Groupe Galeries Lafayette

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Groupe Galeries Lafayette
Image illustrative de l'article Groupe Galeries Lafayette

Création 1893
Dates clés 1894 Ouverture d'un commerce de nouveautés Aux Galeries Lafayette
1932 Création de Monoprix.
1991 Rachat de la Société française des Nouvelles Galeries Réunies et intégration des Nouvelles Galeries, Cofinoga et Bazar de l’Hôtel de Ville.
2005 La Famille Moulin prend le contrôle du Groupe à 100%.
2007 Acquisition de Louis Pion et Royal Quartz.
2012 Cession de Monoprix.
2012 Acquisition de Didier Guérin (Guérin Joaillerie).
2015 Prise à bail du magasin au 52 avenue des Champs Elysées.
2016 Acquisitions d'InstantLuxe.com et de BazarChic

Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Siège social Drapeau de France Paris (siège social) 40, Blvd Haussmann - 75009 (France)
Direction Philippe Houzé, Président du Directoire; Nicolas Houzé, Membre du Directoire et Président de la Branche Grands Magasins; Ugo Supino, Membre du Directoire et Chief Financial Officer
Activité Grand magasin, mode, horlogerie, bijouterie, distribution, alimentation et restauration
Effectif 14 000
Site web groupegalerieslafayette.fr

Chiffre d’affaires Ventes au détail : 3,8 milliards d’euros en 2015

Le groupe Galeries Lafayette est un groupe français et familial spécialiste de la mode. Leader du commerce de centre-ville, il opère dans le secteur des grands magasins et de l’horlogerie-bijouterie à travers ses marques Galeries Lafayette, BHV MARAIS, Royal Quartz, Louis Pion, Guérin Joaillerie, InstantLuxe.com et BazarChic[1]. En 2015, le magasin a réalisé 3,8 milliard d'euros de chiffre d'affaires[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Galeries Lafayette Haussmann.
Boutique Guérin Joaillerie de Lyon

L'entreprise est créée en 1893 par Théophile Bader et Alphonse Kahn, juifs alsaciens issus de familles de possesseurs de vignes et de marchands de bestiaux. Le , ils ouvrent une mercerie « Aux Galeries Lafayette » au 1 rue La Fayette à Paris sur une surface de vente de 70 m2. Situé au cœur d’une importante zone de chalandise, le magasin dispose d’une position stratégique à Paris, à proximité du quartier de la couture, des grands magasins du Printemps et de la gare Saint-Lazare. L'entreprise installe dès 1900 les premiers ateliers de confection de mode et commercialisent les produits fabriqués, des vêtements et des chapeaux essentiellement.

En 1900, dépôt de la marque Galeries Lafayette.

En 1908, le magasin s'étend et ouvre ses portes sur le boulevard Haussmann. En 1912 sont inaugurés les nouveaux agrandissements qui comprennent le grand hall, la célèbre coupole et l'escalier d'honneur (ferronnerie Louis Majorelle) qui sera démonté en 1974[3]. Les premières succursales ouvrent en province : Nice en 1916, Nantes en 1919 et Montpellier en 1926. En 1932, l’entreprise crée l'enseigne Monoprix et ouvre son premier magasin à Rouen[4] sous l'impulsion de Max Heilbronn, le gendre de Théophile Bader devenu  administrateur de la société en 1926.

Entre 1941 et 1944, à la suite des lois antisémites du régime de Vichy, la famille fondatrice est écartée de la direction pendant l’Occupation et la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

En 1944, Raoul Meyer, gendre de Théophile Bader, reprend la tête de l’entreprise et devient président du groupe jusqu’en 1970.

À sa mort, Max Heilbronn assume pendant un an la présidence des Galeries Lafayette avant que son gendre Étienne Moulin ne lui succède de 1971 à 1987[5].

En 1971, le groupe rachète Inno France et en 1985, les magasins Aux Dames de France à Paris[4].

Le groupe est présidé par Georges Meyer de 1987 jusqu’à son décès en 1998. Il est marié avec son homonyme Noëlle Meyer, petite-fille de Théophile Bader. Sous sa présidence, le groupe achète les Nouvelles Galeries (créées en 1867), le BHV (créé en 1856), Uniprix et Cofinoga en 1991 et enfin Prisunic en 1997. En 2001, le groupe fait l’acquisition des points de vente français de l'enseigne britannique Marks & Spencer, puis en 2007 de la société Louis Pion - Royal Quartz[4],[6]. En 1994, le groupe crée Laser, société de services financiers, et en 1994, la moitié de la société (et sa filiale Cofinoga) est rachetée par Cetelem[4]. Laser est détenu à parité par le groupe Galeries Lafayette et BNP Paribas Personal Finance[7]jusqu'à son acquisition en totalité par le groupe BNP Paribas en 2014.

En 2000, le groupe Casino rachète la moitié de Monoprix[4]. En juin 2012, le groupe Casino annonce son souhait de racheter les 50 % de parts détenues par le groupe Galeries Lafayette. Un accord permettra au groupe Casino[8] d'en devenir l'actionnaire unique à 100 % en octobre 2013[9],[10].

Alors que le Groupe est toujours dirigé par les descendants du fondateur Théophile Bader, les familles Moulin et Meyer, cette dernière décide en 2005 de vendre ses parts. La famille Moulin et BNP Paribas se partagent la propriété du groupe[11]. En 2009, la famille Moulin reprend le contrôle de la totalité du groupe. Ginette Moulin et sa famille constituent la 21e fortune de France avec 2000 M€ en 2012[4],[12].

Depuis une dizaine d'années, le groupe a procédé à de nombreuses restructurations de son réseau de magasins, en particulier hors Île-de-France sur les enseignes Nouvelles Galeries et BHV, en fermant les magasins les moins rentables.

En 1996, les Galeries Lafayette débutent leur internationalisation et ouvrent un magasin à Berlin conçu par l’architecte Jean Nouvel. Depuis les Galeries Lafayette se sont implantées à Dubaï (2009), Casablanca (2011), Jakarta et Pékin (2013).

De nouvelles ouvertures sont prévues en France et à l’international d’ici 2018.

En France, le Groupe prévoit des ouvertures dans le centre commercial du Stade Vélodrome à Marseille, dans le centre commercial et de loisirs Carré Sénart (Seine-et-Marne) et sur les Champs-Élysées à Paris. Le Groupe entend également développer son implantation internationale avec l’ouverture de magasins à Milan, Istanbul et Doha.

En 2014, le Groupe a également ouvert un premier magasin de déstockage, Galeries Lafayette Outlet, au sein du centre commercial One Nation Paris au Sud de Paris (Yvelines).

Au cours des dernières années, le Groupe a réalisé plusieurs acquisitions : en 2007, il acquiert les marques d'horlogerie Louis Pion et Royal Quartz[13] ; en 2012, il rachète la marque de joaillerie Didier Guérin[14] rebaptisée Guérin Joaillerie en 2016.

En 2016, Galeries Lafayette réalise l'acquisition de deux pure-players du e-commerce : BazarChic, un site internet spécialisé dans les ventes privées[15] et InstantLuxe.com, un site d’achat et de vente d’articles de luxe de seconde main certifiés[16].

Citynove, branche immobilière du Groupe[modifier | modifier le code]

Créée en 2008, Citynove[17] gère et valorise le patrimoine immobilier du groupe Galeries Lafayette. Ce patrimoine est composé de plus de 200 actifs immobiliers principalement en centre-ville. La foncière mène une politique de rajeunissement de son parc de magasins, concrétisée en 2014 par la livraison de la refonte de la façade du magasin Galeries Lafayette de Metz conçue par l’architecte Manuelle Gautrand, ainsi celle du magasin Galeries Lafayette de Marseille Bourse signée par l’agence d’architecture Moatti–Rivière.

Participation dans le groupe Carrefour[modifier | modifier le code]

En 2014, la famille Moulin entre dans le capital du groupe Carrefour à hauteur de 6,1 %. En 2015, elle contrôle 9,5 % du Groupe. La famille dispose de deux sièges au conseil d'administration, occupés par Philippe Houzé et Patricia Lemoine[18]. En 2016, elle devient le 1er actionnaire du Groupe, en détenant 11,51 % de participations et 15 % des droits de vote[19].

Fondation d’entreprise Galeries Lafayette[modifier | modifier le code]

La fondation d’entreprise Galeries Lafayette est créée en octobre 2013. Cette fondation d’intérêt général a pour mission de soutenir la création contemporaine par la mise à disposition des artistes de moyens et d’ateliers. Présidée par Guillaume Houzé, elle sera ouverte au public à l'automne 2017.

Le groupe Galeries Lafayette mène d'autres initiatives RSE comme son partenariat avec Dons Solidaires qui lui permet de valoriser ses invendus en les donnant à des associations plutôt que de les détruire[20].

Plateforme d'innovation Lafayette Plug and Play[modifier | modifier le code]

Lafayette Plug and Play est un accélérateur de start-ups dédié aux métiers de la mode et du commerce. Lancé en 2016, il est né du partenariat entre le groupe Galeries Lafayette et Plug and Play Tech Center, accélérateur technologique de la Silicon Valley. Cette plateforme d’innovation basée rue de Paradis à Paris a pour vocation d’accompagner le développement des start-ups françaises et internationales qui transforment les secteurs de la mode et le commerce[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) François Deschamps, « Galeries Lafayette à marche forcée sur l'e-commerce », LSA.fr,‎ (lire en ligne)
  2. « Groupe Galeries Lafayette - Chiffres clés »
  3. « La coupole des Galeries Lafayette fête ses 100 ans », sur lefigaro.fr,‎
  4. a, b, c, d, e et f « l’histoire », sur www.groupegalerieslafayette.fr (consulté le 28 juillet 2012)
  5. Florence Brachet-Champsaur, sous la direction de Jean-Claude Daumas, « Les dirigeants des Galeries Lafayette », Dictionnaire des patrons français, 2010.
  6. Pascal Galinier, « Georges Meyer Le PDG des Galeries Lafayette », Le Monde,‎
  7. http://www.lasergroup.eu/fr/company/financial-information/laser-cofinogas-financial-information/
  8. « Feu vert au rachat de Monoprix par Casino », sur lemonde.fr,‎
  9. http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/29/20005-20120629ARTFIG00353-monoprix-casino-rachete-la-part-des-galeries-lafayette.php.
  10. Bertrand Bissuel et Stéphane Lauer, « Monoprix : accord sur le prix de sortie des Galeries Lafayette », Le Monde,‎ .
  11. Stéphane Lauer, « L'arrivée de BNP Paribas dans les Galeries Lafayette ne règle pas tous les différends familiaux », Le Monde,‎
  12. « Les plus grandes fortunes », sur www.challenges.fr (consulté le 28 juillet 2012)
  13. « Le groupe Galeries Lafayette rachète Louis Pion », sur lesechos.fr,‎ (consulté le 3 novembre 2016)
  14. (fr) Annelot Huijgen, « Galeries Lafayette achète le bijoutier Didier Guérin », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  15. Ventes privées : Galeries Lafayette croque BazarChic, Nicolas Vuiser, Le Monde, 5 septembre 2016
  16. « Les Galeries Lafayette se jettent sur l'occasion avec InstantLuxe », sur lesechos.fr,‎ (consulté le 20 octobre 2016)
  17. http://www.citynove.com/
  18. http://www.lesechos.fr/journal20150612/lec2_industrie_et_services/021129941724-carrefour-de-retour-georges-plassat-veut-jouer-plus-collectif-1127465.php
  19. Juliette Garnier, « Les actionnaires des Galeries Lafayette montent au capital de Carrefour », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  20. (fr) Isabelle de Foucaud, « Pour la Fête des mères, Dons solidaires distribue des «kits beauté» aux femmes vulnérables », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  21. (fr) Anne-Sophie Cathala, « Des start-up sous la coupole des Galeries Lafayette », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]