Terra Eco

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Terra Eco
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Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Mensuelle
Prix au numéro 5,50 €
Date de fondation
Date du dernier numéro [1]
Éditeur Terra Economica
Ville d’édition Nantes

Directeur de publication Walter Bouvais
Directeur de la rédaction David Solon
Rédacteur en chef Karine Le Loët
François Meurisse
ISSN 1766-4667
Site web http://www.terraeco.net

Terra Eco est un bimédia composé d'un magazine mensuel français et d'un quotidien électronique, terraeco.net. Il est publié chaque mois, en version papier, et chaque jour sur Internet. Il se fixe pour objectif de mettre l'économie et les enjeux du développement durable à la portée de tous et de replacer l'humain et l'environnement au cœur de l'économie. Terra Eco traite donc des trois piliers du développement durable : économie, social et environnemental. Le 10 mars 2016, le magazine Terra Eco est entré en liquidation judiciaire[2].

Les locaux de Terra Eco sont situés au numéro 1 de l'allée Cassard, sur le bas du cours des 50-Otages, à Nantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancement[modifier | modifier le code]

À l'origine hebdomadaire, le magazine est fondé le 5 janvier 2004 par une trentaine de journalistes professionnels et s'intitule à sa création Terra Economica.

Développement[modifier | modifier le code]

Il est renommé Terra Eco pour le lancement de sa nouvelle formule le [3]. Il n'est alors diffusé que par abonnement et dans quelques points de vente à Nantes et Paris. Terra Eco est une formule revisitée et augmentée, avec une pagination de 84 pages. Il est imprimé sur papier recyclé à 60 %.

Crise et appel au financement (septembre 2014)[modifier | modifier le code]

En septembre 2014, dix ans après son lancement, Terra Eco lance un appel à l'aide sur Internet et dans les médias, avant de titrer en couverture de son numéro d'octobre : « Sauvez Terra eco ». Faisant face aux difficultés chroniques du secteur de la presse, de faiblesses financières structurelles, Terra Eco est menacé de disparition et décide de mobiliser l'ensemble de ses lecteurs, interlocuteurs et investisseurs via un appel à souscriptions de 500 000 €[4]. Plus des deux tiers des fonds et près de 2000 abonnés supplémentaires ont été gagnés en un mois, à la suite de la mobilisation de lecteurs, de donateurs et d'investisseurs. Cette opération de financement permet d'éviter la fermeture de la rédaction et la perte de 21 emplois directs et indirects, dont six postes fixes de journalistes.

Le journal compte aujourd'hui 15 000 abonnés (Web et papier) et 300 000 lecteurs.

Le 10 mars 2016, Terra Eco est mis en liquidation judiciaire[5].

Le site a fermé le 30 mars 2016[6].

23 juin 2016 l'association des amis de Terra Eco est retenue par le tribunal de commerce de Nantes avec l'engagement de reprise de 6 à 8 salariés sur les 15 que comptait le magazine[7], face a l'offre de reprise de la coopérative de journalistes Channel agence de presse[8].

Clé de lecture[modifier | modifier le code]

L'économie est perçue par le bimédia comme une clé incontournable pour la compréhension du monde dans lequel nous vivons. Le magazine tente d'expliquer simplement les grands enjeux économiques et du développement durable, par la présentation de dossiers souvent en décalage avec les standards de la presse économique traditionnelle (Climat : 10 raisons d'espérer, La nature a-t-elle un prix ?, Quel avenir pour l'automobile ?, Le palmarès des plus petites fortunes de France, Bourse, quand les entreprises coupent le cordon, Vendeurs de délocalisations...)

Tendance[modifier | modifier le code]

Selon Terra eco, l'économie est au service de l'homme et l'environnement, et non l'inverse. Indéniablement, le bimédia tente une approche environnementaliste et sociale de l'économie.

Le manifeste d'octobre 2014 appelant à une opération de refinancement rappelle la ligne éditoriale du magazine : un journalisme indépendant, reposant sur une communauté de lecteurs, à rebours de l’immédiateté, privilégiant "l’approfondissement de l’information plutôt que son accumulation" soucieux de « donner la parole à ceux qui l’ont perdue et de questionner ceux qui la confisquent », qui rende compte des initiatives citoyennes créatives et pratiques rompant avec le modèle traditionnel néolibéral promouvant la recherche de la croissance économique[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bye-bye Terra eco ! », sur terraeco.net,‎ (consulté le 10 mars 2016)
  2. (fr) « Terra Eco en liquidation, mais Basta ! et Reporterre se portent bien », sur @rrêt sur images (consulté le 14 mars 2016)
  3. Lancement de Terra Eco
  4. « L’appel de « Terra eco » entendu par ses lecteurs », sur la-croix.com,‎ (consulté le 17 mars 2015)
  5. (fr) « Terra Eco en liquidation, mais Basta ! et Reporterre se portent bien », sur @rrêt sur images (consulté le 14 mars 2016)
  6. (fr) « Terra Eco en liquidation, mais Basta ! et Reporterre se portent bien », sur @rrêt sur images (consulté le 14 mars 2016)
  7. (fr) « Nantes. Le magazine Terra Eco repris par ses salariés » (consulté le 23 juin 2016)
  8. (fr) « Un candidat à la reprise du magazine nantais Terra Eco » (consulté le 2 juillet 2016)
  9. « Signez l'appel de Terra Eco », sur terraeco.net,‎ (consulté le 18 mars 2015)

Lien externe[modifier | modifier le code]