Henri Gourdeaux

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Henri Gourdeaux
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Paris[1]
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Henri Gourdeaux, né en 1881 et mort en 1961, était un syndicaliste français des PTT, où il fut un militant de premier plan durant 60 ans. Personnalité du Parti socialiste dès avant 1914, il fut un des dirigeants nationaux du Parti communiste français. Il a été également conseiller général de la Seine entre 1935 et 1940, puis de 1945 à 1959.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Militant politique[modifier | modifier le code]

  • 1902 : entrée aux PTT, comme surnuméraire puis commis.
  • 1906 : à la suite du 1er mai, il est déplacé de Paris à Avignon. Il reste 9 ans dans le Vaucluse, où il devient un des dirigeants de la Fédération socialiste; il est candidat député en 1910 et 1914.
  • 1915 : retour à Paris. Il est un des fondateurs du Parti communiste français, en 1920, lors du Congrès de Tours.
  • 1921 : il entre au comité directeur de ce parti. Cet organisme prend le nom de comité central en 1924. Henri Gourdeaux en sera membre, jusqu'en 1947.
  • 1924 : Il est emprisonné trois mois pour « attentat contre la sureté extérieure et intérieure de l’État », après avoir dénoncé l'occupation de la Ruhr ordonnée par le gouvernement de Raymond Poincaré afin de contraindre l’Allemagne à accélérer les paiements[2].

Syndicaliste[modifier | modifier le code]

  • Avant 1914, il est membre de l'Association Générale des agents des PTT. Cette AG se transforme en Syndicat national des agents des PTT en 1918. Il y anime la fraction qui quitte la CGT en 1921, pour la CGTU.
  • 1925 : il est élu secrétaire général de la fédération des PTT de la CGTU, fonction qu'il détient jusqu'à la réunification syndicale de 1936.
  • 1933 : membre du bureau confédéral de la CGTU.
  • 1936 : il est secrétaire-adjoint de la fédération postale CGT, dont Albert Perrot est le secrétaire général. Il n'est pas réélu à ce poste en 1938.
  • 1940-1944 : il est l'un des dirigeants clandestin du syndicalisme postier, en même temps qu'il occupe des responsabilités dans le PCF. Il avait, à ce titre, été condamné à mort par contumace

Élu politique[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie
  2. Bruno Fuligni, La France rouge. Un siècle d’histoire dans les archives du PCF, Les Arènes,