Maryse Dumas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dumas.

Maryse Dumas, née le à Bordeaux (Gironde)[1] , est une syndicaliste française. Elle est élue au Bureau confédéral de la Cgt en décembre 1995, lors du 45e congrès de la Confédération. Elle est réélue à l'occasion des congrès suivants : le 48e congrès, en mars 2006 l'a reconduite dans cette fonction. Après le 49e congrès de la Cgt tenu en décembre 2009 à Nantes, elle quitte la direction confédérale. Elle nommée au Conseil économique, social et environnemental en novembre 2010. Elle y siège dans le groupe de la Cgt.

Quelques notes biographiques[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille modeste du sud-ouest de la France, Maryse Dumas entreprend des études de sciences économiques à Paris. Elle adhère à ce moment-là au syndicat étudiant UNEF Renouveau, dont elle fait partie du Bureau national à partir de 1974. Munie d'une licence, elle entre aux PTT par la voie du concours des inspecteurs. En 1977 elle est nommée au bureau de Paris-Recette Principale (Paris-RP). Militante à l'Union Fédérale des Cadres Cgt des PTT (UFC-Cgt PTT)[2], elle est élue dès janvier 1979 au secrétariat de la Fédération nationale des travailleurs des PTT- Cgt. Secrétaire générale adjointe, en 1982, elle est élue secrétaire générale lors du XXVIIe congrès de cette Fédération syndicale en juin 1988. Elle est la première femme à être titulaire de cette fonction, dans le syndicalisme des PTT. Si cette accession traduit la forte féminisation des services de La Poste et de France Télécom, elle n'a rien d'artificiel, tant le parcours syndical de Maryse Dumas la porte depuis plusieurs années vers des postes de responsabilité. Elle demeure secrétaire générale de la fédération Cgt des PTT jusqu'au mois de mai 1998, date à partir de laquelle elle se consacre uniquement au Bureau confédéral de la Cgt, où elle est considérée par les observateurs, comme la numéro 2 de la centrale syndicale. Elle est chargée de nombreuses négociations avec les responsables du patronat.
Non réélue au Bureau confédéral, réduit à la suite du 49e Congrès, elle est désignée par la Confédération pour siéger au Conseil économique, social et environnemental à partir de novembre 2010[3]. Elle demeure donc dans la proximité de la direction de la Centrale syndicale. En 2015 elle pilote l'organisation et la recherche historique menées dans le cadre du 120e anniversaire de la création de la CGT. Elle cesse ses fonctions au CESE en novembre de la même année.

En parallèle, elle poursuit des réflexions politiques, moins tenue à un certain "devoir de réserve" qu'elle s'imposait quand elle était membre de la direction de la Cgt. En 2012 elle rend public son soutien à la démarche du Front de gauche[4].

Travaux[modifier | modifier le code]

Outre la figure imposée des articles et des discours, Maryse Dumas a participé à un ouvrage d'études sur la littérature sociale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche "Maryse Dumas", site du Conseil économique, social et environnemental
  2. L'union fédérale des cadres de la Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications-Cgt est l'organisation pour cette branche professionnelle de l'Ugict-Cgt
  3. Communiqué du CESE, mandature 2010-2015, liste des membres mise à jour le 15 novembre 2010.
  4. Appel « Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon », publié en « une » de L'Humanité, le 16 mars 2012.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Interview de Maryse Dumas dans l'hebdomadaire la Vie Ouvrière, en juin 1988 : « PTT, à la rencontre de la nouvelle secrétaire générale ».
  • La Tribune Desfossés, 5 mai 1999 : « Maryse Dumas, de Zola à Simone de Beauvoir ».