Guerre du Darfour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article concerne un événement en cours.

Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources.
 

Guerre du Darfour
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte du Darfour

Informations générales
Date - en cours
(14 ans et 26 jours)
Lieu Darfour
Issue en cours
Belligérants
Flag of Sudan.svg MJE

Flag of Darfur.svg MLS

Drapeau du Soudan du Sud Soudan du Sud

Flag of the United Nations.svg Nations unies

Union africaine

Drapeau du Soudan Soudan Flag of Chad.svg FUC
Commandants
Flag of Sudan.svg Khalil Ibrahim
Flag of Sudan.svg Ahmed Diraige
Flag of Darfur.svg Abdul Wahid Al-Nour (en)
Flag of Darfur.svg Minni Minnawi
Flag of South Sudan.svg John Garang
Flag of the United Nations.svg Martin Ihoeghian Uhomoibhi[1]
Flag of the United Nations.svg Frank Mushyo Kamanzi[2]
Flag of Sudan.svg Omar el-Béchir
Flag of Sudan.svg Moussa Hilal
Flag of Sudan.svg Ali Kosheib
Flag of Sudan.svg Ahmed Haroun
Flag of Chad.svg Mahamat Nour Abdelkerim
Forces en présence
inconnues Flag of the United Nations.svg
15 845 soldats et 3 403 policiers
(selon l'ONU, en octobre 2016)[3]
inconnues
Pertes
inconnues Flag of the United Nations.svg
235 morts
(selon l'ONU, en septembre 2016)[5]
inconnues
Civils :
300 000 morts au moins
(selon l'ONU, en février 2016)[4]

Batailles

Mellit · El Fasher · Troji · Rokoro

La guerre du Darfour est un conflit armé qui a débuté le 26 février 2003 par la prise de Golo, par le Front de Libération du Darfour dans la région du Darfour, située dans l’ouest du Soudan[6],[7],[8]. Les origines du conflit sont supposées anciennes et dues aux tensions ethniques qui débouchent au premier conflit du Darfour de 1987[9]. Bien que le gouvernement soudanais affirme que le nombre de morts se situe aux environs de 10 000, les États-Unis, Israël et le Canada, soupçonnent que ce conflit couvre un génocide ayant fait environ 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés dont 230 000 réfugiés au Tchad[10],[11],[12]. La Commission d’enquête de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les violations des droits de l’homme perpétrées au Soudan parle de crimes contre l’humanité[13]. Constatant que la justice soudanaise ne peut ou ne veut rien faire pour y remédier, elle transmet le dossier à la Cour pénale internationale (CPI)[13].

Contexte[modifier | modifier le code]

Le premier conflit du Darfour (1987-1989) a eu lieu en raison des tensions ethniques, entre les Fours et les Arabes. Dans cette guerre, le gouvernement central n'intervient presque pas.

Le deuxième conflit eut lieu entre 1996 et 1998. Cette fois, ce sont les Masalits qui se soulèvent contre les empiétements des Arabes.

Causes[modifier | modifier le code]

Carte des concessions pétrolières et gazières (2004) : Les concessions du Darfour sont attribuées aux chinois

Les raisons du conflit sont multiples et liées entre elles :

  1. Une origine climatique et environnementale[14] : un phénomène de sécheresse dans tout le Sahel, qui s'amplifie et de désertification qui a commencé depuis les années 1970[15],[16],[17].
  2. Une explosion démographique, la population a doublé en 20 ans[18].
  3. Une compétition pour l'espace géographique.
  4. Des ethnies différentes, aux répartitions imbriquées. La guerre de 2003 opposait au départ les Zaghawas aux Arabes pro-gouvernementaux pour ensuite s'étendre aux autres ethnies.
  5. Les guerres du Tchad (1960-1990) et qui impliquaient les Zaghawas[réf. nécessaire] (ethnie étendue du Tchad au Soudan) ont une conséquence directe sur le conflit.
  6. La découverte de ressources pétrolières qui suscitent les convoitises de grandes puissances, en particulier de la Chine.
  7. Un pays vaste et mal unifié, le Soudan. Le pouvoir central néglige les peuples de la périphérie qui se révoltent. Il contrôle les conflits locaux afin de satisfaire certains de leurs intérêts[17].

Le Darfour est une région du Sahel qui se trouve à l'ouest du Soudan : 7 millions de personnes y vivent ; la région a un très faible niveau de développement : seulement un tiers des filles et 44,5 % des garçons vont à l'école primaire.

La découverte du pétrole dans cette région a suscité les convoitises. Si le conflit a largement été décrit en termes ethniques et politiques, il s'agit aussi d'une lutte pour les ressources pétrolières situées au sud et à l'ouest.

Quatre peuples principaux sont installés au Darfour : les Fours, qui ont donné leur nom au Darfour, qui signifie en arabe la maison de Four, les Masalits, les Zaghawas et les Arabes[19]. Jusqu'à présent, le passage de chameliers arabes dans le Sud était demeuré sans incidents.

Pendant l'hiver 2002-2003, l’opposition au président soudanais Omar el-Béchir fait entendre sa voix. Au Darfour, des attaques antigouvernementales ont lieu en janvier et sont revendiquées par la SLA. En représailles, Khartoum laisse agir les milices arabes (les Janjawids dirigés par Choukratalla, ancien officier de l'armée soudanaise) dans tout le Darfour. Les armées soudanaises bombardent les villages du Darfour. Les populations sont victimes de bandes armées. Des observateurs humanitaires et diplomatiques accusent le gouvernement d'avoir armé et payé les Janjawids[20].

Aspects ethnique et économique[modifier | modifier le code]

Le conflit est présenté comme opposant[18] :

Un spécialiste du Soudan au CNRS, Marc Lavergne, considère que le conflit ne serait pas racial[22] mais que le problème majeur de ce pays vient de gouvernements médiocres qui se sont succédé depuis l’indépendance. Ceux-là même qui ont ignoré les provinces périphériques de la capitale, dont le Darfour, et qui instrumentalisent aujourd’hui des miliciens à des fins économiques[23]. Au contraire, pour l'universitaire Bernard Lugan, le conflit est ancien et serait éminemment ethnique. Les raisons économiques ne sont qu'un facteur aggravant et non déclencheur[24].

Par ailleurs, selon Gérard Prunier, chercheur au CNRS et spécialiste de l'Afrique de l'Est, interrogé par le Monde diplomatique, la cause du conflit au Darfour est « racioculturelle ». Selon cet auteur, « les Arabes sont minoritaires au Soudan. Et les islamistes ne sont que l’ultime incarnation historique de leur domination ethnorégionale. Or la paix entre le Nord et le Sud est en train de se déliter rapidement. […] Il faut donc manipuler le tracé frontalier Nord-Sud qui place la plus grande part du pétrole au Sud (c’est en cours), se préparer à la reprise éventuelle des hostilités (on achète des armes), ancrer de solides alliances internationales (la Chine est acquise et l’Iran en cours de séduction) et conserver la maîtrise du territoire en créant un cordon sanitaire ethnorégional : les monts Nouba au Kordofan et le Darfour en feraient partie. Or si les tribus noubas ont été écrasées militairement entre 1992 et 2002, le Darfour paraît beaucoup plus menaçant. Les hiérarques arabes de Khartoum veulent éviter à tout prix une brèche par laquelle les Noirs de l’Ouest s’allieraient demain avec un Sud négro-africain indépendant… et pétrolier ! »[25].

Forces en présence au début du conflit[modifier | modifier le code]

Un poste de santé attaqué par des milices janjaouids

Les forces en présence sont :

  • Les Janjawid, des milices désignées comme arabes recrutées parmi les tribus Abbala. Le gouvernement soudanais nie fournir une aide aux miliciens. Néanmoins Moussa Hilal, l'un des chefs des miliciens Janjawids a été nommé en janvier 2008 conseiller du ministère des Affaires fédérales soudanaises[26]. Selon Amnesty International, la Chine[27] et la Russie fourniraient au gouvernement soudanais des armes et des appareils militaires, malgré un embargo de l'ONU[28].
  • Les forces de sécurité soudanaises
  • Les forces d'interposition : environ 7 000 soldats de l'Union africaine (UA) ont été déployés dans la région dans le cadre de la mission AMIS pour protéger les civils. Leurs actions ont été considérées comme inefficaces[29]. La création de la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (MINUAD, UNAMID en anglais) a été décidé en juillet 2007 pour renforcer les effectifs des forces d'interposition. Le gouvernement de Khartoum a autorisé les casques bleus envoyés par l'ONU à entrer sur son territoire, pour renforcer la mission de l'Union africaine[30], des casques bleus de la mission MINUS sont déjà présents au Soudan du Sud. Des tirs de l'armée soudanaise contre un convoi de la MINUAD en janvier 2008 ont engendré des tensions. Les forces soudanaises ont été accusées par les États-Unis et la Grande-Bretagne de chercher à bloquer la MINUAD[31].

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

  • En 1972, le Sud-Soudan obtient un statut d'autonomie à l'issue d'une première guerre qui aurait fait environ cinq cent mille morts en dix-sept ans.
  • En 1983, le Sud-Soudan se révolte à nouveau à la suite de la suppression du statut d'autonomie. En fait, l'enjeu est dans les importants gisements de pétrole qui viennent d'être découverts. Cette seconde guerre va causer près de 2 millions de morts.
  • En 1989, une junte militaire dirigée par le général Omar el-Béchir s'empare du pouvoir à Khartoum, alors que ceux-ci n'avaient recueilli que 10 % des voix aux élections.

2003[modifier | modifier le code]

Le , les rebelles du ASL/MSL et du MJE, attaquent et occupent Gulu, ville du Nord-Darfour, et revendiquent une meilleure répartition des ressources et des richesses. C'est le début de la nouvelle guerre civile avec massacres et destructions de villages. Le gouvernement de Khartoum arme les nomades arabisés contre les cultivateurs noirs en exploitant les dissensions sur le contrôle des terres mais également le racisme antinoir.

Le , les rebelles attaquent l'aéroport d'el Fasher et tuent 70 soldats de l'armée régulière[32],[33].

En , un premier bilan des massacres fait état de plusieurs dizaines de milliers de morts.

2004[modifier | modifier le code]

Une mère et son enfant malade au camp d'Abu Shouk dans le Nord Darfour, en 2004.

Le , un cessez-le-feu de 45 jours est signé à Ndjamena, sous l'impulsion du Tchad entre les groupes rebelles et le gouvernement soudanais[34]. Il prévoit un accès humanitaire aux populations, le désarmement des milices et de favoriser la libération de prisonniers politiques[34]. Cependant, le cessez-le-feu n'est pas respecté et les violences se poursuivent[35].

En , selon le journal allemand Die Welt, la Syrie aurait testé des armes chimiques au Darfour ; des officiers syriens ont rencontré des représentants du gouvernement soudanais dans la banlieue de Khartoum. La délégation syrienne aurait notamment « offert une coopération étroite dans le domaine de la guerre chimique ». De son côté, Khartoum aurait « conseillé de tester des armes chimiques sur la population » du Darfour. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'inquiète de la situation.

Le , lors de la venue à Khartoum du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, les autorités soudanaises se sont engagées à désarmer les milices janjawids (milices arabes) qui sont accusées de viols, de meurtres et de pillages dans les villages du Darfour. Les Nations unies estiment depuis que peu de progrès avaient été enregistrés. « Je regrette de devoir dire que des attaques de milices djandjaouids continuent d'avoir lieu », déplorait le , Kofi Annan.

Le , l'ONU estime à 30 000 le nombre de personnes tuées en quinze mois et, plus d'un million ont été déplacées par les combats. Près de 200 000 d'entre eux se sont massés dans des camps aux conditions de vie précaires de l’autre côté de la frontière tchadienne.

Le , la résolution 1556[36] du Conseil de sécurité de l'ONU décide un embargo sur le matériel militaire, mais à destination des milices non gouvernementales seulement.

À partir du , des discussions avec les milices ont été engagées. Organisées par l’Union africaine, elles ont pour but de désarmer les milices et de garantir la sécurité des populations locales.

En , le gouvernement américain dénonce un génocide. Le , le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution sur le Darfour[37]. Le texte menace le Soudan de sanctions pétrolières s'il ne remplit pas l'engagement de restaurer la sécurité au Darfour et ne coopère pas dans ce but avec l'Union africaine. Le ministre des Affaires étrangères soudanais, Moustafa Osman Ismaïl, fait savoir qu'il rejette ce nouveau projet de résolution.

Le , l'Union africaine envoie 3 500 soldats et 800 policiers au Darfour[38].

En , les combats s'intensifient.

2005[modifier | modifier le code]

À la fin du mois de , un bombardement fait une centaine de morts et de blessés à Changil Tobaya au nord du Darfour. L'ONU rend l'armée de l'air soudanaise responsable de ce massacre.

Le , la commission d'enquête internationale sur le Soudan de l'ONU publie un rapport qui conclut que les exactions perpétrées au Darfour constituent bien « des crimes contre l'humanité », mais pas un génocide.

La résolution 1591[39] étend l'embargo au matériel militaire à destination de tout « belligérant » au Darfour. C'est cette résolution qui est violée par la Chine et la Russie.[réf. nécessaire]

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution no 1593[40] sur la question du Darfour. Elle renvoie la situation à la Cour pénale internationale pour que celle-ci engage des poursuites à l'encontre des responsables des crimes commis.

En , les effectifs de la force de l'Union africaine passent à 7 000 soldats.

En , l'arrivée du leader sudiste John Garang au poste de vice-premier ministre, en applications des accords de paix, est saluée par d'importantes acclamations dans les rues de Khartoum. Il meurt dans un accident d'hélicoptère le .

En , des rebelles tchadiens attaquent Adré. Le Tchad se déclare en « état de belligérance » avec le Soudan.

2006[modifier | modifier le code]

Le , le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Soudan, Jan Pronk, déclare que la situation au Darfour « est sombre alors que des combats ont lieu tous les jours ». Selon lui, « des miliciens montés sur des chameaux lancent des attaques contre les villages dans le sud du Darfour, ce qui a provoqué la mort de quelque 400 personnes depuis février ».

Le , le Mouvement/Armée de libération du Soudan (MLS), principal groupe rebelle au Darfour, appelle les dirigeants présents au sommet de la Ligue arabe, qui s'ouvre ce même jour à Khartoum au Soudan, à « adopter une position claire concernant la crise au Darfour, en conformité avec le droit international » et à faire pression sur le gouvernement soudanais pour qu’il accepte le déploiement d’une force internationale de maintien de la paix au Darfour.

Le , l'Armée de libération du Soudan, principal mouvement de la rébellion annonce accepter l'accord de paix proposé par l'Union africaine. L'accord de paix est signé mais les combats continuent.

25 juillet 2006, George W. Bush reçoit le chef des SLA, Minni Minnawi

Le , le conseil de sécurité adopte la résolution 1706[41] pour prendre la relève de l'Union Africaine. Le gouvernement soudanais rejette la proposition (même si en pratique son application ne nécessite pas l'accord du gouvernement). À la faveur de cette résolution, le contingent des Casques bleus au Darfour sera rehaussé pour atteindre un effectif global de quelque 17 300 hommes, décision contestée par le Soudan[42].

En , l'ONU vote le déploiement de 20 600 Casques bleus sur le territoire même du Darfour, mais le gouvernement soudanais refuse. En France, l'organisation Sauver Le Darfour interpelle par voie d'affiches les candidats à l'élection présidentielle française de 2007 et en particulier Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sur ce qu'ils comptent faire pour le Darfour s'ils sont élus.

Le , la journée Mondiale pour le Darfour a vu s'organiser en divers points du globe des manifestations en faveur des populations de la région ouest soudanaise. Cette mobilisation d'envergure internationale avait pour objectif celui de la sensibilisation de l'opinion publique mondiale.

D'octobre 2006 à novembre 2006 : la crise du Darfour s'étend au Tchad voisin et à la Centrafrique. Des cas d'attaques récurrentes dans les camps de réfugiés au Tchad sont rapportés. Les mêmes modes opératoires que ceux observés au Darfour sont employés par les milices armées. Viols de femmes et exactions commises sans distinction, notamment sur des enfants, sont à déplorer chaque semaine.

Le , le Soudan ordonne l'expulsion de Jan Pronk, le représentant de Kofi Annan.

Le , la république du Centrafrique accuse le Soudan d'agression.

En , au moment de son départ des Nations unies, Kofi Annan déclara : « Soixante ans après la libération des camps de la mort nazis, trente ans après le Cambodge, la promesse du "jamais plus" sonne creux. Ils pourront avoir à répondre collectivement et individuellement pour ce qui est en train de se passer au Darfour. »[43]. Selon l'association Sauver Le Darfour, cette guerre aurait provoqué une épuration ethnique qui a causé plus de trois cent mille morts et plus de trois millions de personnes déplacées.

2007[modifier | modifier le code]

En  : un rapport de l'ONU[44], provisoire et non officiel, qui a été publié par le site du New York Times[45] et par celui du Sudantribune, dit que l'armée gouvernementale viole l'embargo (résolution 1591), et camoufle des avions en blanc avec le sigle de l’ONU « UN ».

La Chine concède avoir participé à l'effort de paix par une aide technique.

Amnesty International publie un rapport accusant la Chine et la Russie de fournir du matériel au gouvernement soudanais malgré l'embargo. L'ONG publie des photos d'aéronefs soudanais de fabrication chinoise au Darfour.

Le 17 juin, le gouvernement français a décidé de mettre en place un pont aérien humanitaire entre Abéché et l'Est du Tchad, afin de porter assistance aux réfugiés et déplacés du Darfour[46].

Le 31 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies a unanimement adopté une résolution autorisant le déploiement au Darfour d'une force militaire pour assurer la sécurité des populations et garantir les accords de paix[47]. Cette Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (MINUAD) augmentera ses effectifs à 30 600 environ (militaires essentiellement).

Le , des négociations organisées par l'ONU s'ouvrent à Syrte, en Libye, entre les protagonistes du conflit[48].

2008[modifier | modifier le code]

Le , un rapport de l'ONU déplore des attaques menées par l'armée soudanaise et des milices qui ont fait en janvier et février « 115 victimes et provoqué le déplacement d'environ 30 000 personnes. »[49]

Le , les rebelles du MJE lancent une attaque qui est stoppée par l'armée soudanaise à Omdourman aux portes de Khartoum[50].

Le , un casque bleu ougandais est abattu à proximité de Zam Zam, dans l'État du Darfour du Nord[51].

Le , cinq casques bleus rwandais, un casque bleu ghanéen et un casque ougandais sont tués lors d'une attaque dans l'État du Darfour du Nord[52].

Le , un casque bleu est pris pour cible et décède à Forobaranga, dans l'ouest du Darfour[52].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge le mandat de la MINUAD jusqu'au 31 juillet 2009[53].

Le , un convoi de la MINUAD est pris pour cible par un groupe de quarante à soixante hommes entre Nyala et Khor Abeche, dans l'État du Darfour du Sud[54]. Un casque bleu nigérian est tué lors de cette embuscade[54].

Le , un casque bleu sud-africain est tué et un autre est blessé par des hommes armés, à proximité du camp de déplacés de Kassab, non loin de Kutum, dans l'État du Darfour du Nord[55].

À la fin de l'année 2008, la MINUAD a perdu 21 membres de son personnel pendant cette première année d'opération. Selon Alain Le Roy[56], Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de maintien de la paix, la situation ne s'est pas améliorée: plusieurs millions de personnes survivaient encore dans des camps et étaient dépendantes de l'aide humanitaire, et rien que ces derniers mois, 100 000 personnes supplémentaires ont été déplacés. De plus, les bombardements aériens par l'aviation gouvernementale se poursuivent, malgré un cessez-le-feu.

Un an après le début de la mise en place de la MINUAD, 63 % du personnel est déployé soit 12 374 soldats sur 19 555[10].

2009[modifier | modifier le code]

Le gouvernement du Soudan a confirmé qu'un appareil des Forces armées soudanaises a frappé, le mardi 13 janvier, des positions du MJE dans la région de Muhajeria. Des affrontements ont opposé, le jeudi 15 janvier, dans cette même région, des membres du MJE à l'Armée de libération du Soudan[57].

Le , un hélicoptère de la MINUAD est la cible de tirs à soixante-dix kilomètres au sud-ouest d’El Fasher[58].

Le , quatre casques bleus de la MINUAD sont blessés lors d'une attaque à Al-Genaïna[59]. Le même jour, un véhicule de la MINUAD est volé par trois hommes armés à El Fasher[59]. Le lendemain, un observateur militaire de la MINUAD est visé par des tirs à Ed Daein[59].

Le , une patrouille de la MINUAD est visée par un groupe de huit hommes armés à Nyala, dans l'État du Darfour du Sud. Un casque bleu décède de ses blessures lors de cette attaque[60].

Le , un casque bleu de la MINUAD est abattu près de son domicile à Nyala[61].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU proroge le mandat de la MINUAD pour douze mois, jusqu'au 31 juillet 2010[62].

Le , deux employés de la MINUAD, un nigérian et une tanzanienne sont kidnappés à proximité du lieu de leur résidence, à Zalingei, dans l'État du Darfour-Central[63]. Ils sont libérés le [64].

Le , un convoi de la MINUAD escorte un bus véhiculant des membres civils de l'ONU et de l'UA à Al-Genaïna, dans l'Etat du Darfour-Occidental[65]. Le convoi tombe dans un guet-apens, tendu par un groupe de six à huit hommes armés qui cause la mort d'un casque bleu et en blesse deux autres[65].

Le , trois casques bleus rwandais sont tués dans une attaque à Saraf Omra, dans l'ouest du Soudan[66]. Le lendemain, deux casques bleus rwandais sont abattus et un autre est blessé, à proximité du camp de déplacés et de la base de la MINUAD, à Shangil Tobaya, dans l'État du Darfour du Nord[66].

2010[modifier | modifier le code]

Le , les autorités soudanaises signent à Doha une trêve avec le JEM[67].

Le , une patrouille d'évaluation et de vérification de la MINUAD (cinquante-six soldats, deux observateurs militaires, quatre conseillers de la police et un assistant linguistique) qui part de Kas pour se rendre à Deribat, est prise en otage par un groupe armé dans l'État du Darfour du Sud[68]. Deux casques bleus vont réussir à s'échapper le jour même[69]. L'ensemble de la patrouille est libérée le lendemain[69].

Le , quatre conseillers sud-africains de la MINUAD sont enlevés à proximité de Nyala, dans l'État du Darfour du Sud[69]. Ils sont libérés le 26 avril, grâce à la médiation du gouvernement soudanais et des autorités locales[69].

Le , deux casques bleus égyptiens de la MINUAD sont tués et trois autres sont blessés lors d'un guet-apens, à proximité du village de Katila, dans l'État du Darfour du Sud[70].

Le , trois casques bleus rwandais trouvent la mort et un autre est blessé dans une attaque, dans le village de Nertiti, dans l'ouest du Darfour[71].

Le , un pilote russe de la MINUAD est capturé à Aborjo. Son équipage est libéré le lendemain à Nyala et le pilote est délivré le 29 juillet[69].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle le mandat de la MINUAD jusqu'au 31 juillet 2011[72].

Le , le gouvernement soudanais refuse que des humanitaires puissent accéder au camp de déplacés à Kalma et au village de Bilal[73].

Le , un membre du personnel hongrois de la MINUAD et deux casques bleus sont kidnappés à El Fasher, dans l'État du Darfour du Nord[69]. Les deux casques bleus réussissent à s'enfuir le jour même[69].

2011[modifier | modifier le code]

Le , le membre hongrois du personnel de la MINUAD enlevé le 7 octobre 2010 est libéré[69].

Le , trois pilotes bulgares du PAM sont kidnappés à Um Shalaya, dans l'État du Darfour-Occidental[74].

Le , les autorités soudanaises interviennent dans le camp géré par Médecins du monde, à Nyala et immobilisent les bénévoles[75].

Le , le pouvoir soudanais expulse une partie de l'ONG Médecins du monde qui est accusée d'espionnage et de soutien à la faction armée d'Abdul Wahid Al-Nour[75].

Le , des combats entre l'armée soudanaise et la faction d'Abdul Wahid Al-Nour font dix-sept morts à Djebel Marra : quinze morts parmi les rebelles et deux morts pour l'armée[76].

Le , le président soudanais, Omar el-Béchir, décide unilatéralement de mettre en place un référendum le concernant le statut du Darfour[77],[78]. Ce référendum prévoit soit le retour à une unification du Darfour ou soit le découpage de ce dernier en cinq régions[77],[78]. Les mouvements rebelles contestent cette prise de décision sans leur consentement et craignent que le référendum soit truqué en raison du fort contrôle exercé par les autorités soudanaises[77],[78].

Le , trois casques bleus sont confrontés à des hommes armés, à proximité de Kutum, qui les capturent avec le véhicule de la MINUAD[79]. Deux d'entre eux sont finalement libérés le jour même et le troisième est retrouvé mort[79].

Le , le Mouvement pour la justice et l'égalité rejette le projet d'accord de paix de l'ONU car il estime qu'il est moins avantageux que l'accord d'Abuja, signé en 2006 par Minni Minnawi[80]. Le porte parole du mouvement, Gibril Adam, juge que les solutions concernant le « problème des réfugiés, la compensation aux habitants du Darfour affectés par huit ans de conflit, le partage du pouvoir et des richesses sont insuffisantes »[80].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle d'un an le mandat de la MINUAD au Darfour[81].

Le , les autorités soudanaises menacent de mettre un terme au mandat de la MINUAD si celle-ci se voit octroyer de nouveaux objectifs[82]. Dans le même temps, la résolution de l'ONU est perçue comme préjudiciable à la souveraineté du Soudan par le ministre soudanais des Affaires étrangères[82].

Le , le chef du JEM, Khalil Ibrahim, est tué par l'armée soudanaise[83]. Deux versions de sa mort circulent. L'armée affirme qu'il est mort dans des combats au sol à Wadbanda, au Kordofan du Nord alors que le mouvement rebelle soutient qu'il a été tué par une frappe aérienne soudanaise[83].

Les Sud-Soudanais se prononcent en faveur de la sécession de la région à l'issue d'un référendum se tenant entre le 9 et le 15 janvier 2011. L'indépendance est formellement déclarée le 9 juillet 2011.

2012[modifier | modifier le code]

Le , un casque bleu nigérian est tué et trois autres casques bleus sont blessés dans une embuscade, à proximité de Saleah, dans l'est du Darfour[84].

Le , quarante-neuf soldats de la MINUAD sont capturés par les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité dans le nord-ouest du Darfour[85]. Le lendemain, ils sont relâchés par les rebelles. Néanmoins, l'ONU nie toute prise d'otage des soldats de la MINUAD et parle de blocage[85].

Le , deux casques bleus de la MINUAD sont blessés dans l'est du Darfour[86].

Le , un casque bleu de la MINUAD est tué et trois autres sont blessés, durant leur patrouille, à proximité de la ville de Shearia, dans le Darfour du Sud[86],[87].

Le , quatre casques bleus togolais sont blessés, près du camp de déplacés de Sisi, dans l'État du Darfour Occidental[84]. Le lendemain, un des casques bleus togolais succombe à ses blessures[88].

Le , l'armée soudanaise prétend avoir tué quarante-cinq rebelles du MJE et neutralisé seize de leur véhicule à Fataha, dans l'État du Darfour du Nord[89].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle le mandat de la MINUAD jusqu'au 31 juillet 2013[90].

Le , Abdelrahmane Mohammed Eissa, chef du district d'Al-Waha dans le Darfour du Nord, est tué dans une embuscade, dans la ville de Kutum[91],[92],[93],[94]

Le , deux membres de la délégation du gouvernement soudanais sont blessés par des tirs alors qu'ils doivent s'entretenir avec le gouverneur du Darfour du Nord[93],[94].

Le , à la suite de nouvelles violences dans l'État du Darfour du Nord, 25 000 personnes fuient le camp de déplacés de Kassab[92],[93],[94].

Le , un casque bleu bangladais est tué dans le camp de déplacés d'Otash, à Nyala, dans l'État du Darfour du Sud[84],[95].

Le , une patrouille de la MINUAD est attaquée. Quatre soldats nigérians sont tués et huit autres sont blessés à proximité d'Al-Genaïna, au Darfour-Occidental[96]. Le lendemain, le secrétaire général de l'ONU demande au gouvernement soudanais que les auteurs de l'attaque soient présentés devant la justice[96].

Le , un embuscade a lieu contre un convoi de la MINUAD, à proximité de Kutum, dans le Darfour du Nord. Celle-ci provoque la mort d'un casque bleu et blesse trois autres[97].

Le , le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme appelle le gouvernement soudanais à mener une enquête dans le but de rechercher les auteurs de l'embuscade du 17 octobre[97].

Le , des rebelles de l'Armée de libération du Soudan prennent possession d'une base de l'armée à proximité de Kebkabiya, dans l'ouest du Soudan[98]. Dans le même temps, trois soldats de l'armée soudanaise sont libérés par la faction commandée par Minni Minnawi, selon le Comité international de la Croix-Rouge[98].

2013[modifier | modifier le code]

Le , une trêve est conclue à Doha entre le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la justice et la l'égalité sous l'égide du Qatar[99]. Cette trêve est bien accueillie par Aichatou Mindaoudou, représentante spéciale par intérim de la MINUAD[99].

Le , l'armée soudanaise affirme avoir repris le contrôle de Muhagiriya et Labado. Ces villes étaient depuis 10 jours aux mains de la faction rebelle dirigée par Minni Minnawi[100].

Le , un casque bleu nigérian de la MINUAD est tué et deux autres sont blessés, non loin de la base de Muhagiriya, dans l'État du Darfour du Sud[100].

Le , trois casques bleus de la MINUAD sont blessés par une attaque à Lavado[101].

Le , sept casques bleus tanzaniens et un policier sierra-léonais sont tués, à proximité de la base de la MINUAD, à Manawashi. De plus, seize autres casques bleus sont blessés[101],[102].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU proroge le mandat de la MINUAD jusqu'au 31 août 2014[103].

Le , une patrouille de la MINUAD est tombée dans un guet-apens à Ed Daein[104]. A la suite de cette attaque, un casque bleu est blessé[105].

Le , trois casques bleus de la MINUAD sont blessés par balles dans l'est du Darfour[106].

Le , les soldats de la MINUAD sont pris pour cible à proximité de Misterei, dans l'État du Darfour Occidental alors qu'ils effectuent des recherches. Cette attaque ne fait pas de victimes[104].

Le , l'équipage d'un hélicoptère de la MINUAD, un soudanais et deux ukrainiens sont libérés par leurs ravisseurs. Ils avaient été capturés le 3 août dernier[107].

Le , un observateur militaire zambien est tué à El-Fasher[102].

Le , trois casques bleus sénégalais sont pris dans une embuscade, près d'Al-Genaïna et décèdent[102].

Le , un casque bleu rwandais est tué à proximité de Kabkabiya, dans l'État du Darfour du Nord[108].

Le , un casque bleu jordanien et un casque bleu sénégalais sont abattus lors d'une attaque, près de Gereida, dans l'État du Darfour du Sud[109].

2014[modifier | modifier le code]

Le , un membre indien de la MINUAD est enlevé à El Fasher par des hommes armés et est finalement libéré le à Kakbabiya[110].

Le , un casque bleu rwandais est abattu et trois autres sont blessés à Kabkabiya, dans l'État du Darfour du Nord[111].

Le , le Conseil de sécurité renouvelle le mandat de la MINUAD jusqu'au 31 juin 2015[112].

Le , trois casques bleus éthiopiens sont tués par un groupe armé à Korma, dans l'État du Darfour du Nord[113].

2015[modifier | modifier le code]

Le , quarante hommes armés attaquent des casques bleus nigérians à Kass, dans l'État du Darfour du Sud. Deux casques bleus sont blessés et quatre hommes armés sont tués[114]. Le lendemain, une patrouille de la MINUAD est attaquée à proximité de Kass et quatre casques bleus sont blessés[114].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle d'un an le mandat de la MINUAD jusqu'au 30 juin 2016[115].

Le , un casque bleu sud-africain est tué et quatre autres sont blessés à proximité de Mellit, dans l'État du Darfour du Nord[116].

2016[modifier | modifier le code]

En janvier 2016, l'armée soudanaise lance une offensive à Djebel Marra contre les rebelles de l'Armée de libération du Soudan/Abdul Wahid. Selon Amnesty International, au moins 367 civils, dont 95 mineurs, sont tués par les forces gouvernementales au cours des six premiers mois de l'année. Au moins 171 villages ont également été détruits lors des huit premiers mois de l'année. Enfin, les forces de Khartoum ont commis au moins 30 attaques chimiques entre janvier et septembre 2016, ayant provoqué la mort de 200 à 250 personnes, en majorité des enfants, et fait des centaines de blessés[117].

Le , le Conseil de sécurité de l'ONU décide de prolonger le mandat de la MINUAD jusqu'au 30 juin 2017[118].

2017[modifier | modifier le code]

Conséquences de la guerre[modifier | modifier le code]

Les populations civiles, enfants y compris, subissent les attaques de janjawids. L'ONU parle de crime contre l'humanité, les États-Unis parlent de génocide.

Décompte des victimes[modifier | modifier le code]

Villages détruits (août 2004)
Une cabane dans un camp de déplacés au Darfour

Au mois de , le congrès des États-Unis vote à l’unanimité une résolution pour qualifier de génocide la guerre civile au Darfour. Se référant à une enquête faite pendant l’été 2004 dans dix-neuf camps de réfugiés soudanais au Tchad, le secrétaire d’État américain Colin Powell qualifie les événements du Darfour de génocide en septembre 2004. Satisfaits de cette reconnaissance, les rebelles réclament une intervention directe de la communauté internationale.

Selon le ministère des Affaires étrangères français : « probablement plus de 300 000 morts » (juillet 2008)[119]. L'ONU estime « que quelque 300 000 personnes sont mortes lors de ces combats, mais aussi en raison des attaques contre des villages et des politiques de terre brûlée »[10] (2008). Médecins sans frontières estime qu'il y a eu 131 000 décès entre 2003 et juin 2005, dont les trois quart de maladies et famine[120]. Le conflit aurait « baissé d'intensité », avec actuellement 200 morts par mois[121].

Tous ces décomptes comptabilisent les morts indirectes dues aux maladies, malnutrition et autres problèmes causés par les déplacements de population.

Le , un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires dresse le bilan humain pour l'année 2010. 2300 personnes ont perdu la vie au cours des violences au Darfour[122].

Populations déplacées[modifier | modifier le code]

Camp de réfugiés du Darfour.
Camps de réfugiés au Tchad (2005).

Les destructions, les villages rasés, la politique de terre brûlée (attaque et vol du bétail, champs incendiés) forcent les populations à partir.

  • 12 camps de réfugiés au Tchad
  • Des dizaines de camps de déplacés
    • Gereida (128 000 déplacés),
    • Zalingeï (95 000 déplacés),
    • Kalma (91 000 déplacés),
    • El-Geneïna

À Riyad (20 000 déplacés), les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants. Les ONG, le Programme alimentaire mondial et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se plaignent du manque de sécurité qui gêne leur travail. Plusieurs travailleurs humanitaires soudanais auraient été enlevés.

Rien que pour 2008, l'ONU a compté 315 000 nouveaux déplacés au Darfour ou dans l'est du Tchad[10].

Le , l'ONU annonce que pour l'année 2013 au moins 460 000 personnes ont fui les combats entre l'armée soudanaise, les rebelles et les tribus[123].

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs miliciens janjawids ont été condamnés par la justice locale à la peine de mort[124].

Le , la Cour pénale internationale lance deux mandats d’arrêts internationaux contre deux soudanais accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité : Ahmed Haroun, ancien ministre de l'Intérieur, et Ali Kosheib, l’un des principaux chefs des milices janjawids[125].

En , le procureur de la Cour pénale internationale dénonce le manque de coopération du Soudan et demande au Conseil de sécurité d'adresser un message ferme et unanime aux autorités soudanaises pour leur demander d'exécuter les mandats d'arrêt[126]. Luis Moreno-Ocampo a déclaré qu'il faut «briser le système criminel » mis en place au Soudan, car « les vies des 2,5 millions de personnes [déplacées] sont à la clef ».

En effet, malgré son inculpation, Ahmed Haroun conserve son poste de ministre d’État chargé des affaires humanitaires. De plus, il est nommé membre du Groupe national chargé du mécanisme de surveillance de la force hybride ONU-Union africaine pour le Darfour (MINUAD). Le procureur de la CPI a dit : « Le Gouvernement du Soudan défie de manière répétée l’autorité du Conseil de sécurité»[127].

Le , le procureur de la Cour pénale internationale demande aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt à charge d'Omar el-Béchir parce qu'il aurait commis des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre au Darfour[128].

Le , la CPI émet un mandat d'arrêt contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Ce dernier est accusé de crime de guerre et crime contre l'humanité dans le cadre de la guerre civile au Darfour[129].

Le , Omar el-Béchir fait l'objet d'un deuxième mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, qui ajoute la qualification de génocide au premier mandat émis à son encontre[130].

Le , la CPI émet un mandat d'arrêt international contre le ministre de la défense soudanaise, Abdel Rahim Mohammed Hussein[131]. Celui-ci est accusé de crime de guerre et de crime contre l'humanité, pour des faits commis entre 2003 et 2004, sur des populations civiles, appartenant essentiellement aux ethnies four, masalit et zaghawa dans les villes de Kodoom, Bindisi, Mukjar et Arawala[131]. Cependant, le ministre des affaires étrangères estime que la décision de la CPI n'a « aucune importance »[132].

Attitude internationale[modifier | modifier le code]

Un Iliouchine Il-76 Candid affrété par l'USAID pour transporter de l'aide humanitaire sur l'aéroport Nyala au Soudan
Aéroport de Kigali au Rwanda des policiers ougandais ayant participé pendant un an à la mission de l'Union africaine au Darfour montent à bord d'un C-130 du Botswana.

L'ancien chef de la guérilla du Sud du Soudan John Garang trouvait que l’attitude de la communauté internationale manquait de volonté et était parfois ambiguë.[réf. nécessaire]

L’Europe[modifier | modifier le code]

Longtemps soupçonnée de complaisance envers le Soudan, la France est aujourd'hui en conflit larvé avec le gouvernement de Khartoum, en raison de l'aide militaire qu'elle apporte aux gouvernements du Tchad et de la Centrafrique, en butte aux incursions de forces rebelles dont des bases de repli se situent en territoire soudanais.

Tony Blair a déclaré être contre toute intervention militaire au Darfour. Mais il soutient l'embargo commercial mis en place par les États-Unis[133].

Le , le nouveau président élu de la République française Nicolas Sarkozy organise à Paris une conférence internationale sur le Darfour réunissant les grandes puissances et les organisations internationales concernées[134],[135].

Les États-Unis[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont décrété un embargo sur la vente d'armes au Soudan et contre certaines compagnies pétrolières est-africaines. George W. Bush désire faire passer au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution pour obtenir des mesures multilatérales[136],[133].

Courant 2005, l'acteur américain George Clooney s'est mobilisé pour le Darfour. Sous son impulsion, un épisode spécial de la série Urgences a été diffusé le par NBC pour sensibiliser l'opinion américaine au conflit. La diffusion de cet épisode de quarante minutes a quadruplé en un soir le temps d'antenne consacré au Darfour en 2006 par les trois grands journaux du soir des chaînes nationales américaines NBC, ABC et CBS. L'acteur américain a, de plus, produit le documentaire Le sable et la douleur, qui suivait des activistes des droits de l'homme dans les camps de réfugiés à la frontière du Soudan et du Tchad. Pour tout cela, il a été nommé par l'ONU Messager de la paix le [137].

Il a, pour finir, créé une association (Not On Our Watch) avec les acteurs américains Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle et Jerry Weintraub, dans le but d'attirer l'attention sur la guerre civile du Darfour et de faire réagir l'opinion pour aider les populations dévastées.

La Chine[modifier | modifier le code]

Dans les affaires internationales, la Chine applique au Soudan les principes de sa politique étrangère générale[138],[139] à savoir ne pas s'ingérer dans les prises de décision d'un gouvernement étranger souverain. Pour elle, la crise du Darfour doit être réglée par les Soudanais eux-mêmes et non sous pression étrangère. Elle est accusée par Amnesty International[136] de faire partie des vendeurs d'armes au Soudan depuis quelques années, ce qu'elle nie[140] et achète 65 % de la production pétrolière soudanaise. Selon le député canadien Maurice Vellacott, « la plupart des armes utilisées pour tuer, violer, piller et le reste sont fabriquées au Soudan dans des usines chinoises ». Vellacott critique aussi les utilisations répétées du droit de veto dont la République populaire de Chine et la Russie ont fait usage concernant des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies contraignant le Soudan à arrêter les exactions des milices djandjawids au Darfour[141]. Un rapport d'Amnesty International accuse Pékin d'avoir envoyé plus de deux cents camions de transports militaires chinois au Soudan en [136]. La Chine s’oppose aux sanctions commerciales. Ainsi, lors de la conférence de Paris du , le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Liu Guijin déclare : « La communauté internationale doit s’efforcer d’envoyer un signal positif et équilibré : il ne faut pas, pour un oui ou pour un non, menacer et faire pression sur le gouvernement du Soudan »[142].

Les pays africains[modifier | modifier le code]

L'Union africaine s'engage activement dans la résolution du conflit du Darfour. Elle bénéficie notamment de l'appui de l'OTAN, de l'Union européenne, des États-Unis et du Canada. À ce jour près de 7 000 soldats africains ont été déployés sur le terrain. C'est la première mission de maintien de la paix gérée par une institution africaine. En dépit de tous les efforts fournis, la mission manque de ressources financières. Si l'insuffisance n'est pas comblée, la réussite de ce véritable exploit africain pourrait en être mise à mal.

Les ONG[modifier | modifier le code]

Certaines ONG présentes au Darfour critiquent le manque d'intérêt de l’ONU et de l’Union européenne. Les diplomates internationaux se succèdent pour demander à Omar el-Béchir d’aider les réfugiés. Des collectifs de citoyens se sont créés dans plusieurs pays occidentaux pour alerter l'opinion sur l'urgence de cette situation, dont ils rappellent les analogies avec la démission internationale pendant le génocide au Rwanda.

Soixante dix neuf ONG[143] opèrent encore dans cette région[27]. La Croix-Rouge française demande l'ouverture de corridors humanitaires au Darfour car l'accès aux victimes est le principal problème rencontré par les ONG.

Gabriel Trujillo, responsable adjoint des programmes de Médecins sans frontières dans l'ouest Darfour, a dénoncé en les risques d'une intervention militaire au Soudan et craint que « la cause du Darfour ne soit finalement qu'un faire-valoir dans la campagne présidentielle »[144]. Le président de MSF a aussi pris position dans une tribune parue dans le journal Libération[145].

Médecins du monde a également critiqué la démarche du Collectif urgence Darfour[146].

La pression des ONG françaises, dont beaucoup sont rassemblées par le CRID dans sa campagne « État d'urgence planétaire », ont amené plusieurs candidats aux présidentielles françaises de 2007 à évoquer ce problème.

Opinions et analyse des intérêts géopolitiques[modifier | modifier le code]

Sur le plan international, les États-Unis qualifient l'action des Janjawids de génocide[147] et exigent des sanctions commerciales internationales contre le Soudan et parlent même d’une intervention militaire alors que l'Europe cherche une solution diplomatique. La France juge très préoccupante l’extension du conflit soudanais aux pays voisins où elle maintient une assistance militaire, principalement au Tchad et en République centrafricaine. La Chine, principal exploitant industriel du pétrole soudanais, menace d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies, pour bloquer des sanctions[20].

Selon Jan Pronk, la raison qui pousse le gouvernement soudanais à ne pas céder aux pressions de l'ONU, et donc à entretenir la crise est assez simple : empêcher la « montée en puissance de l’opposition intérieure », et éviter « le danger de perdre le pouvoir »[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. : Le Secrétaire général et la Présidente de la Commission de l’Union africaine nomment M. Martin Ihoeghian Uhomoibhi, du Nigéria, Représentant spécial conjoint pour le Darfour et Chef de la MINUAD, UN, 27 octobre 2015
  2. : Le Secrétaire général et l’Union africaine nomment le général de corps d’armée Frank Mushyo Kamanzi, du Rwanda, Commandant de la force de la MINUAD, UN, 14 décembre 2015
  3. : Faits et chiffres, UN, 26 octobre 2016
  4. : La situation des civils fuyant le Darfour est « désespérée », selon l’ONU, Le Monde, 7 février 2016.
  5. [PDF](en): (5a) Fatalities by Year, Mission and Incident Type up to 31 Aug 2016, UN, 8 septembre 2016
  6. : CHRONOLOGIE - Six ans de conflit au Darfour, le Point, 4 mars 2009
  7. : Ce qui se passe au Darfour est un génocide ambigu, Libération, 21 mars 2005
  8. : 5 ans après, la crise régionale s'est aggravée, rfi, 26 février 2008
  9. Darfour, généalogies d’un conflit, sur le site mouvements.info - consulté le 6 octobre 2012
  10. a, b, c et d Darfour : La MINUAD a un an et 12 374 soldats déployés, centre de nouvelles de l’ONU, 31 décembre 2008.
  11. Jean-Philippe Adam, « Opinion : Washington en quête d’une solution au Darfour », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  12. Dominique Poirier et Hélène Tainturier, « Darfour : Les sources de la crise », sur Radio-Canada.ca, Société Radio-Canada,‎ (consulté le 4 avril 2009).
  13. a et b « Des crimes contre l’humanité commis au Soudan, selon la Commission d’enquête » (consulté le 27 mai 2009).
  14. [PDF] Rapport de L'ONU sur l'environnement au Soudan daté de 2007
  15. Site de l'IRD-2003
  16. La dynamique du temps et du climat, Marcel Leroux, 2004, 2e édition, DUNOD (ISBN 2 10 004807 4)
  17. a et b Darfour : impacts ethniques et territoriaux d'une guerre civile en Afrique, par Marc Lavergne, du CNRS, spécialiste du Soudan Afrique subsaharienne : territoires et conflits, sur le site Géoconfluences
  18. a et b Le Monde diplomatique 2004
  19. Jean-Pierre Chauveau, Afrique contemporaine: Deux dossiers : "Jeunes ruraux" et "Darfour", De Boeck Université, , 238 p. (ISBN 2804149285), p. 169-171
  20. a et b reportage:"le diable arrive à cheval"
  21. Site de Jacques Leclerc (linguiste), université de Laval
  22. Analyse de Marc Lavergne.
  23. Article sur un site de l'ENS
  24. Le Soudan, éditorial, L'Afrique Réelle N°10, Octobre 2010
  25. « Darfour, la chronique d’un « génocide ambigu », Le Monde diplomatique, mars 2007
  26. (en) ‘Janjaweed leader’ is Sudan aide, BBC News, 21 janvier 2008.
  27. a et b Nouvel Observateur du 17 mai 2007
  28. (en) China, Russia breach Darfur arms embargo -Amnesty, Alertnet, Reuters, 8 mai 2007.
  29. a et b Le Monde diplomatique - Mars 2007
  30. (en) Darfur - UNAMID - Background, Site de l'ONU. « Sudan’s acceptance of this force in June 2007 ».
  31. (en) Sudan admits Darfur attack on UN, BBC News, 10 janvier 2008.
  32. [PDF]: DARFOUR (SOUDAN) : détentions au secret, torture et tribunaux d'exception Observations à l'intention du gouvernement du Soudan et de la Commission d'enquête du gouvernement du Soudan, Amnesty, 8 juin 2004
  33. : La fragmentation du conflit, Rfi, 25 juin 2007
  34. a et b : Chronologie, Rfi, 23 juillet 2004
  35. : Soudan: Surveiller le cessez-le-feu dans le Darfour, Hrw, 13 avril 2004
  36. [PDF] Texte de la résolution 1556
  37. [PDF] résolution 1564
  38. : 3.500 soldats de l'Union Africaine au Darfour, L'Obs, 4 octobre 2004
  39. [PDF] Texte de la résolution 1591
  40. [PDF] Texte de la résolution 1593
  41. [PDF] Texte de la résolution 1706
  42. Christophe Ayad, « Au Soudan, toute vérité n'est pas bonne à dire », dans Libération du 24/10/2006, [lire en ligne]
  43. Le Figaro du 22 décembre 2006
  44. [PDF] Rapport provisoire de l'ONU
  45. Publication d'un rapport provisoire de l'ONU dans le NY Times
  46. Le Monde, édition des 17/18 juin 2007
  47. Centre de nouvelles de l'ONU
  48. RFI 27/10/2007.
  49. Centre de nouvelles de l'ONU, 20 mars 2008
  50. : L'étrange attaque des rebelles du Darfour sur Khartoum, Libération, 12 mai 2008
  51. : La MINUAD condamne le meurtre d'un Casque bleu au Darfour, UN, 29 mai 2008
  52. a et b : Casque bleu tué au Darfour : la MINUAD déterminée à poursuivre sa mission, UN, 17 juillet 2008
  53. : LE CONSEIL PROROGE JUSQU’AU 31 JUILLET 2009 LE MANDAT DE L’OPÉRATION AU DARFOUR ET PREND NOTE DE L’AVIS DE L’UNION AFRICAINE SUR LES POURSUITES DE LA CPI CONTRE LE PRÉSIDENT SOUDANAIS, UN, 31 juillet 2008
  54. a et b : Darfour : Un casque bleu tué dans une embuscade, UN, 7 octobre 2008
  55. : Darfour : Un casque bleu tué dans une attaque par des hommes armés non identifiés, UN, 30 octobre 2008
  56. Centre de nouvelles de l'ONU
  57. Centre d'actualité de l'ONU, 15 janvier 2009
  58. : POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DE LA PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: 9 FÉVRIER 2009, UN, 9 février 2009
  59. a, b et c : Darfour : Une patrouille de la MINUAD attaquée, quatre casques bleus blessés, UN, 10 mars 2009
  60. : Un casque bleu tué dans une embuscade au Darfour, UN, 17 mars 2009
  61. : Darfour : Un Casque bleu de la MINUAD tué par des hommes armés inconnus, UN, 8 mai 2009
  62. : La Mission ONU/Union africaine au Darfour prorogée pour un an, UN, 30 juillet 2009
  63. :Deux employés de la Minuad enlevés au Darfour, L'Obs, 30 août 2009
  64. : Darfour : libération des deux employés de la Minuad kidnappés en août, Jeune Afrique, 13 décembre 2009
  65. a et b :Soudan: un casque bleu tué et deux blessés dans une embuscade au Darfour, Jeune Afrique, 29 septembre 2009
  66. a et b : Cinq casques bleus rwandais tués en deux jours au Darfour, Jeune Afrique, 5 décembre 2009
  67. : Un petit pas vers la paix au Darfour, Le Monde, 23 février 2010
  68. [PDF]: Rapport du Secrétaire général sur l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour, Nations Unies, 28 avril 2010
  69. a, b, c, d, e, f, g et h : Le Syndicat du personnel des Nations Unies pleure les membres de l’ONU tombés au cours de l’« annus horribilis » 2010, UN, 11 janvier 2011
  70. : Darfour: deux casques bleus égyptiens tués, trois blessés dans une embuscade, Jeune Afrique, 7 mai 2010
  71. : Le Secrétaire général déplore l’attaque meurtrière dont ont été victimes des soldats de la paix de la MINUAD dans l’ouest du Darfour, UN, 21 juin 2010
  72. : Le Conseil de sécurité proroge le mandat de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) jusqu’au 31 juillet 2011, UN, 30 juillet 2010
  73. : Le Soudan refuse l'accès d'un camp de réfugiés du Darfour aux humanitaires, Le Monde, 6 août 2010
  74. : Darfour : trois pilotes travaillant pour le PAM enlevés, UN, 13 janvier 2011
  75. a et b : Accusée d'espionnage, l'ONG Médecins du monde a été expulsée du Sud-Darfour, 20 minutes, 14 février 2011
  76. : Soudan : 17 morts dans des heurts au Darfour, Jeune Afrique, 9 mars 2011
  77. a, b et c : Darfour: Omar el-Béchir annonce un referendum, les mouvements rebelles protestent, Jeune Afrique, 31 mars 2011
  78. a, b et c : Khartoum choisit unilatéralement la date du référendum sur le statut du Darfour, Jeune Afrique, 26 avril 2011
  79. a et b : Soudan: un Casque bleu tué, Le Figaro, 6 avril 2011
  80. a et b : Darfour: rejet d'un accord de paix, Le Figaro, 28 avril 2011
  81. : Le mandat de la mission de l’ONU au Darfour renouvelé pour un an, Jeune Afrique, 30 juillet 2011
  82. a et b : Khartoum menace de mettre fin à la force de l'Onu au Darfour, L'Obs, 3 août 2011
  83. a et b : Khalil Ibrahim, chef rebelle du Darfour, tué par l'armée soudanaise, Rfi, 25 décembre 2011
  84. a, b et c : Le décompte macabre continue en 2012: 26 morts parmi le personnel de l’ONU sur le terrain dont 10 au Soudan, UN, 15 janvier 2013
  85. a et b : Des rebelles au Darfour libèrent 49 soldats de l'ONU et de l'UA, Le Monde, 20 février 2012
  86. a et b : Soudan: un soldat de l'UNAMID tué au Darfour, L'obs, 29 février 2012
  87. : Soudan : un Casque bleu de la MINUAD a été tué au Darfour, UN, 29 février 2012
  88. : Soudan : quatre Casques bleus blessés au Darfour, Africa1, 21 avril 2012
  89. : Soudan: l’armée affirme avoir tué 45 rebelles au Darfour, Jeune Afrique, 3 juin 2012
  90. : Le Conseil de sécurité proroge d’un an le mandat de l’Opération hybride Union africaine-Nation Unies au Darfour (MINUAD), UN, 31 juillet 2012
  91. : Soudan: un responsable local tué dans une embuscade au Darfour (media), Huffingtonpost, 1 août 2012
  92. a et b : Darfour : 25 000 réfugiés fuient Kassab, BBC, 10 août 2012
  93. a, b et c : Les récentes violences au Darfour ont provoqué le déplacement de 25 000 personnes selon l'ONU, Le Monde, 10 août 2012
  94. a, b et c : Soudan: 25.000 déplacés au Darfour, Le Figaro, 10 août 2012
  95. : Un casque bleu bangladais tué au Darfour, L'Obs, 12 août 2012
  96. a et b : Darfour : Ban appelle le Soudan à traduire en justice les auteurs d'une attaque meurtrière contre des Casques bleus de la MINUAD, UN, 3 octobre 2012
  97. a et b : Darfour : le HCDH demande au gouvernement soudanais de mener une enquête sur l'attaque ayant causé la mort d'un Casque bleu, UN, 19 octobre 2012
  98. a et b : Soudan: des rebelles disent avoir pris une base de l'armée au Darfour, L'OBS, 24 novembre 2012
  99. a et b : Le gouvernement soudanais et un groupe rebelle du Darfour concluent une trêve, UN, 11 février 2013
  100. a et b : Soudan : un Casque bleu de la force de paix tué au Darfour, Jeune Afrique, 20 avril 2013
  101. a et b : Sept Casques bleus tués lors d'une patrouille au Darfour, France24, 15 juillet 2013
  102. a, b et c : Trois casques bleus sénégalais tués au Darfour, Le Monde, 14 octobre 2013
  103. : Le Conseil de sécurité proroge le mandat de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) jusqu’au 31 août 2014, UN, 30 juillet 2013
  104. a et b : Darfour : nouvelle attaque contre la force de maintien de la paix, Libération, 29 août 2013
  105. : Darfour : Embuscade contre une patrouille de la Minuad, un Casque bleu blessé, 20minutes, 12 août 2013
  106. : Darfour : trois Casques bleus blessés par balles, Maliactu, 28 août 2013
  107. : 2013, une année particulièrement meurtrière: l’ONU perd 58 membres de son personnel, UN, 8 janvier 2014
  108. : Darfour : un membre rwandais de la mission de paix tué, Le Monde, 25 novembre 2013
  109. : Deux casques bleus tués au Darfour, Le Monde, 30 décembre 2013
  110. : Soudan: libération d’un employé de la Minuad enlevé au Darfour, Maliactu, 14 juin 2014
  111. : Darfour : l'ONU condamne le meurtre d'un casque bleu rwandais, UN, 24 mai 2014
  112. : Le Conseil proroge jusqu’au 31 juin 2015 le mandat de l’Opération au Darfour et prie le Gouvernement et les groupes armés soudanais à créer les conditions propices à un dialogue interne, UN, 27 août 2014
  113. : Darfour : l'ONU condamne le meurtre de trois soldats de la paix, UN, 16 octobre 2014
  114. a et b : Soudan : la MINUAD repousse deux attaques au Sud-Darfour, UN, 24 avril 2015
  115. : Le Conseil de sécurité renouvelle jusqu’au 30 juin 2016 le mandat de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), UN, 29 juin 2015
  116. : Darfour: Condamnant une attaque meurtrière contre des casques bleus, M. Ban Ki-moon appelle les autorités soudanaises à ouvrir une enquête, UN, 27 septembre 2015
  117. RECOURS À DES ARMES CHIMIQUES POUR TUER ET MUTILER DES CENTAINES DE CIVILS, Amnesty International, 29 septembre 2016.
  118. : Le Conseil de sécurité proroge jusqu’au 30 juin 2017 le mandat de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), UN, 29 juin 2016
  119. Site du ministère des affaires étrangères
  120. Fabrice WEISSMAN, Jean Hervé BRADOL (président de MSF dans Libération du 23 mars 2007)
  121. RFI, le 25 juin 2007
  122. : 2300 morts au Darfour en 2010, Le Figaro, 19 janvier 2011
  123. : Darfour : plus de 460 000 personnes déplacées par les violences en 2013, Le Monde, 14 novembre 2013
  124. SOUDAN. Peine de mort / Procès inéquitable. Amnesty International
  125. : Darfour : deux mandats d'arrêt contre Khartoum, Libération, 3 mai 2007
  126. Centre de Nouvelles de l'ONU
  127. Déclaration du conseil de sécurité, 5 décembre 2007.
  128. : Mandat d’arrêt contre el-Béchir, Le Soir, 14 juillet 2008
  129. : La CPI émet un mandat d’arrêt contre Béchir, Rfi, 4 mars 2009
  130. soudan - 2e mandat-arret cpi contre le president-el-bechir
  131. a et b : Darfour : mandat d'arrêt international contre un ministre soudanais, Le Monde, 1 mars 2012
  132. : Pour Khartoum, le mandat d’arrêt de la CPI contre le ministre de la Défense n’a «aucune importance», Rfi, 2 mars 2012
  133. a et b Darfour : Washington sanctionne à nouveau le Soudan, Afrik.com, 29 mai 2007.
  134. Bernard Kouchner : « L'avenir s'est éclairci » pour le Darfour, 25 juin 2007
  135. [vidéo] et texte du discours préliminaire de N. Sarkozy à la réunion du groupe de contact.
  136. a, b et c « La Chine vend des armes à des pays qui violent les droits humains », dans Le Monde du 12 juin 2006, [lire en ligne]
  137. Centre de nouvelles de l'ONU
  138. Politique Étrangère
  139. Chine ABC-21, La politique étrangère de la Chine
  140. La Chine nie vendre des armes au Soudan utilisées au Darfour : Actualités : Aujourd'hui la Chine
  141. Compte-rendu officiel des débats de la Chambre des communes, 1er mai 2006
  142. Site de Afrik.com du 26 juin 2007
  143. Ministère des Affaires étrangères
  144. Le Darfour dans l’indifférence générale, sur le site territoires-memoire.be
  145. Fabrice Weissman et Jean Hervé Bradol, « Massacres et démagogie », Libération, 23 mars 2007]
  146. « MDM critique la démarche d'Urgence Darfour », Nouvelobs.com, 16 mai 2007
  147. Obama demande à Khartoum de mettre fin au "génocide" au Darfour, France 24, 19 octobre 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le Nouvel Observateur, no 2068, semaine du 24 juin 2004, article de Robert Marmoz
  • Articles WEB du Monde : septembre 2004
  • Article WEB du Courier international, septembre 2004
  • Article WEB du Figaro, 9 octobre 2004
  • Article WEB de Libération, 6 octobre 2004

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Lavergne, Le Soudan contemporain, Karthala, 1989.
  • Gérard Prunier, Le Darfour, un génocide ambigu, La Table Ronde, 2005

Cinéma[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]