Fanjeaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fanjeaux
Rue à côté de le Charpente des Halles.
Rue à côté de le Charpente des Halles.
Blason de Fanjeaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton La Piège-au-Razès
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Denis Juin
2014-2020
Code postal 11270
Code commune 11136
Démographie
Gentilé Fanjuvéen, Fanjuvéenne
Population
municipale
804 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 16″ nord, 2° 02′ 04″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 395 m
Superficie 25,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte administrative de l'Aude
City locator 14.svg
Fanjeaux

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Fanjeaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fanjeaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fanjeaux
Liens
Site web http://www.fanjeaux.com

Fanjeaux (occitan : Fanjaus) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Occitanie. Cité médiévale, site pôle du Pays cathare.

Ses habitants sont appelés les Fanjuvéens.

Attention de ne pas confondre le village de Fanjeaux avec le château de Fanjeaux à Largentière (Ardèche), dont on retrouve aussi des traces dans l'histoire albigeoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la campagne près de Fanjeaux.

Fanjeaux est un village situé sur un promontoire rocheux à 360 m d’altitude, à 25 km de Carcassonne sur l'ancienne route nationale 119 entre Montréal et Mirepoix. La ville marque la limite sud-est du Lauraguais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Fano Jovis en 1154, du latin Fanum Jovis, « le temple de Jupiter ».

Histoire[modifier | modifier le code]

le miracle de Fanjeaux, par Pedro Berruguete

Au IIe siècle, un oppidum fortifiait la colline où se trouve Fanjeaux. Un culte païen se célébrait à l'endroit d'une résurgence dédiée à Jupiter, d'où le nom latin de la localité : Fanum Jovis.

En 1193, l'évêque cathare Guilhabert de Castres s'établit à Fanjeaux. Quelques années plus tard, Diègue d'Osma, assisté de son chanoine Saint Dominique, mène l'affrontement à partir d'arguments d'Écritures que l'Église catholique romaine a lancé contre les Cathares. En 1207, Fanjeaux (ou la ville voisine de Montréal) abrite un débat, dit "de la légende dorée", entre Cisterciens et Cathares. Ne parvenant pas à se départager, les adversaires, Catholiques romains d'un côté, Cathares de l'autre, décident d'avoir recours à l'arbitrage de Dieu et allument un grand feu où sont jetés toutes les thèses et les écrits des deux parties en présence. L'histoire de la scène, d'origine catholique et écrite quelques années plus tard, rapporte la destruction de tous les écrits Cathares, tandis que le mémoire de Dominique de Guzman fuse par trois fois du feu, brûlant une poutre que l'on peut voir aujourd'hui dans la Chapelle de Fanjeaux. Ce texte, dont les historiens doutent de la véracité en raison de son parti pris historique, sera utilisé par la suite pour étayer la canonisation de Dominique de Guzman.

Le meme Dominique s'installe à Fanjeaux en 1207 au décès de son évêque, Diègue d'Osma, et fonde à proximité de Fanjeaux une maison de religieuses, plus tard affiliées à l'ordre des prêcheurs ou dominicains qu'il fondera plus tard à Toulouse en 1215.

Entre 1209 et 1214, Fanjeaux est le quartier général de Simon de Montfort. Le concile de Latran en 1215 fait de Simon de Montfort le comte de Toulouse. La ville est détruite par le Prince noir en 1355. Elle sera reconstruite puis prospèrera grâce au pastel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Carbonne

Son blasonnement est : De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Juin Denis DVG -
2001 2008 Lignères Robert - -
1986 2001 Cassignol Francis - -
1971 1986 Panouillé Gaston - -

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 804 habitants, en augmentation de 3,88 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 807 1 969 1 754 1 853 1 776 1 880 1 709 1 851
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 764 1 734 1 590 1 510 1 368 1 404 1 408 1 307 1 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 288 1 347 1 210 956 982 898 868 906 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
804 776 748 778 775 770 772 785 804
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Fut une cité médiévale de 3000 habitants[5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Rendez-vous de la recherche historique[modifier | modifier le code]

À Fanjeaux se tiennent tous les mois de juillet depuis 1965 des colloques sur l'histoire religieuse du Midi médiéval. Ces colloques sont publiés aux éditions Privat dans la collection des Cahiers de Fanjeaux. Consacré au thème Culture religieuse méridionale : les manuscrits et leur contexte artistique, le 51e volume des Cahiers de Fanjeaux doit paraître en juillet 2016.

Voir aussi le Centre Henri-et-André-Charlier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. http://www.fanjeaux.fr/histoire.htm
  6. Pierre-Marie Auzas - L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Fanjeaux et son trésor - p. 416-425, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société française d'archéologie - Paris - 1973

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]