Henri Martel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Henri Martel
Photo parue dans L'Humanité du 15 novembre 1944
Photo parue dans L'Humanité du
Fonctions
Sénateur du Nord
Groupe politique Communiste
Député du Nord
1936 - 1940
1945 - 1946
1951 - 1958
1962 - 1967
Gouvernement IIIème République-Gouvernement provisoire de la République française-IVe République-Ve République
Groupe politique Communiste
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bruay-sur-l'Escaut
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Sin-le-Noble
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Mineur de fond

Henri Martel, né le à Bruay-sur-l'Escaut (Nord) et mort le à Sin-le-Noble (Nord), est un homme politique français, membre du Parti communiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de mineurs, il devient mineur lui-même à 13 ans. Il s'engage dans l'action syndicale et politique. Il a 15 ans quand il adhère aux Jeunesses socialistes du Pas-de-Calais. En 1921, il devient membre du Parti communiste.

En 1933, Henri Martel est élu conseiller général du canton de Douai-Nord. Il l'emporte aux élections législatives de 1936 pour représenter la 1re circonscription de Douai. À la Chambre des députés, il se fait le porte-parole des mineurs.

En 1939, il est arrêté comme les autres députés communistes, déchu de son mandat et condamné le 3 avril 1940 par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques, civils et de famille pour être resté fidèle à la ligne de son parti. Il est interné dans plusieurs prisons, puis déporté à Maison-Carrée, en Algérie[1]. Il apprend la mort de ses deux fils fusillés par les Allemands pour faits de Résistance : Aimable en avril 1942[2] et Germinal en mai 1943[3].

Libéré en 1943, il prend des responsabilités à la CGT, puis à son retour dans le Nord, devient secrétaire de la Fédération CGT du sous-sol et président du syndicat CGT des mineurs du Nord. En juillet 1947, il fonde et préside l'Union internationale des syndicats de mineurs.

De 1945 à 1948, puis de 1959 à 1977, il est maire de Sin-le-Noble et, de 1945 à 1970, conseiller général du canton de Douai-Nord.

De 1945 à 1958 puis de 1962 à 1967, Henri Martel déploie une importante activité parlementaire, comme député ou sénateur, au profit des ouvriers de la mine. Membre de la commission de l'équipement national et de la production, il est l'un des auteurs de la loi de nationalisation des Houillères, loi qui crée notamment les Charbonnages de France[4]. De janvier à décembre 1947 il est vice-président du Sénat[5].

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Henri Martel », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation