Camille Bilger

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Camille Bilger
Illustration.
Camille Bilger (1929)
Fonctions
Député français
Élection
Président Albert Lebrun
Premier ministre Édouard Herriot, Joseph Paul-Boncour, Édouard Daladier, Albert Sarraut, Camille Chautemps, Édouard Daladier, Gaston Doumergue, Pierre-Étienne Flandin, Fernand Bouisson, Pierre Laval, Albert Sarraut.
Législature XVe législature
Groupe politique Républicains du centre
Prédécesseur Lui-même
Successeur Joseph Gullung
Élection
Réélection 1936
Président Gaston Doumergue, Paul Doumer, Albert Lebrun
Premier ministre Raymond Poincaré, Aristide Briand, André Tardieu, Camille Chautemps, André Tardieu, Théodore Steeg, Pierre Laval, André Tardieu
Législature XIVe législature
Groupe politique Démocrates populaires
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même
Élection
Réélection 1928
Président Alexandre Millerand, Gaston Doumergue
Premier ministre Frédéric François-Marsal, Édouard Herriot, Paul Painlevé, Aristide Briand, Édouard Herriot, Raymond Poincaré
Législature XIIIe législature
Groupe politique Démocrates
Coalition Alliance républicaine
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même
Élection
Réélection 1924
Président Raymond Poincaré, Paul Deschanel, Alexandre Millerand
Premier ministre Georges Clemenceau, Alexandre Millerand, Georges Leygues, Aristide Briand, Raymond Poincaré
Législature XIIe législature
Groupe politique Entente républicaine démocratique
Coalition Union nationale
Prédécesseur L'Alsace était allemande
Successeur Lui-même
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mulhouse (Haute-Alsace)
Date de décès
Lieu de décès Soultz (Haut-Rhin)
Nationalité Allemande puis française
Parti politique Zentrum puis UPR
Profession Ouvrier
Religion Catholique

Camille Bilger (né le à Mulhouse, District de Haute-Alsace et mort le (à 67 ans) à Soultz, Haut-Rhin) est un syndicaliste alsacien et un homme politique français. Il a été député de son département natal de 1919 à 1936.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un syndicaliste chrétien[modifier | modifier le code]

Camille Bilger, après ses études primaires fut ouvrier dans une usine textile. Sa vie professionnelle lui fit quitter le bleu pour la blouse en devenant employé, mais son engagement syndicaliste demeurait. Dans l'Alsace-Lorraine allemande, il est en 1907 secrétaire du syndicat chrétien. Devenu français en 1918, il participa à la fondation de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) en novembre 1919. Secrétaire régional de ce syndicat, il en fut ensuite le Président régional, jusqu'en 1946.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sa carrière politique avait débuté avant la guerre de 1914-1918, à Mulhouse, dont il fut élu conseiller municipal en 1910.

Député français (1919-1936)[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives de 1919, candidat d'Union nationale dans le Haut-Rhin, il était élu député. Comme beaucoup d'Alsaciens dont la scolarité s'était faite en allemand, il eut du mal à intégrer les différentes structures sociale et politique en raison de sa méconnaissance de la langue française. Il se mit alors à l'étude du français[1] et réélu en 1924 il pouvait intervenir à la Chambre des députés. Ses interventions étaient consacrées au domaine social ou au problèmes régionaux alsaciens. Il siégeait à partir de sa seconde réélection, en 1928 parmi le groupe des « Démocrates populaires ». Réélu en 1932, dans la circonscription de Guebwiller, il défendait les mineurs des exploitations extractives de potasse. En 1936, il fut battu aux élections du Front populaire par le candidat socialiste.

Membre de la Commission nationale de reconstitution des organisations syndicales (1944 - 1946)[modifier | modifier le code]

Son ancienneté dans le syndicalisme, et probablement aussi sa rectitude politique et morale, amenaient à sa nomination en septembre 1944 au sein de la Commission nationale de reconstitution des organisations syndicales, en tant que représentant de la CFTC. Connue sous le nom de « Commission d'épuration », vilipendée après 1947 par Force ouvrière, cette commission qui siégea jusqu'en 1946, était loin d'être aux mains des syndicalistes communistes, comme elle en fut suspectée[2]. Camille Bilger fut un des membres[3] les plus assidus de cette commission qui eut à statuer, dans un cadre juridique provisoire et exceptionnel, sur les anciens syndicalistes ayant eu des responsabilités nationales et s'étant plus ou moins compromis dans la collaboration.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sa fiche biographique de parlementaire français.
  2. Raymond Barberis, André Narritsens, La reconstitution des organisations syndicales d'après les Procès-verbaux de la « Commission Jayat », article dans Michel Margairaz, Danielle Tartakowsky, Le syndicalisme dans la France occupée, Presses universitaires de Rennes, 2008.
  3. Liste des membres de cette commission : en annexes de l'article Bureau de la CGT

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]