Hydrocarbure non conventionnel

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Les hydrocarbures non conventionnels désignent les ressources fossiles plus difficiles à exploiter, qui sont recherchées une fois les ressources facilement disponibles exploitées.

Leur exploitation se fait souvent à des profondeurs de plus en plus grandes (forages dites HT/HP, à haute-température et haute-pression), en offshore, ou sous les glaces ou sous le pergélisol, ou encore en zone sismiquement vulnérable (gaz offshore norvégien par exemple). L'exploration et l'exploitation et la fermeture étanche des forages épuisés exigent des techniques autres que celles requises par les puits pétroliers traditionnels, générant des coûts de plus en plus élevés et des technologies supplémentaires (sans retour d'expérience parfois). Elles génèrent aussi de nouveaux risques environnementaux (ces gaz et pétroles sont généralement plus sales (souvent plus acides, parfois très corrosifs et dangereusement riches en H2S et à teneur plus élevée en métaux toxiques, pouvant être source de tartres exotiques, susceptible de mettre en péril les installations comme on l'a constaté par exemple sur le gisement profond d'Elgin-Franklin en mer du Nord. Dans presque tous les cas, les conditions d'exploitation sont de plus en plus difficiles.

De plus, l'exploitation de ces ressources fossiles contribue à aggraver les contributions à l'effet de serre très fortement liées aux carburants fossiles.

Typologie[modifier | modifier le code]

Évolution sémantique[modifier | modifier le code]

Des gaz et pétroles relativement riches en soufre, autrefois considérés comme « non conventionnels[3] » ont peu à peu changé de statut, de même que la notion de gisement profond (en 1980, une profondeur d'eau excédant 500 m était considérée comme inaccessible alors qu'on atteint aujourd'hui plus de 5 000 m et qu'on envisage de descendre encore plus profondément (pressions très élevées et températures entre 200 et 300 °C).

Impacts et risques environnementaux[modifier | modifier le code]

Plus, ces ressources exigent pour leur exploitation des forages profonds ou de la chaleur et une électricité, générées actuellement en partie via le fioul et le charbon, lui-même en restriction.

En outre, plus le carbone est « non conventionnel », plus les risques socio-environnementaux et d'accidents (fuites, incendie, explosions, marées noires, blowout] semblent importants. Les déchets chimiques toxiques et en termes de boues de forage sont également en augmentation.

Enfin, les techniques d'injection de CO2 et d'autres déchets dans le sous-sol, parfois présentés comme une solution, sont accusées de pouvoir polluer les nappes et l'air (cas du gaz de schiste aux États-Unis, dénoncé par le film Gasland). Leur fiabilité à moyen et long terme n'est pas non plus démontrée, en particulier dans les zones sismiquement instables ou à la suite de remontées inattendues de pression dans les forages profonds (comme en 2010 avec le blowout de la plate forme d'Elgin dit fuite d'Elgin en mer du Nord).

Réserves[modifier | modifier le code]

Les compagnies pétrolières ont estimé que les champs de l'Athabasca et de l'Orénoque représentent deux tiers du total mondial des réserves de pétrole, mais il faut aussi consommer de l'énergie pour l'extraction, et l'exploitation de ces gisements aurait un impact majeur sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]