu de la loi sur les congrégations du 1er juillet 1901[51].

Les sangliers ravageaient fréquemment les cultures (principalement du blé noir et des pommes de terre), aussi des battues étaient-elles fréquemment organisées. Lors de celle du , « pendant que les autres chasseurs déjeunaient, Mme de Boisfleury, châtelaine de Ménez-Kamm, se vit tout à coup assiégée par quatorze sangliers qui, menaçants, l'entourèrent. Ne perdant pas son sang-froid, Mme de Boisfleury saisit son fusil et abattit trois sangliers, dont l'un pesait pas moins de cent kilos »[52].

En 1904 ouvre la ligne ferroviaire à voie métrique du Réseau breton allant de Carhaix à Châteaulin : elle dessert les stations ou haltes de Port-de-Carhaix, de Saint-Hernin-Cléden, de Spézet-Landeleau, de Plonévez-du-Faou, de Châteauneuf-du-Faou, de Langale, de Lennon et de Pleyben[53]. Cette ligne ferroviaire ferma en 1967.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Spézet

Le monument aux morts de Spézet porte les noms de 200 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[54].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La minoterie du Bois-Garin, située en bordure du canal de Nantes à Brest, fut mise en vente en 1924[55].

Le un avion militaire s'écrasa en flammes dans les montagnes Noires entre Motreff et Spézet ; le sergent pilote Cholet fut tué, périssant carbonisé, mais le capitaine Arrigaud put sauter en parachute et fut indemne[56].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux mots de Spézet porte les noms de 31 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[54].

Le maquis de Saint-Goazec - Spézet : le "bataillon Stalingrad"[modifier | modifier le code]

Le premier maquis de Bretagne[57], le "bataillon Stalingrad", appelé aussi "maquis de Saint-Goazec - Spézet", est fondé au village de Kervigoudou[58] en Saint-Goazec, fin avril 1943 à l'instigation de Daniel Trellu[59], et en présence d'Hippolyte Balc'h, instituteur à Saint-Goazec, d'Yves Le Gall, de Châteauneuf-du-Faou et de Marcel Cariou de Pont-l'Abbé[60].

Les premiers recrutés au printemps 1943 sont 8 membres des Jeunesses Communistes de Pont-l'Abbé (Noël Guyader, Marcel Le Moal, Lucien Lebrun, René Le Bolzer, Lucien Mavric, Jo Larnicol, Jean Le Berre, Pierre Durand, mais cinq d'entre eux abandonnèrent ce maquis assez tôt, y trouvant les conditions de vie trop difficiles, seuls Lucien Guenneau[61], Marcel Cariou et René Le Bolzer y restant), accueillis au début de juin 1943 par Jean-Louis Berthélémé dans sa ferme de Kersalut en Plonévez-du-Faou, rejoints par 4 Camarétois[62], puis en octobre 1943 par 8 autres Camarétois[63], car la plupart des hommes de Camaret étaient réquisitionnés pour travailler pour le compte des Allemands dans la base aéronavale de Poulmic où certains, soupçonnés d'avoir commis des attentats, jugeaient plus prudent de prendre le maquis, qui en juillet 1943 s'est installé à Coat-Quéinec et au moulin de Roc'h Hir, à la limite de Saint-Goazec et Spézet[64]. D'autres les rejoignent peu après, comme Yves Le Page[65], réfractaire du STO et Hervé Laniel, tous deux de Pleyben, deux tchèques déserteurs de l'armée allemande, etc[66].

René Galand a écrit : « On envoya des équipes avec du plastic et des détonateurs pour détruire les lignes de chemin de fer et les ponts. (...) Nous avons erré de-ci de-là à travers le pays, des limites de Landeleau à celles de Pleyben et de Laz à Plonévez. C'est pendant la nuit que nous nous déplacions »[67].

Parmi les actions commises par ces maquisards, des "incendies de sensibilisation" qui visent des paysans accusés de collaboration : ainsi le plusieurs fermes sont brûlées à Bot Vegen en Plonévez-du-Faou, à Ker Morvan et à Ker Nevez en Saint-Goazec ; des meules de paille ou de foin sont également brûlées ; les résistants attaquent de la mairie de Plonévez-du-Faou le , incendient un dépôt de fourrage de l'armée allemande à Guiscriff en septembre 1943 et attaquent le du château de Kervoazec[68] qui appartenait alors au baron de Foucault, accusé de collaboration[69] dans le but de le tuer (ce qui échoua). Ces actions sont décidées par des membres de ce maquis qui se sont érigés en "Tribunal de salut public" autoproclamé[70], composé de trois personnes : Daniel Trellu, Marcel Dufriche et Rosine Kersulec[71] condamne à mort des personnes accusées de collaboration : Yann Bricler, militant quimpérois de l'Emsav, est tué à Locmaria, un quartier de Quimper, le  ; Joseph Le Marchand, un inspecteur de police et Jean Trarieux, directeur départemental du STO, le à Quimper sont blessés lors de deux attentats survenus le même jour. Le , Yves Kerhoas, de Saint-Goazec, militant du PNB et membre de la Selbstschutzpolizei, dont le père qui porte le même nom est un "koulak" local, est assassiné à son tour lors d'un bal de noces à Plonévez-du-Faou. L'abbé Perrot est tué le à Scrignac par Jean Thépaut.

Yves Bevin et Maurice Cam, ce dernier originaire de Pont-de-Buis, sont arrêtés au Fell en Spézet le , emprisonnés à Quimper et fusillés le en compagnie de 32 autres résistants sur la plage de Steir-Poulguen à Penmarc'h[72]. Pourchassés par les Allemands, les autres maquisards se cachent pendant l'hiver 1943-1944 dans le bois de Conveau, à cheval sur les communes de Tréogan (Côtes-du-Nord) et Langonnet (Morbihan) dans les Montagnes Noires ; ils trouvent aussi refuge dans une maison isolée située à 1 km du bourg de Plévin (Côtes-du-Nord) sur la route de Paule. De là, ils mènent des expéditions punitives, rançonnant en particulier des personnes soupçonnées de collaboration. Le , après avoir rançonné un notable du bourg de Plévin qui était un collaborateur notoire, sept maquisards font irruption dans le village de Gartulan en Plévin dans le but de trouver de l'argent et tuent deux paysans, Joseph Hourman et Corentin Mahé qui tentent de s'y opposer. Une opération de police consécutive à ces assassinats entraîna une dizaine d'arrestations ; trois des maquisards ayant participé à cette opération furent arrêtés, puis exécutés à Rennes le [73]. Un procès tenu en 1947 entraîna pour ces deux crimes l'arrestation de deux autres personnes[74], qui furent condamnées à respectivement 15 et 10 ans de travaux forcés[66].

Ce maquis éclata au début de l'année 1944 en deux groupes, l'un, dirigé par Lucien Guenneau, restant dans le giron du Parti communiste clandestin, refusant désormais d'attaquer des cibles civiles, l'autre, "incontrôlé", comprenant notamment Jean Pennec, dit "Capo"[75], Georges Saint-Cyr, Simon Vigouroux, Joseph Scotet[76] et partisan d'actions beaucoup plus dures[77].

Le , Jean Guivarch[78] est tué et André Le Mignon gravement blessé (il décéda quelques mois plus tard) par une patrouille de feldgendarmes de Châteaulin à l'entrée du bourg de Spézet[79].

Le , onze résistants[80] arrêtés à Spézet le , sont fusillés à Rozangat en Lanvénégen après avoir été condamnés à mort par une cour martiale allemande siégeant dans l'école Sainte-Barbe au Faouët[81].

Dans la nuit du 8 au , les maquisards de Saint-Goazec-Spézet réceptionnèrent trois parachutistes Jedburgh de l'équipe Giles (le capitaine français Le Bel, le capitaine américain Bernard Knox et le sergent opérateur radio anglais Gordon Track), chargés d'encadrer les résistants locaux, sous l'autorité du général Éon[82] et de son adjoint le colonel Passy, parachutés à Kerien (entre Bourbriac et Saint-Nicolas-du-Pélem) dans la nuit du 4 au dans le cadre de la "mission Aloès" pour fédérer les actions des mouvements de résistance de Bretagne intérieure[83]. André Chabas, dit "Dédé le Parisien", est tué le à Poulodron en Châteauneuf-du-Faou lors d'une embuscade tendue par des parachutistes allemands de la 2e division commandée par le général Ramcke[79].

D'autres maquis se sont constitués en Bretagne à la même époque, notamment les maquis des Montagnes Noires (dit aussi maquis du Bois de Conveau), le maquis de Bubry[84] et Saint-Marcel dans le Morbihan et celui des cimes de Kerchouan en Saint-Bihy au début de 1944 dans les Côtes-du-Nord[85]. Un monument érigé à Gourin porte la mention "À la mémoire des résistants des Montagnes Noires, victimes du nazisme" : 92 noms y sont inscrits. Une plaque commémorative a été apposée dans le hameau du Fell en Spézet en 1993 :"50e anniversaire FFI-FTPF. Hommage au premier maquis de Bretagne créé au printemps 1943 entre Spézet et Saint-Goazec"[86].

L'après-seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat (Jean Bernard) originaire de Spézet a été tué pendant la Guerre d'Indochine et un (Yves Le Bloas) pendant la Guerre d'Algérie[54].

Les graves incendies survenus en 1976 provoquent, à l'initiative du maire Roger Thomas, la création d'un centre de secours, destiné principalement à lutter contre les incendies[87]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1803 1804 Lollier    
1808 1811 François Le Bloas[88]    
1811 1829 Laurent Le Bloas    
1832 1836 Jacques Maisonneuve[89]   Débitant de tabac
1844 1845 Le Moal    
1847 1873 Jean-Marie Ruppe   Époux de Thérèse de Latouche
1873 1880 Émile François Ruppe[90]   Petit-fils du maire précédent Jean-Marie Ruppe
1881 1884 François Marie Ruppe[91]   Frère du maire précédent Émile François Ruppe
1884 1885 Yves Cochennec[92]    
1885 1889 Charles Lollier    
1889 1900 Daniel Cochennec[93]    
1900 1919 Joseph Ollivet[94]   Cultivateur, propriétaire
1919 1924 François Nédélec[95]   Maître-carrier
1924 1944 Pierre Lohéac   Député
1944 1945 Pierre Denis Quintin    
1945 1947 Yves Noblet    
1947 1950 Larvor    
1950 1955 Joseph Coulouarn    
1955 1959 Roger Thomas    
1959 1971 Jean Lollier    
1971 1977 Roger Thomas    
1977 1983 Yves Boulouard    
1983 2008 Louis Rouzic    
2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Gilbert Nigen DVD Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Spézet est jumelée avec Roundwood en Irlande depuis 1986, date de la signature de la charte.

Des échanges scolaires ont été organisés jusqu'en 2010, principalement pour les classes de 4e et 3e du collège de l'Aulne, à Spézet.

Fin 2009, la place Roundwood a été inaugurée, en même temps que le nouveau pôle de la « Maison bleue » a été présenté[96]. La plaque a été dévoilée quelques mois plus tard en présence des jeunes Irlandais et de plusieurs acteurs incontournables de ce partenariat[97].

Parmi les évènements marquants de la relation entre Spézet et Roundwood, on compte le concert donné par les Chieftains dans la salle de la Crémaillère, en 1987, des échanges sportifs avec les Papillons bleus, ou encore la fête célébrant les 20 ans du jumelage en juillet 2006. En 2014, le bagad Osismi séjourne à Roundwood et se produit dans divers lieux du comté de Wicklow.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon Jean-Baptiste Ogée, en 1770 la paroisse comptait 2 400 habitants[98].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[99]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[100],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 798 habitants, en diminution de -1,43 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 531 2 559 2 703 2 987 2 631 2 793 2 797 2 782 2 958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 933 2 922 2 990 2 735 2 960 2 987 3 060 3 166 3 590
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 701 3 899 4 095 3 997 3 913 3 736 3 662 3 345 2 871
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 555 2 299 2 165 2 076 2 038 1 861 1 876 1 824 1 798
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[101] puis Insee à partir de 2006[102].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : Spézet a connu son pic démographique en 1911, la commune ayant gagné 1564 habitants entre 1793 et 1911 ( + 61,8 % en 118 ans), cette croissance étant particulièrement forte entre 1886 et 1911 ( + 1035 habitants en 25 ans). Par contre, depuis 1911, le déclin démographique est fort et constant, la commune ayant perdu 2297 habitants entre 1911 et 2014 ( - 56 % en 103 ans), Spézet se retrouvant en 2014 nettement moins peuplée qu'en 1793 (- 733 habitants par rapport à cette date) en raison de la forte émigration survenue depuis la fin du XIXe siècle et commune à l'ensemble de cette région des Montagnes Noires.

La population de Spézet est désormais vieillie : en 2014, les 0 à 19 ans représentaient 20,2 % de la population totale, alors que les 65 ans et + en représentaient 28,0 %. En 2014, la commune possédait 877 résidences principales, 171 résidences secondaires (14,6 % du total des logements) et 126 logements vacants (10,7 % du total des logements) ; les logements étaient presque tous (1153 sur un total de 1174 logements) des maisons individuelles. Les constructions neuves ou récentes y sont rares (en 2014 seuls 121 logements dataient de la période 1991-2011, soit 14,0 % du nombre total des logements.

La population continue à décliner, à cause d'un solde démographique négatif, le taux de mortalité (14,4 pour mille entre 2009 et 2014) étant nettement supérieur au taux de natalité ( 8,6 pour mille entre 2009 et 2014) ; par contre l'exode rural a pour l'essentiel pris fin, le solde migratoire étant même légèrement positif ces dernières années ( + 0,3 à + 0,4 % l'an entre 1999 et 2014)[103]. Les décès sont nettement supérieurs aux naissances : entre 2007 et 2015, l'on comptabilise 231 décès domiciliés pour seulement 124 naissances domiciliées[104].

Économie[modifier | modifier le code]

  • L'entreprise Coop Breizh dédiée à la culture bretonne.
  • Keltia Graphic.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame-du-Crann : elle st probablement antétieure à 1532, date souvent indiquée comme étant celle de sa fondation. C'est une des rares chapelles bretonnes à avoir conservé ses vitraux d'origine qui datent du milieu du XVIe siècle (ils sont dus à Vincent Desportes, alors maître-verrier à Châteauneuf-du-Faou) et sont célèbres pour cette raison[105] et la chapelle possède aussi des bas-reliefs et des retables ) et son ossuaire ;
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
L'église paroissiale Saint-Pierre, vue extérieure d'ensemble
  • Manoir de Menez Kamm (où vécut la journaliste et aventurière Vefa de Saint Pierre) ; ce fut aussi dans la décennie 1970 un lieu fréquenté par toute une génération de militants et de sympathisants du renouveau de la culture bretonne, où de nombreux artistes ont fait leurs débuts.
  • Manoir de Toullaëron, situé à 279 m d'altitude, près du col de Toullaëron et entouré du bois de Toullaëron ; c'est un ancien relais de chasse construit au XIXe siècle[106].
  • Manoir du Bois-Garin : ce manoir existait déjà au XVe siècle, mais fut victime d'un incendie en 1675 et reconstruit au début du XVIIIe siècle[107].
  • Église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, consacrée en 1719[108] et son ossuaire ;
  • Panorama du roc de Toull al Laëron ;
  • Éperon rocheux de Kudel (Cudel) ;
  • Alignement des menhirs du « Bois du Duc » ;
  • Allée couverte de Kerbasquet.
  • Les fontaines : la fontaine de Saint-Éloi (en fait elle honore saint Alor, ancien évêque de Cornouaille) est à proximité de la chapelle Notre-Dame-du-Crann ; celle de Saint-Adrien (Sant Rienen breton) à proximité de l'ancienne chapelle du même nom : ce saint était invoqué pour obtenir la guérison des maux de ventre chez les enfants[109].

Groupes culturels[modifier | modifier le code]

  • Brug Ar Menez : cercle celtique de Spézet, qui évolue en catégorie excellence, soit la plus haute, de la fédération Kendalc'h.
  • Le bagad Osismi Speied, du nom du peuple des Osismes qui vivait dans un territoire correspondant plus ou moins à l'actuel Finistère, est créé en 2003 et participe au Championnat national des bagadoù depuis 2006 et a accédé à la troisième catégorie en 2017.

Structures[modifier | modifier le code]

  • Le manoir du Menez Kamm qui est dans la années 1970 un haut lieu de la création culturelle bretonne.
  • L'entreprise Coop Breizh, dédiée à la culture bretonne, a son siège social dans la commune.

Divers[modifier | modifier le code]

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Événements[modifier | modifier le code]

Un « pardon au beurre » se déroule encore dans cette commune. Il est marqué par la fabrication de mottes de beurre particulièrement volumineuses sculptées à l'ancienne[111]. Depuis quelques années, sous l'impulsion de Claire Arlaux, le Musée du beurre a ouvert ses portes sous la verrière de la Maison bleue récemment restaurée, en plein centre du bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Ruppe, né le à Spézet et décédé le à Spézet, après avoir suivi des études chez les Pères du Saint-Esprit à Langonnet, devint soldat et accéda au grade de sergent-major. Tenant une auberge-restaurant, il fut maire de Spézet entre 1881 et 1885, puis receveur-buraliste. Il composa des chansons populaires en langue bretonne[112].
  • Eugène Hénaff (1904-1966), homme politique.
  • Pierre Lohéac (1893-1964), homme politique.
  • André Cloarec (1937-1998), coureur cycliste professionnel. Participation au tour de France de 1961. Ses parents sont nés à Spézet et demeuraient à Petit-Couronne (76). Licencié au club de l'Auto-Cycle-Sottevillais avec J.Anquetil.
  • Didier Wampas (1962), auteur-compositeur-interprète français. Sa mère étant de Spézet, il y a passé plusieurs de ses vacances d'enfance. En 2003, son groupe Les Wampas y organise un concert gratuit. Une salle communale de Spézet porte le nom « Wampas ».
  • Jean Boudehen (1939-1982).Ses parents sont de Spézet et demeuraient à Petit-Couronne. Médaille d'Argent en canoë-kayak aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964 et aussi champion du Monde de descente en 1969 à Macon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/spezet/montagnes-noires-la-vierge-retrouve-son-panorama-30-04-2013-2087906.php
  2. Journal L'Ouest-Éclair no 14715 du 21 février 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k500992n/f13.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=64378;0
  3. F.Favereau, Du Penkawr moyen-gallois au géant breton de légende Gewr, (Re)Oralisierung, H. Tristram (ed.), ScriptOralia no 84, 1996, Tübingen (p. 361-377, 1996)
  4. Gouven Péron, Un géant nommé Spézet, Cahiers du Centre Généalogique et Historique du Poher, no 26, octobre 2009 (p. 48-52)
  5. Selon la tradition, ces pierres seraient le séjour expiatoire de ceux qui auraient commis des crimes par le passé, voir "Revue de folklore français", mars 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5831992d/f92.image.r=Sp%C3%A9zet
  6. En fait cette allée couverte se trouve sur le territoire de la commune de Roudouallec
  7. A. Jarno, Les mégalithes de la commune de Spézet, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f71.image.r=Sp%C3%A9zet
  8. Joseph Déchelette, "Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. II, Archéologie celtique ou protohistorique", 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6105771g/f69.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=64378;0
  9. Paul du Chatellier, Exploration des tumulus des Montagnes Noires (Finistère), "Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2033297/f312.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=2875550;4
  10. Édouard Vallin, Voies romaines de la Cornouaille, "Bulletin archéologique de l'Association bretonne", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074691/f257.image.r=sp%C3%A9zet?rk=5429211;2 et René Kerviler, "Armorique et Bretagne : recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes, publiées de 1873 à 1892. Armorique", 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f297.image.r=Kerviler%20Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  11. http://www.mairie-spezet.fr/index.php/fr/decouvrir-spezet/histoire.html
  12. a et b http://www.infobretagne.com/spezet.htm
  13. M. de Blois, Circonscription féodale de l'ancien comté de Cornouaille et fief épiscopal, " Bulletin archéologique de l'Association bretonne", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074691/f212.image.r=sp%C3%A9zet?rk=5429211;2
  14. La seigneurie de Kergorlay ou Guergorlay, une juveigneurie du Poher, dépendait au XIVe siècle de la maison de Montfort-Gaël et s'étendait au XVe siècle sur la totalité des paroisses de Motreff, Spézet, Laz et Trégourez, ainsi que sur des parties de celles de Saint-Goazec, Châteauneuf-du-Faou, Saint-Hernin et Plévin, voir http://www.motreff.fr/accueil_motreff/la_commune/historique
  15. Selon Bertrand de Boussillon, " La Maison de Laval, 1020-1605 : étude historique, accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré", tome 4, 1895-1904, le document se trouve aux archives du département de Loire-Atlantique, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5535136j/f214.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  16. Marie-Thérèse-Armande-Frédérique de Saisy de Kerampuil, comtesse du Laz, "Généalogie de la maison de Saisy de Kerampuil , suivie de pièces justificatives et complémentaires. (20 juillet 1896)", 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55351888/f54.image.r=Boisgarin?rk=107296;4
  17. Chanoine Jean Moreau, "Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la Ligue en Bretagne", consultablehttp://books.google.fr/books?id=5bsaAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Landeleau+histoire&source=bl&ots=BihIjQA9DA&sig=AWIpHydgqFXFNb0bTm50wTbz4CY&hl=fr&ei=bb-RTK6fF9jPjAf6tvSbBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CB0Q6AEwAziEAg#v=onepage&q=Landeleau&f=false
  18. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne, disponible sur Wikisource.
  19. Duparc Rouxel était un cousin d'Henry Porcher
  20. Henry Porcher, greffier et notaire des juridictions de Guergorlay, Pommerit et Lesloc, seul débitant de vin à Spézet, fermier d'impôts et de droits seigneuriaux, type même du gabeleur
  21. Révolte du papier timbré en Bretagne (1675), "Actes. 1, L' Élevage. Démographie. Insurrections populaires du 92e Congrès national des sociétés savantes", 1967, Srasbourg et Colmar, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62459592/f358.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=4377704;0
  22. Jean-François Boëdec, Histoire secrète des Montagnes Noires, éditions des Montagnes Noires, (ISBN 978-2-9193-0528-5)
  23. S. Ropartz, Les archives du château de Kerlouet. Extrait des mémoires d'un recteur breton. 1791, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1877
  24. Jean François Nicolas Magon, né en 1730, fils de Jean-Baptiste Magon, seigneur de la Giclais (près de Saint-Malo), brigadier des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis. Une des filles de Jean François Nicolas Magon, Marie Anne Élisabeth Magon, née en 1763 au château de Boisgarin, devint par son mariage clandestin célébré en 1779 princesse de Carignan, voir Alcius Ledieu, "Les Étrangers en Picardie. Les princes de Savoie-Carignan derniers seigneurs de Domart-sur-la-Luce", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5546012c/f30.image.r=Sp%C3%A9zet
  25. a, b et c Annick Le Douguet, Violence au village. La société finistérienne face à la justice (1815-1914), PURennes, (ISBN 978-2-7535-3294-6)
  26. a et b H. Diverrès, "Notice sur la commune de Spézet", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, Imprimerie A.Caen, Quimper, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934.image.hl.r=Carhaix.f359.langFR
  27. personnes en âge de communier
  28. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", volume 4, Nantes, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og
  29. Marie Jeanne de Roquefeuil de Bars, mariée le au château de Bois-Garin en Spézet avec Charles Balthasar de Roquefeuil de Cahuzac, né le au château de Livers à Salles (Tarn), capitaine de vaisseau, émigré et fait prisonnier lors de l'expédition de Quiberon, exécuté le à Vannes
  30. "Histoire de la Bretagne et des pays celtiques de 1789 à 1914", Skol Vreizh, 1980
  31. J. Baudry, "Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790)", tome 1, 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816873q/f98.image.r=Sp%C3%A9zet
  32. "Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f434.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=21459;2
  33. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, Quimper, (réédition) "Société archéologique du Finistère", (ISBN 2-906790-04-4)
  34. Louis Petit, "Liste générale des déportés par la loi du 19 fructidor, an V", consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41342s/f27.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=2424904;4
  35. Rapport du juge d'instruction Joly, dans une lettre écrite au procureur général de Rennes, en date du
  36. Jean-Baptiste Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjm4Jbz1_nOAhXGKMAKHURoBJoQ6AEIHjAA#v=onepage&q=Sp%C3%A9zet&f=false
  37. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1868, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565213q/f509.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=64378;0
  38. Journal La Croix, n° 3141 du 9 août 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2134224/f3.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=64378;0
  39. Il s'agit du comte Georges de Cacqueray-Valolive, né le à Angers et décédé le à Spézet
  40. Simon de Lorgeril, "Compte-rendu et procès-verbaux de l'Association bretonne, Classe d'agriculture", 1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5727827t/f248.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=2510742;0
  41. a et b Anatole Le Braz,Une nuit des morts en Basse-Bretagne, "Revue des deux mondes : recueil de la politique, de l'administration et des mœurs", novembre 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75547n/f156.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  42. Journal Le Figaro, supplément littéraire du dimanche, no 44 du 2 novembre 1895, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272832w/f1.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=21459;2
  43. Journal Le Radical no 46 du 15 février 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7622873p/f3.image.r=Tr%C3%A9gourez.langFR et journal Gil Blas no 7661 du 8 novembre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7535931n/f3.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=42918;4
  44. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 30 octobre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6390551/f3.image.r=Motreff?rk=450646;0
  45. Journal Le Journal n° du 17 novembre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7623328f/f5.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=300430;4
  46. Anatole Le Braz, "La légende de la mort chez les Bretons armoricains", tome 1, Paris, 1920
  47. Gustave Geffroy, La Bretagne du centre, "Le Tour du monde", 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34446z/f187.image.r=Sp%C3%A9zet
  48. En vertu du Concordat de 1801, les prêtres étaient payés par l'État
  49. Journal La Lanterne, n° 3 154 du 9 décembre 1885, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75049763/f4.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=214593;2
  50. Journal La Lanterne n° 9 264 du 3 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75104891/f1.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=150215;2
  51. Journal La Justice n° 9 64 du 21 août 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k826557p/f1.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=21459;2
  52. Journal Le XIXe siècle, no 14 834 du 22 octobre 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7573176z/f3.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=193134;0
  53. "Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation", n° du 2 avril 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5464145s/f4.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=21459;2
  54. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29278&pays=France&dpt=29&idsource=35511&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  55. Journal L'Ouest-Éclair no 8307 du 13 juillet 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4962533/f10.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=1587990;4
  56. Journal Le Petit Parisien no 18762 du 12 septembre 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k607267g/f3.image.r=Sp%C3%A9zet?rk=85837;2 et journal L'Ouest-Éclair no 9757 du 12 juillet 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4978461.r=Sp%C3%A9zet?rk=729617;2
  57. Le village de Trédudon-le-Moine en Berrien (Finistère) a toutefois le titre de "Premier village résistant de France", qui lui fut décerné après la Libération par l'état-major FTPF, car des armes y furent cachées par Pierre Plassart, un dirigeant local de l'Organisation spéciale, avec la complicité de la population, et le village servit de dépôt d'armes, de lieu de refuge et de réunions clandestines pour les dirigeants des FTPF, voir http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003687
  58. http://www.richardferrand.fr/wp-content/uploads/2013/04/CHATEAULIN_2013.0430_20.pdf
  59. Daniel Trellu, né le à Quéménéven, décédé le à Port-de-Carhaix en Carhaix, instituteur, dit "colonel Chevallier" dans la Résistance, de Quéménéven, responsable du Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France dans le Finistère et de l'Organisation spéciale. Après la Seconde Guerre mondiale, Daniel Trellu fut professeur de français dans un lycée de Quimper. Il quitta le Parti communiste français en 1984.
  60. http://bugalesantwoazec.blogs.letelegramme.com/archive/2009/05/16/le-circuit-des-steles-le-plan.html
  61. http://www.lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/sites/lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/IMG/pdf/heros_et_martyrs_de_la_liberation.pdf
  62. Yves et Jean Bevin, Jean Pennec, Auguste Delon
  63. Roger Signor, Noël Callec, Georges Saint-Cyr, Joseph Quillien, Étienne Tallec, Pierre Cadiou, André Le Mignon, Charles Mazeau
  64. "Résistants et maquisards dans le Finistère, témoignages", ouvrage collectif, Les amis de la Résistance du Finistère - ANACR, éditions Keltia Graphic, 2008 [ (ISBN 2353130305)] et http://bugalesantwoazec.blogs.letelegramme.com/archive/2013/09/19/temp-d4e6d273135e41e0479adf51a66d87b2-469224.html
  65. http://francaislibres.over-blog.com/article-avec-yves-le-page-le-dernier-combattant-et-resistant-disparait-pleyben-86814851.html
  66. a et b Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la Résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 [ (ISBN 978-2-916579-52-8)]
  67. René Galand, War hentoù an Tremened, revue AL Liam no 333, 2002 (citation traduite du breton)
  68. http://piquetjm.ns5-wistee.fr/cybervillage/viewtopic.php?t=25
  69. Ancien membre de l'Action française avant la guerre, le baron était membre du Parti national breton
  70. Ce "Tribunal de salut public", qui tient ses séances clandestinement dans un hangar, condamne à mort sans débat contradictoire en leur absence et sans que les accusés aient d'avocat pour les défendre, voir Joseph Oliviéro, Christian Perron, Yannick Pierron, "Résistances et maquis en centre Bretagne, la vie d'un village de 4880 à nos jours", Liv'éditions, 1997 (ISBN 2-910781-56-9)
  71. Rosine Kersulec, née le à Scaër, fut arrêté puis déportée le dans des camps de concentration, en particulier à Ravensbrück et Mauthausen où elle fut libérée le , voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-k.htm
  72. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html et http://www.gillespichavant.com/blog/2011/03/01/resistance-monument-des-martyrs-du-steir-poulguen-a-penmach/
  73. Yves Manac'h, de Plestin-les-Grèves ; Yves Pages, de Loqueffret, Jean Le Floc'h, de Plévin
  74. Raphaël Quevesseur, marin-pêcheur à Locquémeau et Charles Mazeau, marin-pêcheur à Camaret
  75. Né le à Camaret-sur-Mer, voir http://lesamisdelaresistancedufinistere.com/page96/page18/page113/index.html
  76. Dit "Job la Mitraille", originaire de Spézet, devint le chef du maquis des Montagnes Noires et fut mortellement blessé par les Allemands le 6 mai 1944
  77. Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la Résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 (ISBN 978-2-916579-52-8) http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html
  78. Jean Guivarch, né en 1921 à Châteauneuf-du-Faou, voir http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=5075344
  79. a et b http://www.lesamisdelaresistance56.com/images/PDF/ami/Ami_Entends_Tu_N85.pdf
  80. Yves Bloas, Pierre Clech, Michel Clech, Jean-Marie Clech, Jacques Guéguen, Jean Guillou, Jean Jaouen, Louis Lollier, Jean Le Roux, tous dix de Spezet, et Jean Le Goff de Saint-Goazec, voir http://breizh2952.e-monsite.com/pages/mes-pages/monuments-aux-fusilles-commune-de-lanvenegen.html
  81. http://lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-155.pdf
  82. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=67421
  83. http://www.almrd22.fr/IMG/pdf/i20_Une_liberation_rapide_et_installation_des_nouvelles_autorites.pdf
  84. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html
  85. http://almrd22.fr/IMG/pdf/h17_Lutte_armee_dans_l_ouest_et_repression_allemande.pdf
  86. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-152.pdf
  87. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/spezet/caserne-des-pompiers-inauguration-en-grande-pompe-19-04-2010-877530.php
  88. François Le Bloas, né le à Cléden-Poher
  89. Jacques Maisonneuve, né le à Rosporden, décédé le à Spézet
  90. Émile François Ruppe, né en 1847 à Spézet
  91. François Marie Ruppe, né en 1852 à Spézet
  92. Yves Pierre Cochennec, né le à Saint-Hernin, décédé le à Spézet
  93. Daniel Cochennec, né vers 1844
  94. Joseph Marie Ollivet, né le à Spézet
  95. François Nédélec, né le à Plouguer
  96. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/spezet/municipalite-inauguration-de-la-placette-de-roundwood-28-12-2009-717882.php
  97. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/spezet/jumelage-une-place-baptisee-pour-feter-25-ans-d-amitie-27-04-2010-889032.php
  98. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de Bretagne, première édition, tome II, page 148
  99. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  100. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  101. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  102. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  103. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-29278
  104. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-29278#chiffre-cle-10
  105. http://www.infobretagne.com/spezet-chapelle-notredameducrann.htm
  106. http://manoirdetoullaeron.webnode.fr/le-manoir/
  107. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-bois-garin-spezet
  108. Longuement décrite dans H.Diverrès, "Notice sur la commune de Spézet", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, imprimerie A.Caen, Quimper, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934.image.hl.r=Carhaix.f359.langFR
  109. http://fontaines.bretagne.free.fr/presentation.php?id=351
  110. « Discographie », sur Site Officiel des Wampas (consulté le 14 octobre 2014)
  111. Ouest-France, 10 septembre 2006.
  112. J. Ollivier, Catalogue de la chanson populaire bretonne sur feuilles volantes (suite) (Léon, Tréguier, Cornouaille), "Annales de Bretagne", année 1939, volume 46, page 204, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1941_num_48_1_1805?_Prescripts_Search_tabs1=standard&