Lagailse

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A. Lagailse (né au XIXe siècle, date de mort inconnue), employé de bureau français au réseau des Chemins de fer de l’État, est le premier secrétaire général de la CGT[1], première organisation syndicale française. Il occupe cette fonction du à [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son prénom ainsi que ses lieux et dates de naissance et de mort sont actuellement inconnus.

Membre du Comité provisoire d'action syndicale et corporative mis en place en octobre 1895, il en est le trésorier tandis que Clément Beausoleil en est le secrétaire. La première action de cette direction provisoire de la CGT est une délégation de protestation auprès de la Chambre des députés, contre la répression policière envers les grévistes des verreries de Carmaux[2]. Selon l'historien Georges Lefranc, qui souligne la participation des "réformistes" à la direction de la CGT, Lagailse, « poussé par Guérard devient secrétaire »[3] dans le premier Bureau confédéral. Auguste Keufer est alors trésorier, A. Pergay est archiviste.

Non participant au congrès fondateur de la CGT, pas plus que les hommes qui lui succèdent à la direction de la centrale syndicale (Victor Renaudin, Maurice Copigneaux, Eugène Guérard ou Victor Griffuelhes), Lagailse est délégué et rapporteur de l'activité du Bureau confédéral aux 2e congrès de la CGT (septembre 1896, Tours), 3e congrès (septembre 1897, Toulouse) et 4e congrès (septembre-octobre 1898, Rennes). Il semble que « l'hostilité réciproque » entre Fernand Pelloutier, responsable de la section des Bourses et Lagailse, ait contribué au non achèvement de l'unité de la CGT avant 1902[4] . C'est immédiatement à la suite du 4e congrès qu'il est « débarqué » du secrétariat général, à la suite de son attitude jugée d'une « couardise impardonnable » lors d'une grève des cheminots qu'il désavoue.

La date exacte de son remplacement diffère selon les auteurs, octobre 1898 selon les uns, juin 1899 selon d'autres. La première date paraît cependant la plus vraisemblable puisqu'elle sanctionne sa « démission » immédiate après la grève des cheminots et elle est retenue comme celle de la nomination de son successeur[5]. La seconde date semble être celle d'une sanction syndicale administrative, prise à son encontre par le Bureau confédéral[6].

Après la cessation de ses fonctions, on ne retrouve plus trace de lui.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Liste des premiers secrétaires de la CGT », sur ihs.cgt.fr (Institut CGT d'histoire sociale) (consulté le 22 juin 2018)
  2. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Éditions ouvrières, tome 13, 1975.
  3. Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la troisième République, Payot, Paris, 1967, p. 70
  4. Cf la notice « Lagailse » du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, déjà citée
  5. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 11, notice « Copigneaux ».
  6. C. Chevandier, p. 62.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Brécy, Le syndicalisme en France 1871-1921, essai bibliographique, Mouton & Co Paris, La Haye, 1963.
  • Christian Chevandier, Cheminots en grève, ou la construction d'une identité (1848-2001), Maisonneuve & Larose, Paris, 2002.< (ISBN 2-7068-1589-2)>
  • Claude Harmel, Naissance de la CGT, le Congrès de Limoges, septième congrès national corporatif, 23-28 septembre 1895, numéro hors série, Les Cahiers d'histoire sociale, Institut d'histoire sociale, Nanterre & Albin Michel, Paris, 1995. < (ISBN 2-226-07855-X)>
  • Jean Maitron (direction), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, période 1871-1914, volumes 10, 11 et 13.