Bram

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Bram
Bram
Circulade médiévale de Bram
Blason de Bram
Blason
Bram
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
(siège)
Maire
Mandat
Claudie Faucon-Méjean
2020-2026
Code postal 11150
Code commune 11049
Démographie
Gentilé Bramais
Population
municipale
3 204 hab. (2018 en diminution de 6,89 % par rapport à 2013)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 37″ nord, 2° 06′ 55″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 165 m
Superficie 17,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Piège au Razès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Bram [bʁam] Écouter est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie, sur l'axe Toulouse-Méditerranée entre Castelnaudary et Carcassonne.

Ses habitants sont appelés les Bramais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bram est une commune moyenne de l'Aude située précisément dans l'ancienne province du Lauragais, sur le Fresquel. C'est un village circulaire. Il est situé à mi-chemin de Carcassonne (20 km) et de Castelnaudary (18 km). Bram est située à 790 km de Paris, 327 km de Barcelone et culmine à 134 mètres d'altitude. C'est un lieu de passage de tout temps entre l'Aquitaine et la Méditerranée[1].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville de Bram possède une gare desservie par les TER Occitanie faisant la liaison entre Toulouse et Narbonne. Par la route, l'accès se fait principalement par les départementales 33 et 6113. Elle dispose d'un échangeur Sortie 22 sur l'autoroute A61, est desservie en autocars par la ligne B «Carcassonne-Bram» de la régie des Transports de Carcassonne Agglo[3] et la ligne 403, soutenue par la région Occitanie, effectuant la liaison «Carcassonne-Bram-Castelnaudary». Une aire de covoiturage a été créée en 2019 à proximité de l'autoroute et des points de fort trafic[4]. Son port sur le Canal du Midi, est l'une des bases du leader européen du tourisme fluvial « Locaboat »[5],[6]. L'aéroport de Carcassonne «Sud de France» est situé à 20 mns et celui de Toulouse-Blagnac à 1h de route.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bram se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 683 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,1 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[10]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[8].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1970 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BRAM (11) - alt : 134m, lat : 43°14'30"N, lon : 02°07'30"E
Statistiques établies sur la période 1981-1993 - Records établis sur la période du 01-04-1970 au 20-11-1993
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4,8 6,5 10 13,2 16,3 15,8 13,5 10,8 6,6 3,4 8,9
Température moyenne (°C) 5,9 6,7 9,3 11,4 15,3 19 22,6 21,8 19,5 15,3 10 6,9 13,7
Température maximale moyenne (°C) 9,4 10,6 13,8 16,4 20,5 24,9 28,9 27,9 25,4 19,9 13,4 10,3 18,5
Record de froid (°C)
date du record
−15
16.01.1985
−9,2
14.02.1983
−9,1
08.03.1971
−2
22.04.1991
−0,1
09.05.1974
4
05.06.1975
6,6
02.07.1975
5,8
24.08.1972
0,6
27.09.1972
−2,5
26.10.1983
−5
25.11.1988
−11,5
29.12.1970
−15
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
25.01.1990
22
19.02.1989
28
21.03.1990
27,5
27.04.1987
31,1
25.05.1973
36
25.06.1989
40,8
06.07.1982
37,9
06.08.1975
36
07.09.1988
29
07.10.1986
24
02.11.1988
20
18.12.1989
40,8
1982
Ensoleillement (h) 66,4 87,3 140,5 176,2 207 216,6 221,3 224,6 179,2 121,1 70,6 56,6 1 767,3
Précipitations (mm) 70,2 51,8 53,5 75,4 61,1 52,5 32,7 45,1 50,6 63,7 61 61,4 679
Source : « Fiche 11049001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/06/2021 dans l'état de la base

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[13] : les « gravières et plaine de Bram » (2 381 ha), couvrant 6 communes du département[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bram et son village circulaire vu du ciel.

Bram est une commune rurale[Note 3],[15]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bram, une unité urbaine monocommunale[18] de 3 204 habitants en 2017, constituant une ville isolée[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,1 %), zones agricoles hétérogènes (23,2 %), zones urbanisées (10,2 %), mines, décharges et chantiers (3,4 %), eaux continentales[Note 5] (3,4 %), cultures permanentes (1,7 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Espaces verts et naturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs espaces verts, naturels et d'agréments dont:

  • Le parc des Essar[t]s, domaine boisé de plus de deux hectares, situé en centre-ville, abrite un « Chemin du Patrimoine Végétal », une signalétique qui recense et met en valeur, à partir d'une étude menée par l'ONF, dix neufs arbres et arbustes remarquables situés au cœur du parc, agrémentée d'un reportage photographique réalisé par les élèves du collège Saint Exupéry et du conseil municipal des jeunes qui met à l'honneur les richesses botaniques du parc sous une forme poétique à travers plusieurs panneaux explicatifs[24];
  • le parc du château de Lordat (privé);
  • le lac de Buzerens, une ancienne gravière reconvertie en base de loisirs, équipée d'un téléski nautique;
  • le lac du Cap de porc, une ancienne gravière, où la baignade est interdite, reconvertie pour la pèche;
  • le jardin public, proche de la gare.

Bram possède depuis 2013 une fleur attribuée en tant que ville fleurie par le Conseil national des villes et villages fleuris de France.

Une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique est située prés des gravières à la lisière de la ville[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant l'antiquité, la localité est fondée par les Volques Tectosages qui occupaient la région, elle se dénommait alors Eburomagos, magos signifiant en gaulois, la plaine, l'esplanade, le terrain servant de marché et eburo, l'if. Ce nom peut donc se traduire par « Marché de l'If ». Le nom actuel de l'agglomération, Bram, peut provenir de la contraction de cette ancienne appellation celtique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dalle en marbre découverte en 1969 avec la dédicace attestant de la présence du vicus Eburomagus.

Le vicus Eburomagus est attesté au IVe siècle et il figure sous ce nom sur la table de Peutinger[26]. Le village était situé à un carrefour de la voie d'Aquitaine. Il y existait un important marché de vins et des ateliers de poteries connus pour sa céramique sigillée à vernis rouge. Les fouilles ont révélé un théâtre, un temple et des thermes. L'administration était entre les mains de trois magistri vici[27].

En 333, l'anonyme de Bordeaux, sur la route de Jérusalem, s'y arrêta et il nota l'étape comme Vicus Hebromago.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est au début du XIIe siècle que le village, qui a vu son diamètre doubler se dote d'une seconde enceinte et qu'apparaissent les premiers chevaliers et seigneurs de Bram. Ils installent leur château dans l'enclos ecclésial originel face à l'église. Les deux tours, le clocher, le donjon s'affrontent ainsi symboliquement pour le partage du pouvoir. Le dernier vestige du château médiéval était une tour servant de prison qui existait encore au XVIIIe siècle.

Lors de la Croisade des albigeois, l'armée croisée conduite par Simon de Montfort prend Carcassonne en 1209. Elle est venue punir les hérétiques cathares. Les seigneurs occitans résistent et l'un d'eux, Giraud de Pépieux, punit deux chevaliers croisés en leur faisant crever les yeux. Peu après, début 1210, l'ost croisé prend d'assaut la petite ville de Bram qui a refusé d'ouvrir ses portes. Simon de Montfort ordonne que soient arrachés le nez et les yeux des survivants, en représailles. Un seul n'est qu'éborgné : il servira de guide aux autres[28]. Après cet épisode, Simon de Montfort laissa la ville en fief à l'un de ses compagnons: Alain de Roncy.

Le centre du village s'est développé sur un plan de rues concentriques autour du château sur motte. Celui ci s'est ensuite déporté hors du village libérant la place centrale. Au bas moyen-âge se construit une nouvelle ceinture de fortifications, protégées à l'extérieur par des fossés alimentés par une dérivation de la Preuilhe.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1582, le village et le château sont pris par les huguenots qui tenteront vainement de contenir le siège entrepris par les catholiques de la Ligue. C'est dans ce contexte que Paul-Jacques de Lordat, seigneur de Prunet (Arzens), achète par contrat, la baronie de Bram le 10-06-1598, à la famille de bernuy, sur laquelle fut transféré en 1719, le titre de baronie des Etats de Languedoc, attaché à la terre de Clermont-Lodève. Le château actuel fut construit par Louis de Lordat, au début du XVIIIe siècle. La famille conservera son droit seigneurial jusqu'à la Révolution[29].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Plaque signalétique apposée dans la rue Louis XIII.

Le roi Louis XIII, passa une nuit au village le 20 octobre 1632. Sa présence est attestée par une pierre sculptée (inscrite aux monuments historiques par arrêté du 18 mars 1930) portant une inscription visible sur un mur, et quelques mètres plus loin, par une plaque sur la façade de l'ancienne boulangerie du château de la Baronnerie située dans la rue qui porte son nom. Dix jours plus tard à Toulouse (au Capitole) il assistât à l'exécution du Duc de Montmorency (vaincu à Castelnaudary).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative du parvis de la laïcité.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un camp d'internement, dit « camp du Pigné », est implanté en zone limitrophe entre les communes de Bram et de Montréal, près de la ligne de Bram à Belvèze, allant jusqu'à Lavelanet. Actif de 1939 à 1941, entre 15 000 et 18 000 personnes y auront été internées[30], principalement des exilés espagnols de la Retirada[31].

Le 14 juillet 2016, Gisèle et Germain Lyon, résidents à Bram, font partie, avec 4 membres de leur famille, des 86 victimes de l'attentat terroriste perpétué à Nice sur la promenade des anglais. Leur noms figurent sur le monument aux morts et sur la stèle se trouvant sur le parvis de la laïcité créé devant l'hôtel de ville. La plaque commémorative située au même endroit est illustrée d'une Marianne dessinée spécialement par Benjamin Régnier, qui avait ému la France avec sa « Marianne en pleurs » au lendemain de l'attentat du Bataclan [32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie était située avec l'école dans la circulade, rue Alazaïs Raseire, jusqu'au début des années 50. Époque ou un nouvel hôtel de ville fut construit à quelques mètres de cet endroit en bordure de la voie ferrée.

Des anciens maires sont honorés par une rue portant leurs noms. Il s'agit de Jacques Viroligier (1854 à 1855), Charles de Lordat (1868 à 1870 - 1871 à 1876 et 1884 à 1888), Jean-Pierre Sabarthez (1888 à 1892), Bernard (1792) et Firmin Lacroix (1892 à 1894) ainsi que le président de la délégation spéciale, Joseph Caizergues (1941 à 1944).

En 2020 le maire dirige la ville avec 5 adjoints et 16 conseillers municipaux dont 3 avec des délégations[33].

Il existe également un Conseil municipal des jeunes permettant tous les 2 ans à 15 jeunes élus scolarisés du Cm2 à la 3e de mettre en place, avec leur propre budget, des actions citoyennes à destination de la jeunesse, mais également à l'ensemble de la population[34].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville est depuis 1971 un bastion du Parti Socialiste dans l'Aude.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2011 En cours Claudie Faucon-Méjean PS Enseignante, Conseillère régionale de la Région Occitanie depuis 2021, Sénatrice suppléante de Sébastien Pla depuis 2020
octobre 2003 avril 2011 André Viola PS Maître de conférences en droit public, Conseiller départemental du canton de la Piège au Razès depuis 2015, Conseiller général du canton de Fanjeaux (2001-2015)
Président de la Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère depuis 2013. Président de la Communauté de communes de la Piège et du Lauragais (2008-2012)
Ancien Président du conseil général de l'Aude (2011-2020)
1971 2003 Jacques Cambolive PS Enseignant, Député de l'Aude (1978-1993),Conseiller général du canton de Fanjeaux (1970-2001)
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les juridictions compétentes pour la commune de Bram sont le tribunal d'instance de Carcassonne, le tribunal de grande instance de Carcassonne, la cour d'appel de Montpellier, le tribunal pour enfants de Carcassonne, le conseil de prud'hommes de Carcassonne, le tribunal de commerce de Carcassonne, le tribunal administratif de Montpellier et la cour administrative d'appel de Marseille.

Services publics[modifier | modifier le code]

Bram possède un service départemental d'incendie et de secours, un pôle gendarmerie, une police municipale, une poste, une annexe de l'office de tourisme intercommunale, une Maison de services au public administrée par la Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un centre médical. Plusieurs médecins, dentistes, infirmiers, osthéopates et kinésithérapeutes sont installés sur son territoire ainsi qu'une pharmacie[35] .

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[37].

En 2018, la commune comptait 3 204 habitants[Note 6], en diminution de 6,89 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9621 0671 1781 3661 4251 4291 4731 5281 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6161 6381 5341 4871 5281 6561 8401 6061 714
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8671 9711 9241 7941 9542 0742 0762 1522 145
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 4172 7332 6432 6502 8992 9693 1563 3683 200
2018 - - - - - - - -
3 204--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Bram fait partie de l'Académie de Montpellier. Voici les principaux établissements:

  • La crèche intercommunale Jacques Cambolive;
  • l'école maternelle « Arc en ciel »;
  • l'école élémentaire « Marie-Jeanne Estevenon-Ferrasse ». Le décor sculpté entourant la porte d'entrée est signé Yvonne Gisclard-Cau et Paul Manaut;
  • le collège Saint-Exupéry, inauguré au début des années 60;
  • l'école intercommunale des arts (musique, danse et théâtre).

Cultes[modifier | modifier le code]

Bram dispose d'un lieu de culte catholique, l'église Saint-Julien-et-Basilisse dépendant du diocèse de Carcassonne et Narbonne.

Le culte évangélique des Tziganes de France Vie et Lumière est pourvu d'un lieu de réunions.

Équipements publics et culturels[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Blason de l'AS Bram XV, visible sur la façade de l'ancien café Bénazet[45].

La ville compte une quinzaine d'associations sportives, pratiquants diverses disciplines comme l'aïkido, le judo, le sambo, le football, le rugby à XV, le handball, la pétanque, le badminton, le tennis, la randonnée, le cyclisme, la gymnastique, le motocross et le wakeboard[46].

Elle est équipée de nombreux équipements sportifs, parmi lesquels: le gymnase de « La Patriote », le gymnase et le stade du collège Saint-Exupéry, le stade et les cours de tennis du complexe des Pyrénées avec sa maison des sports, un dojo, un boulodrome couvert et des terrains de pétanques.

  • En rugby à XV, la fusion de l'AS Bram XV et de l'Avenir Montréalais en juillet 2016, entraine la création du club Piège Lauragais Malepère XV. Pour le championnat 2020-2021, celui-ci évolue en 1re Série - Championnat Territorial. Son siège situé à la maison des sports porte le nom de Ferrucio-Dante Spanghero, père de la célèbre famille de rugbymens.[47],[48].
  • Le football est représenté par l'AS Bram, fondé en 1968, qui évolua en division d'honneur régionale en 1980. Pour la saison 2021-2022, l'équipe 1, est engagée dans le championnat départemental 2[49].
  • En gymnastique, « La Patriote », fondée en 1908 était destinée à l'origine à la préparation militaire des jeunes hommes. Elle a pour but, aujourd'hui, la pratique de la gymnastique artistique des enfants, la gymnastique d’entretien et d’expression des adultes. Elle est affiliée à l’UFOLEP.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

La presse est représentée par les grands quotidiens régionaux du groupe La Dépêche du Midi : La Dépêche du Midi[50], L'Indépendant et Midi libre, ainsi que par l'hebdomadaire: Le Petit-Journal[51].

Un magazine trimestriel municipal intitulé « Regards » rend compte de l'actualité de la ville[52].

Radios locales[modifier | modifier le code]

En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par des stations locales qui réalisent des émissions, reportages ou décrochages sur place :

Économie et commerce[modifier | modifier le code]

La zone d'activités du Lauragais, située près de l'échangeur de l'A61.
Le site d'Arterris avec son silo à grains situé le long de la voie ferrée.
Le marché du mercredi.

En 1818, le préfet de l'Aude, Claude Joseph Trouvé, décrit la commune:

« Bram, l'une des plus riches du département, réunit aux avantages de sa situation, celui d'être traversée par une grande route qui conduit par Fanjeaux à Mirepoix, et qui s'embranche à celle de Carcassonne à Toulouse. Il est étonnant qu'elle n'ait aucun établissement de commerce. Ses routes, son port sur le canal, l'industrie de ses habitants, en garantiraient le succès. »[54]

En 2021, La ville possède deux zones d'activités économiques. Celle de l'Autan, située à l'entrée Est et celle du Lauragais (gérée par la communauté des communes Piège-Lauragais-Malepère) située à proximité immédiate de l'échangeur autoroutier de l'A61 Sortie 22 qui ont permis l'installation sur son territoire, avec ceux du centre-ville, d'une cinquantaine de commerces, dont un supermarché, accompagnés d'une trentaine de prestataires de services.

Pôle d'attraction agricole, grâce à la coopérative Arterris, son immense silo à grains, édifié près de la gare dans les années 1920 par « Les greniers du Razès » et l'activité commerciale qui en résulte, elle bénéficie aussi d'un important et réputé marché de plein vent situé en centre-ville, établi depuis 1812[55], sur l'avenue du Général de Gaulle, les places Carnot et République, attirant de nombreux chalands le mercredi. Le dimanche un marché de producteurs locaux plus modeste est installé sur les places de la République et des Jardiniers, accompagné depuis 2018 d'un marché de producteurs de pays organisé en nocturne début août[56],[57].

En centre-ville, autour de la place Carnot et de l'avenue du Général de Gaulle, on trouve principalement des commerces de proximité et services, parmi lesquels: une supérette, des agences bancaires, des assureurs, une agence immobilière, un tabac- maison de la presse, des cafés, un salon de thé, deux restaurant, des snacks et pizzérias, un caviste, un photographe[58], des informaticiens, un architecte, un magasin d'électro-ménager, des salons de coiffures, un institut de beauté, un fleuriste, un toiletteur pour chiens et chats, deux boulangeries, un boucher, un charcutier et un poissonnier. La municipalité a mis en place en 2020, aux côtés de l'association «Autr'Monde» avec l'aide de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aude, un espace de vente mutualisé servant de « boutique tremplin » pour les porteurs de projets[59].

Depuis mai 2021, dans le cadre du dispositif national Petites villes de demain, un manager de commerce et de développement économique est au service de la ville et de la communauté des communes[60].

Viticulture[modifier | modifier le code]

La viticulture est représentée au travers du « Domaine de Villarzens », qui produit sur 2 hectares des vins nature issus des cépages Merlot et Chardonnay. C'est l'un des plus petits domaines de France[61].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un « chemin du patrimoine historique » a vu le jour en 2012 au cœur du centre-ville. Il détaille l'histoire de la commune et de ses personnalités (de Louis XIII à Jean Cau) en passant par l'église, la halle, les chapelles, le parc des Essar[t)s ou le musée Eburomagus. Il valorise les richesses patrimoniales et architecturales de la ville, notamment dans le village circulaire[63].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mémorial de la Retirada, inauguré en 2009, situé devant l'entrée de l'ancien camp de Pigné[64];
  • Monument aux morts situé dans le jardin public[65];
  • La halle « Claude Nougaro » baptisée du nom du célèbre chanteur toulousain en 2013, située sur la place Carnot[66]. Du type de celles créées par l'architecte Victor Baltard, inaugurée en 1909, elle accueille diverses manifestations et les délibérations du conseil municipal;
  • Maison de l’archéologie, musée Eburomagus, inauguré en 2006, lieu du rapatriement des pièces du secteur, pour beaucoup de Bram, entreposées jusque-là au dépôt du Présidial à Castelnaudary. Un musée "Hors les murs" a été créé en 2019 pour guider les visiteurs in situ vers les principaux points de découvertes archéologiques des 50 dernières années. Il est constitué de 11 panneaux explicatifs.[67];
  • Laboratoire d'archéologie du Lauragais (Labarchéo) dont le siège se trouve au Musée Eburomagus ;
  • Château de Lordat datant du XVIIIe siècle (privé) reconverti en centre d'adaptation du travail;
  • Le pigeonnier du château de Lordat, appartenant au domaine de Bordeneuve (privé), restauré en 2020 dans le cadre du Loto du Patrimoine initié par Stéphane Bern [68];
  • Fragment du mausolée datant du XVIIIe siècle de la famille de Lordat, détruit en 1793. Pierre sculptée ornant le frontispice, visible à l'entrée Est de la ville, représentant sur un fond de draperies, un sablier figurant le temps qui s'écoule, entouré de deux grandes ailes et de faux symbolisant la mort [69].
  • Château de Valgros - Frontenac, datant du XIXe siècle, (ou ce qu'il en reste après les incendies de 2005 et 2020)[70],[71];
  • Parc et maison des Essar[t]s, ancien domaine de La Nauze. Transformé en 2014, après une donation à la ville, en centre d'exposition dédié aux arts visuels et à la culture;
  • Église Saint-Julien-et-Basilisse, datant du XIVe siècle, dédiée aux Saints Julien-et-Basilisse. L'abside et le clocher font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [72];
  • Chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde de Bram de style néogothique, construite dans la seconde moitié du XIXe siècle ;
  • Chapelle de l'Assomption, de style néoclassique, elle est datée de la seconde moitié du XIXe siècle ;
  • Canal du Midi, port du XVIIe siècle (20 anneaux) et écluse de Bram.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les principales manifestations:

  • Avril-Mai: « Le mois de l'archéo ». Série d’ateliers, de visites et de conférences à la Maison de l'archéologie Eburomagus;
  • Mai: Nuit Européennes des musées. Portes ouvertes et visites guidées à la Maison de l'archéologie Eburomagus;
  • Mai: « Fête du jeu » au parc des essar[t]s;
  • Juin: « Les Journées Antiques ». Festival gallo-romain au parc des essar[t]s[73];
  • Juin: Fête de la musique, au parc des essar[t]s;
  • Juin-Juillet: « Festival Idéal ». Festival de lecture et de poésie annuel au parc des essar[t]s[74];
  • 14 juillet: Fête de la République, en centre-ville et au parc des essar[t]s;
  • Août: « Ciné-plein air » au parc des essar[t]s;
  • Septembre: « Fête des associations » au parc des essar[t]s[75] ;
  • Septembre: Journées Européennes du patrimoine. Portes ouvertes du musée Eburomagus, maison de l'archéologie et du dépôt, accompagné d’animations;
  • Décembre: Spectacle de Noël. Feu d’artifice et spectacle son et lumière. Rencontre avec le Père-Noël. Vin chaud et marrons chauds offerts par la ville et le Comité des Fêtes au parc des essar[t]s.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Une spécialité, « Le Bramais », est produite par la boulangerie-pâtisserie « Laval »: un gâteau à base de meringue, génoise et crème pâtissière[85].

Films tournés à Bram[modifier | modifier le code]

Héraldique et médaille de la ville[modifier | modifier le code]

Blason de Bram

Les armes de Bram se blasonnent ainsi : D'or à la croix de gueules.

Slogan et devise[modifier | modifier le code]

Le slogan de la ville diffusé depuis 2008 sur les réseaux sociaux et utilisé pour sa communication est:

« Bram, la ville à vivre ! »

Sa devise, visible sur le fronton de la mairie et sur sa médaille d'honneur, est:

« Cavilhat al teraïre coumo à la libertad » (Chevillé au terroir comme à la liberté).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Jacquemay « En Lauragais, sous la Révolution et l'Empire, Bram » 430.p, Imprimerie Tinena, Quillan, 1986 (ISBN 2-950-1366-0-5)
  • [Carozza et al. 1992] Laurent Carozza, Albane Burens et Sylvain Fry, « Bram - Buzerens », Archéologie de la France - Informations,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org]).
  • [Passelac 1994] Michel Passelac, « Bram - Le village », Archéologie de la France - Informations,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org]).
  • [Passelac & Vignaud 1994] Michel Passelac et Alain Vignaud, « Bram - La Gabache », Archéologie de la France - Informations,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org]).
  • [Passelac 1995] Michel Passelac, « Bram (Aude). Le village, rue Marceau » (compte-rendu), Archéologie médiévale, no 25,‎ , p. 197 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Passelac 1996] Michel Passelac, « Bram (Aude). Le village, rue Marceau » (compte-rendu), Archéologie médiévale, no 26,‎ , p. 211 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Passelac 2001] Michel Passelac, « Deux fours de potiers augustéens du Vicus Eburomagus (Bram, Aude) » (Colloque des 27-28 septembre 1996 (Sallèles d'Aude)), Collection de l'Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité, no 760 « 20 ans de recherches à Sallèles d'Aude »,‎ , p. 143-162 (lire en ligne [sur persee]).
  • [Sanchez 2007] Corinne Sanchez, « Les céramiques d’imitations au Ier siècle av. n. è. en Languedoc: l’exemple des sites de consommation », dans Mercè Roca Roumens & Jordi Principal, Les imitacions de vaixella fina importada a la Hispania citerior (segles i aC – i dC), Tarragona, Institut Català d’Arqueologia Clàssica, coll. « Sèrie documenta » (no 6), , sur researchgate.net (lire en ligne).
  • Gérard Jean « Dictionnaire encyclopédique de l'Aude », tome 1, p.242 à 247. Éditions de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne, 2000 (ISBN 978-2-9535768-0-1)
  • Collectif, « Réfugiés espagnols dans l'Aude, 1939-1940 », catalogue de l'exposition présentée à Bram en juin 2004, 113.p.Édité par les Archives départementales de l'Aude, Carcassonne 2004 ( (ISBN 2-86011-021-6))
  • Francis Boudou, Communauté de Communes de la Piège et du Lauragais, Canton de Fanjeaux, Éditions Opération Vilatges al Pais 2008 (ISBN 978-2-9527614-1-3)
  • Anne Brenon, Jean-Loup Marfaing, Robert Marconis, Sébastien Vaissière «Le Lauragais, regards sur un patrimoine » Editions Loubatières, Toulouse, 2009. (ISBN 978-2-86266-597-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Les lignes et les plans », sur https://rtca.carcassonne-agglo.fr (consulté le )
  4. « Une aire de covoiturage s’installe à Bram », sur www.villedebram.fr, (consulté en )
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  27. Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine Languedoc Roussillon, Hachette, Paris, 1996, p. 176, (ISBN 978-2-01-242333-6).
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  29. Gaston Jourdanne, Les bibliophiles, les collectionneurs et les imprimeurs de l'Aude, Carcassonne, Bibliothèque de la revue Méridionale, , 293 p., p. 203 à 205
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