Valère Staraselski

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Valère Staraselski
Description de cette image, également commentée ci-après
Valère Staraselski
Naissance Créteil, France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Nuit d'hiver
  • L'adieu aux rois
  • Un homme inutile
  • Voyage à Assise
  • Le maître du jardin
  • Une histoire française
  • Sur les toits d'Innsbruck
  • Aragon, La liaison délibérée
  • Dans la folie d'une colère très juste


Valère Staraselski est un écrivain et essayiste français, né le à Créteil, en Île-de-France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Valère Staraselski commence à travailler très jeune et enchaîne différents emplois parmi lesquels aide-monteur-électricien, serveur, agent hospitalier en gériatrie à l'Hôpital de Rambouillet, documentaliste au service communication du PCF à Paris, maître d’internat au lycée du Gué à Tresmes en Seine et Marne, attaché parlementaire au Sénat de Guy Schmaus, sénateur des Hauts de Seine, Secrétaire du Sénat, Chargé de cours en lettres à l’université de Paris VIII, chef de cabinet à la mairie de Romainville... tout en obtenant une licence d’histoire et un doctorat de lettres en 1996 sous la direction de Jean Levaillant, à l'université de Paris VIII. Il est actuellement Directeur de la culture au sein du comité d’entreprise des industries électriques et gazières.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Un premier roman, Dans la folie d’une colère très juste, publié en 1990, puis un recueil de nouvelles, Le Hammam, en 1993, inaugurent un art du portrait et de la concision, Magazine littéraire. Valère Staraselski publiera par la suite une biographie de Louis Aragon, Aragon, la liaison délibérée[1], en 1995, rééditée dans une version revue et corrigée en 2005, puis deux essais Aragon, l’inclassable et Aragon, l’invention contre l’utopie, en 1997.

Valère Staraselski publie ensuite Un homme inutile[2], Monsieur le député[3], Une histoire française[4] et La Revanche de Michel-Ange (nouvelles)…

Dès son premier roman, Simone Gallimard apparente son écriture à celle de Jean-Paul Sartre et de Louis Aragon[5], tandis que dans Le Magazine littéraire de mai 1991, Philippe Lacoche évoque Roger Vailland. En 2008, il publie Nuit d’hiver[6]. Valère Staraselski publie plusieurs romans dans lesquels l’histoire, la politique, la réalité sociale, intellectuelle et artistique tiennent une grande place : Un homme inutile[2], Monsieur le député[3], Une histoire française[4], Le Maître du jardin, dans les pas de La Fontaine[7], L’Adieu aux Rois et dernièrement Le Parlement des cigognes. L'auteur a fait un travail remarquable pour permettre au lecteur de se cultiver. Avec ce cycle dit des romans de France, mais plus largement, son œuvre s’inscrit dans une conception du roman, de la fiction, comme moyen de connaissance.[interprétation personnelle]

Si ses écrits tournent le dos à tout corporatisme social, il n'y a cependant pas de réalité oubliée dans sa démarche littéraire. Et notamment dans ses romans historiques qui visent à dépasser les tombereaux de préjugés de part et d'autre.[interprétation personnelle]

Émergent d'une vitalité propre aux laissés-pour-compte, ses ouvrages participent d'une inextinguible volonté de connaissance, de découverte, de compréhension. Son appartenance sociale aux classes d'en bas doublée d'une volonté d'indépendance, comme l'écrit Alfreid Eibel « permet de construire une œuvre qui ne doit rien à personne ». Quel qu'en soit le sujet, ses textes sont rédigés en un style distancié, relevant d'une "écriture carapace" à la Georges Perec.[réf. nécessaire]

Valère Staraselski signe plusieurs essais, des documentaires, dont La Fête de l'Humanité, 80 ans de solidarité[8], qui réunit des témoignages écrits et de photographies retraçant l’histoire de la Fête de l’Humanité. Régulièrement, il publie des chroniques, des articles sur les enjeux politiques, théoriques et sociaux, notamment dans le domaine de la culture.

Collaborations[modifier | modifier le code]

En 1998, Valère Staraselski cosigne avec Didier Daeninckx Au nom de la loi[9], essai sur la loi Gayssot. En 2002, il accepte la proposition de Témoignage Chrétien et part à Assise, en Italie, suivre « L’Assemblée de prière pour la paix » convoquée par Jean-Paul II quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001. Il publie Un siècle d’Humanité, écrit avec Roland Leroy et Un siècle de vie ouvrière[10], rédigé avec Denis Cohen en 2010.

Valère Staraselski est membre du conseil scientifique de la Fondation Gabriel-Péri, du comité d’honneur de la Société des amis d’Elsa Triolet et Aragon.

Un choix de ses chroniques est réuni dans Il faut savoir désobéir (2000), Garder son âme (2003) et Face aux nouveaux maîtres (2012)[11].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le Hammam, aux éditions de L’Harmattan, 1993, réédité aux éditions de L’Harmattan, 1996 (ISBN 2-7384-4021-5)
  • La Revanche de Michel-Ange, aux éditions de La passe du vent, 1999, (ISBN 2-84562-003-9)
  • Vivre intensément repose, aux éditions de La passe du vent, 2007, (ISBN 978-2-84562-121-3)

Jeunesse[modifier | modifier le code]

  • La jeune fille au ruban, illustration Anne Buguet, aux éditions Seuil jeunesse, 2015, (ISBN 979-10-235-0556-6)

Essais[modifier | modifier le code]

Entretien[modifier | modifier le code]

Entretien avec Valère Staraselski par Vincent Ferrier aux éditions de L'ours Blanc, 2016, ( (ISBN 978-2-914362-56-6))

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entretien avec Michel Guilloux, « Écriture et politique chez Aragon », L’Humanité, 24 mars 1995.
  2. a et b Alfred Eibel, Valeurs actuelles, 8 septembre 2011.
  3. a et b Christian Valléry, « Du café du commerce au commerce des idées », Vendémiaire no 8, 2002
  4. a et b Michel Delon, Le magazine littéraire, septembre 2006
  5. Lettre personnelle datée du mois d’août 1988 reproduite en partie dans la postface à l'édition 1996 de Dans la folie d'une colère très juste chez l'Harmattan (ISBN 2-7384-4209-9)
  6. Didier Jacob, Le Nouvel observateur, 11 septembre 2008.
  7. Serge Hartmann, Les dernières nouvelles d’Alsace.
  8. Journal télévisé TV5 Monde, 10 septembre 2010. Journal télévisé LCP-Public Sénat, 14 septembre 2012.
  9. Jacques Dimet, L’Humanité, 2 janvier 1999.
  10. Michel Noblecourt, Le Monde, 18 septembre 2009.
  11. Jacques Barbarin, Le Patriote, 7 au 13 septembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]