Henri Martel

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Henri Martel
Photo parue dans L'Humanité du 15 novembre 1944
Photo parue dans L'Humanité du
Fonctions
Député de la 14e circonscription du Nord
Gouvernement Ve République
Législature IIe
Prédécesseur Carlos Dolez (MRP)
Successeur Émile Roger (PCF)
Député de la 3e circonscription du Nord
Gouvernement IVe République
Législature 2e législature et 3e législature
Prédécesseur Henri Fiévez (PCF)
Successeur -
Sénateur du Nord
Prédécesseur -
Successeur Marcel Ulrici (PCF)
Député de la 3e circonscription du Nord
Gouvernement Gouvernement provisoire et IVe République
Législature 1re Assemblée nationale constituante, 2e Assemblée nationale constituante et 1re législature
Prédécesseur -
Successeur Henri Fiévez (PCF)
Député de la 1re circonscription de Douai
Prédécesseur Léon Delsart (Républicains de gauche)
Successeur -
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Douai-Nord)
Prédécesseur Lui-même (indirectement)
Successeur Georges Hage (PCF)
Prédécesseur Paul Foucault (SFIO)
Successeur Déchu de son mandat
Maire de Sin-le-Noble
Prédécesseur Oscar Benoit
Successeur Paulette Deblock (PCF)
Prédécesseur -
Biographie
Nom de naissance Henri Martel
Date de naissance
Lieu de naissance Bruay-sur-l'Escaut (Nord)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Sin-le-Noble (Nord)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique PCF
Profession Mineur
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur

Henri Martel
Maires de Sin-le-Noble

Henri Martel, né le à Bruay-sur-l'Escaut (Nord) et mort le à Sin-le-Noble (Nord), est un homme politique et un syndicaliste français.

Il a été secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du sous-sol, député et sénateur communiste du Nord, maire de Sin-le-Noble et conseiller général du canton de Douai-Nord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de mineurs, il devient mineur lui-même à 13 ans. Il s'engage rapidement dans l'action syndicale et politique. Il a 15 ans quand il adhère aux Jeunesses socialistes du Pas-de-Calais. En 1921, il devient membre du Parti communiste français.

En 1933, Henri Martel est élu conseiller général du canton de Douai-Nord. Il l'emporte aux élections législatives de 1936 pour représenter la 1re circonscription de Douai. Inscrit au groupe communiste à la Chambre des députés, il se fait le porte-parole des mineurs.

En 1939, il est arrêté comme les autres députés communistes, déchu de son mandat et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques et politiques pour être resté fidèle à la ligne de son parti. Il est interné dans plusieurs prisons, puis déporté au bagne de Maison-Carrée, en Algérie[1]. Il apprend la mort de ses deux fils fusillés par les Allemands pour activités de résistance : Aimable en avril 1942[2] et Germinal en mai 1943[3].

Libéré en 1943, il prend des responsabilités à la CGT, puis à son retour dans le Nord, il reconstitue la Fédération CGT du sous-sol dont il est secrétaire général de 1956 à 1959. Il est également président du syndicat CGT des mineurs du Nord. En , il fonde et préside l'Union internationale des syndicats de mineurs.

De 1945 à 1948, puis de 1959 à 1977, il est maire de Sin-le-Noble et, de 1945 à 1970, conseiller général du canton de Douai-Nord.

De 1945 à 1958 puis de 1962 à 1967, Henri Martel déploie une importante activité parlementaire, comme député ou sénateur, au profit des ouvriers de la mine. Membre de la commission de l'équipement national et de la production, il est l'un des auteurs de la loi de nationalisation des Houillères, loi qui crée notamment les Charbonnages de France[4]. Il propose plusieurs lois tendant à améliorer les droits des mineurs à la retraite et leur régime de sécurité sociale[4]. De janvier à décembre 1947 il est vice-président du Sénat[5].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1982, Henri Martel est élevé au grade de chevalier de la Légion d´honneur[6].

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Henri Martel », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le chemin de l'honneur, Florimond Bonte
  2. Notice sur Aimable Martel, maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr
  3. Notice sur Germinal Martel, maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr
  4. a et b Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française), assemblee-nationale.fr
  5. Table nominative du Conseil de la République, année 1947
  6. « Henri Martel : documents personnels », sur archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le 1er février 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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