Roger Deniau

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Roger Deniau
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Nom dans la langue maternelle
Roger, Aurélien DeniauVoir et modifier les données sur Wikidata
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Parti politique

Roger Deniau, né le à Françay (Oise), mort le à Trélissac (Dordogne), est un syndicaliste, résistant et homme politique français. Il est successivement membre de l'Assemblée consultative provisoire en 1944, membre du Bureau confédéral de la CGT en 1945, député de la Seine en 1946, maire de Puteaux en 1947.

Biographie[modifier | modifier le code]

Employé, Roger Deniau est membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) à partir de 1930. Syndiqué à la CGT, il milite à la fédération des Employés, avec Oreste Capocci et Albert Gazier. En 1940 il refuse le Régime de Vichy et s'engage rapidement dans la Résistance. Il est un des responsables parisiens du mouvement Libération-Nord, qui le délègue au Comité parisien de la Libération et dont il est vice-président. Dans cette instance, il s'oppose vivement aux communistes, menés par André Tollet et André Carrel. Lors de la Libération de Paris, il est néanmoins membre du conseil municipal provisoire de la capitale, commissaire chargé du ravitaillement, un poste clé.

En novembre 1944, il est délégué par Libération-Nord pour siéger à l'Assemblée consultative provisoire jusqu'au terme de celle-ci en août 1945. En septembre de cette même année, le Comité confédéral national de la CGT[1] le nomme au Bureau confédéral, où il est défend les thèses des anciens « confédérés » autour de Léon Jouhaux.

Il n'est pas reconduit à cette fonction au Congrès de la CGT d'avril 1946, car il entame un parcours politique au sein du Parti socialiste (SFIO). Le 2 juin 1946 il est élu député à la seconde Assemblée constituante, dans 5e secteur du département de la Seine, deuxième de la liste socialiste conduite par Albert Gazier. Il est battu six mois plus tard aux élections de novembre 1946, et échoue également à se faire élire au Conseil de la République.

En 1947[2] il est élu maire de Puteaux, fonction qu'il cède dès 1948 à son camarade de parti Georges Dardel. Il est alors aussi membre du cabinet de Marius Moutet, ministre de la France d'Outre-mer. Il séjourne un certain temps à Dakar pour le compte de la SFIO, puis rentre en métropole et s'installe à Trélissac, dont il est élu conseiller municipal socialiste en 1965. En 1970, il se prononce contre toute alliance avec les communistes défendant les thèses d'André Chandernagor.

Roger Deniau était titulaire de la Médaille de la Résistance avec rosette.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Lefranc, Le mouvement syndical de la Libération aux événements de mai-juin 1968, Payot, 1969, p. 23
  2. Les sources ne concordent pas, Le Maitron le présente maire et conseiller général de Puteaux dès 1945, le site France.genweb ne l'inscrit maire qu'en 1947, d'après les sources municipales de la ville

Lien externe[modifier | modifier le code]

Roger Deniau, site de l'Assemblée nationale