Laurac

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Laurac
Vue générale
Vue générale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton La Piège-au-Razès
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Serge Grilleres
2014-2020
Code postal 11270
Code commune 11196
Démographie
Gentilé Lauracois
Population
municipale
172 hab. (2014 en diminution de 2,27 % par rapport à 2009)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 00″ nord, 1° 59′ 00″ est
Altitude 410 m
Min. 196 m
Max. 413 m
Superficie 11,58 km2
Localisation

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Laurac est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Occitanie. Elle est la capitale du Lauragais jusqu'au XIVe siècle. Les habitants de Laurac sont les lauracois et lauracoises[1]. La carte de Cassini mentionne « Laurac le grand », cependant, administrativement parlant, le village s'appelle toujours Laurac. Ce nom est peut-être utilisé pour le différencier de Laurac-en-Vivarais en Ardèche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, établi sur une petite colline, est un castrum médiéval dont les ruelles entourent le sommet sur lequel se situe l'église fortifiée édifiée à proximité de l'ancien château qui a donné son nom au Lauragais. Il se situe sur un relief surplombant la plaine du Lauragais et est inscrit à l'inventaire des sites pittoresques de l'Aude depuis le [2]. Laurac est située à 10 km de Fanjeaux, à 12 km de Castelnaudary, à 24 km de Belpech et à 25 km de Mirepoix en Pays Lauragais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Laurac
Mireval-Lauragais Laurabuc
Fonters-du-Razès Laurac Villasavary
Generville La Cassaigne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Hers-Mort qui y prend sa source ainsi que par le Ruisseau de Lauzil et le Ruisseau de Releytou[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois fortifié et doté de chevaliers, il a donné son nom au Lauragais. C'était une ancienne forteresse, datant du VIIIe siècle dont les seuls restes sont la porte Saliége et quelques bouts de remparts.

Pendant longtemps le château appartient aux vicomtes de Carcassonne. Puis il appartient à Guillaume IV de Toulouse qui, en 1071, les donna en fief au comte de Barcelone. En 1179, le roi d'Aragon donne à Roger II de Béziers le château de Laurac et le Lauragais. Mais en 1211, Simon de Montfort s'empare du château de Laurac.

En 1213, le comte Raymond VI de Toulouse remet entre les mains du roi le château de Laurac. De 1226 à 1238, Bernard-Othon est seigneur de Laurac. En 1233, il construit de nouveaux murs d'enceinte et agrandit les fortifications. Le Lauragais est alors érigé en comté en 1478 et donné en échange à Bertrand de La Tour. Catherine de Médicis devient comtesse du Lauragais[4]. Après le XIVe siècle, la capitale du Lauragais se déplace vers Castelnaudary et Saint-Papoul qui ont plus d'influences[5].

Comme dans beaucoup d'autres villages français, on constate que les symboles de la royauté (fleur de lys notamment) qui ornaient les édifices et les registres administratifs ont été détruits lors de la Révolution.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Laurac Blason D'argent aux deux pointes de sable posées en chevron.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Serge Grilleres PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2014, la commune comptait 172 habitants[Note 1], en diminution de 2,27 % par rapport à 2009 (Aude : +3,25 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585 522 622 511 583 591 604 603 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
570 540 495 473 459 456 483 466 442
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
414 389 375 296 300 284 275 260 225
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
183 153 123 118 140 124 145 176 172
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Restes de remparts de l'enceinte médiévale.
  • Église castrale Saint-Laurent du XIIIe siècle possédant un arc triomphal roman, des sculptures datant de la Renaissance, un maître-autel en marbre, un chemin de croix et un tableau bois sculpté. Sur son porche est sculpté les armoiries sur le frontispice du portail d'entrée dont l'arbre de l'écusson est un laurier, emblème de la gloire et du succès. L'église de Laurac, si elle est encore en travaux est caractérisée par son porche, qui lorsqu'on le traverse du regard, laisse entrevoir à mi-vision le Christ sur sa croix, ce qui représente une scène remarquable. En effet, regarder au travers du porche permet de voir la lumière jusqu'au lointain, et en plein milieu de cette clarté qui jaillit de l'ombre, apparaît le Christ.
  • Porte Saliège du VIIIe siècle gardait l'entrée du village. Elle était constituée par des panneaux de bois épais garnis de plaques de fer.
  • Mur dit de Blanche de Laurac (Blanche de Paracols) parfaite de la région, témoignage du catharisme.
  • Malemort est l'emplacement de trois gibets du XIe siècle et témoin du massacre de la Saint-Barthélemy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « fiche sur la commune de laurac », Habitants.fr (consulté le 21 juin 2007)
  2. « Village de l'Aude », mairieaude.com (consulté le 2 juin 2007)
  3. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-laurac.html
  4. D'après un texte d'époque des Éd. Palau Frères
  5. « Présentation du Lauragais », Couleur Lauragais (consulté le 21 juin 2007)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.