Pexiora

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pexiora
Pexiora
L'église de Pexiora, édifiée au XIVe siècle.
Blason de Pexiora
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Serge Cazenave
2020-2026
Code postal 11150
Code commune 11281
Démographie
Gentilé Pexioranais
Population
municipale
1 230 hab. (2018 en diminution de 5,31 % par rapport à 2013)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 09″ nord, 2° 02′ 15″ est
Altitude Min. 130 m
Max. 160 m
Superficie 13,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Castelnaudary
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Piège au Razès
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Pexiora
Géolocalisation sur la carte : Aude
Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Pexiora
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pexiora
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pexiora

PexioraÉcouter , Puègsiuran en occitan est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Pexioranais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Castelnaudary située dans le Lauragais. À son pied, coule le Tréboul.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 729 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,2 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bram », sur la commune de Bram, mise en service en 1970[7]et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,7 °C et la hauteur de précipitations de 679 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, mise en service en 1948 et à 26 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 14,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pexiora est une commune rurale[Note 3],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Castelnaudary, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96 %), zones urbanisées (4 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village au lever du jour. On reconnaît l'église et le château. En arrière-plan, le pic de Saint-Barthélémy.

C'est à partir du XIe siècle qu'apparaît Pexiora, point relais de la via Aquitania, entre Castelnaudary (Sostomagus) et Bram (Eburomagus). Le village prend forme autour d'une chapelle romane en ruines[20].

Pexiora échappe aux dévastations que commet le Prince noir en Languedoc en 1355, moyennant une rançon importante[20].

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

À proximité de la chapelle, les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem fondent vers 1102 une commanderie[21] ainsi qu'un hôpital. Vers 1134, est également créée une deuxième chapelle, dédiée à saint Jean-Baptiste patron de leur ordre[22]. Durant la croisade contre les Albigeois, les Hospitaliers tolèrent la présence des Cathares sur le territoire de la commanderie. L'enrichissement de la commanderie, lié aux dons de terres et de bêtes de différentes personnalités locales impliquées dans l'hérésie en est peut-être à l'origine.

La commanderie est à l'origine de la construction en 1245 et 1269, de deux moulins à vent. Ils sont à l'origine de la prospérité que connaîtra le village vers le XIIIe siècle. Sept autres moulins furent érigés plus tard, au cours des siècles[23].

C'est en 1348, lors de la Peste Noire, que l'église actuelle est édifiée, s'adossant à la chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste et entraînant la disparition de la chapelle romane. Au XVIe siècle, des fortifications y sont ajoutées, et les rénovations du XIXe siècle lui donnent son aspect actuel[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pexiora Blason
D’or au mont de sinople sommé d’un créquier du même, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys du champ.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère et du canton de la Piège au Razès (avant le redécoupage départemental de 2014, Pexiora faisait partie de l'ex-canton de Castelnaudary-Sud).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Danielle Rivals    
mars 2008 En cours Serge Cazenave    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25]. En 2018, la commune comptait 1 230 habitants[Note 5], en diminution de 5,31 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1131 1731 1741 2241 3261 2771 2961 2661 337
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3461 3201 1851 1741 1171 0881 1131 1141 091
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1001 1081 113908888858911801904
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8498547537517098149661 2541 235
2018 - - - - - - - -
1 230--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pexiora fait partie de l'académie de Montpellier.

Culture[modifier | modifier le code]

  • MJC de Pexiora.
  • médiathèque intercommunale.
  • "Les Joyeux Cantaires", chorale d'hommes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Trois des huit moulins à vent du village subsistent encore aujourd'hui. Deux sont ouverts au public et appartiennent à la commune. Le dernier est situé dans une propriété privée.
  • Église Saint-Blaise de Pexiora.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 19 juin 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 19 juin 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 19 juin 2021)
  7. « Station Météo-France Bram - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 19 juin 2021)
  8. « Orthodromie entre Pexiora et Bram », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  9. « Station Météo-France Bram - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en bram).
  10. « Orthodromie entre Pexiora et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  11. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  20. a b et c « Histoire de Pexiora et de son église », Guide des Journées du Patrimoine à Pexiora,‎ date inconnue
  21. « Chapelle de la commanderie de Puysubran, église paroissiale Saint-Blaise », sur base Mérimée
  22. « chapelle de la commanderie de Puysubran, église paroissiale Saint-Blaise », sur base Mérimée
  23. « Les moulins de Pexiora », Guide des Journées du Patrimoine à Pexiora,‎ date non indiquée
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.