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Belpech

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Belpech
Belpech
Le village vu depuis le château.
Blason de Belpech
Blason
Belpech
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Estelle Vilespy
2023-2026
Code postal 11420
Code commune 11033
Démographie
Gentilé Bellopodiens
Population
municipale
1 342 hab. (2021 en augmentation de 4,68 % par rapport à 2015)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 55″ nord, 1° 45′ 07″ est
Altitude Min. 228 m
Max. 371 m
Superficie 42,46 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Piège au Razès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Belpech
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Belpech
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Belpech
Liens
Site web belpech.fr

Belpech [bɛlpɛʃ] Écouter (en occitan Bèlpuèg Écouter) est une commune française, située dans le Nord-Ouest du département de l'Aude en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Vif, la Vixiège, l'Estaut, le Rieutord, le Rifaudés, le ruisseau de Roudigou, Nom inconnu et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « piège et collines du Lauragais » et « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Belpech est une commune rurale qui compte 1 342 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Ses habitants sont appelés les Bellopodiens ou Bellopodiennes.

Le patrimoine architectural de la commune comprend sept immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Saturnin, classée en 1906, la chapelle du Saint-Sépulcre, classée en 1906, la croix de pierre, classée en 1906, la croix de fer, classée en 1907, la maison De Curti, inscrite en 1926, la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire, inscrite en 1948, et la maison Amigues, inscrite en 1948.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Belpech est un ancien village médiéval situé au pied d'un versant ensoleillé des coteaux du Lauragais dans l'ouest de la Piège. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Ariège. Par la route, les grandes villes les plus proches sont : Pamiers (17 km), Castelnaudary (32 km), Carcassonne (53 km), Foix (33 km) et Toulouse (60 km). Bram, siège de la Communauté de communes se trouve à 36 km.

Les communes limitrophes sont Gaudiès, Mazères, Mézerville, Molandier, Pécharic-et-le-Py, Pech-Luna, Plaigne et Saint-Sernin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Belpech est limitrophe de neuf autres communes dont trois dans le département de l'Ariège.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 246 hectares ; son altitude varie de 228 à 371 mètres[2].

Belpech se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 25, D 102 et D 525. Voir aussi Tramways de l'Aude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[4]. Elle est drainée par l'Hers-Vif, la Vixiège, l'Estaut, le Rieutord, le Rifaudés, le ruisseau de Roudigou, un bras de l'Hers, le ruisseau de Borde Vieille, le ruisseau de Capou, le ruisseau de la Borde du Bosc, le ruisseau de Salamous, le ruisseau d'Estampe, le ruisseau du Clos du Cavaillé, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 61 km de longueur totale[5],[Carte 1].

L'Hers-Vif, d'une longueur totale de 134,9 km, prend sa source dans la commune de Prades et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 41 communes[6].

La Vixiège, d'une longueur totale de 33,6 km, prend sa source dans la commune de Saint-Gaudéric et s'écoule du sud vers le nord, puis vers l'ouest et à nouveau vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif sur le territoire communal, après avoir traversé 19 communes[7].

L'Estaut, d'une longueur totale de 19,5 km, prend sa source dans la commune de Coussa et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif sur le territoire communal, après avoir traversé 11 communes[8].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 802 mm, avec 9,5 jours de précipitations en janvier et 5,7 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Montferrand à 19 km à vol d'oiseau[11], est de 13,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 758,8 mm[12],[13]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 1]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[16] :

et un au titre de la directive oiseaux[16] :

  • le « piège et collines du Lauragais », d'une superficie de 31 216 ha, ayant une position de transition entre la Montagne Noire et les premiers contreforts pyrénéens. On y voit donc régulièrement des espèces à grand domaine vital soit en chasse, soit à la recherche soit de sites de nidification : le Vautour fauve, l'Aigle royal, le Faucon pèlerin sont ainsi plus ou moins régulièrement observés sur le territoire concerné[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[19] :

  • les « collines de la Piège et lac du Rieutord » (4 812 ha), couvrant 11 communes du département[20] ;
  • les « coteaux de Gaudiès et de Saint-Félix-de-Tournegat » (842 ha), couvrant 5 communes dont 3 dans l'Ariège et 2 dans l'Aude[21] ;
  • le « cours de l'Hers » (891 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, 7 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[22] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 3],[19] :

  • les « collines de la Piège » (27 918 ha), couvrant 40 communes dont 38 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[23] ;
  • l'« ensemble de coteaux au nord du Pays de Mirepoix » (9 691 ha), couvrant 17 communes dont 10 dans l'Ariège et 7 dans l'Aude[24] ;
  • « l'Hers et ripisylves » (1 417 ha), couvrant 41 communes dont 32 dans l'Ariège, 7 dans l'Aude et 2 dans la Haute-Garonne[25].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Belpech est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[27],[28].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (57,7 %), terres arables (33 %), prairies (6,4 %), zones urbanisées (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), forêts (0,6 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Belpech est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[30]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[31].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Estaut, la Vixiège et l'Hers-Vif, ou Grand Hers. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1996, 1999, 2009, 2018 et 2020[32],[30].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Belpech.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 728 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 728 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[33],[Carte 3].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage de Montbel, un ouvrage de classe A[Note 4] situé dans le département de l'Ariège. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[35].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village (Bellopodio-Beaupuy) provient de bèl, français «beau», et de podium, en occitan «puèg», désignant la colline qui le domine[36], mot dont les résultats toponymiques vont au-delà de la limite de la langue d'oc, jusqu'à la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Belpech est fort ancienne, le site fut probablement occupé dès l'époque gallo-romaine.

C'était autrefois une ville importante qui eut à souffrir des guerres de religion et de grands incendies (97 maisons furent la proie des flammes en 1791). Néanmoins, elle semble avoir été épargnée, grâce à l'habileté politique de ses seigneurs, par les armées des croisés au XIIIe siècle. Elle était dominée au Moyen Âge par un château appelé le Castelas, construit au XIe siècle sur la colline « pech » dominant l'actuel village, et dont on peut encore voir les vestiges de la porte de la tour principale.

Le monastère de Notre-Dame-de-Garnac (Garnicia) [réf. nécessaire] ou Vajal, fondé au XIIe siècle par une donation de Bertrand de Belpech, était situé au sud du château, quelques vestiges de ces murs et de l'église, sont encore visibles. La seigneurie de Belpech a appartenu : au XIe siècle, à Bertrand de Belpech ; au XIIIe siècle, à Raimond-Fort de Belpech ; au XIVe siècle à Galcerandum de Bellopodio ; au tout début du XVe siècle, à Sicard de Bellopodio ; en 1470 au chevalier Étienne de Roüaix.

En 1226, dans le contexte de la lutte contre l'hérésie cathare, Louis VIII s'arrêta à Belpech pour y recevoir l’hommage de Nunez Sanche, le comte de Roussillon, de Conflent et de Cerdagne[37].

En 1630, la peste se déclara au village ; les habitants allèrent se réfugier dans les champs et y construisirent des cabanes dans lesquelles ils se retirèrent. La peste se déclara une nouvelle fois en et dura jusqu'au mois de novembre suivant.

Sous le Directoire, construction du Moulin du sieur Fenasse.

En 1835, la commune comptait 2 452 habitants, elle était réputée pour ses fabriques de draps.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Belpech est membre de la communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bram. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[38].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Carcassonne, au département de l'Aude, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 1].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de la Piège au Razès pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Aude pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[39].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[40],[41].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le 7 avril 2023, à la suite de la démission annoncée du maire Pierre Vidal en cours de mandat, Estelle Vilespy est élue par le conseil municipal[42].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 1983 Georges Canal[43] UMP Conseiller général du canton de Belpech (1961→1985)
Chevalier de l'ordre national du Mérite
mars 1983 2008 Julien Mario[44] UMP Enseignant,
Conseiller général du canton de Belpech (1985→2015),
Président de la Communauté de communes du Garnaguès et de la Piège (2000→2013)
Chevalier de l'ordre national du Mérite (1995)[45]
mars 2008 2014 Jean-Paul Nicol UMP Vice-président de la Communauté de communes Piège Lauragais Malepère (2013→2014)
mars 2014 avril 2023 Pierre Vidal[46] DVD Agent général d'assurances,
Vice-président de la Communauté de communes Piège Lauragais Malepère (2014→2020)
avril 2023 en cours Estelle Vilespy[47] SE Chargée de communication,
Vice-présidente de la Communauté de communes Piège Lauragais Malepère (depuis 2020),
Maire adjointe (2014→2023)


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[49].

En 2021, la commune comptait 1 342 habitants[Note 5], en augmentation de 4,68 % par rapport à 2015 (Aude : +2,47 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1502 0812 2642 1802 4522 4292 5252 5912 598
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4832 4772 3432 3062 2542 1992 0972 0431 834
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7801 7621 8121 5361 4281 3811 3391 3751 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 2101 2241 0891 0681 1651 1521 2761 2721 320
2015 2020 2021 - - - - - -
1 2821 3391 342------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[52] 1975[52] 1982[52] 1990[52] 1999[52] 2006[53] 2009[54] 2013[55]
Rang de la commune dans le département 37 39 36 36 38 39 40 45
Nombre de communes du département 439 436 435 437 438 438 438 438

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 553 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 1 211 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 190 [I 2] (19 240  dans le département[I 3]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 4] 9,1 % 10,6 % 7,7 %
Département[I 5] 10,2 % 12,8 % 12,6 %
France entière[I 6] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 728 personnes, parmi lesquelles on compte 77 % d'actifs (69,3 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs) et 23 % d'inactifs[Note 7],[I 4]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui de la France.

La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 7]. Elle compte 325 emplois en 2018, contre 336 en 2013 et 330 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 515, soit un indicateur de concentration d'emploi de 63 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 50,9 %[I 8].

Sur ces 515 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 169 travaillent dans la commune, soit 33 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 86,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,8 % les transports en commun, 6,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Belpech fait partie de l'académie de Montpellier.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède une pharmacie ainsi qu'un centre médical de santé.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • L'un des chemins de photos de Belpech situé le long de la Vixiège.
    Depuis 2013, en période estivale, Belpech est l'une des étapes des « Chemins de photos » organisés dans 20 communes et 20 lieux privés du territoire autour des axes routiers, dont la route départementale 119, reliant Bram à l'Ariège[56],[57],[58].
  • En avril, a lieu la « Foire de Printemps », rendez-vous des éleveurs locaux autour d'exposition de matériel agricole ancien et d'un marché de terroir[59].
  • Le « Marché au gras » en décembre est une manifestation réputée, célébrant la place de Belpech comme capitale du foie gras dans l'Aude[60].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

La chasse et la pétanque sont pratiquées. Le « Tennis Club de Belpech » fondé en 1983 possède deux courts de tennis en plein air. Une base de descente en canoés de la Vixiège est également exploitée[61].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

L'académicien français Édouard Estaunié a décrit Belpech vers 1888 dans son roman « Un simple » :

Alors on quitta la grande route pour un chemin sans ombre qui grimpait entre des séries de tranchées sablonneuses. […] Tout autour les champs dévalaient avec une furie de pente, surchargés de graviers et de terre ocreuse. Aucun arbre, mais de loin en loin des espaces incultes, des genièvres hérissés d'aiguilles : dans les angles parfois, protégés par des barrières, des figuiers rabougris tendaient au vent leurs feuilles noires, et à mesure qu'on s'élevait, sous le ciel bleuâtre où flottaient des vapeurs transparentes, s'apercevait à l'infini une ondulation de collines rougeaudes, mouchetées de villages. Une immense végétation latente semblait dormir dessous : on eût dit la terre s'étalant dans une ivresse de soleil, gonflée pour recevoir plus de rayons. En même temps le vent commençait à souffler en bise, ce vent d'autan, dont au bas on n'avait essuyé que des rafales perdues; il passait faisant vibrer le sol avec un sifflement qui montait des gammes sourdes aux sonorités suraiguës. […] À leurs pieds, enfin, l'autre versant s'étalait : la plaine de Belpech feuillée, ombreuse, sillonnée de rivières qui la plaquaient de lames d'argent, fouillis de prairies, de remeils assombris, de saulaies fourmillantes. Au-dessus, les peupliers miroitant sous la lumière avaient un balancement de longs panaches, et c'était un contraste merveilleux avec ce qu'ils avaient traversé tout à l'heure, quelque chose comme le printemps après l'hiver.. Au loin des buées se fondaient en trainées alanguies, les toitures des maisons pointillant de rouge les massifs, semblaient des nids dans les branches ; les sols reflétant les rayons paraissaient des bijoux d'or posés sur du velours et une harmonie s'en élevait, une grande joie de chants d'oiseaux, des murmures d'arbres, des frissonnements d'eau, le halètement de la terre rafraîchie et rayonnante, souverainement paisible et belle sous l'étreinte du soleil.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Germain Galinier (1814-1888), général, explorateur, né à Belpech.
  • Pierre de La Broue (1644-1720), évêque, fondateur du petit séminaire de Belpech.
  • Jean de Cojordan (-1364), né à Belpech, évêque d'Avignon et de Mirepoix. Son gisant en albatre est visible dans l'église Saint-Saturnin où il fut inhumé.
  • Guillaume de Court Novel ( -1361), cardinal, né à Belpech.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Belpech Blason
D’azur au château d’argent, ouvert du champ ajouré et maçonné de sable, surmonté d’un mont d’or sommé d’un créquier du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clémentine Bollée-Legeas, Seigneurs et seigneuries à Belpech - XIe – XIIIe siècles, sous la direction de Hélène Débax et Roland Viader, 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[34].
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Belpech » sur Géoportail (consulté le 7 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. Plan séisme
  4. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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