Bureau confédéral de la Confédération générale du travail
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Le bureau confédéral de la Confédération générale du travail est l'organisme national qui gère et organise l'action de la Confédération générale du travail française. Avec le « secrétaire général » de la Confédération, qui en est membre d'office, il assure la continuité de la direction de l'organisation syndicale. Ses membres, selon les périodes, sont nommés « secrétaire-adjoint » ou « secrétaire » de la CGT. Le « trésorier » (ou « administrateur ») fait partie de cette instance.
À la suite du 53e congrès (), il comprenait dix membres[1], âgés de 41 à 59 ans : Sophie Binet (secrétaire générale), Nathalie Bazire, Laurent Brun, Catherine Giraud, Sébastien Menesplier, Boris Plazzi, Gérard Ré, Mireille Stivala, Thomas Vacheron et Céline Verzeletti.
Le , le Comité confédéral national élit quatre nouveaux membres au bureau confédéral, portant à quatorze[2] le nombre de ceux-ci, nombre inédit depuis 2003 : Denis Gravouil, négociateur de l'assurance-chômage est chargé de l'ensemble de la protection sociale et professionnelle ; Myriam Lebkari, chargée de l'égalité homme-femme et des violences sexistes et sexuelles ; Sandrine Mourey, chargée de la démocratie sociale et de la négociation collective ; David Gistau, chargé de l'organisation et de la structuration syndicales.
Rôle et fonctionnement du Bureau confédéral
[modifier | modifier le code]Mode de désignation
[modifier | modifier le code]Les statuts actuels de la CGT
[modifier | modifier le code]Adoptés lors du 51e congrès (), les statuts qui règlent la vie de la première organisation syndicale française[3] traitent en leur titre 3, « Vie et activités confédérales », des organismes de direction de la CGT[4],[5] :
- article 26 : « La direction de la confédération est exercée démocratiquement (…) au travers
- du congrès confédéral ;
- du Comité confédéral national ;
- de la Commission exécutive ;
- du Bureau confédéral. »
L'article 30 traitant du bureau confédéral est le plus court : 25 lignes soit une demi-colonne d'un « titre » dont les 3 premiers articles sont développés sur 7 colonnes.
Les membres du Bureau confédéral de la CGT, appelés aussi, à tort théoriquement, « secrétaires de la CGT » sont :
- « choisis dans la Commission exécutive et proposés par elle », pour « être élus par le Comité confédéral national (CCN) », qui désigne parmi eux un(e) secrétaire général(e) et un administrateur.
Le CCN est l'organisme « souverain entre deux Congrès », représentatif de toutes les fédérations professionnelles et unions départementales (UD) qui composent la CGT. Entre les Congrès, le CCN peut élire de nouveaux membres du bureau confédéral. C'est ainsi qu'en 1997 Bernard Thibault, déjà membre de la CE, est appelé au bureau confédéral de la CGT. Il en est de même en 2015[6], après la démission de Thierry Lepaon et de l'ensemble du bureau. La CE élue lors de chaque Congrès « assure la direction de la CGT et la conduite de l'action confédérale ». Pourtant si la CE se réunit « au moins une fois par mois », c'est « sur convocation du Bureau confédéral ». Ce mode de désignation et de gouvernance interne, très normé[7], résulte de l'histoire de la Confédération générale du travail.
Historique
[modifier | modifier le code]Le Bureau confédéral de la CGT n'est pas prévu par les textes mis en débat et adoptés au Congrès fondateur de la Confédération générale du travail tenu à Limoges, en septembre 1895 : l'Administration et la correspondance intérieure incombent au « Conseil national » de la nouvelle organisation syndicale[8]. Seule la fonction du trésorier « désigné par le Conseil national » est clairement mentionnée. Cependant des tâches précises et « non limitatives » sont attribuées à ce Conseil national, dont :
- secrétariat du conseil fédéral, archives ;
- rapports extérieurs, correspondance étrangère ;
- trésorerie et comptabilité ;
- statistique du travail ;
- (…) propagande syndicale et fédérale industrielle ;
- unification de l'action corporative ; etc.
Le de la même année, 3 militants sont désignés à des responsabilités, dont on peut dire[9] qu'ils forment « le premier bureau confédéral ».
Les congrès suivants, confrontés à l'absence d'un centre de décision, tentent de mieux définir le rôle d'une direction. Lors du 4e congrès, tenu à Rennes en 1898, les débats font apparaître de fortes tensions entre le secrétaire général de la Confédération, A. Lagailse, et le secrétaire de la fédération des Bourses, Fernand Pelloutier. Lagailse remarque que le secrétaire général qu'il est ne perçoit aucun émolument et que c'est son appartement qui lui sert de bureau[10]… De nouveaux statuts sont adoptés[11], où figure un « bureau du comité confédéral », dont la tâche n'est pas définie car il ne sert qu'à l’administration interne du comité confédéral. Les autres membres du comité confédéral, organisme très large (pléthorique ?) qui compte plus de cent délégués (trois par syndicat national, deux par fédération, un par syndicat local…) se répartissent en commissions : propagande, arbitrage, législation, grèves, statistique, journal, administration.
Le 5e congrès, qui se tient à la Bourse du travail de Paris en septembre 1900 a lieu alors que le secrétariat général a changé de tête, non sans une période transitoire embrouillée. Il ne doit sa tenue que grâce au « concours infatigable des militants des Bourses du travail et de l'Union départementale de La Seine ».
Le Bureau confédéral n'apparaît comme tel, Bureau confédéral de la CGT et non plus bureau du conseil fédéral, que dans les Statuts de la CGT adoptés lors du 6e Congrès tenu à Lyon en 1901. Leur article 4 prévoit[12.1] : un bureau composé de 5 membres, choisis par le Comité confédéral[note 1] parmi ses membres :
- un secrétaire, aux appointements de 3 600 francs par an.
- un secrétaire-adjoint, (idem)
- un trésorier, (idem)
- un trésorier-adjoint, (idem)
- un archiviste, (idem).
- Les autres membres pourront être indemnisés en raison de leurs travaux et de leurs déplacements.
L'année suivante, le 7e Congrès, Montpellier 1902, modifie la composition du Bureau confédéral. C'est l'article 5 des statuts adoptés en 1902, qui régit celui-ci[12.2] jusqu'à la guerre de 1914. Prenant acte des deux composantes désormais réunies dans la CGT : « la Section des Fédérations de métiers et d'industries », et la « Section la Fédération des Bourses du travail », l'article 5 institue trois commissions permanentes ainsi qu'il suit :
- Commission du journal ;
- Commission des grèves et de la Grève Générale[note 2] ;
- Commission de contrôle.
(…)
Le bureau confédéral est formé par la réunion des bureaux des deux sections et du secrétaire de chaque commission. Le secrétaire de la Section des Fédérations d'industries et de métiers aura le titre de secrétaire général de la CGT.
Quand la Fédération des Bourses du travail disparait après 1918, le Bureau confédéral reste composé de 5 membres : le secrétaire général, un secrétaire administratif, deux secrétaires adjoints, un trésorier. « Des délégués permanents pourront être adjoints au Bureau confédéral par décisions du CCN », précisent les statuts, tels qu'ils ressortent du 17e Congrès, Paris 1923.
Le Congrès suivant, en 1925, ajoute aux statuts un « règlement intérieur », composé de trois articles, répartissant le travail du « Bureau de la CGT ». Il devait permettre de discerner qui fait quoi, et de borner l'activité des membres du Bureau par rapport aux autres instances statutaires, Commission Administrative et Comité confédéral national.
- Le secrétaire général est chargé de diriger toute l'action confédérale ; il représente la CGT à l'Internationale.
- Le secrétaire administratif assure la liaison entre les différents services du siège, et supplée, en cas d'absence, le secrétaire général.
- Les deux autres secrétaires adjoints assurent respectivement les relations avec les Fédérations et les Unions (départementales).
- (…)Le Bureau confédéral coordonne les renseignements reçus et la C.A. organise la propagande.(…) Le Bureau confédéral assure par voie de délégation, l'administration et la direction politique du journal Le Peuple(…) s'occupe de la documentation et de la bibliothèque, organise l'édition de brochures et d'ouvrages à destination des militants, et les moyens d'éducation des syndiqués.
L'essentiel pourtant vient à la fin : Utilisant les circonstances, il organise des semaines d'agitation et de propagande sur des sujets d'actualité, et les prépare par des campagnes d'affiches et de presse[13].
Effectif variable
[modifier | modifier le code]Le Bureau confédéral est devenu au fil du temps, une structure permanente et la réelle instance décisionnelle de la Confédération. 4 articles des statuts de la CGT énonçaient, jusqu'en 1995 les principes de son fonctionnement. Son effectif varie en fonction de critères mal définis. De 5 membres en 1920, le Bureau confédéral était composé de 8 membres en 1936. En effet le Congrès de réunification CGT-CGTU, réuni à Toulouse du 2 au , se penche sur des nouveaux statuts. Ils définissent le rôle et le mode désignation de toutes les instances confédérales : le Comité confédéral national (CCN) aux articles 5 et 6, la Commission Administrative (CA), forte de 35 membres, aux articles 7 et 8, et le « Bureau de la Confédération » par 3 articles, 9, 10 et 11[14]. Nommé (article 9) par le Comité confédéral national, après chaque Congrès :
- Il est composé de huit membres : une secrétaire général, un trésorier et six secrétaires adjoints. Des délégués permanents pourront être adjoints, par décision du CCN
L'article 11 fixe la modalité des appointements de membres du Bureau, tandis que l'article 10 définit leurs obligations, sur lesquelles il va être revenu infra. Le nombre s'accrut à 13 membres après la Libération, pour permettre une représentation égale des deux courants qui composaient une CGT sans cesse en proie à divisions (1922, 1939) puis réunifications (1936, 1943). La scission de 1947 et le départ des dirigeants du groupe Force ouvrière[15] n'entraina pas une diminution sensible du nombre des membres du Bureau confédéral. Les 5 partants furent remplacés par 5 nouveaux venus, tous non communistes afin de préserver nominalement une parité[note 3] entre communistes et non communistes. Cette parité, qui relevait d'une part de fiction tant certains sympathisants étaient proches du PCF principale force de la gauche durant les trente-cinq années qui suivent la Libération de la France, eut cours jusqu'à la fin des années 1980. Elle mettait en évidence le fait que l'assise de la CGT fut toujours plus large que l'audience du PCF, même s'il lui fournissait une forte proportion des dirigeants intermédiaires, dans les fédérations professionnelles, les unions départementales et l'appareil central. Elle explique, pour une part, le gonflement des effectifs du Bureau confédéral[16] jusqu'aux années 1990. De 13 membres en 1955, le Bureau passe à 14 membres en 1965, 15 membres en 1969, 16 en 1975.
Secousses des années 1980
[modifier | modifier le code]À partir des années 1980 pourtant, le nombre, longtemps stabilisé à 16 membres, atteint les 18 membres en 1985, alors que la décrue des adhérents s'accélère. Cette inflation traduit les difficultés des débats internes à la CGT : la vitrine pluraliste que représente le Bureau confédéral doit en effet s'élargir pour être représentative de toutes les sensibilités « politiques » qui traversent la gauche française. Les nominations, entre les Congrès par le CCN, de nouveaux membres parent aux démissions qu'entrainent les désaccords de plusieurs membres du Bureau[note 4] sur les orientations de la CGT, jugées trop proches de la direction du Parti communiste, en particulier en matière internationale, où les orientations de la FSM suivent au plus près la ligne de la politique extérieure des dirigeants soviétiques. Le retrait de Pierre Gensous du secrétaire général de la FSM en 1978, semble à certains, un contre-feu trop faible face aux événements de Pologne, à l'intervention en Afghanistan et aux musèlement des syndicats dans les « pays de l'Est ».
Évolutions récentes
[modifier | modifier le code]Après le tournant de 1989, le Bureau confédéral a tendance à décroître. Il atteint l'étiage de 10 membres en 2003. Lors du Congrès tenu en 2006, il est composé de 12 membres. Il y a toujours une règle de parité dans la désignation de ses membres. Mais le critère de l'appartenance politique supposée a fait place à l'égalité femmes / hommes. Il y a actuellement parité exacte : 6 femmes et 6 hommes dans l'organisme dirigeant de la CGT. Il y a aussi parité à l'échelon inférieur, dans la Commission exécutive (CE) de 54 membres.
Lors du 49e Congrès, tenu en 2009, la tendance constatée depuis la fin du siècle précédent s'est accélérée, puisque le Bureau confédéral n'est formé que de huit membres, à parité hommes/femmes. Certains observateurs[17] y voient une « reprise en main » face à une structure « anarchique ». Ils notent toutefois que ce n'est plus au Bureau confédéral que les grandes décisions sont prises, comme l'a montré l'épisode du référendum de 2005, où la Commission exécutive désavouait une proposition de non consigne de vote émise par la Direction confédérale. Ils notent aussi la tendance à l'accroissement de collaborateurs du secrétaire général[18], dont l'expertise sur certains dossiers permettrait une aide plus efficace à la prise de décision.
Les événements sociaux de l'année 2010 semblent confirmer cette analyse.
Incompatibilité avec un mandat électif
[modifier | modifier le code]Version 1995 des statuts
[modifier | modifier le code]Tout ce qui est énoncé ci-dessus relève de l'observation historique. Le 45e congrès de la CGT, Montreuil 1995, a apporté une énième version à des statuts qui évoluent en fonction des évolutions du salariat et des difficultés de l'organisation à étendre son champ de syndicalisation hors de ses « bastions » traditionnels. Le Bureau confédéral n'a plus droit qu'à un article dans les statuts de la CGT, l'article 30, qui contraint les membres du Bureau confédéral à son strict respect. Héritage de la Charte d'Amiens de 1906, qui s'est imposé d'ailleurs à l'ensemble des centrales syndicales françaises, il stipule que : « Les membres du Bureau Confédéral ne peuvent être élus à un mandat national, électif même non rétribué, sans être considérés comme démissionnaires du Bureau Confédéral ». Cette séparation entre la responsabilité syndicale et un éventuel mandat électif est cependant, dans sa forme actuelle, très en retrait sur celle qui avait eu cours dans le passé.
Article 10 de 1936
[modifier | modifier le code]Lors de la préparation de la réunification syndicale, qui intervint lors du 24e congrès à Toulouse en , cette question avait été l'une des plus débattues entre les « confédérés » et les « unitaires » de la CGTU. Le vote « d'étape » au Congrès sur les incompatibilités des mandats syndicaux et politiques donnait à voir un clivage fort :
- Vote du Congrès de Toulouse pour les incompatibilités[19] : pour 3 641 syndicats (150 syndicats portant 400 voix ne prennent pas part au vote) disposant de 8 051 voix l'incompatibilité recueille l'approbation de 2 569 syndicats et 5 508 voix, alors les votes contre se comptent à 1 035 syndicats et 2 411 voix. 41 syndicats (132 voix) s'abstiennent.
Finalement l'unanimité se fait[note 5].
Les statuts finalement adoptés étaient bien plus contraignants que les précédents : des 3 articles dédiés au Bureau confédéral l'article 10, qui reprenait les thèses de Léon Jouhaux et de ses camarades confédérés, visait alors particulièrement les communistes. Que disait cet article ? - Les membres du bureau confédéral ne pourront faire acte de candidature à une fonction politique ni appartenir aux organismes directeurs d'un parti politique. Leur acte de candidature aux fonctions décrites ci-dessus entraînera ipso-facto leur démission du bureau confédéral.
Mais en 1945, les socialistes de la SFIO en pâtirent aussi : plusieurs d'entre eux furent écartés du Bureau confédéral en raison d'une fonction élective. Ainsi Albert Gazier, élu député en à la première Assemblée constituante démissionnait du Bureau de la CGT. Pour se conformer à cette injonction en 1936, spectaculairement Benoît Frachon, promu au Bureau confédéral de la CGT, se retirait, officiellement tout au moins, du Bureau politique du Parti communiste. Julien Racamond faisait de même en quittant le comité central[note 6].
Pratique entre 1948 et 1996
[modifier | modifier le code]Le départ en 1947 des partisans de Force ouvrière (CGT-FO) changeait la donne, même si cela fut enregistré, « sur le papier », avec un temps de retard. En 1956, quatre membres du Bureau confédéral[20], Benoît Frachon, Léon Mauvais, Gaston Monmousseau et Henri Raynaud figuraient à nouveau sur la liste des membres du Comité central du PCF. Une cinquième Madeleine Colin y faisait un bref passage. Les deux premiers nommés étaient aussi membres du bureau politique, la plus haute instance de ce parti politique. Jusqu'en 1996, il était de coutume que siègent ainsi au Bureau confédéral de la CGT des dirigeants communistes. Tels furent les cas des secrétaires généraux Georges Séguy, Henri Krasucki et Louis Viannet. Depuis 1996, année où deux membres du Bureau confédéral, Louis Viannet et François Duteil quittèrent le bureau politique du Parti communiste français, il semble que le non-cumul des deux fonctions devienne une règle, même si rien dans les statuts du syndicat ne l'oblige.
Composition du Bureau confédéral
[modifier | modifier le code]Récapitulatif
[modifier | modifier le code]| Année | 1992 | 1995 | 1999 | 2003 | 2006 | 2009 | 2013 | 2016 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ville | Montreuil | Montreuil | Strasbourg | Montpellier | Lille | Nantes | Toulouse | Marseille | Dijon |
| Nombre d'adhérents | 630 000 | 641 200 | 654 000 | 685 200 | 709 000 | 654 500 | 682 800 | 676 600 | 664 300 |
| Nombre de mandats | 478 622 | 466 320 | 448 662 | 520 221 | 571 067 | 587 249 | 603 948 | ||
| Nombre de votants | 470 040 | 420 724 | 459 911 | 445 064 | 516 496 | 568 050 | 583 943 | 598 427 | |
| Nombre de votes exprimés | 462 218 | 406 928 | 432 463 | 416 857 | 476 038 | 531 628 | 501 707 | 506 630 | |
| Nombre de votes « pour » | 458 695 | 402 509 | 418 634 | 341 662 | 368 414 | 462 486 | 344 443 | 359 492 | |
| % d'approbation | 95,8 % | 95,7 % | 89,8 % | 74,6 % | 76,2 % | 70,8 % | 80,8 % | 59,0 % | 59,5 % |
Avant 1918
[modifier | modifier le code]1895-1906, les temps fondateurs
[modifier | modifier le code]Après le 2e Congrès, 14-, tenu à Tours, A. Lagailse est reconduit dans ses fonctions, alors qu'un nouveau trésorier, J. Garcin, de la fédération des mouleurs en métaux, remplace A. Keufer[23].
Le 3e Congrès, du 20 au , à Toulouse : A. Lagailse est réélu ; le trésorier est Maurice Copigneaux, employé de la ville de Paris.
Le 4e Congrès, du au , à Rennes: A. Lagailse est encore réélu secrétaire général pour peu de temps.
En , après l'échec d'une grève des cheminots, qu'il désavoue Lagailse est remplacé par Maurice Copigneaux, au secrétariat général. Quant à la trésorerie, elle semble avoir été tenue durant deux ans par deux militants bénévoles, Schmitt puis P. Caritte. Celui-ci établit, hors de ses heures de travail[24] pour le congrès de 1900 un bilan financier de la Confédération, qui est refusé par la commission de contrôle. Le congrès désigne alors « hors des délégués habituels », une autre commission de contrôle (dont Victor Griffuelhes fait partie) qui « certifie » le bilan. Jusqu'en 1909, la trésorerie de la CGT est son « talon d'Achille ».
Après le 5e Congrès, 10-, à Paris : Victor Renaudin, de la fédération des Cuirs-et-peaux est élu secrétaire général[25]. Il remplace Copigneaux, qui se retire « pour raison de santé »[26]
Le , Eugène Guérard, secrétaire général du syndicat national des Chemins de fer succède à Renaudin.
À la suite du 6e Congrès, tenu du 23 au , à Lyon, un bureau confédéral est élu selon une procédure nouvelle. Le nom des candidats présentés par les « groupements adhérents » est accompagné de la fonction à laquelle il postule afin que les organisations puissent connaître les candidats et donner mandat à leur délégué. C'est la première direction syndicale collective qui émerge après six années de tâtonnements. Le Bureau confédéral de cinq membres, élu en résulte de choix clairs[27] :
- Victor Griffuelhes, 27 ans est le nouveau secrétaire général ; il est élu par 76 mandats, contre 3 à Hardy, du syndicat des maréchaux-ferrants de Paris et 3 autres voix contre. Cette élection et son score montre une certaine notoriété[28] ;
- Émile Pouget, de la fédération des employés, est élu secrétaire-adjoint. Mais il a dû affronter un jeune adversaire, Raoul Lenoir, de la fédération des mouleurs en métaux. Le premier rassemble 52 voix, le second 30 voix. Selon Pierre Monatte Lenoir aurait rassemblé les voix des « réformistes ». Pouget est en outre le directeur de la Voix du Peuple ;
- Georges Yvetot est le secrétaire nommé par la fédération des Bourses ;
- Paul Delesalle est le deuxième secrétaire-adjoint ;
- J. Guilhem, du syndicat des professeurs libres, est élu trésorier en recueillant 69 voix du comité des fédérations. Ce dernier désignait un trésorier adjoint, Siffait, du syndicat du cuivre, et un archiviste, Gérard, de la fédération de la voiture.

Entre les deux congrès les démissions de Bousquet et de Guilhen font entrer au Bureau confédéral deux nouveaux membres :
- Alexandre Luquet, ouvrier coiffeur, dont il est secrétaire de la fédération, secrétaire-adjoint,
- Léon Robert, secrétaire de la fédération des peintres, remplace Guilhen à la trésorerie.
Après le 8e Congrès, 12-, à Bourges, le bureau confédéral élu, comprend le quatuor Griffuelhes-Pouget-Yvetot-Delesalle. Le trésorier change une nouvelle fois, en la personne de Albert Lévy, secrétaire de la fédération des Bourses depuis 1901.
Le 9e Congrès, du 8 au , à Amiens: le Bureau confédéral élu par chaque Section, Fédérations et Bourses, après le Congrès comprend 5 militants[note 8]
- Victor Griffuelhes, secrétaire général. Ouvrier bottier-cordonnier, 32 ans.
- Georges Yvetot, secrétaire. Typographe, 38 ans.
- Paul Delesalle, secrétaire adjoint, secrétaire de la « Commission de la Grève générale, des Huit heures ». Ouvrier métallurgiste en instruments de précision, 49 ans.
- Émile Pouget, secrétaire-adjoint, secrétaire de la « Commission du Journal ». Employé, puis représentant en librairie, 46 ans.
- Albert Lévy, trésorier. Employé de bureau à l'Office de statistique, 35 ans.
À partir de 1907, Paul Delesalle ouvre une librairie et une maison d'édition syndicale, il remplace cependant Yvetot, emprisonné, au secrétariat des Bourses de à .
1907-1914, à l'épreuve de Clemenceau, « crise à la CGT » et émergence de Jouhaux
[modifier | modifier le code]Le , le gouvernement Clemenceau ordonne l'emprisonnement de Victor Griffuelhes, et d'autres dirigeants de la CGT, Emile Pouget, Georges Yvetot, après la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges. Ils sont libérés le , et n'assistent donc pas au Congrès de Marseille.
Le 10e Congrès, du 5 au , à Marseille : Alexandre Luquet, secrétaire général par intérim ; Auguste Garnery, secrétaire adjoint par intérim.
Le : la Section des Bourses élit ses deux dirigeants, qui siègent au Bureau confédéral : Georges Yvetot secrétaire, et Charles Desplanques, secrétaire adjoint.
Le : à peine élu par le Comité confédéral national, Albert Lévy (55 voix pour, 50 contre, 33 abstentions) démissionne de ses fonctions de trésorier de la CGT.
Le : Victor Griffuelhes annonce au Comité confédéral de la Section des Fédérations sa démission du secrétariat général de la CGT[29].
C.C.N., le : Charles Marck est élu trésorier (mais il ne recueille que 49 voix ; ses adversaires dispersés recueillent un total de 8 voix, les abstentions sont au nombre de 67, et il y a 5 absents)
C.A., : Louis Niel, est élu secrétaire général, au 2e tour par 28 voix, contre 27 à son adversaire Nicolet, et une à Griffuelhes[note 9]. Niel est taxé de « réformiste » par ses adversaires « syndicalistes-révolutionnaires »[note 10]. G. Thil, est élu secrétaire-adjoint, Charles Marck, trésorier. Avec les deux élus de la Section des Bourses, Yvetot et Desplanques, le Bureau confédéral émerge après 4 mois d'intérim et d'incertitudes :

- Louis Niel, secrétaire général, garçon de café, puis typographe[note 11]
- Georges Yvetot, secrétaire.
- Gaston Thil, secrétaire adjoint, ouvrier lithographe[note 12].
- Charles Desplanques, secrétaire adjoint, secrétaire de l'Union des syndicats de la Seine[30].
- Charles Marck, trésorier, ancien docker au Havre, ville portuaire dont il est originaire[31],[32].
Ce bureau est de courte durée. Le , Charles Marck est emprisonné, condamné à 4 mois de prison pour « injures » au commissaire de police de Rouen. Il est remplacé provisoirement au poste de trésorier par un nouveau venu, Léon Jouhaux.
: Louis Niel démissionne, à la suite de l'échec de la Grève générale de soutien aux postiers en grève[33]. De plus sa cohabitation avec Yvetot s'avérait malaisée[note 13]. Thil démissionne également. Niel règle les affaires courantes du secrétariat de la CGT jusqu'à la désignation d'un successeur.
C.A., : Léon Jouhaux, est élu secrétaire général par 35 voix pour, alors qu'il y a 20 abstentions ; Victor Lefèvre, est élu secrétaire-adjoint[note 14]. Avec Charles Marck, trésorier, Georges Yvetot, secrétaire et Raoul Lenoir, secrétaire adjoint (celui-ci remplace Desplanques démissionnaire), le Bureau confédéral est enfin reconstitué[note 15] pour une année.
Le 11e Congrès, se tient du 3 au , à Toulouse. Il réunit 559 délégués représentants 1 390 syndicats. Un vote intervient sur plusieurs « ordres du jour ». Celui qui a lieu à propos des retraites ouvrières dégage un clivage entre ceux (« motion Jouhaux ») qui refusent la loi instituant les dites-retraites[34] et ceux (motion « Niel ») qui en acceptent le principe. Sur 1 390 délégués, 1 325 prennent part au vote. La motion « Jouhaux » recueille 1 049 voix, la motion « Niel » rallie 251 voix, et 19 voix s'abstiennent.
Le bureau confédéral élu à la suite de ce Congrès comprend 6 militants : 2 représentants de la section des Fédérations (Jouhaux et Dumas), 2 représentants de la section des Bourses (Yvetot et Lenoir), et 2 trésoriers. Le Congrès repousse une proposition visant à instituer la non-rééligibilité des « fonctionnaires fédéraux »[35] Le Bureau est donc composé de :
- Léon Jouhaux, secrétaire général ;
- Pierre Dumas, secrétaire-adjoint. Ouvrier tailleur d'habits, originaire de l'Hérault[36].
- Georges Yvetot, secrétaire adjoint
- Raoul Lenoir,
- Charles Marck, trésorier,
- Georges Dumoulin, trésorier-adjoint.

Le 12e Congrès, a lieu du 16 au , au Havre. le bureau confédéral[note 16] constitué après le Congrès est celui qui est en place à l'annonce de la guerre en . Le Congrès qui devait se tenir à Grenoble en est annulé[note 17].
- Léon Jouhaux, secrétaire général ; allumettier (Paris et sa banlieue nord-est)
- Georges Dumoulin, secrétaire adjoint ; ouvrier mineur (Pas-de-Calais)
- Jules Lapierre, secrétaire adjoint ; ouvrier métallurgiste, traceur en métaux (Saône-et-Loire, Seine-et-Oise)
- Georges Yvetot, secrétaire ; typographe (Paris)
- Charles Marck, trésorier ; docker (Le Havre, Seine-Maritime)
- André Calveyrac, trésorier-adjoint ; ouvrier joailler (Loiret, Paris)
De 1918 à 1922 : vers la scission CGT-CGTU
[modifier | modifier le code]Congrès de 1918
[modifier | modifier le code]Le 13e Congrès, se tient du 15 au , à Paris : la guerre n'est pas achevée et le ralliement de la CGT à l'Union sacrée, si elle semble admise par beaucoup en 1914 (un seul membre de la CA, Pierre Monatte démissionnait par opposition à cette stratégie), provoque au fil des massacres des clivages politiques qui s'accentuent après la révolution russe de . Le bureau confédéral élu le par le CCN de la CGT est renouvelé lors des congrès suivants. Pour lors, en il est élu à une très forte majorité des 111 votants[37] (il y a 3 bulletins nuls) :
- Léon Jouhaux, secrétaire général, 106 voix
- Georges Dumoulin, secrétaire adjoint pour les Fédérations nationales, 82 voix,
- Jules Lapierre, secrétaire adjoint pour les Unions départementales, 105 voix,
- Marcel Laurent, secrétaire adjoint chargé du journal La Voix du Peuple, 75 voix
- André Calveyrac (trésorier) 107 voix.
- Un candidat présenté par le Syndicat du Livre n'est pas élu, obtenant 50 voix.
Débats internes et affirmation de deux courants
[modifier | modifier le code]Le 14e Congrès, du 15 au , à Lyon n'apporte aucun changement à la direction Confédérale : « l'élection du bureau confédéral ne donna lieu à aucun débat » note Léon Jouhaux[38]. Mais l'élection des 30 membres de la Commission administrative, par le CCN des 14-, « souleva une série de discussions », poursuit-il. En effet une minorité s'était constituée et demandait la représentation proportionnelle dans les instances dirigeant la CGT. Au congrès de Lyon, qui rassemble 1 200 délégués représentant 2 125 syndicats et plus d'un million de cotisants[39] la majorité obtenait 1 393 voix contre 588 voix aux minoritaires. Le CCN dut recourir à plusieurs tours de scrutin, pour faire place à 3 « minoritaires » sur 30.
Le 15e Congrès, tenu du au , à Orléans, n'engendre pas de changements dans la composition du Bureau confédéral. La « résolution d'orientation » présentée par le Bureau confédéral, dont les membres appartiennent à la « majorité » recueille 1 485 voix, contre 658 voix à la « résolution » présentée par la minorité « révolutionnaire », et 44 voix à une troisième résolution[note 18].
Division syndicale
[modifier | modifier le code]Ère Léon Jouhaux
[modifier | modifier le code]Pour le Bureau confédéral de la CGTU :
1923-1935
[modifier | modifier le code]Le 17e Congrès, a lieu du au , à Paris : de 838 000 adhérents en 1921, ceux qui vont être appelés les « confédérés »[40] seraient 491 000. 1 293 syndicats sont représentés au Congrès où tous les rapports recueillent l'unanimité[41]. Le bureau confédéral élu est le suivant :
- Léon Jouhaux, secrétaire général ;
- Jules Lapierre[note 19], secrétaire adjoint ; 50 ans.
- Raoul Lenoir, secrétaire administratif ; 51 ans[42].
- Francis Million, 41 ans[43].
- André Calveyrac, trésorier ; 60 ans[44].
Au 18e Congrès, tenu du 25 au , à Paris, 1 802 syndicats étaient représentés[45]. Une motion pour l'unité syndicale est adoptée, par 1 631 syndicats (3 956 voix), contre 118 syndicats (365 voix), 23 syndicats (72 voix) s'abstenant. Le Bureau confédéral élu en 1923 est reconduit.
Lors du 19e Congrès, qui se déroule du 25 au , à Paris, le CCN par acclamations a renouvelé le bureau sortant[note 20]. Le trésorier de la CGT était depuis la tenue d'un CCN en , Félix Dupont[note 21] qui remplaçait Calveyrac décédé. Des « délégués permanents » à la propagande sont aussi élus ou réélus. Le Bureau confédéral[46] est donc composé de :
- Léon Jouhaux,
- Jules Lapierre,
- Raoul Lenoir,
- Francis Million,
- Félix Dupont,
- Aimé Rey, ouvrier tourneur, délégué à la propagande.
- Eugène Marty-Rollan, ouvrier serrurier puis employé gazier, délégué à la propagande.
- Jeanne Chevenard, ancienne brodeuse, lyonnaise d'origine, déléguée à la propagande, « chargée de recueillir toute la documentation sur le travail de la femme ».


Le 20e Congrès, qui se tient du 17 au , à Paris. Le bureau confédéral est reconduit dans ses fonctions, et un nouveau élu entre en fonction, Georges Buisson Selon ses chiffres[47] la CGT compterait 554 796 syndiqués, nombre en progression de 30 000 par rapport à 1927. La CGTU dans le même temps serait passée de 431 000 adhérents à 370 260.
Le 21e Congrès a lieu du 15 au , à Paris : Léon Jouhaux, secrétaire général; Raoul Lenoir, Francis Million, Jules Lapierre, Georges Buisson, Félix Dupont (trésorier) sont renouvelés dans leurs fonctions. L'organisation annonce 577 280 adhérents.
Le 22e Congrès, est organisé du 26 au , à Paris. Jules Lapierre est mort le de la même année. Âgé de 60 ans, il était resté 21 ans au Bureau confédéral. Un poste est donc à pourvoir. Deux militants vont être promus: Robert Bothereau[48], et René Belin, 35 ans. Le bureau confédéral est composé de 7 militants[49], où les nouveaux représentent un renouvellement générationnel :
- Léon Jouhaux, secrétaire général de la Confédération depuis 24 ans.
- Raoul Lenoir, originaire de la Somme, ouvrier métallurgiste, membre du Bureau depuis 1920 (13 ans d'ancienneté).
- Francis Million, lyonnais d'origine, ouvrier typographe, et correcteur, entré au bureau en 1923.
- Georges Buisson, originaire de l'Eure, comptable, ancien secrétaire de la fédération des employés, 4 ans d'ancienneté au secrétariat.
- Félix Dupont, ancien cheminot, révoqué, trésorier depuis 1926[50].
- René Belin, postier ayant par concours gravi les échelons administratifs, originaire de l'Ain, dirigeant du syndicat des agents des PTT. Nouvel élu.
- Robert Bothereau, né dans le Loiret, où il était secrétaire de l'Union départementale, ajusteur-mécanicien ouvrier d'État. Nouvel élu.
C'est cette équipe qui amène la CGT vers le Front populaire. En 1933 les confédérés annoncent 533 000 adhérents. Organisé au même moment et à Paris également, le 7e Congrès de la CGTU entraîne le renouvellement d'une direction qui n'a pour bilan que des effectifs en baisse constante : 258 375 syndiqués[51], soit 70 000 de moins en deux ans… Le secrétariat confédéral des « unitaires » fort de 5 militants (4 précédemment) et le Bureau confédéral, où siègent 14 membres (au lieu de 16 en 1931) accueillent 7 nouveaux. Benoît Frachon qui lors des élections législatives de , candidat du Parti communiste, avait manqué de peu son élection de député[note 22] accède au secrétariat confédéral composé comme suit[52]:
- Gaston Monmousseau, cheminot révoqué, secrétaire confédéral depuis 10 ans.
- Julien Racamond, ouvrier boulanger, lui aussi secrétaire de la CGTU depuis 10 ans (1923)
- Marcel Gitton, ouvrier du Bâtiment, membre du secrétariat de la CGTU depuis 4 ans.
- Benoît Frachon, ouvrier métallurgiste, membre du bureau de la CGTU depuis 2 ans.
- Léon Mauvais, ouvrier du gaz, membre du bureau de la CGTU depuis 2 ans.
Les événements du début de l'année 1934 modifient la « donne » syndicale installée en 1922. La crise politique sur fond de scandales financiers, une crise sociale marquée par la montée du chômage[note 23], l'émeute du 6 février 1934[53], la violente répression (4 morts parmi les manifestants), des manifestations organisées par la CGTU le , provoquent l'appel à une grève générale et à des manifestations le . Que l'initiative en revienne à la CGT[54], que la CGTU s'y associe, le résultat, des millions de grévistes, des manifestations dans toute la France[55], met en évidence une aspiration non seulement à l'unité d'action, mais au retour à unité syndicale.
Le se tient une première réunion entre des délégués des deux confédérations CGT et CGTU, sur « les moyens de réaliser l'unité syndicale ». Pour la CGT un membre du Bureau confédéral, Francis Million pilote la délégation[note 24] alors que du côté CGTU, c'est l'ensemble du secrétariat confédéral (Gaston Monmousseau, Benoît Frachon, Julien Racamond qui est présent[56].
CGT réunifiée, 1935-1938 : « Front populaire ! »
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Le , après un marqué par l'ampleur des manifestations populaires, les délégations des deux centrales syndicales conviennent d'un processus concret d'unité syndicale, en même temps que de luttes communes contre la politique du gouvernement[57].
Le 23e Congrès, se tient du 24 au , à Paris : il reconduit le bureau confédéral sortant, alors que le processus de réunification est en route.
Le , un Comité confédéral national se réunit en séance commune et élit le Bureau confédéral provisoire qui va être ratifié et reconduit lors du Congrès de Toulouse
Le 24e Congrès, se réunit du 2 au , à Toulouse : 1 709 délégués, représentants 3 791 syndicats, disposant de 8 450 voix et leurs 785 700 syndiqués[note 25] (CGT « confédérée » 490 900 + CGTU 264 000) adoptent à l'unanimité les rapports. Cette unanimité finale, est loin d'être acquise au début des travaux du Congrès. Trois points de divergence en effet sont mis en évidence les premiers jours[58]: sur les « structures confédérales », sur les « incompatibilités » des mandats syndicaux et politiques, et sur l'adhésion à la FSI. Les trois votes sur ces points montrent pour chacun un rapport de forces deux tiers-un tiers. Ainsi le vote sur les structures syndicales donne-il : 5 700 voix « pour », 2 609 voix « contre » ; le vote concernant l'adhésion à la FSI : 5 463 voix « pour », 2 513 voix « contre ».
Mais avant tout soucieux du résultat final, et aucune des deux parties ne pouvant revenir en arrière[59] les anciens « unitaires », minoritaires, cèdent. Chef de file des « unitaires » Julien Racamond, confirme le en séance plénière[60] que la résolution finale sera votée à l'unanimité. Son discours est salué de la part des congressistes, par la même Internationale que celle qui accueille Léon Jouhaux, lorsque quelques instants plus tard, celui-ci vient à la tribune conclure les débats :
« Camarades, vous avez accompli un grand acte lorsque vous avez reconstitué l'unité de la CGT. Vous avez permis que, dans ce pays, une seule force ouvrière se dresse en face de tous ses adversaires (…) Vous allez accomplir un second acte, aussi grand que le premier. Vous parachevez l'unité de la classe ouvrière en grandissant la personnalité de la CGT, en la situant au-dessus de tous les partis, de tous les groupements, en lui permettant de tenir le flambeau de la lutte vers l'avenir émancipateur, en adhérant à un programme, à un Plan d'émancipation sociale qui s'imposera à tous, dans lequel git à la fois l'étoile de l'avenir et l'assurance de l'émancipation humaine[61]. »
Le [62] les 42 membres du Comité Confédéral national réunis à la Bourse du travail de Toulouse désignent avec la même unanimité le Bureau confédéral qui compte 8 membres : 6 anciens « confédérés » et 2 anciens « unitaires ». Le bureau confédéral est ainsi constitué :
- Léon Jouhaux, secrétaire général, 58 ans.
- René Belin, agent des PTT, 38 ans
- Raymond Bouyer, ouvrier métallurgiste (mécanicien), 34 ans[note 26]
- Robert Bothereau, ajusteur-mécanicien, 44 ans
- Georges Buisson, employé, 58 ans
- Félix Dupont, ouvrier serrurier, 54 ans
- Benoît Frachon°, ouvrier métallurgiste, 43 ans
- Julien Racamond°, ouvrier boulanger, 51 ans
Deux mois après le Congrès de Toulouse, les élections législatives des et , donnent une majorité de députés Front populaire. Parmi eux, dans les rangs du Parti communiste il est à remarquer que figurent plusieurs dirigeants de Fédérations CGT d'industrie, non concernés par l'interdiction du cumul des mandats, puisque chaque fédération peut adopter des statuts divergeant en ce domaine. Ainsi Ambroise Croizat, secrétaire de la puissante fédération CGT des Métaux (820 000 syndiqués en 1937) est-il député de Paris, André Parsal dirigeant de l'agriculture (ouvriers agricoles, bûcherons), également. Quant à Gaston Monmousseau, lui aussi élu député, en banlieue parisienne, il n'a plus de « casquette » confédérale, mais il dirige un des journaux de la CGT, La Vie Ouvrière.
Les grèves de mai-, provoquent un raz-de-marée d'adhésion à la CGT. Dans le domaine du chiffrage de ce phénomène, la controverse existe. Mais on peut estimer que « pour la première fois en France, le taux de syndicalisation des salariés atteint 50 % »[63]. À la fin de l'année 1936, la CGT avoisine les 5 millions de membres selon l'historien Georges Lefranc qui est aussi témoin en la matière puisqu'il anime le Centre confédéral d'éducation ouvrière. En 1937 il y a environ 4 500 000 syndiqués selon le même témoin et 3 958 000 selon une autre source[note 27].
1938-1940 : nouvelle division
[modifier | modifier le code]Le 25e Congrès, a lieu du 14 au , à Nantes : à l'issue du Congrès, le Bureau confédéral est inchangé. Mais les débats font apparaître un clivage majeur. Plusieurs votes de « résolutions » ont lieu : l'un porte sur les moyens de préserver la paix. Les « accords de Munich » du partagent la CGT entre partisans de la paix quel qu'en soit le prix et partisans d'une attitude ferme face à Hitler). René Belin membre du Bureau confédéral soutient le texte présenté par Mathé, du syndicat des instituteurs dont les dirigeants appartiennent à la tendance qu'il anime (« Syndicats »). Les autres membres du Bureau confédéral appuient une motion (dite « Vivier-Merle », nom du premier signataire du texte) plus dure face à la menace hitlérienne. 6 419 voix se prononcent pour la résolution « Mathé », 16 784 voix approuvent le second texte. Un autre vote a lieu à propos de « l'indépendance syndicale ». Les mêmes clivages émergent, un texte optant pour le retrait de la CGT du Front populaire recueille 7 221 voix contre 16 582[64]. Mais le pacte germano-soviétique d' bouleverse l'équilibre du Congrès de Nantes.
Le , Le Bureau confédéral de la CGT publie une déclaration affirmant le rejet de toute collaboration avec les dirigeants n'ayant pas condamné le Pacte Germano-soviétique[65]. Cette déclaration rendue publique le même jour est signée par les six membres « ex-confédérés » du Bureau confédéral : Léon Jouhaux, René Belin, Raymond Bouyer, Robert Bothereau, Georges Buisson, Félix Dupont, et par 16 membres de la CA « présents à Paris »[66].
La Commission administrative de la CGT, le va plus loin et prend la décision d'exclusion du Bureau confédéral de Benoît Frachon et de Julien Racamond, pour ne pas avoir dénoncé le Pacte germano-soviétique. Cette décision entérine également l'exclusion de ses membres et de toutes les Fédérations et Unions n'ayant pas fait de déclaration publique contre le Pacte. La décision de la CA de la CGT est prise par 24 voix, dont 3 avec réserves (Louis Saillant, Pierre Neumeyer et Robert Lacoste), contre 5 voix, 2 abstentions. 22 membres de la CA sont absents, dont 19 parce qu'ils sont mobilisés. Considérés comme des salariés, puisque permanents syndicaux, Benoît Frachon et Julien Racamond, sont licenciés par leur employeur, le Bureau confédéral[67].
Fin , Les exclus publient un texte, qui paraît à Bruxelles dans une revue de la IIIe Internationale. Son titre, Pour l'union syndicale en France, prend rang pour l'avenir. Signé par Benoît Frachon, Julien Racamond, et les cinq opposants de la CA du , Henri Raynaud (Union régionale parisienne), Édouard Fink (fédération de la Chimie), Alexandre Delobelle (Fédération textile), Henri Becker (fédération du Bois), Charles Garcias (Transports)[68]. Le , la police française arrête six des sept signataires. Frachon, entré en clandestinité échappe au coup de filet. Il ne réapparaît, légalement, qu'en .
L'arrivée au pouvoir de Philippe Pétain s'accompagne d'une volonté de remodelage du paysage social français. Le un décret de dissolution de la Confédération générale du travail, signé par René Belin, qui avait été nommé ministre secrétaire d'État à la Production industrielle et au Travail, par le régime de Vichy, le .
Clandestinité, réunification, Libération
[modifier | modifier le code]1940-1944
[modifier | modifier le code]Le , d'anciens responsables de la CGT, associés avec d'anciens responsables de la CFTC, dissoute au même titre que la CGT, font paraître un « Manifeste du syndicalisme français » (nommé plus tard Manifeste des Douze)[note 28] affirmant la non soumission du syndicalisme aux principes de la Charte du travail, refusant la « mentalité de vaincus » et disant la foi des signataires dans le syndicalisme français, ses traditions et son avenir[69]. Aucun membre de l'ancien Bureau confédéral ne figure parmi les signataires, mais on relève les noms de ceux que la Résistance porte au Bureau confédéral tel qu'il apparaît en 1944, Louis Saillant, Albert Gazier, Pierre Neumeyer[note 29]
Le , une réunion en vue de réorganiser le Bureau confédéral[70] a lieu. Pour les anciens « confédérés » sont présents Léon Jouhaux et Louis Saillant, les anciens unitaires sont représentés par Raymond Sémat, de la Fédération CGT des Métaux, un des signataires des Accords Matignon.
Les accords du Perreux, le : dans une villa de la banlieue parisienne, au Perreux, sont conclus des accords entre les délégués ex-confédérés : Robert Bothereau, Louis Saillant, responsables en « zone Nord » et les délégués ex-unitaires Henri Raynaud, André Tollet, responsables de l'Union des syndicats de la Région parisienne. La CGT est réunifiée une nouvelle fois, les exclus de 1939 reprennent leur place au Bureau confédéral, en particulier Benoît Frachon, qui de 1940 à 1944 a dirigé dans la clandestinité le Parti communiste français[note 30] et la CGT.
Les huit membres du Bureau confédéral de l'« avant-guerre », ont un destin fort divers. Aucun ne disparaît en déportation, ou n'est exécuté par les Allemands, contrairement à certains dirigeants de Fédérations syndicales (ainsi Pierre Semard, dirigeant CGT des Cheminots, est fusillé en 1942). Léon Jouhaux est arrêté le [71], puis interné en Allemagne de à . René Belin est exclu à vie du mouvement syndical pour « collaboration »; Georges Buisson[72] gagne Londres puis Alger, où délégué à l'Assemblée consultative il en est élu vice-président. Il meurt en [note 31] ; Raymond Bouyer n'est plus membre du Bureau confédéral en 1944[note 32] ; de même Félix Dupont ancien trésorier. Robert Bothereau, Benoît Frachon sont des résistants actifs, et Julien Racamond[73], libéré de prison en 1942, le devient.
Ascension de Benoît Frachon et de Robert Bothereau
[modifier | modifier le code]Le : le Bureau confédéral se réinstalle rue La Fayette à Paris[74]. Léon Jouhaux, secrétaire général étant prisonnier en Allemagne, le bureau confédéral, de fait, est composé de 8 membres, dont 4°°[Quoi ?], non élus à cette responsabilité en 1938, mais déjà membres de la CA, sont promus :
- Robert Bothereau,
- Georges Buisson,
- Louis Saillant°°,
- Pierre Neumeyer°°,
- Albert Gazier°°, pour les anciens confédérés,
- Benoît Frachon,
- Henri Raynaud°°,
- Julien Racamond, pour les anciens unitaires.
De 1945 à 1975 : la direction de la CGT, durant les trente glorieuses
[modifier | modifier le code]1945-1947 : derniers feux de l'unification syndicale
[modifier | modifier le code]Le Comité confédéral national, réuni du 27 au désigne à l'unanimité[note 33] la Commission administrative et un Bureau confédéral théorique de 13 membres[note 34],[75] :
- Léon Jouhaux, secrétaire général « déporté en Allemagne »[note 35]
- Benoît Frachon
- Louis Saillant[76], faisant fonction de secrétaire général[77]
- Robert Bothereau
- Georges Buisson
- Roger Deniau
- Albert Gazier
- Pierre Le Brun
- Gaston Monmousseau
- Pierre Neumeyer
- Julien Racamond
- Henri Raynaud
- André Tollet, secrétaires
Le , le CCN de la CGT adopte par 89 voix contre 42 et 2 abstentions une proposition créant le second poste de secrétaire général[note 36]. Le Bureau confédéral est confirmé[note 37]. Il régularise la place tenue par Benoît Frachon depuis 1944. Il comprend les 2 secrétaires généraux et 11 secrétaires. C'est alors le plus nombreux qu'ait eu la CGT. 8 « ex-confédérés » y côtoient 5 « ex-unitaires » (indiqués ci-dessous par °). L'âge des secrétaires donne à voir l'arrivée aux responsabilités d'une génération ayant fait ses « classes » syndicales après 1918-1920. Les plus jeunes (4 ont moins de 40 ans) sont de la génération du Front populaire. Mais les femmes qui votent pour la première fois en [note 38] sont absentes de la direction, comme elles l'étaient depuis 1936.
- Léon Jouhaux, né en 1879. 66 ans
- Benoît Frachon°, né en 1893. 52 ans
- Louis Saillant, né en 1910. 35 ans
- Robert Bothereau, né en 1901. 44 ans
- Georges Buisson, né en 1878. 67 ans
- Roger Deniau, né en 1899, 46 ans
- Albert Gazier, né en 1908. 37 ans
- Pierre Le Brun, né en 1906. 39 ans
- Gaston Monmousseau°, né en 1883. 62 ans
- Pierre Neumeyer, né en 1878. 67 ans
- Julien Racamond°, né en 1886. 60 ans
- Henri Raynaud°, né en 1890. 55 ans
- André Tollet°, né en 1913. 32 ans.
En ce bureau enregistre la démission de Albert Gazier, élu député (SFIO), puis nommé sous-secrétaire d'État à l'Économie.
En , le décès de Georges Buisson réduit encore la proportion des anciens « confédérés » au sein du bureau confédéral.
Guerre froide et IVe République
[modifier | modifier le code]Au Comité confédéral national (CCN), les 12- : par 857 voix contre 127 voix[78] le CCN de la CGT condamne le Plan Marshall d'aide américaine à la France, dont résulterait l'asservissement économique de la France aux États-Unis. Le clivage entre les « pour » et les « contre » à cette motion est celui formé entre la majorité de la Centrale syndicale et la minorité Force ouvrière.
Le , 5 membres du Bureau confédéral, démissionnent de leurs responsabilités et créent une nouvelle Confédération[79], la CGT-Force ouvrière :
- Léon Jouhaux,
- Robert Bothereau,
- Albert Bouzanquet,
- Georges Delamarre,
- Pierre Neumeyer.
- Cependant 2 autres membres du bureau confédéral, classés parmi les anciens « confédérés » restent à la CGT : Pierre Le Brun et Louis Saillant.
Le CCN, se réunit les 5 et : pour remplacer les 5 membres du Bureau confédéral qui ont démissionné pour Force ouvrière, le Comité confédéral national procède à l'élection de 5 nouveaux membres :
Aucun d'entre eux est réputé appartenir au Parti communiste.
En : démission de Marie Couette, pour raison de santé. Pour la remplacer, Olga Tournade, ouvrière dans la Métallurgie[83], est élue par le CCN.
1955-1957, montée des débats internes
[modifier | modifier le code]En : démission de Alain Le Léap, pour « raison de santé »[84].
La CGT face au pouvoir gaulliste
[modifier | modifier le code]En , le décès de Gaston Monmousseau provoque l'élection par le CCN de Henri Krasucki au Bureau confédéral. Gaston Monmousseau, leader « historique », qui avait assuré le secrétariat général de la CGTU de 1923 à 1933, était âgé de 77 ans à sa mort. Son remplaçant Henri Krasucki, ouvrier parisien, résistant et déporté est âgé de 36 ans. En 2 ans, le bureau confédéral est considérablement rajeuni.
- Ce premier Congrès de l'ère gaulliste rassemble 1 439 délégués représentants 6 335 syndicats et 1 508 117 syndiqués selon les rapports lus aux congressistes. Dans les faits 1 403 900 syndiqués sont comptabilisés dans les votes[85]. Le rapport d'activité présenté par Benoît Frachon, est adopté par 1 346 430 voix, contre 47 182, et 10 316 abstentions. Un des membres du Bureau confédéral intervient à le tribune : Pierre Le Brun, rompt quelque peu l'unanimisme en notant les évolutions du capitalisme, en contestant les analyses sur la paupérisation des travailleurs, et en remarquant l'influence de de Gaulle au sein de la classe ouvrière. Non censurée son intervention occupe près d'une page du compte-rendu publié dans La Vie Ouvrière qui titre : « le vrai visage de la CGT ». Une autre voix se fait entendre dans le même sens, celle de Léon Rouzaud, ancien adjoint du Bureau confédéral, secrétaire du syndicat des contributions indirectes. Pierre Le Brun est réélu au Bureau confédéral.
En 1964, Henri Raynaud, 74 ans, démissionne, pour cause de « retraite ». Son remplacement s'effectue au Congrès suivant.
En Pierre Le Brun, annonce sa démission du Bureau confédéral. En désaccord avec la politique anti-gaulliste de la CGT, il avait appelé à voter Charles de Gaulle à l'élection présidentielle de décembre 1965.
1967 : Georges Séguy succède à Benoît Frachon
[modifier | modifier le code]L'après-mai 1968
[modifier | modifier le code]En , le décès de Louis Saillant ne provoque pas son immédiat remplacement au Bureau confédéral.
Le les partis de gauche signent un « Programme commun de gouvernement ».
De 1975 à 1995 : du Programme commun à la désindustrialisation
[modifier | modifier le code]1975 : la CGT partie prenante du programme commun de la gauche
[modifier | modifier le code]1978, l'euphorie unitaire du 40e Congrès
[modifier | modifier le code]1979-1982 : crises à la CGT
[modifier | modifier le code]En les troupes soviétiques interviennent en Afghanistan. Face à cette intervention militaire, approuvée par une des deux forces politiques de la gauche française, le Parti communiste, dénoncée par le Parti socialiste, de vifs débats[note 39] animent la centrale syndicale, et ses organismes de direction, dont le bureau confédéral, qui se divise sur l'attitude que doit adopter la CGT.
Les 7 et , lors d'une réunion de la Commission Exécutive un texte de résolution est proposé à cette instance, où siègent tous les membres du Bureau confédéral. Ce texte évite toute condamnation de l'intervention soviétique. Lors du vote, pour son adoption, huit des seize membres du Bureau s'abstiennent: Jacqueline Lambert, René Buhl, Gérard Gaumé, Jean-Claude Laroze, Livio Mascarello, Ernest Deiss, tous les six non communistes, Christiane Gilles et Jean-Louis Moynot, étant membres du PCF mais contestataires de la « ligne officielle » de leur Parti. C'était un événement inédit à la CGT.
En , deux démissions du bureau confédéral interviennent: René Buhl et Jacqueline Lambert, tous deux signataires d'une pétition nationale « Union dans les luttes », en une période ou PCF et PS polémiquent sur fond de divisions politiques, refusent que la CGT s'aligne sur une seule des composantes de la gauche Le CCN élit un nouveau membre au Bureau confédéral : Alphonse Veronèse.
En deux nouvelles démissions affectent le Bureau confédéral : de Christiane Gilles, et de Jean-Louis Moynot. Tous deux contestent l'alignement de la CGT sur celle des dirigeants du Parti communiste français[86].
En , pour remplacer les démissionnaires le Comité confédéral national (CCN) procède à la nomination de trois nouveaux membres au Bureau confédéral: Jacqueline Léonard, Gérard Alezard, et Bernard Lacombe. Celui-ci est prêtre-ouvrier et sans doute le premier à accéder à une responsabilité nationale au sein de la CGT, voire au sein du mouvement syndical français[87].
Le 41e Congrès, se réunit du 13 au , à Lille : le premier ministre socialiste Pierre Mauroy accueille les congressistes à l'Hôtel de ville de la cité dont il est maire. Le Bureau confédéral élu est le suivant[88] :
- Henri Krasucki, secrétaire général ;
- Gérard Alezard,
- Lydia Brovelli,
- Ernest Deiss,
- André Deluchat,
- Johannès Galland,
- Gérard Gaumé,
- Pierre Gensous,
- Bernard Lacombe[89]
- Jean-Claude Laroze,
- René Lomet,
- Jacqueline Léonard,
- Jeanine Marest,
- Alain Obadia,
- Thérèse Poupon,
- Alphonse Veronèse,
- Louis Viannet,
- Michel Warcholak,
- Fort de 18 membres, jamais le bureau confédéral n'a été aussi nombreux. Les 3 sortants sont Georges Séguy, qui part officiellement pour prendre sa retraite professionnelle de cheminot, André Allamy, et Livio Mascarello, 63 ans. Du bureau confédéral élu quatre ans plus tôt, à Grenoble ne subsistent que 8 membres. L'âge moyen en est de 44 ans.
- 4 femmes font partie de la Direction confédérale, elles constituent 22 % de celle-ci, chiffres les plus élevés depuis la création de la CGT. Dans le même temps la CE (Commission exécutive) de la CGT est elle aussi renouvelée (59 nouveaux membres sur un total de 131) et féminisée : elle compte 36 femmes, soit près de 28 % de cette instance.
Depuis 1985
[modifier | modifier le code]En , Virginie Gensel-Imbrecht, directrice de La Nouvelle Vie ouvrière, démissionne du Bureau confédéral[90].
Chronologie
[modifier | modifier le code]1934 : la première rencontre CGT-CGTU vers l'unité
[modifier | modifier le code] : « En avant pour l'unité syndicale ! »[91],[92] La réunion des deux délégations confédérales a lieu au siège de la première nommée. La composition des délégations a été organisée par les instances délibératives des deux centrales syndicales, leur Comité confédéral national (CCN). Alors que la CGTU délègue son secrétariat, la CGT n'envoie qu'un membre du Bureau confédéral. Mais les dix autres délégués sont les responsables des principales fédérations de la CGT.
Pour la CGT[93] la délégation comprend : Francis Million, du secrétariat confédéral, Charles Laurent, 55 ans (fédérations des fonctionnaires), André Delmas (Syndicat national des instituteurs), Pierre Vigne, 50 ans (fédération des mines), Albert Perrot fédération postale, Henri Cordier, 52 ans (fédération du Bâtiment), Charles Biot, 44 ans (fédération de l'Éclairage), Eugène Coudun, 55 ans (fédération des chemins de fer), Paul Lefèvre, 37 an (fédération des services publics), François Chevalme, 54 ans (fédération des métaux) et Ernest Michaud, 50 ans (fédération des Services publics). Pour la CGTU : Julien Racamond du bureau confédéral, Gaston Monmousseau, du bureau confédéral, Benoît Frachon, du bureau confédéral, Léon Mauvais, 32 ans (fédération de l'Éclairage), Pierre Semard, 49 ans (fédération des chemins de fer), René Arrachard, 29 ans (fédération du Bâtiment), Claude Richeta, 54 ans (fédération du textile), Henri Gourdeaux, 53 ans (fédération des PTT).
Juillet 1935 : l'accord d'unité syndicale
[modifier | modifier le code]: après des mois de négociations, et des changements notables dans les délégations, l'accord pour entamer le processus de réunification est signé entre la CGT et la CGTU[94] Les signataires sont :
- Pour la CGT, Raoul Lenoir, secrétaire confédéral[95], René Bard, de la Fédération du sous-sol, Charles Laurent de la Fédération des fonctionnaires, Albert Perrot, et Henri Cordier, tous trois présents depuis le début.
- Pour la CGTU : Benoît Frachon, Ambroise Croizat, 33 ans (métallurgie), Marcel Brout, 48 ans (fédération du Bâtiment][96], Henri Raynaud, 45 ans (fédération des PTT), Raymond Sémat (fédération des Métaux), Andre Parsal, Marcel Paul (fédération de l'Éclairage).
1936 : la délégation CGT signataire des accords Matignon
[modifier | modifier le code]: sous la présidence du président du conseil, Léon Blum, sont signés les accords de Matignon[97], temps fort du mouvement ouvrier, lors du Front populaire. Quatre représentants du CGPF (Confédération générale de la production française), pour le Patronat, et six délégués de la CGT, pour les salariés (dont trois n'appartiennent pas au Bureau confédéral) paraphent le document. Voici, dans l'ordre le nom des représentants de la CGT : Léon Jouhaux, René Belin, Benoît Frachon, Raymond Sémat, Henri Cordier, secrétaire de la fédération du bâtiment, Pierre Milan. Quatre sont d'anciens confédérés. Deux seulement sont d'anciens unitaires, issus de la CGTU : Frachon et Sémat, de la Fédération de la Métallurgie.
: Manifeste pour l'« avenir du syndicalisme français »
[modifier | modifier le code]Connu aussi sous l'appellation de Manifeste des douze, publié six jours après la Charte du Travail, le manifeste est signé par neuf syndicalistes « ex-CGT », et trois syndicalistes chrétiens, « ex-CFTC ».
- les neuf de la CGT sont : Oreste Capocci (secrétaire général de la fédération des employés), Léon Chevalme (secrétaire de la fédération des métaux), Albert Gazier (syndicat des employés de la Région parisienne), Ernest Jaccoud (secrétaire de la fédération des transports), Robert Lacoste (secrétaire de la fédération des fonctionnaires), Pierre Neumeyer, Christian Pineau (Section fédérale des banques et de la bourse), Louis Saillant (secrétaire de la fédération du Bois), et Victor Vandeputte (secrétaire général de la fédération du Textile).
- Les trois CFTC sont : Maurice Bouladoux (secrétaire général adjoint), Jules Zirnheld (président), Gaston Tessier (secrétaire général). Voir Manifeste des douze.
1944-1946 : la Commission nationale de reconstitution des organisations syndicales de travailleurs
[modifier | modifier le code]Une ordonnance datée du , à Alger, abolit la Charte du travail et institue en vue de la reconstitution des organisations syndicales[note 40] une commission chargée de valider ou non, les noms des responsables nationaux passibles de sanctions pour leur participation aux organismes de collaboration institués par la Charte du travail. C'est le ministre du Travail du premier gouvernement de Gaulle, Alexandre Parodi[98] qui nomme, par une ordonnance complémentaire le [99] les membres de cette commission, nommée souvent « commission d'épuration » ou « commission Jayat », du nom de son second président. Elle comprend cinq représentants de la CGT, et deux représentants de la CFTC. La répartition des cégétistes selon les anciennes tendances, se fait selon la proportion retenue par les accords du Perreux : 3 ex-confédérés, 2 ex-unitaires.
- Président : Oreste Capocci, secrétaire de la Fédération des CGT des Employés, membre de la CA de la CGT, ex-confédéré.
- vice-président : Robert Girard, membre de la Direction confédérale de la CFTC, issu de fédération des Services de santé de cette centrale syndicale.
- secrétaire : Raymond Sémat, dirigeant de la fédération des métaux CGT, ex-unitaire.
- membres : Lucien Jayat, de la fédération CGT des Services publics, membre de la CA de la CGT, ex-confédéré. Gérard Ouradou, dirigeant de la fédération CGT des Cheminots, ex-confédéré. Fernand Maurice, secrétaire général de la fédération CGT des « Cuirs et peaux », ex-unitaire. Camille Bilger, ancien ouvrier du textile, fondateur en 1919 de la CFTC, député « Démocrate populaire » du Haut-Rhin de 1919 à 1936.
Oreste Capocci démissionne « très tôt »[note 41] de la Commission et de sa présidence. Lucien Jayat lui succède[note 42]. Un ancien confédéré est alors nommé membre de la commission, du nom de « Leclerc »[100].
1944-1945 : les délégués de la CGT à l'Assemblée consultative provisoire
[modifier | modifier le code]Du au , L'Assemblée consultative provisoire siège à Paris, en attendant l'élection d'une Assemblée constituante. Cette Assemblée est composée de délégués, non élus mais désignés par les mouvements de Résistance, les partis politiques reconnus, les organisations syndicales. C'est la seule période de l'histoire de France où les syndicats participent à une assemblée « parlementaire ». La CGT a droit à 12 sièges, la CFTC délègue quatre membres, la Confédération générale des paysans travailleurs délègue deux représentants. D'autres syndiqués CGT siégent dans cette Assemblée mais ils sont désignés par des organisations et mouvements de la Résistance. Parmi eux, il y a Benoît Frachon et Louis Saillant pour le CNR, André Tollet pour le Front national, Roger Deniau, Charles Laurent, Pierre Neumeyer pour le mouvement Libération-Nord, Gaston Monmousseau en tant que député communiste de la Chambre de 1936, Pierre Le Brun délégué de l'Union des cadres industriels français. Pour ce qui est de la délégation de la CGT ses délégués[101] sont :
- Albert Bouzanquet (Tunisie),
- Georges Buisson (secrétaire de la Cgt),
- Marie Couette (Union des syndicats de la Région parisienne),
- Ambroise Croizat (secrétaire général de la Fédération des Métaux),
- Marc Dupuy (Fédération des Cheminots),
- Pierre Fayet (secrétaire général de l'Union Départementale d'Alger),
- Julien Forgues (secrétaire général de l'Union Départementale de la Haute-Garonne),
- Albert Gazier (secrétaire de la Cgt),
- Henri Martel (secrétaire de la Fédération des Mineurs),
- Gérard Ouradou (secrétaire de la fédération des Cheminots),
- René Peeters (secrétaire général de l'Union départementale de la Meurthe-et-Moselle),
- Raymond Perrier (secrétaire départemental de l'UD du Puy-de-Dôme)[102].
À ces 12 délégués, s'adjoignent en , en application de l'ordonnance du (désignation d'anciens prisonniers et déportés) 2 délégués supplémentaires, au titre de représentants de la Résistance syndicale CGT[103] : Martha Desrumaux (UD du Nord), déportée à Ravensbrück, et Gabriel Goudy (UD de la Loire-Inférieure), déporté à Dachau.
10 janvier 1966 : l'accord d'unité d'action CGT-CFDT
[modifier | modifier le code]Après plusieurs mois de négociation, et pour la première fois dans l'histoire du mouvement syndical français, un accord visant à l'unité d'action entre deux organisations syndicales françaises est signé[104],[105], le . Par souci d'efficacité face au patronat et face au gouvernement les deux centrales syndicales, qui ambitionnaient (en vain) le ralliement de FO et de la FEN, établissent une plate forme revendicative portant sur :
- le pouvoir d'achat et les conditions de travail
- la défense des droits syndicaux dans les entreprises,
- la réduction des dépenses improductives, la garantie à l'emploi, une refonte de la fiscalité.
Pour la CGT les signataires de l'accord sont quatre membres du Bureau confédéral :
- Georges Séguy, 39 ans (fédération des cheminots), André Berteloot, 47 ans (fédération des finances, président de l'UGICT-CGT), René Duhamel, 47 ans (fédération des PTT), et Léon Mauvais, 64 ans (fédération de l'Énergie).
Pour la CFDT, les cinq signataires sont issus du Bureau national de cette confédération :
- Eugène Descamps, issu de la Métallurgie du Nord, René Bonety, également originaire de la métallurgie nordiste, René Mathevet, de l'Union départementale (CFDT) de la Loire, Pierre Jeanne de la Métallurgie de Seine-Maritime, et Raymond Martin, dirigeant de la fédération des chemins de fer.
Cette unité d'action de la base au sommet[106] a un effet immédiat. Des journées d'action interprofessionnelles rassemblent d'importantes cohortes de grévistes et de manifestants.
Selon les statistiques du Ministère du Travail (qui ne prennent pas en compte le vaste secteur de la Fonction publique), le nombre de « journées individuelles de grève perdues » qui en 1965 étaient de 979 861, passe en 1966 à 2 523 488, puis en 1967 à 4 208 509[107]. La flambée de Mai 1968, versus grèves, prenait sur des braises ardentes.
1968 : les négociateurs CGT du constat de Grenelle
[modifier | modifier le code]Le , le gouvernement représenté par le Premier ministre Georges Pompidou, le ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney, et un jeune secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances Jacques Chirac, conclut les négociations tripartites avec les représentants du Patronat et les responsables des centrales syndicales, CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC et la FEN, par un procès-verbal, que la CCT appelle constat de Grenelle et que le gouvernement nomme accords de Grenelle.
Six négociateurs, tous issus du Bureau confédéral, siègent pour la CGT[108].
Trois appartiennent au PCF : Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki.
Trois autres n'en sont pas membres, à l'époque : André Berteloot, René Buhl, et Jean-Louis Moynot.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Cette désignation par le CCN ou la CE, est encore la règle actuellement, à l'exception du secrétaire général, élu par le Congrès.
- ↑ Les majuscules sont dans le texte.
- ↑ Nullement définie par une norme statutaire.
- ↑ Voir infra la composition du Bureau confédéral.
- ↑ Voir infra.
- ↑ La lettre fut publiée en page Une de en l'Humanité.
- ↑ Les chiffres sont ceux fournis par la CGT, parus dans la Vie ouvrière, Le Peuple ou Ensemble ! (le mensuel des adhérents de la CGT), lors de chaque congrès. Les pourcentages obtenus correspondent aux votes "pour" rapportés au total des mandats du congrès. Ils diffèrent des chiffres "officiels" communiqués… car ils prennent en compte les abstentions et les délégués ne prenant pas part au vote.
- ↑ L'âge indiqué est celui qu'ils ont en 1906. La profession est celle d'origine. Elle évolue en effet. Paul Delesalle devient libraire, Émile Pouget est directeur de journaux anarchistes et anarcho-syndicalistes. Durant leur mandat les militants sont des permanents rétribués, mais la trésorerie n'est pas d'une richesse excessive. Ce sont des problèmes financiers qui font « tomber » Grifhueles, dont l'accusateur est Albert Lévy, le trésorier, soupçonné plus tard d'être sous l'influence de Aristide Briand, ministre dans le gouvernement Clemenceau. Cf les notices du "Maitron".
- ↑ Il s'agit d'un vote interne à la Section des Fédérations, toutes comparaisons de chiffres avec les votes du CCN (Bourse et Fédérations) serait erronée.
- ↑ Louis Niel assume cette appellation de "réformiste". Mais le fait que des historiens la reprennent pose problème, tant elle recouvre de poids idéologique une réalité plus diverse que la simple opposition "réformiste/révolutionnaire". Voir les analyses de Jacques Julliard (cf. sources) et de Madeleine Rebérioux dans La République radicale 1898-1914, collection Points, Le Seuil, 1975.
- ↑ Louis Niel, né en 1872 dans l'Aveyron, mort en 1950, était typographe à Montpellier lorsqu'il commençait à militer.
- ↑ Gaston Thil, né le 13 juillet 1875 à Poitiers, mort le 12 novembre 1954 à Paris 14e, est, bien après ces événements, élu maire (socialiste) de Montrouge de 1945 à 1953 et conseiller général de la Seine. Cf Site de la ville de Montrouge : liste des maires. Voir aussi la notice « Thil G. », in Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
- ↑ La presse se fait écho d'affrontement physique.
- ↑ Âgé de 44 ans en 1909, Victor Lefèvre 1865-1928) originaire de Villejuif (Val-de-Marne), était ouvrier horloger-Boîtier : Notice « LEFÈVRE, Victor », Le Maitron en ligne.
- ↑ Tous les résultats des votes ont pour sources : l'Humanité qui offre une rubrique « Vie sociale » très fournie ; Le XIe Congrès de la CGT, Marseille, 1910, compte-rendu "officiel" des travaux, édité par la centrale syndicale en 1910.
- ↑ Sont donnés ici l'âge en 1912, la profession et les lieux de naissances et de militantisme
- ↑ Les documents préparatoires à ce Congrès qui n'eut pas lieu étaient prêts et ont été publiés. Cf site de l'Institut CGT d'histoire sociale.
- ↑ Les chiffres des voix recueillis dans les congrès par les deux courants sont peu facilement trouvables de façon synthétique. De plus le compte-rendu in extenso du congrès livre pour le vote du rapport moral deux comptages des voix. Le premier donne 1 482 voix "pour", 691 "contre", et 52 abstentions. Le second comptage donne 1 485 voix "pour", 658 voix "contre", 54 abstentions et 43 non votants. Cf pages 220 et 428 du volume éditée par la cgt au lendemain de ce congrès; La « source » utilisée ici est Georges Lefranc, Le Mouvement syndical sous la IIIe République, page 257.
- ↑ Né en 1873, mort en 1933, Jules Lapierre a milité dans la métallurgie et dirigeait l'Union départementale de l'ancien département de Seine-et-Oise avant d'accéder au Bureau de la Confédération. Voir notice « LAPIERRE Jules », Yves Lequin, Le Maitron en ligne.
- ↑ l'Humanité du 31 juillet, page « le Front ouvrier ». La même année en septembre se tenait le Congrès de la CGTU, et parallélisme des méthodes, par acclamations le Congrès ratifie la liste du Bureau confédéral, est-il noté dans l'Humanité du 25 septembre. Le journaliste ajoute toutefois, qu'il y eut 1 voix contre et 9 abstentions… (le bureau de la CGTU comprenait 5 membres également ; Gaston Monmousseau, Alice Brisset, Jean-Louis Berrar, Édouard Dudilleux, Julien Racamond.
- ↑ Félix Dupont, né en 1882, était un cheminot, révoqué lors de grèves de 1920, militant à l'UD de Seine-et-Oise
- ↑ Dans la circonscription d'Aulnay-sous-Bois en Seine-et-Oise, cf Jacques Girault, Benoît Frachon, communiste et syndicaliste, p. 98-99. L'historien remarque que Frachon est un des rares candidats communistes à progresser à ces élections de déroute pour eux sur l'ensemble du territoire.
- ↑ 300 000 chômeurs complets en 1933, 425 000 en 1935, chiffres in Lefranc, page 306.
- ↑ Cf en annexe la composition des délégations.
- ↑ Antoine Prost, la CGT à l'époque du Front populaire, p. 34 et tableaux annexes, p. 193. Curieusement, la commission de validation des mandats, (CR du Congrès, page 117), ne reconnaît que 3689 syndicats et 7920 voix valablement représentés, sans que les votes déjà opérés ne soient rectifiés.
- ↑ La date de naissance août 1902, de Raymond Bouyer (Cf le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, site du Maitron) en fait le plus jeune secrétaire confédéral. Il meurt en 1952, alors qu'il était chef de cabinet de Léon Jouhaux au CES (Cf Léon Jouhaux, dans le mouvement syndical français, B. Georges, D. Tintant, p. 368)
- ↑ Antoine Prost, in la CGT 1934-1939, déjà cité. Antoine Prost base ses estimations sur les mandats portés par les délégués au Congrès de Nantes en 1938, mandats attribués sur les chiffres de trésorerie de l'année antérieure.
- ↑ Le terme "Manifeste des Douze" n'est pas le nom du document, et il n'est utilisé que récemment : ni Édouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, tome 3 1921 à "nos jours (i.e. 1953), p. 185-186 cite ce texte en lui donnant le nom d’Appel du 15 novembre 1940. Georges Lefranc le syndicalisme en France, PUF, 1966 p. 90 écrit : Manifeste du 15 novembre 1940. Les auteurs de la biographie de Léon Jouhaux, en 1979, lui donnent sa vraie appellation, reprise dans cet article.
- ↑ Liste des signataires en annexes.
- ↑ avec Jacques Duclos
- ↑ L'épouse de Georges Buisson, résistante, est arrêtée en 1943, et meurt en déportation.
- ↑ Aucun renseignement sur Raymond Bouyer n'est donné sur la période 1940-1945 par les sources utilisées dans cet article, excepté 2 annotations du livre sur Léon Jouhaux, p. 310 : membre en août 1945 du Comité de "Résistance ouvrière", il devient le chef de cabinet de Léon Jouhaux quand celui-ci préside le Conseil économique et social
- ↑ Une motion portant sur les élections municipales d'avril 1945 est largement débattue, mais votée par "l'ensemble des délégués, moins une voix et trois abstentions"
- ↑ La version précédente de cet article reprenant la composition du Bureau confédéral telle que la présente l'historien Georges Lefranc, page 23 de Le mouvement syndical de la Libération aux événements de mai-juin 1968, chiffrait à 11 membres le Bureau confédéral. Or ce nombre est inexact. La composition de cet organisme, relevée dans le quotidien l'Humanité le vendredi 30 mars 1945, en page 2 du compte-rendu du CCN, comprend treize membres
- ↑ Léon Jouhaux arrêté par la police française le 26 novembre 1942 est livré aux Allemands en mars 1943. Interné en Allemagne, il ne revient en France que le 8 mai 1945. Benoît Frachon est secrétaire général de fait, alors que Louis Saillant est secrétaire général suppléant Jouhaux. Cf Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, p. 303
- ↑ Cette création est avalisée par le congrès qui se tient en avril 1946, ibidem, p. 304-308.
- ↑ Il n'est pas remanié par rapport à fin mars de la même année Georges Lefranc, Le Mouvement syndical de la Libération au mouvement de mai-juin 1968, p. 23.
- ↑ Les premières élections organisées depuis la Libération, sont les élections municipales, qui ont lieu fin avril-début mai 1945. Cf Raymond Huard, Le suffrage universel en France, 1848-1946, Aubier éditeur, 1990.
- ↑ Michel Dreyfus, dans l’Histoire de la CGT, met en lumière l'imbrication des causes de la crise : l'intervention soviétique intervient sur un fond de panne politique de l'Union de la gauche, de rupture de l'unité syndicale et de gestion gouvernementale déstructurante d'une culture politique « tribunitienne ».
- ↑ Les organisations patronales sont également concernées et une autre commission est instituée les concernant. Cf G. Lefranc,Le mouvement syndical de la Libération aus événements de 1968, p. 14. La liste concernant la commission des syndicats ouvriers provient de cette source, corroborée par l'étude sur la commission d'épuration syndicale, réalisée par Raymond Barberis et André Narritsens, sur les Procès-verbaux de la commission Jayat, p. 436-461, dans M. Margairaz & D. Tartakowsky, Le Syndicalisme dans la France occupée, Rennes, 2008, Presses universitaires de Rennes.
- ↑ Aucune date n'est donnée par les sources disponibles. De même il semble que soient ignorées (sauf supputations) les raisons de cette démission : cf. p. 53-54 dans Denis Lefèbvre et UD FO Seine-Saint-Denis, 19 décembre 1947 : Force ouvrière, éditions Bruno Leprince, 1997.
- ↑ Vraisemblablement courant octobre 1944, date à partir de laquelle il archive les procès-verbaux de la-dite commission.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « CGT : Sophie Binet succède à Philippe Martinez - L'Humanité », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )
- ↑ « À la CGT, un bureau élargi et paritaire pour repartir au combat - L'Humanité », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )
- ↑ Les résultats des élections prud'homales française (décembre 2008) ont renouvelé cette place : la CGT a obtenu 33,8 % des suffrages. En 2002 elle obtenait 32,1 %, en 1997 32,9 %. (résultats publiés dans Le Monde du 5 décembre 2008). La CFDT était à 22,1 % en 2008 (25,1 % en 2002, 25,2 % en 1997), et Force ouvrière, en 3e place recueillait en 2008 15,9 % (18,2 % en 2002, 20,3 % en 1997)
- ↑ Les statuts sont accessibles sur le site de la CGT.
- ↑ IST, « Les structures de la CGT - Institut Supérieur du Travail » [archive du ], sur www.istravail.com (consulté le )
- ↑ « Adoption des propositions pour le nouveau bureau confédéral », sur CGT (consulté le ).
- ↑ « France - Social . CGT, mode d’emploi », sur www.bienpublic.com, (consulté le )
- ↑ Paragraphe 3 des statuts de la Confédération générale du travail, cf. Claude Harmel, Cahiers d'histoire sociale, la naissance de la CGT, p. 264.
- ↑ Robert Brécy, Le mouvement syndical en France, p. 59.
- ↑ Compte-rendu du 4e Congrès de la CGT, rapport d'activité du comité confédéral, p. 54
- ↑ Ibid. p. 274-276
- La CGT et le mouvement syndical, 1925
- ↑ 18e Congrès confédéral, Paris, 1925, page XI des statuts
- ↑ Statuts adoptés par le Congrès d'unité de Toulouse en mars 1936, réédités par la l'Institut d'histoire sociale CGT, Montreuil, 1986, p. 76-77.
- ↑ Cf La naissance de Force ouvrière; autour de Robert Bothereau, cité en bibliographie.
- ↑ Dominique Labbé, La syndicalisation en France depuis 1945. La CGT, organisation et audience. Documents, IEP Grenoble, 1996
- ↑ Le Monde, 2 décembre 2009 : "Bernard Thibault procède à un renouvellement inédit de la direction de la CGT", donne l'avis de René Mouriaux, et de Dominique Labbé, tous deux auteurs d'études sur la CGT (voir bibliographie)
- ↑ Le Monde, 22 décembre 2009 : « À la CGT, le faux départ de Jean-Christophe Le Duigou ».
- ↑ Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la Troisième République, 1967, page 331.
- ↑ Elyane Bressol, Michel Dreyfus, Joël Hedde et Michel Pigenet, La CGT dans les années 1950, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-2405-7, lire en ligne)
- ↑ Sophie Béroud, « Le 53e congrès de la CGT, nouvel épisode d’une profonde crise de direction », sur CONTRETEMPS, (consulté le )
- ↑ « Flash Info Vie Syndicale – Fédération des Organismes Sociaux – CGT », sur Fédération des Organismes Sociaux - CGT (consulté le )
- ↑ « KEUFER Auguste – Maitron » (consulté le )
- ↑ selon Copigneaux, le secrétaire général, cf compte-rendu du 5e congrès, p. 43.
- ↑ Renoudin appartient au syndicat parisien du chevreau glacé. Cf. liste des délégués au Congrès de Paris, C-R du congrès, p. 13
- ↑ Robert Brécy, le syndicalisme en France, p. 54.
- ↑ Le détail des voix obtenues par les délégués des fédérations est publié lors du Congrès suivant, celui de Montpellier
- ↑ Notice Victor Griffuelhes, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 12, p. 331-334. (rédigée par Bruce C. Vandervort).
- ↑ l'Humanité reprend la nouvelle en rubrique « dernière heure » de son édition du 27 janvier 1909
- ↑ « DESPLANQUES Charles [Dictionnaire des anarchistes] – Maitron » (consulté le )
- ↑ « MARCK Charles, François, dit LEBOURG – Maitron » (consulté le )
- ↑ Laurence Montel, « Charles Marck, Sur les routes que j’ai parcourues », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, Association Paul Langevin, no 154, , p. 67–72 (ISSN 1271-6669, DOI 10.4000/chrhc.19704, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Postiers en grèves 1906-1909, CE Sud-Est PTT, 1995, Christian Henrisey.
- ↑ Cf le compte-rendu du 11e Congrès confédéral, la discussion du point de l'ordre du jour No 4, consultable sur site de l'Institut d'histoire sociale-CGT.
- ↑ La CGT et le mouvement syndical, éditions de la CGT, 1925.
- ↑ « DUMAS Pierre [dit Diogène] [Dictionnaire des anarchistes] – Maitron » (consulté le )
- ↑ Compte-rendu d'activité présenté au 14e congrès de la CGT, Paris, 1919, par Léon Jouhaux, au nom de la direction sortante.
- ↑ Rapport d'activité présenté au 16e Congrès de la CGT, Orléans, septembre 1920 : "L'action intérieure", page 9 du rapport.
- ↑ La CGT est le mouvement syndical, 1925, page 177. Les chiffres de syndiqués donnent lieu à une abondante littérature, voir en sources : A. Kriegel, J-L Robert, A. Prost.
- ↑ Les chiffres donnés ici, sont ceux relevés par Antoine Prost, dans La CGT à l'époque du front populaire. (voir bibliographie)
- ↑ La CGT dans le Mouvement syndical, paru en 1925 et édité par le CGT, page 226.
- ↑ « LENOIR Raoul, Léopold, dit Léoni – Maitron » (consulté le )
- ↑ Né à Lyon en 1882, mort en 1960, Francis Million, typographe, avait dirigé l'Union départementale du Rhône, de 1913 à 1920
- ↑ « CALVEYRAC André – Maitron » (consulté le )
- ↑ Ibidem, page 253.
- ↑ Confédération générale du travail (France) Auteur du texte, « Le Peuple : organe quotidien du syndicalisme », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Antoine Prost, La CGT à l'époque du Front populaire, tableaux annexes
- ↑ Éric Nadaud, « Robert Bothereau », in Pierre Allorant, Jean Garrigues, Alexandre Borrell (éd.), 250 lieux, personnages, moments: patrimoine en Beauce, Berry, Gâtinais, Perche, Sologne, Touraine, 2018. Cf La naissance de Force ouvrière. Autour de Robert Bothereau. La personnalité de Robert Bothereau tient en deux volets biographiques, p. 17-42.
- ↑ Confédération générale du travail (France) Auteur du texte, « Le Peuple : organe quotidien du syndicalisme », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « DUPONT Félix, Pierre – Maitron » (consulté le )
- ↑ Antoine Prost, ouvrage cité, p. 190.
- ↑ La composition de la direction « unitaire » est donnée ici pour permettre la comparaison entre les deux centrales syndicales.
- ↑ Le 6 février 1934, Serge Berstein, "collection Archives", Julliard, 1975.
- ↑ Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la Troisième République, p. 318.
- ↑ Danielle Tartakowsky, Le pouvoir est dans la rue, crises politiques et manifestations en France, Aubier, 1998 pages 101-110.
- ↑ l'Humanité, 10 octobre 1934, site Gallica de la BNF
- ↑ Cf G. Lefranc, op. cit,pages 325-326.
- ↑ Pour les résultats des votes, voir : Georges Lefranc, op. cit. p. 329, et Compte-rendu du 24e Congrès, reprint IHS-CGT, 1986, page 101.
- ↑ Observations d'Antoine Prost, la CGT à l'époque du Front populaire, p. 135.
- ↑ Compte-rendu du 24e Congrès, p. 181-183
- ↑ ibid. p. 182.
- ↑ l'Humanité, 7 mars 1936, en première page.
- ↑ Georges Dupeux, La Société française, 1789-1960, Armand Colin, 1964, p. 234.
- ↑ Georges Lefranc, le mouvement syndical sous la Troisième République, page 382-384.
- ↑ Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la Troisième république, p. 386-387.
- ↑ La déclaration figure en annexe du livre consacré à Léon Jouhaux et le mouvement syndical français, p. 397.
- ↑ Ibid., p. 259.
- ↑ Ibid. p. 260
- ↑ Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, ouv. cit. p. 277.
- ↑ E. Dolléans, tome 3, p. 192-193.
- ↑ Bernard Georges-Denise Tintant, Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, volume 2, p. 292-293
- ↑ Ibid. p. 300
- ↑ Cf la notice biographique de Julien Racamond, rédigée par Jean Charles, dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 39.
- ↑ Édouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, (Cf bibliographie), tome 3, p. 196.
- ↑ Annie Lacroix-Riz, « La Cgt, un exemple de renouvellement des dirigeants syndicaux », Mélanges de l'école française de Rome, École française de Rome, vol. 95, no 2, , p. 69–89 (DOI 10.3406/mefr.1983.2720, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Eric Nadaud, « SAILLANT Louis », dans Dictionnaire biographique Mouvement ouvrier Mouvement social, Période 1940-1968, Editions de l'Atelier, (Éric Nadaud, « SAILLANT Louis, André [archive] », Le Maitron en ligne)
- ↑ « Éric Nadaud, « SAILLANT Louis, André [archive] », sur Le Maitron. »
- ↑ Georges Lefranc, Le mouvement syndical de la Libération…, p. 55. Lucien Molino (cf bibliographie) donne 857 contre 124 voix.
- ↑ « Qu'est ce que FO ? », sur calameo.com (consulté le )
- ↑ Éric Nadaud, « DELLAC Yves », in Marie-Louise Goergen, Cheminots et militants. Un siècle de syndicalisme ferroviaire, Les Éditions de l'Atelier, 2003, p. 165-166; et Éric Nadaud, « DELLAC Yves », Le Maitron en ligne, 2008.
- ↑ Éric Nadaud, « DUCHAT Jules, Fernand », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
- ↑ Éric Nadaud, « MARION Jacques, Paul », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
- ↑ « TOURNADE Olga – Maitron » (consulté le )
- ↑ Alain Le Leap (1905-1986), reprend son activité professionnelle d'inspecteur des Impôts. Il est élu maire d'une ville varoise en 1977
- ↑ No 773, spécial congrès, 1959, de La Vie ouvrière.
- ↑ « Quatre anciens membres du bureau confédéral réclament une "rupture" avec certaines pratiques antidémocratiques », Le Monde (archives), 26 mars 1982.
- ↑ Sur cette face du mouvement ouvrier, cf. : Oscar L. Cole-Arnal, Prêtres en bleu de chauffe, les éditions ouvrières, 1992. Un livre dense, qui associe témoignages et analyse, dont l'auteur est un historien américain
- ↑ Le Peuple, no 1135/36/37 du 13 juin au 18 juillet 1982, 41e congrès, Lille, 13-18 juin 1982.
- ↑ « Bernard Lacombe, ancien membre de la direction de la CGT et prêtre ouvrier est mort à Paris le 20 mai à l'âge de 64 ans », Le Monde (archives), 23 mai 1999.
- ↑ Raphaëlle Besse Desmoulières et Bertrand Bissuel, « Une violente crise interne déchire la CGT de la Ville de Paris », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Tel est le titre de l'Humanité du 10 octobre 1934 qui rend compte de la réunion.
- ↑ André Narritsens, CGT-CGTU (1934-1935). Vers la réunification. Sténogrammes des discussions, éditions Delga, 2019.
- ↑ L'Humanité, déjà citée, et Dictionnaire biographique Maitron pour l'âge des syndicalistes.
- ↑ Georges Lefranc, le mouvement syndical sous la Troisième république, p. 326.
- ↑ Raoul Lenoir quitte, paradoxalement, le Bureau confédéral lors de la réunification.
- ↑ Marcel Brout est élu député PCF de Paris en 1936
- ↑ Confédération générale du travail (France) Auteur du texte, « Le Peuple : organe quotidien du syndicalisme », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ En juillet 1944, il est « délégué général aux Territoires libérés » dans le GPRF, avant d'être nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale le 9 septembre 1944.
- ↑ Léon Jouhaux et le mouvement syndical français, p. 300-301.
- ↑ L'histoire syndicale est bien pauvre : il est impossible, avec les sources dont on dispose de donner un prénom et l'origine de ce militant…
- ↑ Archives nationales (Paris) 2008, Anne-Marie Gouriou, Roseline Salmon : Annexe du répertoire des membres de l'Assemblée consultative provisoire, composition de l'Assemblée, 37 p. Voir aussi la Liste des membres de l'Assemblée consultative provisoire, in Dictionnaire des parlementaires français, 1940-1958, p. 289-293.
- ↑ L'Humanité, 27 octobre 1944, p. 1, Site de la BNF
- ↑ Journal officiel de la République française, 21 juillet 1945, compte-rendu des validations par l'Assemblée consultative provisoire
- ↑ Georges Lefranc, Le mouvement syndical de la Libération aux événements de mai-juin 1968, éditions Payot, 1969, p. 193-194.
- ↑ Gérard Adam, « L'unité d'action C.G.T.-C.F.D.T. », Revue française de science politique, Association française de science politique, vol. 17, no 3, , p. 576–590 (DOI 10.3406/rfsp.1967.393025, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Selon la terminologie utilisée par Georges Frischmann, rédacteur du chapitre 10 ans, ça suffit, dans CGT, approches historiques (voir la bibliographie)
- ↑ Georges Lefranc, Grèves d'hier et d'aujourd'hui, édition Aubier, Paris, 1970, p. 287.
- ↑ Table ronde du CEVIPOF et du CRHMSS, mai 1989, Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1990.
