Pierre Jolivet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un acteur image illustrant français
image illustrant un réalisateur image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un acteur français et un réalisateur français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les conventions filmographiques.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jollivet et Jolivet.
 Ne doit pas être confondu avec Pierre-Alain Jolivet.
Pierre Jolivet
Description de cette image, également commentée ci-après

Pierre Jolivet en 2007.

Naissance (64 ans)
Saint-Mandé, Val-de-Marne, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Acteur
Films notables Ma petite entreprise

Pierre Jolivet, né le à Saint-Mandé, est un réalisateur, scénariste et acteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une fratrie de quatre, Pierre Jolivet est le fils des comédiens Jacques Jolivet et Arlette Thomas (cette dernière étant notamment connue pour être la voix de Titi et de Calimero) et le frère de l'humoriste Marc Jolivet. Sa sœur, Françoise Dasque, et son fils, Adrien Jolivet, sont également acteurs.

Il grandit à Maisons-Alfort auprès d'un père violent[1].

Durant les événements de mai 1968, il monte avec Marc des spectacles dans les usines en grève. Après avoir été animateurs au Club Med, les deux frères montent un duo de clowns comiques, « Recho et Frigo », qui va devenir très populaire dans le milieu des années 1970.

En 1979, Pierre et Marc écrivent et interprètent les rôles principaux du film Alors... heureux ?, sorti en salles l'année suivante, date de la séparation du tandem.

Dans les années 1980, Pierre s'associe avec Luc Besson, rencontré sur le tournage d'un clip : ils écrivent ensemble le scénario de L'Avant dernier, court-métrage de science-fiction réalisé par Besson, dont Jolivet interprète le rôle principal. Deux ans plus tard, Jolivet et Besson développent l'intrigue de L'Avant-dernier pour en faire un long-métrage, Le Dernier Combat — avec toujours Pierre Jolivet dans le rôle principal et Luc Besson à la mise en scène — qui obtient le Prix Spécial du Jury au Festival d'Avoriaz en 1983. Pierre Jolivet co-écrit le film suivant de Luc Besson (Subway), mais les relations entre les deux amis se dégradent dès l'époque du Dernier combat, dont Jolivet soupçonne Besson d'avoir délibérément saboté l'exploitation commerciale, peut-être parce qu'il ne souhaitait pas en partager la paternité. Jolivet finit par porter plainte contre Besson pour « non-exploitation du film », mais est débouté. Les deux cinéastes restent ensuite définitivement brouillés[2].

Pierre Jolivet se lance dans la réalisation en 1985 avec Strictement personnel, nommé au César de la Première œuvre.

Ce n'est qu'à partir de 1989 avec Force majeure (avec François Cluzet et Patrick Bruel), qu'il connaît un véritable succès public. Ses deux films suivants passent inaperçus. En 1997, Fred, histoire d'un chômeur pris dans un engrenage criminel, avec Vincent Lindon dans le rôle principal, est salué par la critique.

En 1999, Pierre Jolivet poursuit dans la même veine sociale, mais cette fois sur un ton plus léger, en signant Ma Petite entreprise, avec à nouveau Vincent Lindon qui tient cette fois dans le rôle d'un patron de PME qui tente de sauver sa société. Cette comédie dramatique connaît un véritable triomphe, tant public que critique, et vaut par ailleurs à François Berléand d'obtenir le César du meilleur acteur dans un second rôle. Il change de ton avec Le Frère du guerrier, un drame se déroulant dans un contexte médiéval, où il retrouve à nouveau Vincent Lindon. En 2008, il revient à la comédie sociale avec La Très Très Grande Entreprise, dont le titre constitue un clin d'oeil à Ma Petite entreprise sans que les deux films soient liés.

Engagé à gauche, militant pour l'exception culturelle française, Pierre Jolivet soutient François Bayrou en 2007 et François Hollande en 2012[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1973 : A chacun son caramel, de Pierre Jolivet et Marc Jolivet, au café théâtre le Sélénite

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Eric Libiot, « Pierre Jolivet, l’œuvre au gris », L'Express, 8 avril 2015.
  2. Geoffrey Le Guilcher, Luc Besson. L'homme qui voulait être aimé: La biographie non autorisée, Flammarion, 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]