Bram

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Bram
Bram
Centre-ville médiéval de Bram
Blason de Bram
Blason
Bram
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
(siège)
Maire
Mandat
Claudie Faucon-Méjean
2020-2026
Code postal 11150
Code commune 11049
Démographie
Gentilé Bramais
Population
municipale
3 208 hab. (2019 en diminution de 6,77 % par rapport à 2013)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 37″ nord, 2° 06′ 55″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 165 m
Superficie 17,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Piège au Razès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Site web Site officiel

Bram [bʁam] Écouter est une commune française, située dans le nord-ouest du département de l'Aude en région Occitanie, sur l'axe Toulouse-Méditerranée entre Castelnaudary et Carcassonne.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, baptisée « le grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal du Midi, le Fresquel et les ruisseaux de la Preuille et de Rigal. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Bram est une commune rurale qui compte 3 208 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Bram et fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne. Ses habitants sont appelés les Bramais ou Bramaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bram est une commune moyenne de l'Aude située précisément dans l'ancienne province du Lauragais, sur le Fresquel. Son centre-ville est constitué en partie par un village de forme circulaire. Il est situé à mi-chemin de Carcassonne (20 km) et de Castelnaudary (18 km) et culmine à 134 mètres d'altitude. C'est un lieu de passage de tous temps entre l'Aquitaine et la Méditerranée[1].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bram se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »[4], au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse[5]. Elle est drainée par le canal du Midi, le Fresquel, le ruisseau de la Preuille et le ruisseau de Rigal, constituant un réseau hydrographique de 15 km de longueur totale[6],[Carte 1].

Le canal du Midi, d'une longueur totale de 239,8 km, est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le XVIIe siècle[7].

Le Fresquel, d'une longueur totale de 63 km, prend sa source dans la commune de Baraigne et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans l'Aude à Carcassonne, après avoir traversé 22 communes[8].

Le ruisseau de la Preuille, d'une longueur totale de 16,2 km, prend sa source dans la commune de La Cassaigne et s'écoule vers l'est puis se réoriente vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans le canal du Midi sur le territoire communal, après avoir traversé 5 communes[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[10].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,1 °C
  • Cumul annuel de précipitation : 683 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1970 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BRAM (11) - alt : 134 m 43° 14′ 30″ N, 2° 07′ 30″ E
Statistiques établies sur la période 1981-1993 - Records établis sur la période du 01-04-1970 au 20-11-1993
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4,8 6,5 10 13,2 16,3 15,8 13,5 10,8 6,6 3,4 8,9
Température moyenne (°C) 5,9 6,7 9,3 11,4 15,3 19 22,6 21,8 19,5 15,3 10 6,9 13,7
Température maximale moyenne (°C) 9,4 10,6 13,8 16,4 20,5 24,9 28,9 27,9 25,4 19,9 13,4 10,3 18,5
Record de froid (°C)
date du record
−15
16.01.1985
−9,2
14.02.1983
−9,1
08.03.1971
−2
22.04.1991
−0,1
09.05.1974
4
05.06.1975
6,6
02.07.1975
5,8
24.08.1972
0,6
27.09.1972
−2,5
26.10.1983
−5
25.11.1988
−11,5
29.12.1970
−15
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
25.01.1990
22
19.02.1989
28
21.03.1990
27,5
27.04.1987
31,1
25.05.1973
36
25.06.1989
40,8
06.07.1982
37,9
06.08.1975
36
07.09.1988
29
07.10.1986
24
02.11.1988
20
18.12.1989
40,8
1982
Précipitations (mm) 70,2 51,8 53,5 75,4 61,1 52,5 32,7 45,1 50,6 63,7 61 61,4 679
Source : « Fiche 11049001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[15] :

les « gravières et plaine de Bram » (2 381 ha), couvrant 6 communes du département[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bram est une commune rurale[Note 4],[17]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bram, une unité urbaine monocommunale[I 2] de 3 204 habitants en 2017, constituant une ville isolée[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 5],[I 6].

Bram et son village circulaire vu du ciel.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,1 %), zones agricoles hétérogènes (23,2 %), zones urbanisées (10,2 %), mines, décharges et chantiers (3,4 %), eaux continentales[Note 6] (3,4 %), cultures permanentes (1,7 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville de Bram est desservie par plusieurs voies de communication.

  • Transports ferroviaires: Elle possède une gare desservie par les TER Occitanie faisant la liaison de la ligne 10 entre Toulouse et Narbonne.
  • Transports routiers: Elle dispose d'un échangeur Sortie 22 sur l'autoroute A61. L'accès se fait également par les départementales 33, 6113 et 4 (intitulée à l'origine, « de Mirepoix au Canal des Deux-Mers en passant par Bram »). Elle est desservie en autocars par la ligne B « Carcassonne-Bram » de la régie des Transports de Carcassonne Agglo[20] et la ligne 403, soutenue par la région Occitanie, effectuant la liaison «Carcassonne-Bram-Castelnaudary». Une aire de covoiturage a été créée en 2019 à proximité de l'autoroute et des points de fort trafic[21]. Une aire d'accueil pour les campings-cars et les vans existe depuis novembre 2021 près du lac de Buzerens[22].
  • Transports aériens: L'aéroport de Carcassonne est situé à 20 minutes de route, celui de Toulouse-Blagnac à 1h, l'Aérodrome de la Montagne Noire à 30 minutes et l'Aérodrome de Castelnaudary à 19 minutes.
  • Son port sur le Canal du Midi, classé depuis 1997 à l'inventaire du patrimoine mondial, par l'UNESCO, est l'une des bases du leader européen du tourisme fluvial « Locaboat »[23],[24].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voie cyclable et pédestre[modifier | modifier le code]

Inaugurée en juillet 2022, une voie verte cyclable et pédestre reliant sur 67 kms, Bram, au départ du Canal du Midi, à Montségur en Ariège a été créée en grande partie sur l'emplacement de l'ancienne ligne de chemins de fers Bram-Lavelanet[25]. Il existe également 30 sentiers balisés de randonnées pédestres autour de Bram, totalisants 292 km[26],[27].

Espaces verts et naturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs espaces verts, naturels et d'agrément dont :

  • le parc des Essars, domaine boisé de plus de deux hectares, situé en centre-ville, abrite un arboretum présenté sous la forme d'un « Chemin du Patrimoine Végétal », une signalétique qui recense et met en valeur, à partir d'une étude menée par l'ONF, dix neufs arbres et arbustes remarquables situés au cœur du parc, agrémentée d'un reportage photographique réalisé par les élèves du collège Saint Exupéry et du conseil municipal des jeunes qui met à l'honneur les richesses botaniques du parc sous forme poétique à travers plusieurs panneaux explicatifs[28] ;
  • le parc du château de Lordat (privé) ;
  • le lac de Buzerens, ancienne gravière reconvertie en base de loisirs, équipée d'un téléski nautique ;
  • le lac du Cap de porc, ancienne gravière, où la baignade est interdite, reconvertie pour la pèche ;
  • le jardin public, proche de la gare.

Bram possède depuis 2013 une fleur en tant que ville fleurie décernée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France.

Une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique est située prés des gravières à la lisière de la ville[29].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant l'antiquité, la localité est fondée par les Volques Tectosages qui occupaient la région. Elle se dénommait alors Eburomagos, magos signifiant en gaulois, la plaine, l'esplanade ou terrain servant de marché et eburo, l'if. Ce nom peut donc se traduire par « Marché de l'If ». Le nom actuel de l'agglomération, Bram, peut provenir de la contraction de cette ancienne appellation celtique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Une occupation datée du néolithique a été prouvée par la présence de céramiques typiques lors de fouilles sur la commune en 2018[30].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le vicus Eburomagus est attesté au IVe siècle et figure sous ce nom sur la table de Peutinger[31]. Le village était situé à un carrefour de la voie d'Aquitaine. Il y existait un important marché de vins et des ateliers de poteries connus pour leur céramique sigillée à vernis rouge. Les fouilles ont révélé un théâtre, un temple et des thermes. L'administration était entre les mains de trois magistri vici[32],[33].

En 333, l'anonyme de Bordeaux, sur la route de Jérusalem, s'y arrête et note l'étape comme Vicus Hebromago.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est au début du XIIe siècle que le village, qui a vu son étendue doubler se dote d'une seconde enceinte et qu'apparaissent les premiers chevaliers et seigneurs de Bram. Ils installent leur château dans l'enclos ecclésial originel face à l'église. Les deux tours (le clocher et le donjon) s'affrontent ainsi symboliquement pour le partage du pouvoir. Le dernier vestige du château médiéval était une tour servant de prison qui existait encore au XVIIIe siècle.

Lors de la Croisade des albigeois, l'armée croisée conduite par Simon de Montfort prend Carcassonne en 1209. Elle est venue punir les hérétiques cathares. Les seigneurs occitans résistent et l'un d'eux, Giraud de Pépieux, punit deux chevaliers croisés en leur faisant crever les yeux. Peu après, début 1210, l'ost croisé prend d'assaut la petite ville de Bram qui a refusé d'ouvrir ses portes. Simon de Montfort ordonne que soient arrachés le nez et les yeux des survivants, en représailles. Un seul n'est qu'éborgné : il servira de guide aux autres[34], pour qu'il puisse conduire ses compagnons jusqu'à Lastours afin d'avertir les défenseurs de ce qu'il encourent s'ils ne se rendent pas[35]. Après cet épisode, Simon de Montfort laissa la ville en fief à l'un de ses compagnons: Alain de Roucy. Après la croisade le comte de Toulouse reprit son pouvoir qu'il confia à Olivier de Termes qui vendit ses droits à Pierre de Voisins. Cette famille possédera la baronnie du XIIe siècle au XVIe siècle.

Le village s'est développé de manière concentrique autour du château sur motte [36] où se situe depuis le XIIIe siècle l'église Saints-Julien-et-Basilisse. Celui ci s'est ensuite déporté hors du village libérant la place centrale. Au bas Moyen Âge se construit une nouvelle ceinture de fortifications, protégées à l'extérieur par des fossés alimentés par une dérivation de la Preuilhe.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1582, le village et le château sont pris par les huguenots qui tenteront vainement de contenir le siège entrepris par les catholiques de la Ligue. C'est dans ce contexte que Paul-Jacques de Lordat, seigneur de Prunet (Arzens), achète par contrat, la baronnie de Bram le , à la famille de Bernuy, qui comprenait les paroisses de Bram, Buzarens, Villarzens et Villesisicles sur laquelle fut transféré en 1719, le titre de baronnie des États de Languedoc, attaché à la terre de Clermont-Lodève. Le château actuel fut construit par Louis de Lordat, au début du XVIIIe siècle. La famille conservera son droit seigneurial jusqu'à la Révolution[37],[38].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le roi Louis XIII, passa une nuit au village le . Sa présence est attestée par une pierre sculptée (inscrite aux monuments historiques par arrêté du ) portant une inscription visible sur un mur, et quelques mètres plus loin, par une plaque sur la façade de l'ancienne boulangerie du château de la Baronnerie située dans la rue qui porte son nom. Dix jours plus tard, à Toulouse (au Capitole), il assiste à l'exécution du duc de Montmorency (vaincu à Castelnaudary). En 1636, il accorda à la ville la permission de tenir un marché hebdomadaire, le mercredi, ainsi que quatre foires annuelles (le jour de l'an, le 23 février, le jour de la Pentecôte et le 10 août) [39],[40].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, un camp d'internement, dit « camp du Pigné », est implanté en zone limitrophe entre les communes de Bram et de Montréal, près de la ligne de Bram à Belvèze, allant jusqu'à Lavelanet. Actif de 1939 à 1941, entre 15 000 et 18 000 personnes y auront été internées[41], principalement des exilés espagnols de la Retirada[42].

Les 24 et 26 août 1942, 159 juifs dont 21 enfants, résidant dans l'Aude, furent raflés sur l'ordre du gouvernement de Vichy et livrés aux nazis. Ils furent déportés de la gare de Bram vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Une stèle installée devant le parvis rappelle cet épisode tragique de l'histoire[43].

Le , Gisèle et Germain Lyon, résidents à Bram, font partie, avec quatre membres de leur famille, des 86 victimes de l'attentat terroriste perpétué à Nice sur la promenade des anglais. Leur noms figurent sur le monument aux morts et sur la stèle se trouvant sur le parvis de la laïcité créé devant l'hôtel de ville. La plaque commémorative située au même endroit est illustrée d'une Marianne dessinée spécialement par Benjamin Régnier, qui avait ému la France avec sa « Marianne en pleurs » au lendemain de l'attentat du Bataclan[44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Bram est membre de la communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère[I 7], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bram. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[45].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Carcassonne, au département de l'Aude, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 7].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de la Piège au Razès pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 7], et de la troisième circonscription de l'Aude pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[46].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie était située avec l'école dans le village circulaire, rue Alazaïs Raseire, jusqu'au début des années 1950. Époque ou un nouvel hôtel de ville fut construit à quelques mètres de cet endroit en bordure de la voie ferrée. Emplacement symbolique, où furent brûlés le 22 frimaire de l'an II, les titres féodaux de la famille de Lordat en présence de la garde nationale et des élus[47].

D'anciens maires sont honorés par une rue portant leurs noms. Il s'agit de Jacques Viroligier (1854 à 1855), Charles de Lordat (1868 à 1870 - 1871 à 1876 et 1884 à 1888), Jean-Pierre Sabarthez (1888 à 1892), Bernard (1792) et Firmin Lacroix (1892 à 1894) ainsi que le président de la délégation spéciale, Joseph Caizergues (1941 à 1944).

En 2022 le maire dirige la ville avec cinq adjoints et seize conseillers municipaux dont trois avec des délégations[48].

Il existe également un Conseil municipal des jeunes permettant tous les deux ans à quinze jeunes élus scolarisés du Cm2 à la 3e de mettre en place, avec leur propre budget, des actions citoyennes à destination de la jeunesse, mais également à l'ensemble de la population[49].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville est depuis 1971 un bastion du Parti Socialiste dans l'Aude.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le maire, Claudie Faucon-Méjean, entourée de deux de ses prédécesseurs, André Viola et Jacques Cambolive en 2011.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2011 En cours Claudie Faucon-Méjean PS Enseignante, Conseillère régionale de la Région Occitanie depuis 2021, Sénatrice suppléante de Sébastien Pla depuis 2020
octobre 2003 avril 2011 André Viola PS Maître de conférences en droit public, Conseiller départemental du canton de la Piège au Razès depuis 2015, Conseiller général du canton de Fanjeaux (2001-2015)
Président de la Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère depuis 2013. Président de la Communauté de communes de la Piège et du Lauragais (2008-2012)
Président du conseil général de l'Aude (2011-2020). Conseiller régional de la Région Languedoc-Roussillon (1998-2001)
1971 2003 Jacques Cambolive PS Enseignant, Député de l'Aude (1978-1993),Conseiller général du canton de Fanjeaux (1970-2001), Président de la Communauté de communes de la Piège et du Lauragais (2001-2008)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

  • Le centre arts et cultures « Les Essar[t]s » consacré aux arts visuels, à la médiation scolaire et aux rencontres culturelles entre amateurs et professionnels au travers de résidences d'artistes, propose également depuis 2014 des expositions autour des grands noms de la photographie, comme Robert Capa, Marcel Bovis, Fred Stein, Robert Doisneau, Raymond Depardon, Jacques-Henri Lartigue [51].
  • La médiathèque intercommunale.
  • La Maison des jeunes et de la culture, fondée en 1969[52].
  • Cinq boîtes à livres, situées dans le parc des Essars, aux abords de l'école maternelle, de l'église, du lac de Buzerens et de l'hôtel de ville dans l'ancien poids public[53].
  • Le vélo bénéficie d'une piste d'apprentissage à destination des plus jeunes, afin de mieux appréhender les déplacements en zone urbaine[54].
  • La salle polyvalente « Espace Idéal », inaugurée en 2019 à l'emplacement de l'ancien cinéma fermé à la fin des années 1970[55],[56].
  • Le « centre arts et cultures des Essar[t]s ».

  • La piste d'apprentissage pour les jeunes cyclistes située près du stade des Pyrénées.

    La piste d'apprentissage pour les jeunes cyclistes située près du stade des Pyrénées.

  • La salle polyvalente de « l'espace Idéal ».

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bram fait partie de l'Académie de Montpellier. Voici les principaux établissements :

  • La crèche intercommunale Jacques Cambolive ;
  • l'école maternelle « Arc en ciel » ;
  • l'école élémentaire « Marie-Jeanne Estevenon-Ferrasse ». Le décor sculpté entourant la porte d'entrée est signé Yvonne Gisclard-Cau et Paul Manaut ;
  • le collège Saint-Exupéry, inauguré au début des années 1960 ;
  • l'école intercommunale des arts (musique, danse et théâtre).

Santé[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un centre médical. Plusieurs médecins, dentistes, infirmiers, ostéopathes, kinésithérapeutes et podologues sont installés sur son territoire ainsi qu'une pharmacie agrandie en 2013 à la suite de la fusion des deux pharmacies précédemment situées en centre-ville[57],[58].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les juridictions compétentes pour la commune de Bram sont :

Services publics[modifier | modifier le code]

Bram possède un service départemental d'incendie et de secours, une « COB », communauté de brigades de gendarmerie, une police municipale, une poste, une annexe de l'office de tourisme intercommunal pendant la saison estivale, une Maison de services au public administrée par la Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[60].

En 2019, la commune comptait 3 208 habitants[Note 7], en diminution de 6,77 % par rapport à 2013 (Aude : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9621 0671 1781 3661 4251 4291 4731 5281 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6161 6381 5341 4871 5281 6561 8401 6061 714
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8671 9711 9241 7941 9542 0742 0762 1522 145
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 4172 7332 6432 6502 8992 9693 1563 3683 200
2019 - - - - - - - -
3 208--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[61] puis Insee à partir de 2006[62].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34 % la même année, alors qu'il est de 32,9 % au niveau départemental.

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
3,3 
11,0 
75-89 ans
15,3 
18,1 
60-74 ans
18,6 
18,9 
45-59 ans
17,7 
16,7 
30-44 ans
16,8 
14,5 
15-29 ans
12,6 
19,7 
0-14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département de l'Aude en 2018 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,3 
9,1 
75-89 ans
11,7 
20,6 
60-74 ans
21 
20,5 
45-59 ans
20,3 
16,7 
30-44 ans
16,4 
14,9 
15-29 ans
13,2 
17,3 
0-14 ans
15,2 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les principales manifestations :

  • avril-mai : « Le mois de l'archéo ». Série d’ateliers, de visites et de conférences à la Maison de l'archéologie Eburomagus;
  • mai : Nuit Européennes des musées. Portes ouvertes et visites guidées à la Maison de l'archéologie Eburomagus ;
  • mai : « Fête du jeu » au parc des Essars ;
  • mai : « Fête de l'environnement » au parc des Essars[65]
  • juin : Fête de la musique, au parc des Essars ;
  • juin-juillet : « Festival Idéal ». Festival de lecture et de poésie annuel au parc des Essars[66] ;
  • 14 juillet : Fête de la République, en centre-ville et au parc des Essars ;
  • août: « Ciné-plein air » au parc des Essars ;
  • septembre: « Les Journées Antiques ». Festival gallo-romain au parc des Essars[67] ;
  • septembre : « Fête des associations » au parc des Essars[68] ;
  • septembre : Journées Européennes du patrimoine. Portes ouvertes du musée Eburomagus, maison de l'archéologie et du dépôt, accompagné d’animations ;
  • octobre : festival de la Bande dessinée au centre des Essar[t]s[69];
  • décembre : spectacle de Noël. Feu d’artifice et spectacle son et lumière. Rencontre avec le Père-Noël. Vin chaud et marrons chauds offerts par la ville et le Comité des Fêtes au parc des Essars.

Sports[modifier | modifier le code]

Blason de l'AS Bram XV, visible sur la façade de l'ancien café Bénazet[70].

La ville compte une quinzaine d'associations sportives, pratiquants diverses disciplines comme l'aïkido, le judo, le sambo, le football, le rugby à XV, le handball, la pétanque, le badminton, le tennis, la randonnée, le cyclisme, la gymnastique, le motocross et le wakeboard[71].

Elle dispose de nombreux équipements sportifs, parmi lesquels: un City stade, le gymnase de « La Patriote », le gymnase et le stade du collège Saint-Exupéry, le stade et les cours de tennis du complexe des Pyrénées, jouxtant un terrain de Beach Tennis et de Padel, une maison des sports, ainsi qu'un dojo, un boulodrome couvert et des terrains de pétanques[72],[73].

  • En rugby à XV, la fusion de « l'AS Bram XV » (fondée en 1906) et de « l'Avenir Montréalais » (fondé en 1909) entraine la création du club « Piège Lauragais Malepère XV » en juillet 2016. Pour le championnat 2022-2023, celui-ci évolue en Championnat Régional 1. Son siège situé à la maison des sports porte le nom de Ferrucio-Dante Spanghero, père de la célèbre fratrie de rugbymens.[74],[75].
  • Le football est représenté par « l'AS Bram » (fondée en 1968) qui évolua en division d'honneur régionale en 1980. Champion de l'Aude de D2 en 2022, l'équipe 1 est engagée dans le championnat départemental 1 (9ème niveau national) pour la saison 2022-2023[76],[77]. Bram fait partie de l’école de football du GFPLM (Groupement de Football Piège Lauragais Malepère) avec les communes de Pexiora, Villasavary et Villepinte. Ce club a été créé en 2015 et regroupe plus de 200 jeunes joueurs et joueuses de 5 à 17ans. Les équipes du GFPLM engagées en football compétition évoluent au premier niveau départemental[78].
  • En gymnastique, « La Patriote » ( fondée en 1908) était destinée à l'origine à la préparation militaire des jeunes hommes. Elle a pour but, aujourd'hui, la pratique de la gymnastique artistique des enfants, la gymnastique d’entretien et d’expression des adultes. Elle est affiliée à l’UFOLEP.

Cultes[modifier | modifier le code]

Bram dispose d'un lieu de culte catholique, l'église Saint-Julien-et-Basilisse dépendant du diocèse de Carcassonne et Narbonne.

Le culte évangélique des Tziganes de France Vie et Lumière est pourvu d'un lieu de réunions.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

La presse est représentée par les grands quotidiens régionaux du groupe La Dépêche du Midi : La Dépêche du Midi[79], L'Indépendant et Midi libre, ainsi que par l'hebdomadaire: Le Petit-Journal[80].

Un magazine trimestriel municipal intitulé « Regards » rend compte de l'actualité de la ville[81].

Radios locales[modifier | modifier le code]

En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par des stations locales qui réalisent des émissions, reportages ou décrochages sur place :

Économie et commerce[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 1 428 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 3 050 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 240 [I 8] (19 240  dans le département[I 9]). 40 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 9] (39,9 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 8,8 % 10,9 % 11,7 %
Département[I 11] 10,2 % 12,8 % 12,6 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 727 personnes, parmi lesquelles on compte 72,6 % d'actifs (60,9 % ayant un emploi et 11,7 % de chômeurs) et 27,4 % d'inactifs[Note 10],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Carcassonne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 13]. Elle compte 1 349 emplois en 2018, contre 1 496 en 2013 et 1 360 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 076, soit un indicateur de concentration d'emploi de 125,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,4 %[I 14].

Sur ces 1 076 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 458 travaillent dans la commune, soit 43 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 79,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,7 % les transports en commun, 9,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

266 établissements[Note 11] sont implantés à Bram au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 266 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
34 12,8 % (8,8 %)
Construction 29 10,9 % (14 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
78 29,3 % (32,3 %)
Information et communication 3 1,1 % (1,6 %)
Activités financières et d'assurance 15 5,6 % (2,7 %)
Activités immobilières 13 4,9 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
34 12,8 % (13,3 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
40 15 % (13,2 %)
Autres activités de services 20 7,5 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,3 % du nombre total d'établissements de la commune (78 sur les 266 entreprises implantées à Bram), contre 32,3 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 1818, le préfet de l'Aude, Claude Joseph Trouvé, décrit la commune:

« Bram, l'une des plus riches du département, réunit aux avantages de sa situation, celui d'être traversée par une grande route qui conduit par Fanjeaux à Mirepoix, et qui s'embranche à celle de Carcassonne à Toulouse. Il est étonnant qu'elle n'ait aucun établissement de commerce. Ses routes, son port sur le canal, l'industrie de ses habitants, en garantiraient le succès. »[83]

De 1879 à 1988, la manufacture de mosaïques en ciment par incrustation et de carrelages fondée par Jules Villebrun fut l'une des entreprises les plus importantes de la ville. Elle produisit des matériaux réputés dans toute la région[84].

Les six entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[85] :

  • Moog Organic (Bio Planète), première huilerie bio d'Europe (40 304 K€)
  • Sobramic, supermarchés (13 770 k€)
  • Aude TP, construction de routes et autoroutes (7 521 k€)
  • Établissements Patebex, exploitation de gravières et sablières, extraction d'argiles et de kaolin (4 133 k€)
  • Bram Béton, fabrication de béton prêt à l'emploi (1 048 k€)
  • Quincaillerie Bramaise, commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces (moins de 400 m2) (524 k€)

Fondée en 1920, les sablières Larruy représente la plus ancienne entreprise en activité de la commune[86].

En 2022, la ville possède deux zones d'activités économiques. Celle de l'Autan, située à l'entrée Est et celle du Lauragais (gérée par la communauté des communes Piège-Lauragais-Malepère) située à proximité immédiate de l'échangeur autoroutier de l'A61 Sortie 22 qui ont permis l'installation sur son territoire, avec ceux du centre-ville, d'une cinquantaine de commerces, dont un supermarché, accompagnés d'une trentaine de prestataires de services.

Pôle d'attraction agricole, notamment céréalier, grâce à la coopérative Arterris, son immense silo à grains édifié près de la gare dans les années 1930 par « Les greniers du Razès », ses laboratoires de recherches, sa station de conditionnement d'asperges, son magasin Gamm vert et l'activité commerciale qui en résulte.

Elle bénéficie aussi d'un important et réputé marché de plein vent le mercredi en centre-ville, établi depuis 1636, accordé (ainsi que quatre foires annuelles disparues) par lettres patentes du roi Louis XIII[87]. Il est situé sur l'avenue du Général de Gaulle, les places Carnot et République. Le dimanche un marché de producteurs locaux plus modeste est installé sur les places de la République et des Jardiniers, accompagné depuis 2018 d'un marché de producteurs de pays organisé en nocturne début août[88],[89].

En centre-ville, autour de la place Carnot et de l'avenue du Général de Gaulle, on trouve principalement des commerces de proximité et services, parmi lesquels : une supérette, des agences bancaires, des assureurs, une agence immobilière, un tabac-maison de la presse, deux cafés, deux restaurants, un snacks et deux pizzérias, un caviste, un photographe[90], des informaticiens, un architecte, un magasin d'électro-ménager, quatre salons de coiffure, un institut de beauté, un fleuriste, un toiletteur pour chiens et chats, deux boulangeries-pâtisseries, une pâtisserie, une boucherie, une charcuterie et une poissonnerie. La municipalité a mis en place de 2020 à 2022, aux côtés de l'association «Autr'Monde» avec l'aide de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aude, un espace de vente mutualisé servant de « boutique tremplin » pour les porteurs de projets[91].

Le château de Lordat abrite un Établissement et service d'aide par le travail autour d'une blanchisserie et d'un restaurant[92].

Depuis , dans le cadre du dispositif national Petites villes de demain, un manager de commerce et de développement économique est au service de la ville et de la communauté des communes[93].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Zonage[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Razès, une petite région agricole occupant l'ouest du département de l'Aude[94]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléoprotéagineuses)[Carte 4].

Évolution du nombre d'exploitations[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 45 21 23 20
SAU[Note 14] (ha) 1 643 1 765 1 777 1 401

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 45 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 21 en 2000 puis à 23 en 2010[96] et enfin à 20 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 56 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[97],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 643 ha en 1988 à 1 401 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 37 à 70 ha[96].

Viticulture[modifier | modifier le code]

En 1812 la vigne était plantée sur 66 hectares produisant 400 hectolitres. Après la Restauration cette culture régressera et ne couvrira plus que 40 hectares de 1817 à 1820. Terroir limitrophe des vignobles d'Appellation d'origine protégée de la Malepère et du Cabardès, la viticulture est représentée à Bram au travers du « Domaine de Villarzens », qui produit sur 2 hectares des vins nature issus des cépages Merlot et Chardonnay. C'est l'un des plus petits domaines de France[98].

Une cave coopérative de vinification créé en 1947, compta en 1979, 370 adhérents. Elle est actuellement désaffectée[99],[100].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un « chemin du patrimoine historique » a vu le jour en 2012 au cœur du centre-ville. Il détaille l'histoire de la commune et de ses personnalités (de Louis XIII à Jean Cau) en passant par l'église, la halle, les chapelles, le parc des Essar[t]s ou le musée Eburomagus. Il valorise les richesses patrimoniales et architecturales de la ville, notamment dans le village circulaire[101].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée Eburomagus - Maison de l'archéologie, inauguré en 2006, labellisée Musée de France, lieu du rapatriement des pièces du secteur, pour beaucoup de Bram, entreposées jusque-là au dépôt du Présidial à Castelnaudary. Elle abrite le siège du laboratoire d'archéologie du Lauragais. Un musée « Hors les murs » a été créé en 2019 pour guider les visiteurs in situ vers les principaux points de découvertes archéologiques des cinquante dernières années. Il est constitué de onze panneaux explicatifs[102].
  • Église Saint-Julien-et-Basilisse, datant du XIIIe siècle, dédiée aux saints Julien et Basilisse. L'abside et le clocher font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [103].
  • Canal du Midi, port du XVIIe siècle (vingt anneaux) et écluse de Bram.
  • Château de Lordat datant du XVIIIe siècle (privé) reconverti en centre d'adaptation du travail[104].
  • Le pigeonnier du château de Lordat, XVIIIe siècle, appartenant au domaine de Bordeneuve (privé), restauré en 2020 dans le cadre du Loto du Patrimoine initié par Stéphane Bern[105].
  • Fragment du mausolée datant du XVIIIe siècle de la famille de Lordat, détruit en 1793. Pierre sculptée ornant le frontispice, visible à l'entrée est de la ville, représentant sur un fond de draperies, un sablier figurant le temps qui s'écoule, entouré de deux grandes ailes et de faux symbolisant la mort [106]
  • Chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde de Bram de style néogothique, construite dans la seconde moitié du XIXe siècle.
  • Chapelle de l'Assomption, de style néoclassique, elle est datée de la seconde moitié du XIXe siècle.
  • Le poids public construit au XIXe siècle, restauré en 2021, il accueille depuis une boite à livres.
  • Monument aux morts situé dans le jardin public[107].
  • La halle « Claude Nougaro » baptisée du nom du célèbre chanteur toulousain en 2013, située sur la place Carnot[108]. Du type de celles créées par l'architecte Victor Baltard, inaugurée en 1909, elle accueille diverses manifestations et les délibérations du conseil municipal.
  • Château de Valgros - Frontenac, datant du XIXe siècle, (ou ce qu'il en reste après les incendies de 2005 et 2020)[109],[110].
  • Mémorial de la Retirada, inauguré en 2009, situé devant l'entrée de l'ancien camp de Pigné sur la commune de Montréal[111].
  • Parc et maison des Essars, ancien domaine de La Nauze. Transformé en 2014, après une donation (en partie) à la ville, en centre d'exposition dédié aux arts visuels et à la culture[112].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités des arts et des lettres

Personnalités civiles

  • Raymond Garcia (1948), né à Bram, tailleur de pierre, célèbre inventeur, lauréat du concours Lépine en 2003 et de celui de « l'Inventeur de l'année » sur M6 en 2007 pour son « Barbecue vertical »[113],[114].

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Personnalités scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Paul Vidal de La Blache (1845-1918) éminent géographe dont les atlas ont fait longtemps autorité en France. Apparenté par sa mère à Bram, son frère cadet, le général François Vidal de la Blache (1848-1917) repose au cimetière communal.
  • Georges Milhaud (1892-1952), spéléologue, né à Bram, qui a exploré la grotte de la Devèze, a fondé le premier club de spéléologie de France (le club de la Montagne Noire et de l'Espinouse), et a organisé le premier congrès français de spéléologie en 1939.

Personnalités du sport[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Une spécialité, « Le Bramais », est produite par la boulangerie-pâtisserie « Laval ». Il s'agit d'un gâteau à base de meringue, génoise et crème pâtissière[124].

Musique[modifier | modifier le code]

Fondé en 2000, l'association « Los Balents del Dimecres » (Les ballets du mercredi), chargée de promouvoir les musiques acoustiques du passé à nos jours, composée d'une trentaine de musiciens, accompagne également les manifestations officielles en qualité d'harmonie municipale[125].

Bram dans littérature[modifier | modifier le code]

Films tournés à Bram[modifier | modifier le code]

Héraldique et médaille de la ville[modifier | modifier le code]

Blason de Bram

Les armes de Bram se blasonnent ainsi : D'or à la croix de gueules. Elles sont dérivées de celles de la famille de Lordat.


Slogan et devise[modifier | modifier le code]

Le slogan de la ville diffusé depuis 2008 sur les réseaux sociaux et utilisé pour sa communication est:

« Bram, la ville à vivre ! »

Sa devise, visible sur le fronton de la mairie et sur sa médaille d'honneur, est:

« Cavilhat al teraïre coumo à la libertad » (Chevillé au terroir comme à la liberté).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Jean-Pierre Andrieu « Bram sous l'ancien régime, monographie d'une communauté agricole suivie de notes d'histoire locale et de documents inédits » 212.p, Imprimerie Bonnafous, Carcassonne, 1910.
  • Jean Ramière de Fortanier « Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté du Lauragais (1553-1789) »,p.140, 417.p, Librairie Marqueste, Toulouse, 1932.
  • Jean Ramière de Fortanier « Chartes de franchises du Lauragais -recueil de documents relatifs à l'histoire du droit municipal », 794.p, Paris, 1939.
  • Claude Jacquemay « En Lauragais, sous la Révolution et l'Empire, Bram » 430.p, Imprimerie Tinena, Quillan, 1986 (ISBN 2-950-1366-0-5)
  • [Carozza et al. 1992] Laurent Carozza, Albane Burens et Sylvain Fry, « Bram - Buzerens », Archéologie de la France - Informations,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org]).
  • [Passelac 1994] Michel Passelac, « Bram - Le village », Archéologie de la France - Informations,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org]).
  • [Passelac & Vignaud 1994] Michel Passelac et Alain Vignaud, « Bram - La Gabache », Archéologie de la France - Informations,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org]).
  • [Passelac 1995] Michel Passelac, « Bram (Aude). Le village, rue Marceau » (compte-rendu), Archéologie médiévale, no 25,‎ , p. 197 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Passelac 1996] Michel Passelac, « Bram (Aude). Le village, rue Marceau » (compte-rendu), Archéologie médiévale, no 26,‎ , p. 211 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Passelac 2001] Michel Passelac, « Deux fours de potiers augustéens du Vicus Eburomagus (Bram, Aude) » (Colloque des 27-28 septembre 1996 (Sallèles d'Aude)), Collection de l'Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité, no 760 « 20 ans de recherches à Sallèles d'Aude »,‎ , p. 143-162 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Sanchez 2007] Corinne Sanchez, « Les céramiques d’imitations au Ier siècle av. n. è. en Languedoc: l’exemple des sites de consommation », dans Mercè Roca Roumens & Jordi Principal, Les imitacions de vaixella fina importada a la Hispania citerior (segles i aC – i dC), Tarragona, Institut Català d’Arqueologia Clàssica, coll. « Sèrie documenta » (no 6), , sur researchgate.net (lire en ligne).
  • Gérard Jean « Dictionnaire encyclopédique de l'Aude », tome 1, p. 242 à 247. Éditions de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne, 2000 (ISBN 978-2-9535768-0-1)
  • Collectif, « Réfugiés espagnols dans l'Aude, 1939-1940 », catalogue de l'exposition présentée à Bram en juin 2004, 113.p.Édité par les Archives départementales de l'Aude, Carcassonne 2004 ( (ISBN 2-86011-021-6))
  • Francis Boudou, Communauté de Communes de la Piège et du Lauragais, Canton de Fanjeaux, Éditions Opération Vilatges al Pais 2008 (ISBN 978-2-9527614-1-3)
  • Anne Brenon, Jean-Loup Marfaing, Robert Marconis, Sébastien Vaissière «Le Lauragais, regards sur un patrimoine » Editions Loubatières, Toulouse, 2009. (ISBN 978-2-86266-597-9)

Bande dessinée - Carnet de voyages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[12].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[95].
  • Cartes
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