Plaque de cocher

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Lectoure-plaqueRN21-1.jpg
Lectoure (Gers, France), plaques de cocher (XIXe siècle) sur la route nationale 21. Les lettres NAT ont été rajoutées sur une précédente inscription ROY (royale) ou IMP (impériale)
Plaque de cocher dans le Doubs à Anteuil sur l'ancienne route nationale 73, indiquant les distances et directions pour aller à Clerval et à Baume-les-Dames.

Les plaques de cocher sont des plaques indicatrices placées au XIXe siècle et au début du XXe siècle en France.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les plaques de cocher sont des plaques indicatrices initialement en fonte (mais dès 1865, des fonderies se sont spécialisées dans les panneaux en zinc laminé). Elles sont installées principalement aux carrefours, sur des poteaux métalliques ou directement accrochées au mur de bâtiments. Suivant une loi du XVIIIe siècle, en France, ces plaques devaient être installées aux carrefours, souvent sur des croix ou sur des obélisques. Beaucoup de ces édifices ayant été détruits à la Révolution, ils furent remplacés par de simples poteaux en fer.

D'après la circulaire du 15 avril 1835 :

  • les lettres pour les tableaux en fonte ou en zinc pouvaient être peintes ou en relief ;
  • l'angle des panneaux doivent correspondre à ceux des routes qui se croisent ;
  • les poteaux devaient être en deux parties boulonnées l'une à l'autre, la partie haute supportant les tableaux ;
  • les indications de distance et de lieux sont celles des bourgs les plus proches et/ou les plus importants. Devaient y figurer également aussi le lieu d'implantation du poteau et la désignation de la route.

Les poteaux ont une hauteur en général de 2,50 m, afin de pouvoir être lues par les cochers. Par contre, les plaques étaient apposées en fonction de l'architecture des habitations ou édifices qui les recevaient.

Historique[modifier | modifier le code]

Une circulaire aux préfets émanant du Conseiller d'État chargé de l'administration des Ponts et Chaussée et des Mines, Baptiste Legrand, en date du 5 novembre 1833, demande qu'un rapport lui soit communiqué afin d'installer des poteaux indicateurs directionnels.

La circulaire émanant toujours du Directeur des ponts et chaussées et des mines mettant en place les panneaux indicateurs (dits aujourd'hui plaques de cochers) date du 15 avril 1835. On retrouve cette circulaire sur le supplément du tome 6 du code des ponts et chaussées publié en 1836.

Les plaques et poteaux ont été installées à partir de 1835 mais, selon les départements, la couverture de l'ensemble du réseau routier s'est étendue jusqu'à 1930. Après les guerres de 1870 et de 1914 - 1918, certains départements ont remplacé les plaques disparues ou endommagées en nombre.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]